> Jean Esch (Traducteur)

ISBN : 284420676X
Éditeur : Thierry Magnier (2008)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Avec rien on peut vivre très fort. Orpha Woodfin en est la preuve vivante. Cette très vieille femme, semi-clocharde, est la voisine d'Albert. Jusqu'alors, dans ce petit lotissement, entouré de parents sans ambition, Albert avait la tête dans les étoiles. Avec Orpha, com... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par liliba, le 11 avril 2009

    liliba
    Albert est adolescent. Il vit avec ses parents dans une banlieue triste, est solitaire, sensible, traversé parfois d'idées suicidaires ; il collectionne les citations de grands auteurs et est à la recherche de réponses sur le sens de la vie, réponses que ne peuvent lui donner ses parents. Sa mère rêve d'Hollywood et d'appareils électroménagers, mais ne fait pas grand chose de ses journées à part se maquiller, faire quelques courses et se plaindre de sa vie et de son bon-à-rien de mari ; son père est courtier en assurances, à défaut de piloter des avions comme il le rêvait dans ses jeunes années.
    Le temps semble ne pas s'écouler, l'avenir qui s'offre à Albert lui paraît bouché et morne, sans intérêt, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Madame Woodfin, vieille voisine excentrique, qui s'avère être fort sympathique et intéressante : ancienne comédienne célèbre, férue de littérature, ayant voyagé, aimé, bref ayant eu une vie riche et passionnante, la vieille dame va tenter de donner à Albert le goût des choses, et surtout l'envie de vivre sa vie plutôt que de la subir.
    L'amitié naît entre les deux, et chacun apporte à l'autre, qui sa présence et son attention, qui des leçons de confiance en soi et d'espoir. Ils ont des conversations passionnantes sur l'art, la littérature, l'écriture, la vie... Albert commence à avoir envie de vivre ses rêves, tout devient possible grâce à la force que lui insuffle la vieille comédienne. Il prend conscience que les possessions matérielles ne sont pas le moteur d'une vie réussie, et qu'avec rien, on peut avoir une vie riche et bien remplie. Il va aussi devoir faire la part des choses entre rêves, illusions et réalité.

    J'ai trouvé la lecture de ce roman très agréable et intéressante
    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par paikanne, le 06 juin 2010

    paikanne
    Présentation de l'éditeur : avec rien on peut vivre très fort. Orpha Woodfin en est la preuve vivante. Cette très vieille femme, semi-clocharde, est la voisine d'Albert. Jusqu'alors, dans ce petit lotissement, entouré de parents sans ambition, Albert avait la tête dans les étoiles. Avec Orpha, comédienne célèbre en son temps, voilà qu'il tient enfin une interlocutrice à sa mesure. Au fil des jours, ils auront des conversations passionnantes sur l'art, l'écriture, la vie... Ainsi, auprès d'elle, Albert s'éveille, se prend à vivre ses rêves. Tout devient possible, il suffit d'y croire. De croire aussi à une amitié hors norme, à une complicité qui se joue des générations.
    Mon avis : un roman qui se lit très aisément, à l'écriture fluide. Un roman qui met en lumière Albert, un adolescent différent, en décalage avec les jeunes de son époque auxquels il a tenté, un temps, de ressembler. En vain.
    "Quelle que soit la manière dont les gens réagissaient à telle ou telle chose, partout dans le monde entier, je réagissais différemment ." ; "Je n'aime que les trucs bizarres. Ca m'inquiète, à force. J'aime les longues promenades, Shakespeare, collectionner les recettes de cuisine, aller au musée d'Histoire naturelle et parfois juste ma balader en bus dans la 5ème Avenue à New York. J'aime aussi le jardinage. Ca fait honte à ma mère mais j'aime vraiment ça."
    Tous lui font sentir cette différence, y compris sa mère qui tente de vivre à travers des "apparences" qui ne donnent pas le change. Son père, quant à lui, souffre de sa vie ratée et n'a que peu de temps à accorder à son fils.
    Albert rencontre alors Madame Woodfin, une vieille dame qui vit seule dans une maison délabrée, entourée de livres et de toiles d'araignées. L'air de rien, elle apprivoise Albert, lui permettant de découvrir petit à petit que sa singularité peut aussi être sa chance. "Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c'est peut-être qu'il entend le son d'un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend, quelle qu'en soit la cadence." (Henry David Thoreau) ; "Les rêves sont la matière de la vie, mais il faut les surveiller et les protéger, comme on protégerait un magnifique château."
    Un très agréable récit qui fait mouche et touche le lecteur. Un bémol : j'aurais aimé accompagner un peu plus longuement ces personnages au fil de leur route. Un goût de trop peu...

    Lien : http://paikanne.skynetblogs.be/post/7939573/notre-petite-vie-cernee-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 28 janvier 2011

    Lali
    Dès que j'ai lu ce billet signé BelleSahi, j'ai su que j'aimerais moi aussi Notre petite vie cernée de rêves de Barbara Wersba. Peut-être parce qu'on y parle de littérature et de théâtre. Peut-être à cause de l'illustration de la couverture dans laquelle je me suis reconnue.
    Mais aussi, maintenant que j'ai dévoré ce roman destiné aux adolescents publié en 1968 sous le titre The Dream Watcher et traduit en français quarante ans plus tard, parce qu'il est questions de différence et des rêves qui sont en nous à propos desquels Orpha affirme : « Les rêves sont la matière de la vie, mais il faut les surveiller et les protéger, comme on protégerait un magnifique château. »
    Nous sommes tous des Albert d'une certaine manière. Des adolescents déguisés en adultes qui tentent de vivre leurs rêves ou de les conserver bien au chaud si ces rêves sont pour le moment inatteignables. Nous sommes tous un peu des Albert, mais nous n'avons pas tous eu le bonheur de croiser un jour Orpha, une vieille dame de 80 ans, un peu fantasque, vivant au milieu de ses livres et de ses souvenirs. Mais qu'à cela ne tienne, il suffit d'ouvrir ce livre pour qu'elle nous livre sa sagesse…

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=38953
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    • Livres 5.00/5
    Par Mariondoc, le 11 novembre 2009

    Mariondoc
    La mère d'Albert est une femme frustrée qui ne semble plus s'intéresser à grand chose si ce n'est pleurer sur l'échec de sa carrière de Star. le père d'Albert est à la limite de la dépression sévère, il regarde passer sa vie sans aucune réaction. Albert, dans tout ça, est un ado qui a une piètre opinion de lui. Il ne sait rien faire à part collectionner des choses qui ont peu d'interêt au yeux du monde: les livres, des citations de grands auteurs, des recettes de cuisine. Bref, sa vie est plus que morne! Jusqu'au jour où...il rencontre sa voisine. Une vieille dame fantasque au passé fascinant et aux répliques toujours bien placées...
    Il ne sert à rien d'en dire plus. Ce roman est l'histoire d'une rencontre improbable entre une vieille dame et un petit garçon qui cherche à donner du sens à sa vie. Une rencontre pleine de tendresse et d'espoir.

    Lien : http://lewebpedagogique.com/cdiblanqui/
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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    zazimuth
    Le héros, Albert, est un adolescent américain mal dans sa peau. C'est un anti-héros qui se croit raté parce qu'il est différent. L'école ne l'intéresse pas, la société des jeunes de son âge non plus et les ambitions que sa mère fait peser sur lui l'écrasent.
    Alors le jour où il rencontre une vieille dame excentrique du voisinage qui lui dit qu'il est beau et cultivé et qui l'encourage à suivre ses idées...


    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-31172534.html
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2008
    Lecture jeune, n°128 - Albert est un adolescent hors du commun : il aime cultiver les plantes dans son jardin, lire et regarder la chaîne éducative à la télévision. Il est rejeté par les jeunes de son école, mais peu importe, car les autres ne l’intéressent pas. Sa mère est désespérée ; elle qui a toujours rêvé de succès et de richesse pour sa progéniture, se retrouve avec un fils paresseux et solitaire. Albert cherche son identité. Il part même à New-York, essaie de s’intégrer à un groupe de hippies, rencontre d’autres communautés... et ne parvient à s’identifier à aucune d’entre elles. Mais, lorsqu’il rencontre Orpha Woodfin, une femme âgée qui vit comme une clocharde dans une maison où la poussière et les toiles d’araignée recouvrent les piles de livres, Albert grandit. Pour la première fois, un adulte lui parle de sa différence comme d’une qualité et lui conseille de la cultiver.

    La relation qui unit les deux personnages est bouleversante et met en avant l’importance d’avoir confiance en soi. À chaque page, ce roman lutte contre les préjugés et le conformisme. Bien qu’écrit en 1968, il reste d’actualité.

    Ilaria Conni

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Citations et extraits

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  • Par liliba, le 11 avril 2009

    "Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c’est peut-être qu’il entend le son d’un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu’il entend, quelle qu’en soit la cadence."


    "Si ta vie quotidienne te semble pauvre, ne l'accuse pas, accuse-toi plutôt ; dis-toi que tu n'es pas assez poète pour en convoquer les richesses..." Rilke

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  • Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    Chaque fois que je découvre un passage qui me plaît dans un livre, je le tape à la machine à écrire et je le colle sur le mur au-dessus de mon bureau. Je dois avoir un millier de citations et ça me fait du bien, en levant les yeux, de tomber sur une idée brillante formulée par un auteur, il y a longtemps. (p.13-14)
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  • Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    Je me sentais joyeux. C'était un sentiment si nouveau que je ne savais pas trop quoi en faire. J'avais toujours une petite place pour le désespoir, mais la joie ça vous étouffe quand vous n'êtes pas habitué. (p.37)

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  • Par zazimuth, le 30 septembre 2010

    Ce ne sont pas les rêves qui comptent, monsieur Scully, c'est de rêver. (p.149)

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