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La Secte des égoïstes13Ajouter à mes livres
A la Bibliothèque nationale, un chercheur découvre la trace d'un inconnu, Gaspard Languenhaert, homme du XVIIIe siècle, qui soutint la philosophie " égoïste ". Selon lui, le monde extérieur n'a aucune réalité et la vie n'est qu'un songe. Intrigué, le chercheur part à la... > voir plus
Mais qu'est-ce donc que l'Ecole des Egoïstes ? Cette pensée philosophique imaginée par Eric Emmanuel Schmitt serait peut-être inspirée par le solipsisme. L'écrivain s'attèle dans ce roman, à raconter l'histoire de ce chercheur en quête de Gaspard Languenhaert, un philosophe méconnu aux idées peu banales. Ainsi, selon cette philosophie égoïste, Langenhaert symboliserait à la fois l'origine et la fin du Monde, la naissance et la mort des Hommes. de fausses pistes en découvertes trompeuses, le chercheur finit par se demander si Gaspard Languenhaert a vraiment existé. Mais à quoi ressemblait ce philosophe qui clamait à qui voulait bien l'écouter que "le monde n'existe pas en soi mais en moi. Donc la vie n'est que mon rêve. Donc je suis à moi tout seul toute la réalité..." ? Si absurde que cela puisse paraître, à lire le roman, on est amené à se poser la question. Avec l'intérêt qu'on connaît de l'auteur pour les questions de théologie/philosophie, il semble évident que cette théorie égoïste ne soulève pas des questions si anodines qu'elle ne parait : et si nous étions tous notre propre Dieu ? La philosophie égoïste ne nous rappelerait-elle cruellement à notre humanité ? Et si la vie n'était finalement que le produit d'un rêve éveillé ? Que la réponse à ces questions soit oui ou non, peu importe. Ce qui fait la richesse du roman vient bien de la façon dont ces thèmes sont évoqués. Tenant sur un peu plus d'une centaine de pages, ce roman-sotie, pour reprendre les termes de Marc Chambon du magazine le Point, nous démontre que la folie n'est pas toujours là où on la croit...
"Comment savoir si la vie est vraiment la vie et non un rêve ?" C'est la question qui est véhiculée tout au long de l'histoire.
"La Secte des égoïstes" est un livre intriguant et fascinant que chacun peut comprendre différemment.
Avec un style simple, l'auteur joue habillement avec l'esprit humain.
Il réussit à plonger le lecteur dans le doute et les questions existentielles. Bref, c'est un roman indescriptible qui peut être interprété différemment selon le lecteur. Eric Emmanuel Schmitt est, sans conteste, un génie de la confusion mentale
Et si nous étions chacune et chacun un Languenheart en puissance, un individu qui pourrait se prendre comme référence suprême !
Dès lors en effet qu'on émet un jugement qu'il soit positif ou négatif cela signifie qu'on juge par rapport à une référence essentielle: soi-même !
La preuve : j''ai trouvé ce livre un peu moins bien que les autres
Pourquoi ?
Parce que j'en ai lu d'autres de lui et que je'ai l'impression qu'il utilise une ficelle qu'il a déjà utilisé et qui fonctionne ?!
Mais ce n'est que mon opinion
En tous cas c'est une fable "cruelle" sur la nature humaine racontée à la manière de E.E Schmitt c'est à dire avec beaucoup de talent !
Une fois de plutôt Schmitt nous offre un roman qui allie réflexion et plaisir. Voici l'histoire d'un jeune chercheur qui, un jour à la Bibliothèque Nationale, découvre l'existence de Gaspard Languenhaert, un excentrique qui affirma dans les salons mondains du 18ième s que la matière n'existait pas et que tout était songe... Intrigué par ce personnage notre homme décide de mener des recherches.
Avec le chercheur nous allons découvrir alors un personnage qui poussera sa pensée jusqu'à prétendre qu'il est le créateur de tous ces individus qui n'existent que par ses songes et donc par sa divine création.... Sans parler d'une de ces chutes sont Schmitt a le secret... Alors pour résumer un vrai plaisir.
Le monde qui nous entoure n'est-il que l'émanation de notre pensée ? Une idée qui a probablement traversé l'esprit de tout un chacun, un vertigineux postulat… Mais qu'advient-il lorsque l'on accepte cette idée, que l'on en fait le fondement de sa philosophie et le principe d'organisation de sa vie ? Pour son premier roman, l'agrégé de philosophie Eric-Emmanuel Schmitt s'aventure dans les méandres du solipsisme.
Et s'y perd. L'idée est bonne mais l'histoire ne mène nulle part, la promesse d'une écriture savante et distrayante n'est pas tenue. Sans intérêt.
Il ouvrit les yeux et découvrit que pour les autres, il n'était qu'un homme parmi les hommes, une multitude de jugements couraient sur lui, il appartenait sans le vouloir et sans se contrôler au flux de leurs consciences, roumi parmi les gitans, riche pour les commerçants et fou pour ses parents. Alors Gaspard éprouva cette solitude qui est le lot des humains, et non plus celle, autonome, suffisante, de la consience qu'il avait cru être et des choses, une solitude entourée, sans recours, irrémédiable, la solitude humaine. p.70
Les lieux avaient déteint sur leurs occupants : les femmes, ou du moins ce qui en avait le nom, sèches, osseuses, sans poitrine ni fesses, avec un teint brun sombre de vieux marin sans doute chèrement acquis dans les cabines de bronzage ; portaient à même le corps, qui n’était plus désirable à force d’être sportif, des combinaisons fluorescentes qu’on aurait plutôt vues en panneaux signalant la présence d’un chantier ou bien un accident. Quant aux hommes, toute leur virilité semblait s’être curieusement réfugiée dans une paire de seins hypertrophiés, quoiqu’ils eussent l’air de s’en justifier en laissant pendre sans soutien dans leur short ou leur pantalon ce qui assurait de leur appartenance au sexe fort ; pour le reste, ils semblaient gonflés par je ne sais quoi, l’entraînement, la stupidité ou la prétention, et les attaches de leurs membres grossis restaient les seuls lieux de leur corps où, malheureusement rien n’avait pu enfler comme un soufflé. Tout cela respirait la vulgarité heureuse de l’imbécile qui pense avoir raison.
Que devient un chercheur qui ne cherche pas ? Rien, un homme ordinaire. Et mesurer à quel point je pouvais être ordinaire me rendais sombre. Au reste, le dimanche matin m’apprenait invariablement que j’étais sale, fatigué, qu’une vaisselle noire m’attendait dans l’évier, que la poussière courait le long des plinthes, que mes vêtements sentaient le célibataire… Je n’avais plus qu’à torchonner jusqu’au soir.
Le lendemain était un dimanche et je haïssais les dimanches. J'aurais volontiers évite ce jour inutile, mais une conspiration universelle, due à l'action conjointe des lois , des Églises et du consentement joyeux de milliers d'imbéciles, me contraignait à m'amuser, moi qui n'aimais que le travail.
"Soit que je m'élève jusque dans les nues, soit que je descende dans les abîmes, je ne sors point de moi-même, et ce n'est jamais que ma propre pensée que j'aperçois. Donc, le monde n'existe pas en soi, mais en moi. Donc, la vie n'est que mon rêve. Donc, je suis à moi seul toute la réalité."