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> Marc Gibot (Autre)

ISBN : 2264005785
Éditeur : 10-18 (2004)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 251 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Où l'on découvre qu'il y a plusieurs formes de littératures coup de poing chez Selby. Ceux qui ont adoré Last Exit To Brooklyn y retrouveront un Selby mordant, noir, cynique et provocateur. Ceux qui reprochent à Last Exit sa brutalité y découvriront une écriture tout e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 14 septembre 2013

    jeranjou
    Gentleman au grand jour, Démon sitôt dans l'obscurité…
    En juillet dernier, j'avais désespérément cherché « Le démon » d‘ Hubert Selby, Jr. dans ma médiathèque et, sans conviction, j'avais griffonné le titre de ce roman sur la liste des suggestions.
    Début septembre, un Pelecanos à la main pour l'emprunter, je suis averti à la dernière minute que « Le démon » aux éditions 10/18 était réservé à mon nom. Divine surprise ! Brandissant comme un trophée ce roman tout neuf, encore chaud comme une bonne baguette de pain, je me dis que Pelecanos attendra bien quelques jours…
    Rentré à la maison, discipliné comme un élève de 6ième, je mets à jour ma liste Babélio et reste interloqué sur la page du Démon. Les étiquettes de ce roman mettent en avant les mots « Sexe » et « sexualité » à coté du « roman » de « Littérature américaine ». Ciel ! On m'aurait menti. On m'avait « vendu » un polar culte et voila que je me retrouve avec un « Cinquante nuances de grey » des années 70.
    Si voulez, c'est un peu comme si je commandais un fraisier dans ma boulangerie et que la vendeuse me rapporte, avec le sourire, un gâteau au chocolat en m'expliquant que faute de fraise, elle pensait que ce délice au chocolat ferait l'affaire. Franchement, le pâtissier aurait pu au moins ajouter des framboises en remplacement. (1)
    Bref ! Vous comprenez mon désarroi comme l'élève Torless a pu l'être durant son premier rendez-vous avec une prostituée. Et contrairement aux grands critiques de lectures érotiques, je ne suis pas le dieu de la vigne, du vin et de ses excès pour me lancer dans de telles lectures ! (2)
    Prenant mon courage à deux mains, je m'attaque donc au Démon paru en 1976 et écrit par l'auteur américain Hubert Selby, Jr.
    Le héros du livre, Harry White, est un jeune cadre dynamique dans une société new-yorkaise en pleine expansion. Harry partage sa vie entre son travail et ses conquêtes d'un jour. En effet, son besoin de coucher avec des femmes, de préférence mariées pour éviter de s'attacher à elles, s'avère de plus en plus addictif et altère même sa concentration au bureau. Plus grave encore, Harry doit sans cesse consulter sa montre pour arriver au travail à l'heure ou après sa pause déjeuner. Une pause déjeuner souvent les jambes en l'air si vous voyez ce que veux dire…
    Passant de moments d'euphorie intense à des périodes de déprime maladive, Harry réussit tout de même à cacher les apparences dans son entreprise et se laisse même séduire par Linda, une jeune secrétaire au bord d'une piscine lors d'une journée détente organisée par sa société pour galvaniser les troupes.
    Malgré ses pulsions sexuelles, Harry va-t-il réussir à conquérir la belle Linda ? Pourra t-il poursuivre son ascension fulgurante dans sa société malgré un premier rappel à l'ordre sévère de son chef Wentworth ? Pourra t-il accéder au luxe d'une belle maison, d'une belle voiture, des plus grands restaurants ou de la carte du Country Club de golf réservé aux élites?
    En somme, deviendra t-il quelqu'un d'important et de respecté comme il en rêvé toute sa vie malgré ses travers de plus en plus difficiles à dissimuler ?
    Pour avoir réponse à toutes ces questions, je vous invite à découvrir ce roman pour le moins déconcertant, déversant des paroles crues et immondes en alternance avec de longues tirades superbement écrites. Stressé par l'heure qui tournait lors des pauses déjeuner d'Harry, j'ai vécu cette lecture comme une véritable épreuve exhortant Harry à cesser de franchir la ligne jaune à tout bout de champ. En vain, malheureusement…
    Si je compare « Le démon » à des ouvrages cultes de Jim Thompson, le roman de Selby laisse moins de place à la violence physique que dans « Le démon dans la peau » (ou sa nouvelle traduction « L'assassin qui est moi ») et se rapprocherait plus de « Rage noire » pour le langage cru et la pulsion intérieure destructrice du héros du livre incapable de la maîtriser. Malgré tout, Le démon n'atteint pas du tout, selon moi, le génie des deux chefs d'oeuvre de Thompson.
    Si je devais énoncer une faiblesse, je déplorerais le milieu du roman trop long et répétitif contrastant avec une première partie tellement intense et lumineuse. Heureusement, la dernière partie est enlevée et se révèle à la hauteur d'un bon roman à la frontière du polar et sur la folie des hommes.
    Et comme le dit si bien un proverbe indien, méfiez-vous : "L'homme est son propre démon."
    Ps : J'oubliai la conclusion de l'histoire. J'ai bien eu un fraisier en fin de compte avec, il est vrai, de grosses pépites de chocolat sur le dessus fondant au bout d'un certain temps et des fraises un trop clairsemées à mon gout. A vous d'en déduire la fin du roman...
    (1) Variante à la boulangerie pour les Belges exclusivement :
    Si voulez, c'est un peu comme si je commandais une tarte aux pommes dans ma boulangerie et que la vendeuse me rapporte, avec le sourire, une tarte aux poires. Pas très content, je lui annonce qu'elle me prend vraiment pour la reine des pommes. En guise de réponse, elle m'explique que le pâtissier est belge et que faute de pommes, il s'est dit que je serais parfait pour être la reine des poires...
    (2) voir la savoureuse critique de Dionysos89 sur les "Cinquante nuances de Grey"
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 30 juin 2013

    LydiaB
    Tout souriait à Harry White. Jeune cadre dynamique, il passe pour un modèle aux yeux de ses parents. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'Harry a des pulsions. Des pulsions sexuelles au départ qui le mènent à ne coucher qu'avec des femmes mariées. Il se rassure en se disant que c'est pour la bonne cause, qu'il leur donne un peu de bonheur pendant ces instants éphémères. Mais Harry se rend bien compte qu'il y a quelque chose "qui ne tourne pas rond". Car il est capable de tout abandonner d'un coup, d'arriver en retard à son travail, de remplacer son repas de midi, pour céder à ce désir oppressant. Cela lui vaudra d'ailleurs des réprimandes de son patron qui le met aux pieds du mur en nommant son collègue directeur adjoint alors que cette récompense était, en toute logique, réservée à Harry. Monsieur Wentworth veut quelqu'un d'équilibré.

    Le démon qui est en Harry s'apaise alors pour atteindre cette place tant convoitée. Il va presque devenir "normal" en passant ses journées à travailler et en fondant une famille. Mais pour combien de temps ? Trouvera-t-il un moyen d'assouvir ses pulsions par autre chose que le sexe ?

    Ce roman m'a coupé le souffle ! Il est d'une intensité ! Alors attention quand même, car c'est cru, parfois glauque. Ceci dit, ce n'est pas gratuit et c'est justement ce qui aide à comprendre qu'Harry réagit à des pulsions. Il est malade. Une force intérieure le pousse à agir ainsi, à avoir des montées d'adrénaline, comme si sa vie en dépendait. C'est puissant, très puissant ! Et la narration y est aussi pour quelque chose car on entre souvent dans les pensées du personnage, d'où l'absence, pouvant déstabiliser au premier abord, de certains signes de ponctuation. Mais quoi de mieux, pour adhérer pleinement à l'histoire, que d'être nous aussi bousculés ?

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par orhal, le 29 août 2007

    orhal
    Ce démon là n'a rien de fantastique, au sens imaginaire ou mystique du terme. C'est une peste, une folie croissante et vicieuse. le héros, Harry White, jeune cadre brillant, doit s'affronter dans un combat, un combat en solo de plus en plus pervers. Au début du roman, on le pense emporté par une "simple" frénésie sexuelle. Mais le développement psychologique de Harry et la descente violente dans son univers torturé, nous font vite prendre conscience de l'étendue de sa déviance.
    D'un point de vue littéraire, Le Démon est écrit avec brio. La tension croissante est suspendue par des plages faussement sereines, qui incitent le lecteur à ne pas lâcher le bouquin jusqu'à la prochaine rechute du héros. On note de longues pages avec pour seules ponctuations des virgules, qui rythment l'Enfer d'Harry, nous projetant dans le climat suffocant et incontrôlable du protagoniste. Certains passages sont criblés d'un humour cynique délicieux, gravant un sourire amer sur notre visage presque pétrifié, tant cette folie masquée pourrait être la notre. Une version plus glauque et dramatique d'American Psycho de Bret Easton Ellis.
    Il n'y a pas à dire, Selby qui nous endeuillait il y a peu, doit être lu. Toute personne "normalement constituée" résidant dans une grande ville décryptera sans mal (et c'est là que c'est inquiétant) l'état d'esprit chaotique du bourreau et tout à la fois victime qui porte cet ouvrage. Et vous verrez.... Vous serez certainement moins sereins en prenant le métro. Le Démon est fortement déconseillé aux personnes souffrant de paranoïa. Elles risqueraient de ne plus sortir de chez elles!
    On ne se défait pas de ce roman, jusqu'au dernier souffle. A lire et à savourer, si toutefois votre coeur et votre santé mentale sont bien accrochés.
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    • Livres 5.00/5
    Par kris334, le 05 juillet 2014

    kris334
    Le démon, c'est l'histoire d'un homme qui est mauvais. Tellement mauvais, qu'il ne peut l'accepter lui-même, et qui, le jour où il trouve quelqu'un de bon et de pur qui l'aime, il l'épouse, trop heureux de retrouver un peu d'humanité.
    Mais son démon intérieur ne le laissera pas aimer et vivre simplement. Il va se salir de plus en plus, tentant aussi de salir la pureté de l'amour que lui porte sa femme. Car si sa femme l'aime, lui, aussi pourri, c'est qu'elle aussi a quelque chose de pourri... non ? Et pourquoi ne voit-elle rien ? S'aveugle-t-elle volontairement, devenant ainsi complice de cette ignominie ?
    Mais tout cela, bien entendu, n'est pas exprimé aussi clairement, c'est impuissant, comme le "héros", qu'on assiste à la lente délitation de cet être humain, se pensant victime d'une maladie alors qu'il n'est juste que vil, ignoble et obsédé. Obsédé par l'abîme sans fin qui l'habite. Obsédé par ce qu'il y a de plus mauvais en lui, et dans les autres.
    Un livre à part dans la bibliographie d'Hubert Selby Jr.
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    • Livres 3.00/5
    Par Dasazi, le 07 juillet 2008

    Dasazi
    J'ai découvert cet auteur avec son ultime roman « Waiting Period ». « Le Démon est le 5ème livre que je lis de lui. J'aime son style brut, ces histoires du côté obscur de la vie.
    « Le Démon » est l'histoire d'un homme a qui tout réussit mais ne parvenant pas à comprendre et à maîtriser une chose en lui. Cette chose indéfinissable le pousse à commettre des actes de plus en plus répréhensibles et graves. le besoin de se mettre en danger pour apaiser une souffrance intérieure lui fait vivre un vrai calvaire d'autant plus cruellement qu'il ne se confesse à personne (ni sa femme, ses amis ou son psy). Il subit donc en alternance des moments de joie, d'euphorie et de terrible dépression, de dégoût de lui-même. Il y a là une ressemblance avec le « héros » de Waiting Period. A chaque fois que son moral semble s'améliorer, Harry retombe encore plus bas jusqu'à toucher le fond (au propre comme au figurer).
    La lecture de ce livre n'est pas divertissante, elle est même parfois douloureuse au point que, paradoxalement, on ne peut lâcher l'histoire avant la fin. Cette fin est d'ailleurs relativement prévisible mais elle nous libère (autant qu'Harry White) de cette tension implacable qui parcourt ce roman de bout de bout.
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 30 juin 2013

    Il passa un après-midi atroce. Il sentait les muscles de ses jambes se contracter et sa peau semblait le démanger en permanence. A dix reprises, peut-être plus, il prit le téléphone pour appeler Linda et lui dire qu'il ne rentrerait pas ce soir-là, et, à chaque fois, il renonça au dernier instant. Et il lutta, là, et, à chaque fois, il renonça au dernier instant. Et il lutta, et lutta encore, et il avait l'impression que ce combat l'usait à petit feu, au point qu'il ne resterait plus rien en lui le soir venu. Et le conflit continuait à faire rage, et une fois encore il saisissait le téléphone, puis se forçait à raccrocher. Il fallait qu'il rentre ce soir-là. Il le fallait absolument. Il avait le sentiment que c'était une question de vie ou de mort. Cette fois au moins, il ne devait pas céder. Il ne pouvait pas céder.
    Il ne réalisa à quel point il était tendu qu'au moment où ses muscles commencèrent à se relâcher quand le train quitta la gare. Une fois sorti du tunnel, celui-ci commença son long périple à travers la banlieue et Harry sentit son corps se liquéfier littéralement et il eut subitement peur de s'endormir.
    Au cours du dîner ce soir-là, ses yeux furent constamment attirés par un dieffenbachia complètement fané dont les feuilles avaient la même couleur que la terre desséchée dans laquelle il était planté. Tandis qu'il mangeait, son esprit fut de plus en plus accaparé par cette saloperie de plante, et ses mains se mirent à trembler légèrement chaque fois qu'il regardait ce putain de bordel de végétal, et son estomac se nouait et il se sentait des envies de mordre ; il se mit à lacérer sa viande jusqu'au moment où, incapable de supporter plus longtemps la vue de cette saloperie de dieffenbachia, il se leva de table et le tailla en pièces avec son couteau !!! Et il s'escrima contre lui encore, et encore, et encore, et il le tordit dans ses mains jusqu'à ce que cette saloperie jaunie fût réduite à une tige qui sortait du pot et alors il poignarda la terre à plusieurs reprises jusqu'au moment où, la gorge en feu, il se laissa tomber sur une chaise et resta là immobile, les yeux fixés, le menton sur la poitrine.
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  • Par jeranjou, le 15 septembre 2013

    Ils n'avaient pas beaucoup de temps devant eux (encore moins qu'elle ne l'imaginait), et, quand le premier round fut terminé, ils ne s'attardèrent pas à fumer une cigarette et à badiner, voulant tirer le maximum de ces quelques instants (Tirer le maximum, hahaha, elle est excellente celle-là, un vrai bon mot)

    1 ) "bon mot" en français dans le texte
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  • Par jeranjou, le 14 septembre 2013

    Soudain, Harry se souvint de Rappelez-moi-son-nom, qui l’attendait sur un banc de central park – Mary, voila, c’est ça -, et il partit dans un éclat de rire, le visage enfoui dans les nichons d’Irma. La main gauche de celle-ci était plongée dans les cheveux d’Harry tira légèrement. Eh bien, merci quand même.

    Harry White ne sachant plus à quels seins se vouer…
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  • Par kris334, le 14 juin 2014

    De nouveau, il se retrouvait au fond de l'abîme qui, cette fois-ci, était puant et dégueulasse. Il s'était rendu dans la Huitième Avenue, au sud de times Square, et avait fait la tournée de plusieurs bistrots jusqu'au moment où il avait levé une pocharde en chaleur ; il avait acheté une bouteille, et ils étaient allés dans sa chambre qui sentait l'aigre et était infestée de cafards. Il sentait l'atmosphère fuligineuse de la piaule s'infiltrer sous sa peau tandis qu'il parcourait des yeux les murs et le sol couverts de crasse et sentait sur son corps le contact rugueux des draps dont la puanteur emplissait les narines.
    Et il baisait l'épave humaine imbibée d'alcool qui gisait sur le lit, dégageant une forte odeur de sueur et de pisse, et il la baisa encore une fois avant qu'elle ne s'endorme, ivre morte. Il aurait pu partir, aller dormir ailleurs, n'importe où - il aurait même pu attraper le dernier train pour Westchester -, mais il resta. Dans la faible lueur qui parvenait à s'introduire à travers l'épaisse couche de suie recouvrant la fenêtre qui donnait sur le puits d'aération, il regarda la loque informe, être ou chose, allongée à ses côtés (plage de sable blond, ciel bleu), songeant à la jeter hors du lit comme on jette une vieille saloperie. Bon Dieu, vise-moi ce tas pathétique de chair désespérément, irrémédiablement bouffie !
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  • Par kris334, le 14 juin 2014

    Après de nombreux examens et d'innombrables analyses, le diagnostic des médecins fut que ses troubles étaient dus au surmenage et à l'anxiété, mais que son organisme était parfaitement sain. Rendez-vous fut donc pris avec l'un des plus éminents psychiatres new-yorkais.
    Pendant son séjour à l'hôpital, Harry avait secrètement espéré que les docteurs lui découvriraient une maladie susceptible d'expliquer les sentiments étranges qu'il éprouvait, et ce besoin d'agir comme il le faisait. Lorsqu'il apprit qu'il était en parfaite santé, il fut déçu, mais aussi soulagé de savoir qu'il n'avait pas de maladie vénérienne. Si seulement ils avaient pu lui trouver une tumeur au cerveau affectant ses fonctions cérébrales, ça aurait tout expliqué. Un petit coup de bistouri, et tout serait rentré dans l'ordre. Mais il n'y avait pas la moindre tumeur. Son système nerveux central fonctionnait à merveille. Aucune anomalie en ce qui concernait le liquide céphalorachidien. Rien. Rien du tout. Rien que lui.
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Vidéo de  Hubert Selby Jr

Bande-annonce (en VO) du film Last exit to Brooklyn (1989), réalisé par Uli Edel et tiré de l’œuvre d'Hubert Selby Jr








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