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ISBN : 2253140503
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.14/5 (sur 525 notes)
Résumé :
A la Bibliothèque nationale, un chercheur découvre la trace d'un inconnu, Gaspard Languenhaert, homme du XVIIIe siècle, qui soutint la philosophie " égoïste ". Selon lui, le monde extérieur n'a aucune réalité et la vie n'est qu'un songe. Intrigué, le chercheur part à la découverte d'éventuels documents. Mystérieusement, toutes les pistes tournent court. Conspiration ? Malédiction ? La logique devient folle, cette enquête l'emmène au fond de lui-même, emportant le le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
08 décembre 2015
  • 5/ 5
J'adore vraiment Eric-Emmanuel Schmitt, il possède une plume sublime, arrive à traiter de sujets variés tous plus intéressants les uns que les autres. Mais ce livre est un cran au dessus des autres tant il nous plonge dans un monde étrange. Il pose les bonnes questions, nous conduisant à la réflexion sur ce qui est vrai ou faux dans notre monde. Un véritable livre de philosophie qui fait réfléchir et qui malgré sa petite taille reste très riche en interrogations. Plusieurs jours après l'avoir lu, j'y repense encore et encore, j'y réfléchi et c'est ce qui fait la force de ce livre. Eric-Emmanuel Schmitt nous livre encore une fois un livre dont lui seul a le secret.
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Chocolatiine
03 décembre 2014
  • 4/ 5
Egoïsme (terme de philosophie) : On appelle égoïste l'homme qui croit que lui seul existe au monde, le reste n'étant qu'un songe.
Telle est la trouvaille que fait un jour, dans le Dictionnaire patriotique, le narrateur. Chercheur fatiguer de chercher, il avait pris ce livre au hasard parmi la multitude de volumes de la Bibliothèque Nationale ; ce fut une révélation. Une rencontre, même : celle de Gaspard Languenhaert, fondateur de l'école égoïste au XVIIIème siècle. le narrateur se lance alors à la poursuite des restes de ce philosophe fou.
Ce court roman d'Eric-Emmanuel Schmitt est une fois de plus une réussite ! D'une part, je trouve que cet auteur manie le français bien mieux que la plupart de nos contemporains, d'autre part ses oeuvres sont toujours originales et toutes différentes.
La secte des égoïstes, c'est l'occasion mine de rien d'une vaste réflexion la perception du monde. Après tout, il est vrai que le réveil est la seule chose qui différence le rêve de la réalité ; pourquoi alors ne pas considérer que le monde n'est qu'un rêve, que tout ce qui nous entoure n'est que le fruit de notre inconscient, que rien n'est réel?
Ainsi donc, Gaspard a fini par comprendre qu'il était Dieu, seul créateur des choses, et c'est là la partie que j'ai trouvée la plus intéressante. Nous passons alors dans la peau de Dieu et j'avoue que les propositions de Schmitt concernant ce que doit ressentir celui qui seul est à l'origine de toute chose sont vraisemblables et bien trouvées.
Bref, une fois encore, j'ai apprécié ma lecture !
Challenge ABC 2014/2015
Challenge Petits plaisirs 2014/2015
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Mimimelie
04 janvier 2017
  • 2/ 5
Dès les premières phrases, j'ai cru exulter ....
"Je rêve... je ne vis plus.... Je me suis fait épingler dans un trompe-l'oeil..."
"Les crânes pensaient. N'étaient leurs yeux qui oscillaient de temps à autre à travers les poches de peau et les lunettes d'écaille, on aurait pu douter qu'ils fussent encore en vie. Ils lisaient ; comme le lézard immobile digère l'insecte, ils absorbaient le savoir, se pénétraient de la mémoire du monde, rivés à l'essentiel. Comme l'éternité est ennuyeuse lorsqu'elle traverse le temps..."

et puis "plouf dans l'eau", comme aurait dit mon petit bout de chou, finito !....
Une idée philosophico-existentielle sinon originale (car qui n'a pas adolescent émis, ne serait-ce que par mimétisme, cette idée _qu'il savait loufoque_ que la vie après tout ne serait qu'un songe), pour construire un scénario sympathique et prometteur.
Idée par ailleurs, et plus sérieusement si je puis dire, découlant de la théorie de Berkeley selon lequel le monde n'existe pas au-delà des perceptions que nous en avons, autrement dit quelque chose dont nous n'avons pas idée ne peut exister.....
Pour ma part je suis restée sur ma faim par la manière alambiquée et loufoque dont l'auteur a construit et argumenté son récit.
Par contre je me suis régalée de la plume inventive et parfois très drôle de l'auteur qui m'a permis a elle seule de passer un très bon moment.
Sur le fond, ma foi, pour ne pas être totalement négative, j'ajouterais que, par l' espace de réflexion laissé au lecteur, ce récit, dans sa forme, ouvre l'imaginaire du lecteur en le laissant imaginer que nous sommes à l'origine de notre propre monde.
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infini
11 décembre 2013
  • 4/ 5
La secte des égoistes...
Un livre de Schimtt encore très bien tourné..
la vie ne serait -elle qu'un songe? Un reve ?
Une mauvaise blague ?
Un livre proche de la réalité aussi dans sa philosophie,ou finalement l'humain à souvent,très souvent un ego démesuré !!!!
Mais finalement ne serions nous pas le monde a nous tous seul ?
Un roman qui va loin dans la recherche de la réfléxion...
Que je pense,que chaque personne comprendra ce qu'il voudra comprendre lui-même en fermant ce livre ...
Eric-Emmanuel SCHMITT ne me déçoit pas...
Chacun de ses livres que j'ai lu m'on accroché !!!
m'on questionné !!!
à découvrir...."LA SECTE DES EGOISTE"
qui à mes yeux représente bien le monde ...D'aujourdhui,d'hier et surement de demain....
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Alcapone
27 octobre 2011
  • 3/ 5
Mais qu'est-ce donc que l'Ecole des Egoïstes ? Cette pensée philosophique imaginée par Eric Emmanuel Schmitt serait peut-être inspirée par le solipsisme. L'écrivain s'attèle dans ce roman, à raconter l'histoire de ce chercheur en quête de Gaspard Languenhaert, un philosophe méconnu aux idées peu banales. Ainsi, selon cette philosophie égoïste, Langenhaert symboliserait à la fois l'origine et la fin du Monde, la naissance et la mort des Hommes. de fausses pistes en découvertes trompeuses, le chercheur finit par se demander si Gaspard Languenhaert a vraiment existé. Mais à quoi ressemblait ce philosophe qui clamait à qui voulait bien l'écouter que "le monde n'existe pas en soi mais en moi. Donc la vie n'est que mon rêve. Donc je suis à moi tout seul toute la réalité..." ? Si absurde que cela puisse paraître, à lire le roman, on est amené à se poser la question. Avec l'intérêt qu'on connaît de l'auteur pour les questions de théologie/philosophie, il semble évident que cette théorie égoïste ne soulève pas des questions si anodines qu'elle ne parait : et si nous étions tous notre propre Dieu ? La philosophie égoïste ne nous rappelerait-elle cruellement à notre humanité ? Et si la vie n'était finalement que le produit d'un rêve éveillé ? Que la réponse à ces questions soit oui ou non, peu importe. Ce qui fait la richesse du roman vient bien de la façon dont ces thèmes sont évoqués. Tenant sur un peu plus d'une centaine de pages, ce roman-sotie, pour reprendre les termes de Marc Chambon du magazine Le Point, nous démontre que la folie n'est pas toujours là où on la croit...
Lien : http://livresacentalheure-al..
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Citations & extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie04 janvier 2017
Tous les esprits superficiels, amateurs de profondeurs obscures, applaudirent à tout rompre. Les imbéciles aussi, car ils n’avaient rien compris, manière dont se manifestait ordinairement à eux l’intelligence.
Quant aux sages, ils se turent, car on ne discute pas de ce qui n’a pas été prononcé par amour de la vérité, mais par désir de contredire.
Deux jours plus tard, on ne se souciait plus de ce qu’avait dit le jeune homme, mais on avait retenu qu’il l’avait assez bien dit. Il passa désormais pour un esprit brillant, c’est-à-dire qu’il eut le droit de dire n’importe quoi sans conséquences.
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rolandm1rolandm104 janvier 2017
Elle frappait le sol de ses pieds nus, son corps se tendait comme si elle voulait rejeter dans la terre cette douleur qui l'habitait. Alors elle éleva les mains, et à la danse des jambes s'ajouta celle des bras, les castagnettes claquèrent.
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MimimelieMimimelie04 janvier 2017
Le sens de mon intérêt m’a toujours gardé des vertiges de l’intelligence.
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MorgouilleMorgouille10 décembre 2009
Les lieux avaient déteint sur leurs occupants : les femmes, ou du moins ce qui en avait le nom, sèches, osseuses, sans poitrine ni fesses, avec un teint brun sombre de vieux marin sans doute chèrement acquis dans les cabines de bronzage ; portaient à même le corps, qui n’était plus désirable à force d’être sportif, des combinaisons fluorescentes qu’on aurait plutôt vues en panneaux signalant la présence d’un chantier ou bien un accident. Quant aux hommes, toute leur virilité semblait s’être curieusement réfugiée dans une paire de seins hypertrophiés, quoiqu’ils eussent l’air de s’en justifier en laissant pendre sans soutien dans leur short ou leur pantalon ce qui assurait de leur appartenance au sexe fort ; pour le reste, ils semblaient gonflés par je ne sais quoi, l’entraînement, la stupidité ou la prétention, et les attaches de leurs membres grossis restaient les seuls lieux de leur corps où, malheureusement rien n’avait pu enfler comme un soufflé. Tout cela respirait la vulgarité heureuse de l’imbécile qui pense avoir raison.
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AlcaponeAlcapone27 octobre 2011
Il ouvrit les yeux et découvrit que pour les autres, il n'était qu'un homme parmi les hommes, une multitude de jugements couraient sur lui, il appartenait sans le vouloir et sans se contrôler au flux de leurs consciences, roumi parmi les gitans, riche pour les commerçants et fou pour ses parents. Alors Gaspard éprouva cette solitude qui est le lot des humains, et non plus celle, autonome, suffisante, de la consience qu'il avait cru être et des choses, une solitude entourée, sans recours, irrémédiable, la solitude humaine. p.70
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
Le 8 septembre 2016, François Busnel reçoit : Salman Rushdie pour Deux ans, huit mois et vingt huit nuits (Actes Sud) Eric Emmanuel Schmitt pour L?homme qui voyait à travers les visages (Albin Michel) Trinh Xuan Thuan pour La plénitude du vide (Albin Michel) Tobie Nathan pour Les secrets de vos rêves (Odile Jacob) Leïla Slimani pour Chanson douce (Gallimard)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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