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ISBN : 2253140503
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.15/5 (sur 386 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la Bibliothèque nationale, un chercheur découvre la trace d'un inconnu, Gaspard Languenhaert, homme du XVIIIe siècle, qui soutint la philosophie " égoïste ". Selon lui, le monde extérieur n'a aucune réalité et la vie n'est qu'un songe. Intrigué, le chercheur part à la... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Away--x, le 03 décembre 2014

    Away--x
    Egoïsme (terme de philosophie) : On appelle égoïste l'homme qui croit que lui seul existe au monde, le reste n'étant qu'un songe.
    Telle est la trouvaille que fait un jour, dans le Dictionnaire patriotique, le narrateur. Chercheur fatiguer de chercher, il avait pris ce livre au hasard parmi la multitude de volumes de la Bibliothèque Nationale ; ce fut une révélation. Une rencontre, même : celle de Gaspard Languenhaert, fondateur de l'école égoïste au XVIIIème siècle. le narrateur se lance alors à la poursuite des restes de ce philosophe fou.
    Ce court roman d'Eric-Emmanuel Schmitt est une fois de plus une réussite ! D'une part, je trouve que cet auteur manie le français bien mieux que la plupart de nos contemporains, d'autre part ses œuvres sont toujours originales et toutes différentes.
    La Secte des égoïstes, c'est l'occasion mine de rien d'une vaste réflexion la perception du monde. Après tout, il est vrai que le réveil est la seule chose qui différence le rêve de la réalité ; pourquoi alors ne pas considérer que le monde n'est qu'un rêve, que tout ce qui nous entoure n'est que le fruit de notre inconscient, que rien n'est réel?
    Ainsi donc, Gaspard a fini par comprendre qu'il était Dieu, seul créateur des choses, et c'est là la partie que j'ai trouvée la plus intéressante. Nous passons alors dans la peau de Dieu et j'avoue que les propositions de Schmitt concernant ce que doit ressentir celui qui seul est à l'origine de toute chose sont vraisemblables et bien trouvées.
    Bref, une fois encore, j'ai apprécié ma lecture !
    Challenge ABC 2014/2015
    Challenge Petits plaisirs 2014/2015
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    • Livres 4.00/5
    Par infini, le 11 décembre 2013

    infini
    La secte des égoistes...
    Un livre de Schimtt encore très bien tourné..
    la vie ne serait -elle qu'un songe? Un reve ?
    Une mauvaise blague ?
    Un livre proche de la réalité aussi dans sa philosophie,ou finalement l'humain à souvent,très souvent un ego démesuré !!!!
    Mais finalement ne serions nous pas le monde a nous tous seul ?
    Un roman qui va loin dans la recherche de la réfléxion...
    Que je pense,que chaque personne comprendra ce qu'il voudra comprendre lui-même en fermant ce livre ...
    Eric-Emmanuel SCHMITT ne me déçoit pas...
    Chacun de ses livres que j'ai lu m'on accroché !!!
    m'on questionné !!!
    à découvrir...."LA SECTE DES EGOISTE"
    qui à mes yeux représente bien le monde ...D'aujourdhui,d'hier et surement de demain....
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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 27 octobre 2011

    Alcapone
    Mais qu'est-ce donc que l'Ecole des Egoïstes ? Cette pensée philosophique imaginée par Eric Emmanuel Schmitt serait peut-être inspirée par le solipsisme. L'écrivain s'attèle dans ce roman, à raconter l'histoire de ce chercheur en quête de Gaspard Languenhaert, un philosophe méconnu aux idées peu banales. Ainsi, selon cette philosophie égoïste, Langenhaert symboliserait à la fois l'origine et la fin du Monde, la naissance et la mort des Hommes. de fausses pistes en découvertes trompeuses, le chercheur finit par se demander si Gaspard Languenhaert a vraiment existé. Mais à quoi ressemblait ce philosophe qui clamait à qui voulait bien l'écouter que "le monde n'existe pas en soi mais en moi. Donc la vie n'est que mon rêve. Donc je suis à moi tout seul toute la réalité..." ? Si absurde que cela puisse paraître, à lire le roman, on est amené à se poser la question. Avec l'intérêt qu'on connaît de l'auteur pour les questions de théologie/philosophie, il semble évident que cette théorie égoïste ne soulève pas des questions si anodines qu'elle ne parait : et si nous étions tous notre propre Dieu ? La philosophie égoïste ne nous rappelerait-elle cruellement à notre humanité ? Et si la vie n'était finalement que le produit d'un rêve éveillé ? Que la réponse à ces questions soit oui ou non, peu importe. Ce qui fait la richesse du roman vient bien de la façon dont ces thèmes sont évoqués. Tenant sur un peu plus d'une centaine de pages, ce roman-sotie, pour reprendre les termes de Marc Chambon du magazine le Point, nous démontre que la folie n'est pas toujours là où on la croit...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/10/la-secte-des..
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    • Livres 3.00/5
    Par Plumipille, le 15 octobre 2014

    Plumipille
    J'aime beaucoup Eric-Emmanuel Schmitt, dont j'ai lu plusieurs livres, et beaucoup aimé en particulier "La part de l'autre" (mon préféré) et "lorsque j'étais une oeuvre d'art".
    J'ai adoré le thème de ce court roman : et si la vie n'était qu'un songe ? Et si ce que nous vivions n'était que le fruit de notre imagination, chacun pensant alors qu'il est seul et à l'origine de tout ce qui l'entoure ? C'est la théorie développée par Gaspard Languenhaert, philosophe du XVIIIe siècle, découvert de nos jours et par hasard, par un chercheur en philosophie (voir la citation que j'ai extraite, que je trouve très drôle).
    Même si j'ai aimé l'histoire, j'avoue m'être un peu ennuyée, avec parfois le sentiment d'être "lachée" par le livre, si je puis dire.
    C'est loin d'être une mauvaise expérience mais pas la meilleure non plus.
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    • Livres 2.00/5
    Par Noctenbule, le 30 janvier 2013

    Noctenbule
    Et si la réalité n'était qu'un songe? Existons nous vraiment? Voilà comment je pourrais résumer ce livre d'Eric-Emmanuel Schmitt.
    Un homme, Gérard Langueret découvre à la bibliothèque nationale l'existence d'un certain Gaspard Languenhaert qui développe une thèse égoïste. Cet homme était très prisé dans les salons du XVIIIème, voilà en tout cas la première découverte de ce chercheur. Il va aller partout où l'emmène son enquête pour découvrir ce personnage étrange. Beaucoup de difficulté se dresse sur son chemin, car il arrive à trouver très peu d'informations. Chaque brides de savoir qu'il découvre tourne autour de savoir qui crée la réalité du monde, qu'elles sont la limite de la folie.
    Le livre m'a rappelé mes cours de philosophie au lycée qui interroge sur la réalité. Qu'est-ce qu'elle est? Si chacun à une perception différente qui nous entoure comment peut-on affirmer que nous partageons la même réalité? Des questions qui poussent à la réflexion, tout en précisant qu'il ni a pas de vraies ou de fausses réponses, tant qu'elles sont argumentées. 125 pages d'explications capilotractées sur ce sujet qui ne m'intéresse absolument pas. Même si j'ai lu le livre assez rapidement, je voulais savoir où voulait en venir l'auteur. Et à la fin, j'ai clamé à haute voie « Tout ça pour ça ». Oui, j'avoue être déçu par ma lecture, mais je me rends compte de la capacité d'écriture de l'auteur. Après avoir lu trois de ces livres, qui j'avoue s'adresse à un public très très large, celui-ci cible un public plus âgé. Je vais m'arrêter là pour le moment pour les livres de M. Schmitt, le temps de digérer cette « Secte des égoïstes« .
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Citations et extraits

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  • Par Helene1960, le 18 décembre 2014

    J'étais exaspéré. Après avoir tellement espéré pour avoir tant attendu de ce document, livré mystérieusement par le hasard, à quoi avais-je droit ? Aux élucubrations romantico-réalistes d'un écrivaillon de province à la fin du XIXe siècle.

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  • Par Alcapone, le 27 octobre 2011

    Il ouvrit les yeux et découvrit que pour les autres, il n'était qu'un homme parmi les hommes, une multitude de jugements couraient sur lui, il appartenait sans le vouloir et sans se contrôler au flux de leurs consciences, roumi parmi les gitans, riche pour les commerçants et fou pour ses parents. Alors Gaspard éprouva cette solitude qui est le lot des humains, et non plus celle, autonome, suffisante, de la consience qu'il avait cru être et des choses, une solitude entourée, sans recours, irrémédiable, la solitude humaine. p.70
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  • Par Morgouille, le 10 décembre 2009

    Les lieux avaient déteint sur leurs occupants : les femmes, ou du moins ce qui en avait le nom, sèches, osseuses, sans poitrine ni fesses, avec un teint brun sombre de vieux marin sans doute chèrement acquis dans les cabines de bronzage ; portaient à même le corps, qui n’était plus désirable à force d’être sportif, des combinaisons fluorescentes qu’on aurait plutôt vues en panneaux signalant la présence d’un chantier ou bien un accident. Quant aux hommes, toute leur virilité semblait s’être curieusement réfugiée dans une paire de seins hypertrophiés, quoiqu’ils eussent l’air de s’en justifier en laissant pendre sans soutien dans leur short ou leur pantalon ce qui assurait de leur appartenance au sexe fort ; pour le reste, ils semblaient gonflés par je ne sais quoi, l’entraînement, la stupidité ou la prétention, et les attaches de leurs membres grossis restaient les seuls lieux de leur corps où, malheureusement rien n’avait pu enfler comme un soufflé. Tout cela respirait la vulgarité heureuse de l’imbécile qui pense avoir raison.
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  • Par infini, le 09 décembre 2013

    -Quand vous revez ,n'etes vous pas l'auteur de votre reve? Lorsque vous vous voyez en train de voguer sur la mer,cap sur les Amériques,les vagues sont-elles autre chose que le produit de votre imagination?

    -Naturellement,puisqu'il s'agit d'un reve?

    -Qui vous l'apprend?

    -Le réveil.

    -Et si vous alliez vous réveiller de la vie?

    -Allons!.....

    -Qui vous assure qu'en ce moment,vous ne revez pas?

    -Vous me troublez......
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  • Par CHRISREUNION, le 19 octobre 2014

    Je scrutai autour de moi. Les crânes pensaient. N'étaient leurs yeux qui oscillaient de temps à autre à travers les poches de peau et les lunettes d'écaille, on aurait pu douter qu'ils fussent encore en vie. Ils lisaient ; comme le lézard immobile digère l'insecte, ils absorbaient le savoir, se pénétraient de la mémoire du monde, rivés à l'essentiel. Comme l'éternité est ennuyeuse lorsqu'elle traverse le temps...
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