Phrases
« Il avait appris, dans le premier livre de Zoroastre, que l'amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui fait une piqûre »
« On attendait le jour de la fête solennelle du feu sacré pour savoir quelle secte serait favorisée par
Zadig. L'univers avait les yeux sur ses deux pieds, et toute la ville était en agitation et en suspens.
Zadig entra dans le temple en sautant à pieds joints et il prouva ensuite, par un discours éloquent, que le Dieu du ciel et de la terre, qui n'a acception de personne, ne fait pas plus de cas de la jambe gauche que de la jambe droite. »
Commentaire
C'est un conte philosophique publié pour la première fois en 1747 sous le titre Memnon, histoire orientale, puis en 1748 augmenté de plusieurs chapitres sous son titre actuel.
Ce conte retrace donc les mésaventures d'un jeune homme,
Zadig, personnage de fiction « riche et jeune » doté d'une « figure aimable », « d'un esprit juste et modéré » et « d'un cœur sincère et noble » (rien que ça !!). D'ailleurs
Zadig veut dire « juste » en sémitique, c'est un sage en quête de la vérité.
Le jeune
Zadig croit réellement pouvoir être heureux mais une Providence capricieuse paraît s'acharner sur lui : nommé ministre du roi de Babylone, jeté ensuite en prison, vendu comme esclave en Egypte, menacé du bûcher, fait prisonnier par le brigand Arbogad et regagné finalement Babylone en compagnie de la reine Astarté libérée de l'esclavage.
Toute sa vie n'est que revers et changements brusques, imprévisibilité, conte qui mêle à la fois conte de fées (pour son récit fantastique) et histoires orientales notamment les mille et une nuits. On y retrouve une certaine philosophie de la vie et de ses déboires, le rôle du destin et de la Providence, mais également l'amour, la séparation et les retrouvailles.
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