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4.02/5 (sur 600 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Gandia, Valence , le 03/07/1984
Biographie :

Elísabet Benavent est une romancière espagnole.

Diplômée en communication audiovisuelle à l’Université CEU Cardinal Herrera de Valence, elle a obtenu par la suite une maitrise de communication et art à l’Université complutense de Madrid. Elle a travaillé dans le service communication d’une multinationale avant de tout plaquer pour se consacrer à sa passion : l’écriture.

Elle est devenue célèbre avec la publication de son premier livre "Dans les pas de Valeria" ("En los zapatos de Valeria") le 3 janvier 2013, via une plateforme numérique. D’abord autoéditée, la publication en 2013 de ses romans "Dans le miroir de Valeria" ("Valeria en el espejo"), "Les hauts et la bas de Valeria" ("Valeria en blanco y negro") et "Passionnément Valeria" ("Valeria al desnudo") a connu un énorme succès en Espagne, avec plus de 800 000 exemplaires vendus. La saga a été traduite dans plusieurs langues.

Grâce à son succès, le 8 mai 2020, Netflix a présenté la première saison de la série "Valeria", une production basée sur les romans. La série était renouvelée pour une deuxième saison (2021) et une troisième (2023).

Elísabet Benavent est auteure de nombreux romans, notamment "Un conte parfait" ("Un cuento perfecto", 2020), adapté en série télévisée diffusée sur Netflix en 2023. Le scénario du film espagnole "Nous étions des chansons" ("Fuimos canciones") est inspiré de son roman éponyme publié en 2018.

En parallèle à son activité de romancière, Elísabet Benavent est très active sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter et Facebook ou elle tient la page BetaCoqueta.

son site : http://betacoqueta.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/BetaCoqueta/
X : https://twitter.com/betacoqueta

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Bibliographie de Elísabet Benavent   (10)Voir plus


Entretien avec Elisabet Benavent


09/09/2019

En parallèle de la publication de nos entretiens habituels, nous vous proposons des traductions des interviews publiées sur la version espagnole de Babelio. Aujourd`hui, la parole est à Elisabet Benavent, qui s`est entretenue avec Lucía Moscoso Rivera. Traduction signée Pierre Fremaux.

D`où viennent les intrigues de vos romans?

Il n`y a pas de règle. Parfois, cela vient d`une conversation avec un ami, parfois d`une chanson. Parfois, une pensée cède le pas au leitmotiv de l’écriture. En réalité, la vie facilite cela, car la réalité dépasse la fiction et mes amis sont une source inépuisable d’inspiration.

Pourquoi la plupart de vos personnages sont-ils des personnages féminins ? Valeria, Silvia, Sofia ... qui sont-elles ?

Bien qu’il s’agisse de fiction j`ai toujours écrit à la première personne, il m’a donc toujours été plus naturel de me mettre à la place d`une femme. Bien qu`avec le temps j`ai incorporé des chapitres racontés du point de vue d’un protagoniste masculin, cette voix féminine m`intéresse beaucoup car je pense qu`elle a beaucoup à raconter sur le monde qui l`entoure.

Betacoqueta est votre alterego. Vous affirmez que vous et elle vous vous “prenez parfois le bec” mais qu’en général vous arrivez à vivre en paix. Qu`est-ce que Betacoqueta a qu`Elisabet n`a pas?

Elle est beaucoup plus sociable et s’énerve moins souvent. Betacoqueta est sans aucun doute ma partie optimiste et positive. Bien qu’elle se laisse parfois emporter par la mélancolie, c’est généralement celle qui trouve la solution pour s’en sortir.

Vous êtes une auteure très présente sur les réseaux sociaux, comment le gérez-vous ? Une interaction avec vos lecteurs est-elle nécessaire ?

Pour moi, ils ont été, depuis le début, essentiels. Les réseaux sociaux nous ont donné la possibilité de recevoir les commentaires des lecteurs en temps réel, ce qui en fait une masterclass nous renseignant sur nos réussites et nos échecs. Je pense également qu`ils constituent une plate-forme d`expression sur laquelle je peux partager des détails du quotidien de la création, ainsi que des textes et des réflexions qui n’auraient pas leur place dans mes romans.

Vous êtes reconnue comme auteure de romans érotiques et de chicklit. Vous identifiez-vous comme auteur de genre ?

Si je devais chercher un label qui définisse le genre qui englobe mon travail, ce serait sans doute la chick lit ou la littérature romantique, mais je n’aime pas trop ces étiquettes. Je pense que, parfois, elles limitent plus qu’elles ne définissent, outre qu’elles perpétuent parfois des préjugés.

Votre premier roman (Dans les pas de Valeria) a vu le jour au format numérique, comment est-il arrivé au papier ?

J’ai autopublié ce roman sur Amazon au début de l’année 2013, j`ai profité des réseaux sociaux pour tenter de faire connaître le livre. Peu à peu, une communauté de lecteurs s’est créée, qui non seulement commentait le livre sur Twitter, ou le critiquait sur Instagram, mais elle s’est mise à le télécharger de plus en plus. Quelques mois après l’avoir publié sur Amazon, mon éditrice m`a contacté et m`a proposé de mettre en valeur la saga par une publication au format papier.

Le premier tome de la saga Valeria est maintenant traduit en français, quelles réactions attendez-vous des lecteurs de ce pays ?

Il est difficile d`imaginer ce qui va arriver. Dans ces situations, je préfère ne pas avoir trop d`attentes. J`aimerais que la personne confrontée à la lecture du livre se sente identifiée, trouve dans ce groupe de filles des références à sa propre vie, à ses amis, à ce qui les préoccupe ou les enthousiasme. Mais se faire connaître dans un autre pays est toujours un défi.

Sur quel livre travaillez-vous en ce moment ?

Je travaille sur un roman, en un seul tome, dont je ne peux pas dire grand chose. Hormis que le protagoniste sera à nouveau une femme.


Quelques questions à propos de vos lectures

 

Quel est le livre qui vous a donné envie d`écrire ?

Mon amour pour la lecture a pris naissance avec L`Histoire sans fin de Michael Ende, mais je n`ai commencé à écrire que plus tard.

Quel est le livre que vous auriez rêvé d’écrire ?

Quand j`ai lu La Maison aux esprits, j`ai pensé avec une certaine frustration que je ne pourrais jamais écrire quelque chose d`aussi incroyable.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

La Maison aux esprits et De l`amour et autres démons ont été un avant et un après. Je suis devenue une personne très curieuse et j`ai commencé à lire tous les genres qui me tombaient entre les mains.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Je n`aime pas trop relire les romans. Je pense qu`il y a trop de livres à lire et un temps limité, alors j`essaie toujours de découvrir de nouvelles lectures. Cependant, j`ai lu à plusieurs reprises Lolita de Vladimir Nabokov, Madame Bovary de Gustave Flaubert et L`attrape-coeurs de J. D. Salinger car il y a toujours des livres qu’on a la sensation d’avoir lu trop jeunes pour en apprécier tous les détails

Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Aucun titre en particulier, car je ne lis pas par obligation, mais par passion. Et il y a un temps pour chaque livre. Ne pas avoir lu un livre n’implique pas qu’il ne le sera pas lu plus tard.

Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?

Je n`ai eu ce sentiment avec aucun livre.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

"Le seul moyen de se délivrer d`une tentation, c`est d`y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu`elle s`interdit" Dans Le Portrait de Dorian Gray, d`Oscar Wilde.

Et en ce moment que lisez-vous ?

Je viens de terminer "Si esto es una mujer", de Lorenzo Silva et Noemí Trujillo, et un livre m’attend sur ma table de chevet : "Mañana tendremos otros nombres", de Patricio Pron, Prix Alfaguara 2019.

Découvrez Dans les pas de Valeria d`Elisabet Benavent aux éditions L`Archipel







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Jette un coup d'oeil sur intangram. Regarde ces vies de rêve.Luxe et opulence.Mais les reseaux sociaux vendent une perfection irréelle qui nous pousse à chercher ce qui n'existe pas .
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Les histoires sont toujours compliquées. J’ignore pour quelle raison on nous fait croire que l’amour arrange tout. Ce n’est pas le cas. Nous sommes bien plus que la somme de deux moitiés. La plupart du temps, l’amour n’arrange rien, tout comme le mariage n’arrange pas une relation toxique ou les enfants un mariage brisé. L’amour nous met à l’épreuve. Il ne faut pas forcément mal, mais il exige presque toujours de nous plus de maturité, moins d’égoïsme, plus de courage. L’amour est simple, facile, amusant… mais la vie, pas toujours. Et j’ignore si tu le sais, mais le cerveau et le coeur, la tête et la poitrine, sont de vieux ennemis. Ils donnent l’alarme, s’ignorent, se lancent l’un et l’autre dans l’inconnu. Et c’est entre la tête et la poitrine que ça fait mal. Toujours là.
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En général, c’est ce que nous préférons, nous les femme. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent ou ressentent.
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J’étais tombée amoureuse d’un de ces mecs avec lesquels ça ne marche jamais et j’avais fichu mon mariage en l’air. J’avais demandé la séparation. Bref… J’aurais mieux fait de réfléchir avant de ruer dans les brancards.
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C’est tellement plus facile de se sentir bien dans ses pompes quand quelqu’un vous vénère comme un dieu. J’aurais sans doute été bien avisée de me dégotter moi-aussi un admirateur inconditionnel.
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Le soir, ma tête avait à peine touché l’oreiller que je m’assoupis – si profondément que je ne sentis rien quand Bruno se glissa entre les draps à côté de moi. Je rêvais qu’Aïtana m’avait maquillée avec des feutres indélébiles, et que j’avais beau frotter, ça ne voulait pas partir.
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Je lui avais recommandé de ne pas s'attacher aux choses superficielles. Après tout, les personnes qui nous font nous sentir spéciales dans la vie ne sont pas légion.
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Je sais que nous avons toutes connu ça au moins une fois. Tu le vois, tu retiens ton souffle, tu arrêtes de respirer sans t'en rendre compte jusqu'à ce que la tête te tourne. Tu sens ton coeur battre comme un fou dans ta poitrine, ton pouls pulser sur tes tempes et jusque derrière les yeux. Pas parce qu'il a un look à se damner ou des yeux verts irrésistibles. Non. Uniquement parce que c'est lui.
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La beauté physique est une chose éphémère qui se fane avec le temps. Tout ce qu'on peut faire c'est la photographier et la figer sur un morceau de papier. Mais on ne peut pas l'empêcher de mourir.
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Mais…
- Mais quoi ?
- Il est de ceux qui te font rire, Margot.
- Et ? C’est agréable, non ?
- Non, sourit-elle tristement. Ce sont ceux-là que l’on n’oublie jamais.
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