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Note moyenne 4 /5 (sur 6 notes)

Nationalité : Pologne
Né(e) à : Tychy , le 12/05/1983
Biographie :

Adam Bielecki est un alpiniste polonais. À l'âge de 17 ans, il était le plus jeune alpiniste à avoir escaladé Le Khan Tengri en style alpin. Il est connu pour avoir réalisé plusieurs premières ascensions hivernales de sommets de plus de 8 000 mètres : Gasherbrum I et Broad Peak. Il réalise ses ascensions sans bouteille d'oxygène.

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Quelques questions à propos de Le gel ne me fermera pas les yeux


07/10/2019

Adam Bielecki est un des plus audacieux himalayistes de sa génération. Nous avons rencontré le récent décoré de la Légion d’Honneur à l’occasion de la publication de sa biographie Le gel ne me fermera pas les yeux, dans laquelle il revient sur 20 années d’expéditions, sur son parcours, ses projets et ses échecs.

En France vous avez commencé à être connu d’un plus large public en participant au sauvetage exceptionnel de la Française Elisabeth Revol, contrainte de survivre à 3 nuits seule, sans tente au dessus de 6000 mètres d’altitude, en hiver. Vous revenez dans l’édition française du livre sur cet événement et on vous sent très ému au moment où vous retrouvez Elisabeth. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez ressenti précisément ?

Pour planter le décor nous étions à 6200 mètres, il était environ 2 heures du matin, en pleine nuit noire et nous avions fini la partie la plus technique de l’ascension : le mur Kinshofer. Denis Urubko [partenaire de cordée] était devant en tête et il se mit à crier qu’il voyait Elizabeth. A ce moment je doutais fortement, car nous nous attendions à la retrouver beaucoup plus haut, vers 6700 mètres. Puis sa silhouette est apparue sous la lumière de la lampe frontale de Denis.

Quand je l’ai vue c’était un moment très touchant, très fort, nous pleurions presque du soulagement de la voir, plutôt en bonne forme vu ce par quoi elle était passée. Après nous être serrés dans les bras, nous avons demandé à Elizabeth dans quel état était Tomek [son compagnon de cordée resté bloqué plus haut et qui ne parviendra pas à redescendre]. Le point crucial était de savoir s’il pouvait bouger pour descendre. Elizabeth nous avait dit l’avoir laissé inconscient, avec des engelures sur le visage, sur les mains et les jambes. Il y a donc eu un sentiment contraire de grande joie de retrouver Eli, et une immense tristesse. Car Tomek ne pouvant bouger par lui même, il devenait évident que deux personnes ne seraient pas suffisantes pour l’aider, d’abord car il serait très dur de l’atteindre, mais surtout car il serait impossible de le redescendre inconscient.

De nombreuses personnes suivaient en direct votre opération de sauvetage et voyaient votre ascension sur internet via un traceur de position.

Je reste encore fasciné par cet immense contraste, car nous étions tout à la fois les personnes les plus seules au monde, en hiver, la nuit, sur une montagne inaccessible pour la plupart du monde ; et en même temps des milliers voire des millions de personnes suivaient notre avancée. Mais je l’ignorais totalement. Habituellement un petit groupe de personnes suivent mon avancée, mais là nous avions atteint un point où des responsables de Google Maps durent intervenir car nous avions dépassé les quotas gratuits d’affichage de cartes, du fait de l’audience importante.

Dans votre livre, vous vous référez à “l’autre côté du miroir”, une expression reprise d’Alice au pays des merveilles mais employée par certains himalayistes pour décrire la situation dans laquelle vous vous trouvez. Que se passe-t-il de l’autre côté ?

L’autre côté du miroir, c’est la mort. Etre en montagne en hiver au Karakorum nous amène très près de nos propres limites. Au delà de 7000 mètres d’altitude on est dans ce qu’on appelle la “Death zone”, non sans raison. Ce que cela veut dire c’est que, en tant qu’athlètes de l’extrême, on flirte avec ces limites pour atteindre nos objectifs.

Votre perception de la vie change-t-elle dans ces situations ?

Oui je pense que cela nous donne une toute autre perspective sur la vie. Être proche de “cela” nous permet d’apprécier la vie encore davantage. Il y a souvent des gens qui affirment que les grimpeurs ne respectent pas la vie en la risquant pour rien. Je pense tout le contraire : pour apprécier quelque chose vous devez d’abord en sentir le manque. Si tu n’as pas eu soif pendant de longues heures tu ne sais pas apprécier une boisson chaude, si tu n’as pas marché pendant 10 heures tu ne peux pas apprécier la sensation que l’on a en retirant ses chaussures. Et je pense que c’est pareil pour la vie, si tu ne réalises pas à quel point elle est fragile, à quel point il est facile de la perdre, tu ne l`apprécieras pas à sa juste valeur. Le fait de risquer ma vie en montagne me permet de l’apprécier bien davantage dans la vallée.

Dans le livre, de nombreux événements sont liés à votre vie dans la vallée. Vous accélérez une expédition pour ne pas retarder votre mariage, pour la naissance de votre fils ou pour ne pas manquer ses premiers pas. Comment vit-on cette double vie ?

J’ai un jour accepté d’être toujours déchiré : quand je suis ici dans la vallée avec ma famille je rêve de grimper et de nouveaux projets, quand je suis en expédition, ma famille me manque. Je suis condamné à n’être jamais totalement satisfait. C’est ma vie et je l’accepte. Néanmoins quelque chose a changé quand je suis devenu père. Contrairement à ce que pensent la plupart des gens je ne suis pas devenu un grimpeur prudent, je l’étais il y a longtemps déjà, sans quoi je serais déjà mort. Ce qui a changé c’est que par le passé je partais en montagne pendant 6 mois, sans me préoccuper du mauvais temps ni nécessité de grimper. Désormais je m’entraîne beaucoup plus dans la vallée, quand il y a une bonne prévision météo j’accomplis mes objectifs en montagne en grimpant vite, sinon je préfère passer du temps avec ma famille.

Votre livre fourmille de détails sur ce qui fait le succès ou l’échec d’une expédition hivernale en Himalaya. Une minutie très particulière : 3 détails oubliés c’est l’échec, 5 c’est les gelures garanties, 10 c’est la mort certaine. Pourriez-vous donner quelques exemples ?

Cela commence au tout début de l’expédition. Lors d’une expédition sur un sommet de 8000m en été, si tu oublies quelque chose, un crampon par exemple, tu appelles ton agence et quelques jours plus tard ils t’envoient le matériel au camp de base avec un porteur. En hiver c’est impossible, car le simple fait d’arriver au camp de base est une expédition en soi. Donc cela commence dès le moment où l’on fait son sac. Ensuite tout compte : comment orienter l’entrée de sa tente contre le vent, comment la sécuriser, faire fondre l’eau, suspendre les objets dans la tente dans un ordre déterminé, sécher tes gants. Si tu ne mets pas ta bonbonne de gaz dans ton sac de couchage le soir, le lendemain tu ne peux pas prendre de petit déjeuner, car le gaz sera gelé. Lorsque tes gants sont mouillés tu dois avoir une paire de rechange, mais si tu l’as laissée dans ton sac à dos et pas près de ton corps pendant l’ascension, en la sortant du sac ils seront gelés et tu ne pourras pas les utiliser.

Lors de l’ascension pour le sommet, les vêtements que tu mets en sortant de la tente sont ceux que tu garderas toute la journée. On me demande souvent pourquoi ne pas retirer une couche de vêtement si l’on va vite et qu’on transpire. C’est tout simplement impossible, pour toute une série de raisons. Et la première est que la fermeture éclair de la combinaison gèle et forme un gros bloc de glace. La seule façon de l’ouvrir est de revenir à la tente et de faire fondre cette glace avec un réchaud. On ne peut pas faire d’ajustement pendant l’ascension au sommet.

A l’extrême opposé, vos ascensions sont aussi des parties d’échecs avec la montagne, des assauts militaires de forteresse et une bonne stratégie d’attaque est indispensable. Le sous-titre du chapitre sur l’expédition au Gasherbrum 1 est “Un chef-d’oeuvre de tactique”. Pourriez-vous expliquer comment cela fonctionne ?

Je crois que les stratégies d’ascension ont beaucoup évolué, en raison principalement de la qualité de l’équipement plus efficace et léger, mais surtout de la fiabilité des prévisions météorologiques. Quand les Polonais faisaient des ascensions dans les années 1980, ils partaient avec des équipes immenses et tous les jours une partie d’entre eux montait peu à peu des cordes fixes pour préparer l’ascension finale, quelle que soit la météo.

Aujourd’hui on peut attendre la bonne fenêtre météo sans dépenser d’énergie et grimper le plus vite possible, le plus haut possible. Globalement on passe moins de temps au-dessus du camp de base, exposé au froid et au vent. La stratégie est de dépenser le moins d’énergie possible en cas de mauvais temps, la vitesse moyenne du vent au Karakorum étant de 150 à 200 km/h avec une température de -40°C : dans ces conditions le sommet est inatteignable et il faut attendre que le vent descende sous les 30-40 km/h. Durant tout l’hiver il y a seulement 4 ou 5 jours qui offrent ces conditions. Dans chaque expédition il y a ces mêmes débats : on est acclimatés, au camp de base, prêts à partir et la météo est dans un entre-deux. L’alternative c’est soit de ne pas monter et perdre une opportunité d’atteindre le sommet soit à l’inverse de faire une tentative qui, si elle est infructueuse, nous empêchera de récupérer de l’énergie à la prochaine fenêtre météo. Il est difficile de choisir la meilleure stratégie. Avec le temps qui passe j’ai changé. Par le passé je poussais toujours pour l’ascension. Désormais je suis plus patient et je préfère attendre la bonne opportunité.

Au-delà de la difficulté et de la joie sur les sommets, votre livre revient aussi sur les éléments négatifs qui entourent l’expédition : la difficulté à trouver des financements, les polémiques médiatiques sur les responsabilités lorsque l’aventure tourne mal, la compétition entre certaines expéditions ou l’absence de solidarité. Quelle est la pire partie d’une expédition ?

De toute évidence le pire qui puisse arriver c’est que quelqu’un soit blessé ou décède. Car c’est l’une des activités les plus dangereuses inventées par l’être humain. Et en second lieu, tout ce qui a à voir avec les médias ou les commentaires sur internet. C’est quelque chose qui touche de nombreux sports, mais ce qui est particulier pour nous c’est que l’on commente des événements tragiques, comme la mort d’un membre de l’expédition.

Vous racontez de nombreuses expéditions : Broadpeek, Gasherbrum, K2. Quelle est votre plus belle expérience ?

Je refuse de répondre à cette question. (Rires) Je n’aime pas simplifier la réalité en termes de “meilleur”, “plus dur”, “plus dangereux”. Après plus de 20 ans d’ascension, j’ai tellement de souvenirs, je ne rendrais pas justice à la réalité en pointant du doigt une expédition parmi toutes celles-ci. Chacune est une expérience complexe et unique. Vidéo de l’attaque finale du Broadpeek par Adam Bielecki

La grande conquête du moment des himalayistes ce sont les sommets de plus de 8000 mètres en hiver, qu’y aura-t-il après ? Et dans 50 ans comment pensez-vous que cela va évoluer ?

Je dis toujours que les grimpeurs sont chanceux en ce qu’ils ont un nombre infini de buts. Je suppose qu’un footballeur peut souhaiter gagner la Ligue des Champions et la Coupe du Monde. Pour un grimpeur il n’y a pas d’équivalent : quand on finit un sommet, on pense déjà à un autre objectif. Bien sûr le défi actuel dans l’exploration himalayenne c’est le K2 hivernal. Mais la quête des 8000 hivernaux ne sera pas finie, il manquera d’autres sommets secondaires comme Lhotse Shar, Kangchenjunga Sud ou l’Everest qui n’a pas encore été conquis sans oxygène en hiver. Puis tous les 7000. Sinon il y a toujours la possibilité de grimper plus vite, avec moins d’équipement, en style alpin. Dans le domaine sportif, le temps des grandes expéditions avec des kilomètres de cordes fixes est un peu révolu.

Dans 50 ans je ne sais pas : certaines personnes pensent qu’il n’y aura plus rien. (Rires) Et notamment plus de glace. Pour ma part je constate le changement climatique, du retrait du glacier du Kilimandjaro à la difficulté de trouver des cascades de glace dans les Alpes. Même au Karakorum [région montagneuse du Pakistan qui regroupe de nombreux sommets de plus de 8000 mètres d’altitude], depuis quelques années les mois de juin et juillet sont devenus trop chauds pour grimper : les températures montent au dessus de 0° à 6200 mètres et la neige devient de la pluie, on doit désormais monter la nuit ou partir plus tôt dans l’année. Je suis donc plutôt pessimiste sur ce qui se passera dans 50 ans.


Adam Bielecki et les livres

 

Comment est venue l’idée du livre, et quel fut le processus éditorial ?

C’est venu de l’extérieur : depuis de nombreuses années je suis conférencier et c’est pour moi une source significative de revenus. Les gens me demandaient régulièrement d’écrire un livre. Et puis je me suis piégé tout seul : j’ai accepté de le co-écrire avec Dominik Szczepanski en pensant qu’il ferait tout le boulot. Mais bien évidemment le processus a été long et douloureux. Dominik m’a d’abord interviewé très longuement et a retranscrit nos échanges sur plusieurs milliers de pages. Puis nous avons sélectionné ensemble les parties les plus pertinentes et il a retravaillé l’ensemble dans une langue plus écrite. Mais en le relisant j’ai pensé : “Mon dieu ça ne me ressemble pas du tout !” Ce n’était pas mon esthétique, mon langage, ni mon émotion par moment. J’ai alors compris que le travail était beaucoup plus important que ce que j’imaginais et j’ai retravaillé le texte pour le formuler dans mes mots.

Puis nous avons fait avec l’éditeur le travail de correction, clarification, le choix des photographies ou du titre que je n’avais pas jusqu’au jour où le titre est parti à l’impression. Au total cela a représenté 6 mois de travail dont 2 à temps plein. Comme je me connais et que je savais que j’allais procrastiner, j’ai insisté auprès de l’éditeur pour qu’il m’impose une clause prévoyant une amende en cas de retard et cela a fonctionné, nous avons respecté les délais !

Quels livres lisez-vous au camp de base ?

Je lis beaucoup et de tout, une dizaine de livres par expédition. De la fiction, des essais, de la science-fiction de Philip K. Dick à Orson Scott Card, les classiques de Fiodor Dostoïevski à Charles Dickens, de la littérature de montagne... Choisir un titre parmi tous serait comme choisir un sommet !

En montagne vous avez une liseuse ou vous apportez des livres papier ?

J’emporte les deux : j’ai un Kindle, mais comme ils ont tendance à casser en haute altitude, je prends une assurance en emmenant aussi des livres papier. Même pour le summit push [NDLR : la partie finale de l’ascension où l’on part le plus léger possible] en hiver j’ai de la lecture au dernier camp !

Quel est le livre de montagne que vous recommanderiez à tout le monde ?

Mes favoris sont Walter Bonatti : Montagnes d`une vie, j’aime beaucoup My vertical world de Jerzy Kukuczka*, Mixed Emotions de Greg Child* et je pense que tout le monde devrait lire Freedom climbers de Bernadette Mac Donalds* qui est une grande oeuvre littéraire et couvre l’histoire des himalayistes polonais dans les années 1980. C’est un livre très important pour ma génération et qui suit les héros de mon enfance.
*non traduits en français

Quel est le livre qui vous a donné envie de devenir grimpeur professionnel ?

Il est indéniable que les livres ont été ma première source d’inspiration pour devenir grimpeur. Dans ma jeunesse c’est assez simple : je les ai tous lus ! Tous les classiques de Maurice Herzog à Walter Bonatti ou Kurt Diemberger en passant par l’histoire des grimpeurs Polonais des Tatras.


Découvrez Le gel ne me fermera pas les yeux d`Adam Bielecki aux Editions Paulsen



Entretien réalisé par Pierre Fremaux



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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
petitours   13 septembre 2019
Le gel ne me fermera pas les yeux de Adam Bielecki
Pour Maciek Berbeka c'est le concept de "l'autre côté du miroir". Si l'on ne vit pas de situations extrêmes, si l'on n'a pas l'occasion de voir à quel point la vie est fragile, on ne peut pas l'apprécier à sa juste valeur. La proximité avec la mort nous pousse à aimer la vie davantage. On s'allonge dans l'herbe avec une fille, un verre de vin à la main, et l'émerveillement est entier. Le vrai sens de ma vie n'est pas de gravir des 8000, mais dans le bonheur de ce qui m'attend au retour.
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petitours   04 septembre 2019
Le gel ne me fermera pas les yeux de Adam Bielecki
Nos -20°C en Pologne n'ont rien de spécial; -40°C, on peut l'imaginer : il fait tout simplement deux fois plus froid. Mais -60°C ? C'est abstrait, il nous manque les repères pour réaliser ce que signifie un tel froid.
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