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> Jacques Van den Heuvel (Éditeur scientifique)
> Frédéric Deloffre (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409279
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 827 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans ce siècle du voyage et de la philosophie, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Egypte Mo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 21 février 2014

    Gwen21
    Pour moi qui ne suis pas une fervente amatrice de lectures philosophiques, le conte philosophique voltairien est un format parfaitement adapté.
    De « Zadig », lu à plusieurs reprises, j'ai aimé le contexte persan qui n'est pas, bien sûr, sans rappeler l'univers des « Mille et Une Nuits » que j'apprécie tout particulièrement pour le dépaysement dans le temps et l'espace qu'il offre.
    Le parcours initiatique de Zadig, ce jeune homme livré à la Fortune, est un miroir dans lequel chacun peut se mirer. Avec parfois des allures de pièce de Théâtre, les « aventures » ou « expériences » de Zadig font appel tour à tour à notre compassion et à notre admiration et créent tantôt du contentement, tantôt du désappointement.
    Le récit est très vif et agréable à lire, plus rythmé à mon sens que dans d'autres Contes du même auteur comme « Micromégas ». Enfin, même si entre les lignes se dessine clairement la critique morale de son temps, je trouve que Voltaire use souvent d'ironie voire d'humour que je tiens pour une composante essentielle d'un conte, quel qu'il soit.
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  • Par PiertyM, le 31 octobre 2013

    PiertyM
    Un merveilleux conte initiatique et philosophique! Devant les incroyables faits d'injustice, devant les terribles épreuves de la nature, devant le poids lourd de la destinée, seule la sagesse peut permettre à l'homme de s'en sortir. L'homme sage, l'homme dont le discernement est subtil et fin n'a pas peur du vent, de quelque nature qu'il soit. Même abandonné en plein désert, il saura se refaire et se remettre débout.
    Voilà ce que je retiens de ce merveilleux conte!
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  • Par PiertyM, le 28 juin 2014

    PiertyM
    Zadig
    Un merveilleux conte initiatique et philosophique! Devant les incroyables faits d'injustice, devant les terribles épreuves de la nature, devant le poids lourd de la destinée, seule la sagesse peut permettre à l'homme de s'en sortir. L'homme sage, l'homme dont le discernement est subtil et fin n'a pas peur du vent, de quelque nature qu'il soit. Même abandonné en plein désert, il saura se refaire et se remettre débout.
    Voilà ce que je retiens de ce merveilleux conte!
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    • Livres 2.00/5
    Par paroles, le 25 mars 2015

    paroles
    Il me souvient d'un temps où Babelio avait proposé un questionnaire dans lequel on pouvait nommer une œuvre classique dont la réputation nous paraissait surfaite. Et bien pour moi, c'est Zadig !
    Que dire de ce héros qui visiblement n'aime pas les femmes ; elles sont source de discorde et de trahison et n'utilisent que "leur chair périssable" pour arriver à leurs fins ; qui sème la bonne parole et fait du prosélytisme à tour de bras : lui seul détient la vérité ; qui a tout de l'être parfait (jeunesse, beauté, bonté, sagesse, intuition, intelligence, etc.) mais bien peu de modestie.
    Zadig ou la méditation d'un sage ? Sans doute est-ce moi qui ne le suis pas. Je n'ai gardé aucun souvenir de cette lecture scolaire, je pensais me replonger dedans avec délice mais rien ne m'a attachée aux différents personnages. Pourtant j'aime les contes, dont Les Mille et Une Nuits, et à part le côté oriental, je n'ai fait aucun lien entre ces deux lectures. Bon d'accord, je reconnais à Voltaire la belle idée qu'un être misérable puisse devenir roi par ses qualités. C'est un beau rêve, une belle naïveté ou un regret...
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    • Livres 4.00/5
    Par akhesa, le 13 novembre 2013

    akhesa
    Cette œuvre de Voltaire rapporte l'existence tumultueuse de Zadig,personnage de fiction,,riche et jeune,dote d'une figure aimable,d'un esprit juste et modere et d'un cœur sincere et noble;ce jeune homme croit naivement pouvoir etre heureux,mais une providence capricieuse parait s'acharner sur lui:quand il semble toucher a la felicite,un malheur survient qui le precipite dans la detresse et inversement,une intervention exterieure lui permet de se tirer des pires situations.On peut a la lecture de cette vie parsemee de déboires aussi brusques qu'imprévisibles,s'apercevoir que ce conte est au confluent de trois traditions:1.Contes de fee modifie par le gout de l'orient;2.roman picaresque qui rapporte la lente ascension sociale d'un pauvre here suivi d'une descente brutale a la suite d'un coup du sort a laquelle succedera une nouvelle remontee;3.roman précieux et sentimental qui relate les tribulations de deux amants separes retrouves puis a nouveau eloignes par le meurtre,l'esclavage,la fuite,le combat ou la capture.Il faut a travers cet ouvrage,respecter la demarche intellectuelle,bien significative de son art et de la philosophie du siecle des lumieres
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Citations et extraits

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  • Par mellah, le 28 janvier 2013

    Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne
    gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une
    affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi; mais quand elle était trop sévère, il la tempérait; et quand on
    manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
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  • Par Dijkschneier, le 18 avril 2010

    Rien n’est plus heureux, disait-il, qu’un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu’il découvre sont à lui: il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez.

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  • Par enkidu_, le 30 juillet 2014

    Alors, reprit Jesrad, cette terre serait une autre terre, l’enchaînement des événements serait un autre ordre de sagesse ; et cet ordre, qui serait parfait, ne peut être que dans la demeure éternelle de l’Être suprême, de qui le mal ne peut approcher. Il a créé des millions de mondes dont aucun ne peut ressembler à l’autre. Cette immense variété est un attribut de sa puissance immense. Il n’y a ni deux feuilles d’arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables, et tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de périr est tombé dans l’eau par hasard, que c’est par un même hasard que cette maison est brûlée : mais il n’y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. Souviens-toi de ce pêcheur qui se croyait le plus malheureux de tous les hommes. Orosmade t’a envoyé pour changer sa destinée. Faible mortel ! cesse de disputer contre ce qu’il faut adorer.
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  • Par mellah, le 27 janvier 2013

    Il avait appris, dans le premier livre de Zoroastre, que
    «l'amour−propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre».

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  • Par nounours36, le 04 février 2014

    Le roi Nabussan confia sa peine au sage Zadig. Vous qui savez tant de belles choses, lui dit-il, ne sauriez vous pas le moyen de me faire trouver un trésorier qui ne me vole point? Assurément, répondit Zadig, je sais une façon infaillible de vous donner un homme qui ait les mains nettes. Le roi charmé lui demanda, en l'embrassant, comment il fallait s'y prendre. Il n'y a, dit Zadig, qu'à faire danser tout ceux qui se présenteront pour la dignité de trésorier, et celui qui dansera avec le plus de légèreté sera infailliblement le plus honnête homme
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