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> Jean-Pierre Pugi (Traducteur)

ISBN : 2070418952
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 130 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le sang d'Ambre
Le cycle des Princes d'Ambre, VII
[i]Traduit de l'américain pas Jean-Pierre Pugi[/i]

Trahi par son meilleur ami, emprisonné dans une grotte de cristal qui le privait de ses pouvoirs, Merlin ne doit sa liberté qu'à l'intervent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 03 janvier 2013

    Philemont
    Cette fois-ci c'est Merlin, le fils de Corwin, qui nous conte ses aventures. Bien entendu celles-ci se passent entre Ambre et le Chaos, en passant par l'Ombre Terre…
    Ce second cycle dans le cycle est conforme à ce que l'on pouvait attendre de lui : une réplique, un ton en-dessous, des cinq premiers volumes. La structure des aventures de Merlin est similaire à celles de Corwin. Cela démarre sur l'Ombre Terre et se poursuit par des allers et retours entre Ambre et le Chaos. Ce dernier est toutefois bien plus présent que lorsque Corwin était le narrateur. Il faut dire que Merlin a été élevé dans Les cours du chaos et qu'à ce titre il est capable de faire appel aussi bien à la Marelle qu'au Logrus, les deux puissances antagonistes qui permettent, notamment, de se déplacer en Ombre.
    Le récit est centré sur Merlin et, à la différence des cinq premiers volumes, les personnages secondaires sont peu détaillés. Roger Zelazny concentre en effet ses efforts sur la quête et les choix de Merlin, celui-ci évoluant souvent seul en Ombre. Selon moi, c'est à ce niveau que le cycle perd une bonne partie de son intérêt, et ajoute une certaine confusion pour le lecteur inattentif.
    Cette critique est toutefois à relativiser puisque le lecture du cycle de Merlin reste plus qu'agréable. Pour une suite, je dirais même que le résultat est plutôt bon. En outre, l'univers de Roger Zelazny est si riche que l'on peut être certain de trouver un intérêt à une relecture quelques mois ou quelques années après la première lecture. C'est suffisamment rare pour être souligné.
    Enfin, le cycle de Merlin est l'occasion de découvrir plus ouvertement la source d'inspiration de l'auteur. Celle-ci est double : c'est Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll, et la Trilogie d'Enfer, de Mervyn Peake. S'il est besoin, rappelons que ces deux classiques nous dépeignent notre monde tel qu'il est, mais également le monde tel qu'il pourrait être si nous osions le transformer comme notre imagination nous le dicte. Sans atteindre leur qualité littéraire, Roger Zelazny n'a pas à rougir de l'exploitation qu'il a fait d'un tel thème.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dude76, le 03 octobre 2010

    Dude76
    Un tome qui revient plus dans la qualité à laquelle nous a habitué Zelazny;
    Dans celui-ci, on a un retour en force de l'humour, des sarcasmes et autres forme d'auto-dérision, cette légèreté qui aide à s'approprier les personnages.
    L'intrigue également quitte sa forme linéaire (et parfois quelque peu facile du tome 6) pour monter en suspense et retrouver une vraie construction.
    Bien qu'ayant eu un peu moins de temps perso disponible pour lire ce tome et ai donc pris plus de temps à le lire, j'y ai pris plus de plaisir que dans le précédent.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bookworm84, le 09 juillet 2011

    Bookworm84
    Je ne sais si je me suis habituée au ton de narration de Merlin, ou si c'est le talent de Zelazny qui fait mouche à nouveau, toujours est-il que je suis bien ravie par ce nouvel opus! Les complots se multiplient, le mystère s'épaissit, Merlin se débat avec plus ou moins de talent dans tout cet imbroglio, cherchant à trouver la clé de l'énigme (ou plutôt DES énigmes) tout en devant veiller à sa vie. le tout se clôt sur un final tellement surprenant que me voilà déjà lancée dans la lecture du tome suivant, Le signe du chaos ! Merlin n'a certes pas le charme de baroudeur de Corwin, mais ses aventures, si elles sont moins enchanteresses, n'en sont pas moins passionnantes !
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Citations et extraits

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  • Par Dude76, le 02 octobre 2010

    Une énorme silhouette ronde me barrait le passage. Elle ressemblait à un Bouddha pourpre possédant des oreilles de chauve-souris. En me rapprochant encore, je découvris les détails : crocs saillants, yeux jaunes dépourvus de paupières, longues griffes rouges achevant des mains et des pieds démesurés. L'être était assis au milieu du tunnel et ne semblait pas avoir l'intention de se lever. Il ne portait aucun vêtement, mais son énorme ventre distendu reposait sur ses genoux et me dissimulait son sexe. Sa voix était bourrue et masculine, cependant, et son odeur nauséabonde.
    " Salut, belle journée, n'est-ce pas ? " lui dis-je.
    La créature gronda et la température parut s'élever dans le passage. Frakir était devenue frénétique et je l'apaisai mentalement.
    Le chose se pencha vers le sol et utilisa un de ses ongles brillants pour tracer une ligne fumante dans la pierre à ses pieds. Je m'arrêtai devant elle.
    "Franchis cette limite, sorcier, et tu es mort, dit-elle.
    - Pourquoi ?
    - Parce que je l'ai dit.
    - Si vous prélevez un péage, indiquez-moi son montant. "
    l'être secoua la tête. " Tu ne peux acheter ton passage.
    - Heu... pourquoi pensez-vous que je suis un sorcier, au fait ? "
    Une caverne s'ouvrit dans son visage? Elle abritait un nombre de dents encore plus élevé que je ne l'avais soupçonné, et des profondeurs de sa gorge s'éleva un son rappelant le grondement du tonnerre tel qu'on l'imite en secouant une plaque de tôle.
    " J'ai senti le contact de ta petite sonde, dit-il. C'est un tour de magicien. En outre, seul un sorcier aurait pu arriver jusqu'au point où tu te trouves.
    - Vous semblez n'avoir guère de respect pour les membres de cette profession?
    - Les sorciers, je les mange. "
    Je ne pus m'empêcher de grimacer en pensant que certains vieux schnoques de mes confrères n'étaient vraiment pas appétissants.
    " En ce cas, que me proposez-vous ? À quoi sert un passage, si on ne peut l'emprunter ? Que dois-je faire pour poursuivre mon chemin ?
    - C'est impossible.
    - Même si je résous une énigme ?
    - Ça ne marche pas avec moi ", fit-il. Mais ses yeux devinrent brillants. " Je vais quand même t'en poser une, pour le plaisir : Qu'est-ce qui est vert et rouge, et tourne sans cesse ?
    - Vous connaissez le sphinx !
    - Merde ! Tu l'as déjà entendue. "
    Je haussai les épaules. " Je vais de-ci, de-là.
    - Pas par ici. "
    Je l'étudiai. Il devait posséder des moyens de défense particuliers contre les envoûtements, si sa fonction consistait à interdire le passage aux sorciers, et son physique était pour le moins imposant. Je m'interrogeai sur sa rapidité. Ne me serait-il pas possible de plonger sur le côté et de me glisser en courant près de lui ? Je parvins à la conclusion que je n'avais pas la moindre envie de tenter cette expérience.
    " Il faut absolument que je passe, insistai-je? C'est pour une urgence.
    - Rien à faire.
    - Qu'est-ce que ça vous rapporte de toute façon ? Demeurer assis au milieu d'un tunnel ne me semble pas être une occupation très passionnante.
    - J'aime mon boulot. Je suis fait pour ça.
    - En ce cas, pourquoi laisse-vous le sphinx aller et venir à sa guise ?
    - Les créatures magiques, ça ne compte pas?
    - Hm.
    - Et n'essaie pas de me faire gober que tu entres dans cette catégorie en utilisant une illusion propre aux membres de ta profession. Je sais reconnaître ce genre d'artifice.
    - Je vous crois sur parole. Quel est votre nom, au fait ? "
    Il renifla. " Tu peux m'appeler Scrof, si ça facilite la conversation. Et toi ?
    - Corey.
    - D'accord, Corey? Tu sais, je veux bien te mettre au parfum. C'est prévu dans le règlement. Rien ne l'interdit. Tu as le choix entre trois possibilités, dont une vraiment stupide. Tu peux faire demi-tour, suivre en sens inverse le chemin que tu as pris pour venir jusqu'ici, et rester en vie. Tu peux encore t'installer où tu es, y rester aussi longtemps que tu le souhaites, et je ne lèverai pas le petit doigt contre toi. La solution idiote consiste à franchir le ligne que je viens de tracer? Si tu le fais, je te tue. C'est le Seuil, et je suis son Gardien. Je ne laisse passer personne.
    - Je vous remercie d'avoir mis les choses au point.
    - Ça fait partie de mon travail. Alors que choisis-tu ?
    Je levai mes mains et les lignes de force se tordirent tels des serpents à l'extrémité de chacun de mes doigts. Frakir se laissa pendre à mon poignet et se mit à osciller en dessinant des motifs compliqués.
    Scorf sourit? " Au fait, je ne dévore pas seulement la chair des sorciers. Je me repais également de leur magie. Seul un être arraché au Chaos primordial peut prétendre cela. Alors avance, si tu te crois de taille à m'affronter.
    - Au Chaos, vraiment ? Arraché au Chaos primordial ?
    - Ouais? Il n'y a pas grand monde qui soit capable d'y résister.
    - Un Seigneur du Chaos excepté ", rétorquai-je en reportant mon attention sur diverses parties de mon corps. Un travail approximatif. Plus on l'exécute rapidement, plus le processus est douloureux.
    À nouveau, le tonnerre d'une plaque de tôle.
    " Sais-tu quelles sont les probabilités pour qu'un Seigneur de Chaos vienne jusqu'ici et défie un Gardien ? " s'enquit Scrof.
    Mon bras commença à s'étirer et je sentis ma chemise se déchirer dans mon dos lorsque je me penchai en avant. Les os de mon visage se déplacèrent et ma poitrine entra en expansion...
    " Toute probabilité supérieure à zéro n'est pas à négliger, rétorquai-je dès la fin de ma métamorphose.
    - Merde", grommela Scrof en me voyant franchir la ligne.
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  • Par Dude76, le 03 octobre 2010

    Je dus crier pour me faire entendre au milieu du vacarme : " Sous quel nom dois-je t'appeler ?
    - Masque ! " répondit aussitôt le sorcier - et je ne pus m'empêcher de trouver que cela manquait d'originalité. Je m'étais sans doute attendu à un nom de héros de bande dessinée : Cauchemar Mauve ou Casque Cobalt. Enfin...
    Je venais d'utiliser mon ultime charme défensif. Je venais également de lever mon bras gauche afin que la partie de ma manche contenant l'Atout d'Ambre se retrouvât dans mon champ de vision. J'avais peut-être calculé un peu juste, mais il me restait une dernière carte à abattre. La démonstration de mes pouvoirs s'était alors déroulée sur un plan strictement défensif, et j'étais assez fier du sortilège que j'avais gardé en réserve.
    "Cette femme ne te serait d'aucune utilité, quoi qu'il en soit", dis Masque alors que nos deux sortilèges s'apaisaient et qu'il s'apprêtait à lancer une nouvelle attaque.
    "Je te souhaite malgré tout de passer une bonne journée", lui dis-je. Sur ces mots, je fis pivoter mes poignets, tendis mes doigts pour diriger la force, et prononçai le mot clé du sortilège qui constituait le bouquet final.
    "Œil pour œil ! " criai-je, comme tout le stock de la boutique d'un fleuriste tombait sur Masque, l'enfouissant sous le plus gros bouquet qu'il m'avait été donné de voir. Je trouvai le mélange de fragrances agréable.
    Il y eut un silence et un apaisement des forces, alors que je regardais l'Atout et me tendais vers lui. À l'instant précis où le contact s'établit, il se produisit une modification de la composition florale et Masque s'y dressa, telle l'Allégorie du Printemps.
    Sans doute m'estompais-je déjà à sa vue, lorsqu'il cria : " Je t'aurai quand même.
    - Et dent pour dent ", répliquai-je avant de prononcer le mot qui complétait l'enchantement, et qui fit tomber le contenu d'un tombereau de fumier sur lui.
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  • Par Dude76, le 03 octobre 2010

    D'un point situé loin derrière moi, j'entendis Random crier quelque chose...
    ... puis j'oubliai de quoi il retournait. Cet endroit était merveilleux. Je me reprochai cependant d'avoir pris les champignons pour des parapluies...
    Je posai à mon tour le pied sur la rambarde, pendant que le Chapelier me versait à boire et rétablissait le niveau dans la chope de Luke. Ce dernier tendit la main pour désigner le Lièvre de Mars, qui fut lui aussi resservi. Humpty était également présent. Tweedledun et Tweedledee, le dodo et le valet de pied Grenouille poursuivaient leur concert. Quant à la Chenille, elle se contentait de faire des anneaux de fumée.
    Luke me donna une tape sur l'épaule.Il y avait un détail dont j'essayais de me souvenir, mais qui m'échappait.
    "Je vais bien, à présent, me dit Luke. tout est parfait.
    - Non, il y a une chose... je n'arrive pas à m'en souvenir..."
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  • Par Dude76, le 02 octobre 2010

    Car je suis un sorcier : Merlin, fils de Corwin d'Ambre et de Dara des Cours du Chaos, connu par mes amis et connaissances de l'ombre Terre sous le nom de Merle Corey; un jeune homme charmant, brillant, spirituel et athlétique... Mais reportez-vous à Castiglione et lord Byron pour plus de détails, étant donné que je suis également modeste, réservé et peu communicatif.
    Cas cartes s'avérèrent posséder véritablement un pouvoir magique, ce qui ne me surprit plus lorsque j'appris que Juila avait fréquenté un occultiste du nom de Victor Melman après notre rupture. Je rendis alors visite à ce personnage, qui voulut m'immoler en grande pompe sacrificatoire. Je parvins cependant à abréger cette cérémonie et lui imposer quelques questions, avant que les conditions atmosphériques locales et un excès de zèle de ma part ne provoquent sa mort. Fin du rituel.
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  • Par Dude76, le 02 octobre 2010

    Le soir même, je regagnai l'ombre Terre et le Country club, mais ne vis nulle part mon mystérieux interlocuteur. Je n'avais malgré tout pas perdu mon temps, car je rencontrai une jolie femme : Meg Devlin.... et, une chose conduisant à une autre, je la raccompagnai à son appartement où nous fîmes plus ample connaissance. Nos ébats terminés, elle me demanda quel était le nom de ma mère. Et je le lui dis. Il ne devait me venir que plus tard à l'esprit qu'il s'agissait peut-être de la personne que j'étais venu rencontrer.
    Notre échange de confidences sur un oreiller fit prématurément interrompu par la sonnerie de l'interphone - annonçant le retour impromptu d'un homme qui devait être l'époux de Meg. J'agis alors en parfait gentleman et pris la fuite.
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