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> Jacques Van den Heuvel (Éditeur scientifique)
> Frédéric Deloffre (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070409279
Éditeur : Gallimard (1999)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 657 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans ce siècle du voyage et de la philosophie, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Egypte Mo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 21 février 2014

    Gwen21
    Pour moi qui ne suis pas une fervente amatrice de lectures philosophiques, le conte philosophique voltairien est un format parfaitement adapté.
    De « Zadig », lu à plusieurs reprises, j'ai aimé le contexte persan qui n'est pas, bien sûr, sans rappeler l'univers des « Mille et Une Nuits » que j'apprécie tout particulièrement pour le dépaysement dans le temps et l'espace qu'il offre.
    Le parcours initiatique de Zadig, ce jeune homme livré à la Fortune, est un miroir dans lequel chacun peut se mirer. Avec parfois des allures de pièce de Théâtre, les « aventures » ou « expériences » de Zadig font appel tour à tour à notre compassion et à notre admiration et créent tantôt du contentement, tantôt du désappointement.
    Le récit est très vif et agréable à lire, plus rythmé à mon sens que dans d'autres Contes du même auteur comme « Micromégas ». Enfin, même si entre les lignes se dessine clairement la critique morale de son temps, je trouve que Voltaire use souvent d'ironie voire d'humour que je tiens pour une composante essentielle d'un conte, quel qu'il soit.
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  • Par PiertyM, le 31 octobre 2013

    PiertyM
    Un merveilleux conte initiatique et philosophique! Devant les incroyables faits d'injustice, devant les terribles épreuves de la nature, devant le poids lourd de la destinée, seule la sagesse peut permettre à l'homme de s'en sortir. L'homme sage, l'homme dont le discernement est subtil et fin n'a pas peur du vent, de quelque nature qu'il soit. Même abandonné en plein désert, il saura se refaire et se remettre débout.
    Voilà ce que je retiens de ce merveilleux conte!
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    • Livres 4.00/5
    Par Pingouin, le 05 août 2012

    Pingouin
    J'avais lu Candide il y a quelques années, et n'avait que modérément aimé, il me faut bien reconnaître que cette découverte, bien que volontaire, s'était faite très rapidement et sans réel approfondissement. Disposant aujourd'hui d'une plus grande maturité littéraire, j'ai estimé que c'était le bon moment de me réintéresser à Voltaire, Zadig m'est tombé sous la main.

    Voltaire écrivait ses Contes philosophiques sans avoir conscience du poids qu'ils allaient prendre dans la littérature française et mondiale, et ça se sent. L'histoire est divertissante, peut faire relativiser certains comportements, mais globalement, le terme "philosophique" n'est pas approprié à mon avis, ce n'est pas de la philosophie, tout juste un parcours initiatique mené avec classe et subtilité, mais la réflexion, la "progression existentielle" pure et simple, ce n'est pas de la philosophie - quoiqu'y appliquer le terme de conte permette évidemment de faire relativiser celui de "philosophique" qui lui succède.
    Alors peut-être suis-je un peu sévère. Deleuze conçoit la philosophie comme la création de concepts, ce sont les personnages conceptuels qui vont avoir le rôle de "communicateur" desdits concepts. Chose étrange : Voltaire a bien ses personnages conceptuels - ils sont d'ailleurs d'une grande qualité -, mais n'a aucun concept à leur mettre en bouche ! Ils évoluent, luttent contre la bêtise, mais cette lutte ne peut pas être considérée comme un concept, ou alors un concept commun à tous - ce qui retire à Voltaire le droit de se l'octroyer solitairement -, je n'ai, dans mon esprit, aucun souvenir d'un individu se réclamant d'une lutte pour la bêtise.
    Passé ce fait, sans considérer l'ouvrage comme un ouvrage philosophique, il en devient extrêmement plaisant et incroyablement subtil. Impossible de nier que le style de Voltaire est raffiné, qu'il manie l'ironie d'une habileté rare et qu'il est bien malheureux qu'elle ne soit accessible qu'à ceux qui se donnent la peine de la déceler, les autres, qui sont sûrement ceux que Voltaire tend à éduquer en écrivant ses Contes, passent à côté d'une des primordialités de ce style. L'ironie se veut drôle, le livre est bien drôle.
    Malgré tout, sa "morale" - faites du bien, cela finira toujours par vous profiter - n'est admissible qu'en tant que l'on croit en une sorte de Providence, le sous-titre n'est pas adapté. La destinée implique le destin, et le destin, lui, n'a que faire du bien ou du mal, c'est une force aveugle qui frappe sans aucune considération, pour que le bien finisse par être récompensé, il ne faut pas que ce soit le destin qui nous gouverne, mais bien la Providence, qui, elle, récompense et châtie selon nos actes. Ainsi, l'ange a beau démontrer la nécessité du destin, il faut que celui-ci reste encadré par une puissance divine pour aboutir à ses conclusions.

    En bref, c'est une très bonne lecture sitôt qu'on ne s'attend pas à une réelle interrogation philosophique - ce qui était heureusement mon cas, le contraire eut été appliqué, la déception aurait suivie et la note aurait été sensiblement plus basse. Voltaire y peut exposer son style subtilement mordant, pour notre plus grande appréciation littéraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par akhesa, le 13 novembre 2013

    akhesa
    Cette œuvre de Voltaire rapporte l'existence tumultueuse de Zadig,personnage de fiction,,riche et jeune,dote d'une figure aimable,d'un esprit juste et modere et d'un cœur sincere et noble;ce jeune homme croit naivement pouvoir etre heureux,mais une providence capricieuse parait s'acharner sur lui:quand il semble toucher a la felicite,un malheur survient qui le precipite dans la detresse et inversement,une intervention exterieure lui permet de se tirer des pires situations.On peut a la lecture de cette vie parsemee de déboires aussi brusques qu'imprévisibles,s'apercevoir que ce conte est au confluent de trois traditions:1.Contes de fee modifie par le gout de l'orient;2.roman picaresque qui rapporte la lente ascension sociale d'un pauvre here suivi d'une descente brutale a la suite d'un coup du sort a laquelle succedera une nouvelle remontee;3.roman précieux et sentimental qui relate les tribulations de deux amants separes retrouves puis a nouveau eloignes par le meurtre,l'esclavage,la fuite,le combat ou la capture.Il faut a travers cet ouvrage,respecter la demarche intellectuelle,bien significative de son art et de la philosophie du siecle des lumieres
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    • Livres 4.00/5
    Par GuillaumeTM, le 02 novembre 2013

    GuillaumeTM
    Ce qui n'était pour son auteur que de petites « fariboles » sans importance est devenue au fil du temps la quintessence de toute son œuvre. Celle vers laquelle on aime se retourner pour entrevoir les vices et les travers de son époque, bien que cela par-là même nous renvoie également un miroir réflecteur de notre monde contemporain. Car les époques changent, seul l'être humain reste égal à lui-même. C'est pour cette raison que des auteurs comme La Rochefoucauld, La Bruyère, La Fontaine, bien sûr Voltaire et tant d'autres restent très actuels. Au-delà de ce questionnement de la destinée, Voltaire nous livre un travail de moraliste voilé sous des apparats affriolants de conte oriental.
    Zadig est un jeune philosophe Babylonien, lecteur assidu de Zoroastre et vertueux par-dessus tout. À cause de sa naïveté et de sa générosité, il se trouve bafoué par sa première femme. Chaque tentative pour faire le bien autour de lui se solde par un échec puis se retourne contre lui à cause de la bassesse et de la jalousie des gens. Il en vient à penser que c'est la providence, qu'il n'y peut rien.
    Voilà une œuvre maîtresse dans la carrière de Voltaire qui ne manque pas de charme, accompagnée de toute l'ironie qui caractérisait son style.
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Citations et extraits

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  • Par Omabellemaitresse3, le 25 octobre 2014

    Je prie les vertus célestes, que vos plaisirs soient sans mélange, votre beauté durable et votre bonheur sans fin.

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  • Par mellah, le 28 janvier 2013

    Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne
    gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une
    affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi; mais quand elle était trop sévère, il la tempérait; et quand on
    manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
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  • Par Dijkschneier, le 18 avril 2010

    Rien n’est plus heureux, disait-il, qu’un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu’il découvre sont à lui: il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez.

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  • Par enkidu_, le 30 juillet 2014

    Alors, reprit Jesrad, cette terre serait une autre terre, l’enchaînement des événements serait un autre ordre de sagesse ; et cet ordre, qui serait parfait, ne peut être que dans la demeure éternelle de l’Être suprême, de qui le mal ne peut approcher. Il a créé des millions de mondes dont aucun ne peut ressembler à l’autre. Cette immense variété est un attribut de sa puissance immense. Il n’y a ni deux feuilles d’arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables, et tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de périr est tombé dans l’eau par hasard, que c’est par un même hasard que cette maison est brûlée : mais il n’y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. Souviens-toi de ce pêcheur qui se croyait le plus malheureux de tous les hommes. Orosmade t’a envoyé pour changer sa destinée. Faible mortel ! cesse de disputer contre ce qu’il faut adorer.
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  • Par mellah, le 27 janvier 2013

    Il avait appris, dans le premier livre de Zoroastre, que
    «l'amour−propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre».

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