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ISBN : 225303598X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1985)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 572 notes)
Résumé :
Bastian, un garçon de dix ans, déroba un jour un livre ancien qui le fascinait et se réfugia au grenier pour le lire. Un livre pas comme les autres...Il y était question d'un pays fantastique où vivaient une toute petite impératrice, des elfes, des monstres, un garçon à la peau verte...Un pays menacé de mort et rongé par un mal étrange. Et voilà que Bastian, irrésistiblement entrait dans l'histoire, une histoire fantastique qui recommençait avec lui, L'Histoire sans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (114) Voir plus Ajouter une critique
Daniella13
  10 août 2018
Qui n'a jamais rêvé de chevaucher le dragon de la fortune d'Atréyu ? Alors laissons nous porter par cette histoire magique et les péripéties de nos héros...
Bastien est un petit garçon pusillanime qui va tomber sur un livre qui va changer le cours de sa vie : l'histoire sans fin. Tout en lisant ce livre, caché sous les couvertures du grenier de son école, il va s'attacher au héros, Atréyu, qui lui n'a peur de rien. Il doit sauver la petite impératrice et le pays fantastique du Néant. Mais plus il avance dans le livre et plus il comprend que le seul qui puisse sauver le pays fantastique est un enfant des hommes. Mais va-t'il comprendre que c'est de lui qu'il s'agit ?
Tout d'abord je suis heureuse de voir que l'édition Hachette a relativement respecté la couverture du livre comme elle est décrite dans le livre à l'exception de l'emplacement du titre. Mais les détails nous permettent de se mettre de suite dans l'histoire et d'être vraiment attirée par celle-ci. Même chose en ce qui concerne les couleurs d'écriture quand il s'agit de l'histoire d'Atréyu et quand il s'agit de ce que pense ou fait Bastien.
L'auteur, Michael Ende, a vraiment une écriture captivante et nous avons réellement l'impression d'être au coeur de l'histoire. Il nous emmène dans son monde fantastique et imaginaire avec simplicité et nous fait passer un agréable moment.
Au niveau des personnages, j'adore ce petit Atréyu qui n'a peur de rien et qui est prêt à payer de sa vie pour sauver le pays fantastique sans rien attendre en retour. Il a un bon coeur et on ne peut qu'être touché quand il perd son cheval Artax dans les marais de la désolation.
Fuchur, le dragon de la fortune, toujours raisonnable et prêt à aider même au péril de sa vie. J'adore son rôle, sa gentillesse et sa sérénité. Il nous apporte toute la douceur dont on a besoin pour se remettre de nos émotions.
Ensuite le livre étant découpé en deux parties, l'histoire d'Atrétu, et celle du pays imaginaire dont Bastien est le héros.
Je dois dire que cette deuxième partie m'a un peu moins plu. Il y avait des points positifs comme « le désert des couleurs » ou « le bois de la nuit », Perelin. Mais j'ai trouvé que c'était un peu long pour arriver à une telle conclusion.
Le film étant passé à la télévision récemment, je l'ai regardé et j'ai été relativement déçu car beaucoup de détails étaient manquants ou complètement hors sujet. Par exemple, le livre qui est bleu se retrouve être marron, Bastien devant être un garçon assez gros se retrouve être fin. Il manque la rencontre entre le le dragon Fuchur qui est nommé Falco, et Atréyu. Leur rencontre est totalement zappé dans le film.
J'ai donc pas forcément adapté à l'adaptation cinématographique alors que je l'ai vu plusieurs fois étant petite et que j'ai toujours adoré ce film.
Pour conclure j'ai apprécié lire ce roman et j'ai vraiment été plongé au coeur de l'histoire sans fin. Certains personnages me manqueront vraiment car ils ont une vraie personnalité très touchante.
Mais Bastien a fini par trouver ce qu'il cherchait...
Et n’oubliez pas que les livres ne vivent qu’à travers ceux qui les lisent.... Mais cela est une autre histoire, qui sera contée une autre fois.
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Mladoria
  01 décembre 2015
Je ne remercierai jamais assez Hyelana pour cette pioche sublime.
Si comme moi vous êtes nés dans les années 80, votre enfance a été bercée par l'adaptation cinématographique merveilleuse de Wolfgang PETERSEN en 1984, si vous n'avez pas vu ce film, je vous le conseille vraiment. Il ne vous enlèvera pas une once du plaisir de la lecture du roman, bien au contraire.
A la lecture de la première partie, j'étais donc en terrain connu et reconnu. Je me suis glissée avec délices dans ces pantoufles familières, dans ce Pays Fantastique si plein de mystères, d'horizons lointains, de chevauchées sauvages, de vol à dos de dragon et de créatures tout plus originales les unes que les autres. La quête héroïque d'Atreyu pour sauver la petite Impératrice et par là même le Pays Fantastique dans son ensemble m'a plongée avec Bastien Balthazar Bux dans ce statut de lecteur spectateur, pris dans le flot des émotions de l'histoire et j'ai retrouvé mes sensations d'enfant devant ces scènes poignantes.
Jusqu'à ce que... le lecteur devienne acteur du livre. Dans la deuxième partie, Bastien se rend au Pays Fantastique. Cette partie a été une vraie découverte pleine de couleurs, de paysages et de créatures au réalisme fantaisiste comme s'ils étaient devant nos yeux. J'ai particulièrement adoré le diptyque forêt luxuriante de Perelin et désert aux mille et une couleurs de Goab. Le personnage de Bastien s'étoffe au fil des pages et gagne en complexité.
Dans l'ensemble du livre, j'aime le style de l'auteur qui nous entraîne littéralement par ses descriptions visuelles et oniriques dans un monde insoupçonné d'imagination foisonnante. Les personnages et les lieux de ce coup de cœur resteront longtemps dans ma mémoire comme un souvenir précieux qu'aucun désir ne viendrait effacer. Mais ceci est une autre histoire qui sera contée une prochaine fois...
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Kenehan
  24 janvier 2015
Challenge Pavés 2014/2015 (517 pages)
Challenge ABC 2014/2015
Challenge Variétés 2015
Catégorie : Un livre avec des personnages non humains

Chef d'oeuvre !
Alors que je viens de refermer ce livre je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas lu plus tôt ! Pourtant, j'avais vu les films, le dessin animé mais je n'avais jamais touché au livre. Mieux vaut tard que jamais dit l'adage, mais quand même !
Il y a tellement à dire sur ce livre que je ne sais pas trop par où commencer. Publié en 1979 par Michael Ende, ce roman de la littérature jeunesse allemande est un livre que tout le monde devrait lire, petits comme grands. Encore faut-il que cela soit fait dans une édition correcte, respectant le travail original de l'auteur ! Hachette vient justement de rendre honneur à ce roman dans sa dernière édition parue en 2014.

"Il souleva le livre et l'examina sous tous les angles : il était relié, de couleur bleue, et le titre étincelait quand on le manipulait. En le feuilletant rapidement, Bastien vit qu'il était imprimé en deux teintes différentes. Il n'y avait pas vraiment d'illustrations, mais des lettrines très grandes et splendides. En regardant à nouveau la reliure, plus attentivement, il y découvrit deux serpents, un clair et un foncé, qui se mordaient la queue l'un l'autre, décrivant ainsi un ovale. En dessous de cet ovale figurait le titre : L'HISTOIRE SANS FIN" (p.11)
A deux détails près, l'emplacement du titre au-dessus de l'ovale plutôt qu'en dessous et la mention de l'auteur, cette édition correspond en tout point à la description qui en est faite dans le roman. Ce pourrait être un détail anodin et pourtant cela participe pleinement à l'immersion et surtout à la mise en abîme qui s'opère tout au long du récit. Celle-ci n'est qu'un des nombreux procédés utilisés dans ce roman.

Auparavant, je possédais une version poche (que je n'ai malheureusement jamais ouvert) jusqu'à que je tombe sur cette magnifique édition. Franchement, je suis incapable de résister à un ouvrage relié et soigné. Aussitôt vu, aussitôt acheté ! Et je suis bien content de m'être embarqué dans cette lecture au travers de cette édition tant on s'aperçoit que le simple jeu de couleurs du texte à son importance dans l'histoire. En fin de compte, une version totalement monochrome est une trahison à cette oeuvre, un peu comme si l'on publiait "Le Petit Prince" sans ses illustrations.

Le travail sur les lettrines de chaque première page de chapitre est très agréable et on se prend à rester un petit moment à les détailler. Ce soin apporté souligne également la structure particulière du récit. 26 chapitres commençant chaque fois par la lettre de l'alphabet lui correspondant : ainsi le chapitre 1 commence par un A, le chapitre 2 par un B, le 16 par un P, le 24 par un X, et ainsi de suite.

La forme accompagne donc le fond tout au long du roman. Ainsi, on remarquera également la notion du temps s'imposant régulièrement à Bastien durant sa lecture. Les heures s'égrenant une à une au fil des chapitres. Il est 9h (du matin) dans le chapitre 1, puis le clocher sonne les 10 coups, les 11 coups, etc. jusqu'aux fatidiques 12 coups de minuit dans le chapitre 12 qui accompagnent le basculement de Bastien vers le Pays Fantastique. On notera alors l'utilisation de cette heure symbolique qui est récurrente dans notre culture. A contrario, une fois Bastien projeté dans le Pays Fantastique, le temps s'efface et devient sans limite, au même titre que la géographie de ce monde merveilleux où rien n'est fixe, rien n'est délimité.

"L'histoire sans fin" est un roman initiatique qui n'épargne à aucun moment son/ses héros. Et on comprend vite ce schéma qui veut que la renaissance et l'évolution passe par la destruction. En effet, le Pays Fantastique se maintient dans un cycle perpétuel dans lequel sa disparition est nécessaire pour perdurer. Régulièrement, un "sauveur" doit venir pour donner un nouveau nom à la Petite Impératrice afin que le Pays reprenne vie.
Ce cycle éternel de vie/mort/renaissance est enchâssé au coeur même du Pays Fantastique et s'incarne en .
Et on ne quitte jamais totalement cette idée de devoir mourir, ne serait-ce que de manière symbolique, pour pouvoir avancer vers un autre soi, une autre étape de sa vie. Il faut accepter de se perdre pour mieux se retrouver et c'est bien ce que Bastien expérimentera .

Autant la forme que le fond sont imprégnés de symboles et donnent non seulement sa profondeur au récit mais également son attrait et son universalité. Michael Ende s'amuse même par quelques petits clins d'oeil comme cette mention faite à un ancien voyageur du nom de Schexpir. On se demandera alors un petit moment si pour être l'un des sauveurs du Pays Fantastique, il faut obligatoirement porter la triple initiale comme Bastien Balthasar Bux , mais la morale de cette histoire à de quoi nous rassurer.

Les films, le premier adaptant la première moitié du livre et le second l'autre moitié, ne sont, comme bien souvent, qu'un pâle reflet de ce qu'est véritablement "L'Histoire sans fin". C'est pour moi un coup de coeur et si je ne me suis permis que des analyses succinctes plutôt qu'un résumé c'est tout simplement parce que je vous invite vivement à vous plonger dans ce livre qui est une vibrante déclaration d'amour à la littérature et une ode à l'imaginaire.
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odin062
  29 avril 2015
L'histoire sans fin a bercé mon enfance. Mais pas en tant que livre, uniquement en tant que film. L'ambiance glauque à souhait faisant surement écho à mes dessins animés préférés (ceux de Don Bluth notamment), j'en garde un superbe souvenir. Certains scènes sont même gravés dans ma mémoire et elles ont resurgi durant la lecture. Car oui, après tant d'année, je me suis enfin lancé dans la lecture de l'original et là, ce fut un réel orgasme littéraire.
Cette histoire, c'est celle de notre imagination. C'est notre histoire, une de celles dont nous sommes les héros. Notre histoire arrive après celle qui nous est conté par Ende. Bastian découvre un livre étonnant. Un livre détaillant une quête, celle d'Atreju, ayant pour finalité de sauver le monde fantastique ou imaginaire. En gros, sauver ce qui fait vivre tout grand lecteur. Ce livre est un réel voyage. On passe les 26 chapitres comme 26 étapes d'un voyage organisé avec escales imaginaires. Tantôt dans l'horreur, tantôt dans le rêve, notre imagination est mise à rude épreuve.
Ce livre se doit d'être lu par tout grand lecteur et surtout par les lecteurs de romans fantastiques. Il n'est d'ailleurs pas sans me rappeler le cycle de la Tour Sombre de Stephen King. Les ressemblances philosophiques sont frappantes.
Cette histoire sans fin est un réel coup de maître. Une définition au livre fantastique stimulant notre imaginaire. C'est une pure merveille qui mérite amplement ses 5 étoiles. Ajoutons à cela, la forme qui n'a rien à envié au contenu. C'est donc, en plus de l'histoire, un bien bel objet. Une jolie déclaration d'amour à la littérature.
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Hyelana
  17 octobre 2016
Se livre porte merveilleusement bien son nom : impossible de venir à bout de ce roman. Quel dommage ! Après avoir dévoré la première partie, je me suis complètement lassée de la seconde où il ne se passe pas grand chose et dans laquelle les états d'âme de Bastien m'ont énormément agacée.
Je suis vraiment déçue car j'ai été baignée par le dessin animé étant petite et je me faisais vraiment une joie d'enfin lire ce roman, j'avais probablement trop d'attentes et d'espérance d'évasion.
A un peu plus d'une centaine de pages de la fin j'ai décidé de mettre un terme à mon calvaire car la lecture doit avant tout rester un plaisir, et si ce n'est pas le cas alors cela perd tout son intérêt.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   01 décembre 2014
Et bien que l’on puisse peut-être noter quelques longueurs vers la fin du livre, la majorité des aventures semblent au contraire souvent passer trop vite, car certains personnages secondaires sont tellement attachants qu’on aimerait pouvoir les revoir, mieux les connaître…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
TwiTwiTwiTwi   02 août 2009
Qui n'a jamais passé tout un après-midi sur un livre, les oreilles en feu et les cheveux en bataille, à lire et lire encore, oublieux du monde alentour, insensible à la faim et au froid -
Qui n'a jamais lu en cachette, sous la couverture, à la lueur d'une lampe de poche, parce qu'un père ou une mère ou quelque personne bien intentionnée avait éteint la lumière, dans l'idée louable que le moment était maintenant venu de dormir puisque demain il faudrait se lever tôt -
Qui n'a jamais versé, ouvertement ou en secret, des larmes amères en voyant se terminer une merveilleuse histoire et en sachant qu'il allait falloir prendre congé des êtres avec lesquels on avait partagé tant d'aventures, que l'on aimait et admirait, pour qui l'on avait tremblé et espéré, et sans la compagnie desquels la vie allait paraître vide et dénuée de sens.
+ Lire la suite
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JumaxJumax   02 août 2017
Certaine croient ne pouvoir être heureux qu'ailleurs que là où ils sont et passent leur vie à courir le monde. Il y a de gens, enfin, qui n'ont de cesse de devenir puissants. Bref, il y a autant de passions différentes que d'individus.
La passion de Bastien Balthasar Bux, c'était les livres. Qui n'a jamais passé tout un après-midi sur un livre, les oreilles en feu et les cheveux en bataille, à lire et lire encore, oublieux du monde alentour, insensible à la faim et au froid. Qui n'a jamais lu en cachette, sous sa couverture, à la lueur d'une lampe de poche, parce qu'un père ou une mère ou quelque personne bien intentionnée avait éteint la lumière, dans l'idée louable que le moment était maintenant venu de dormir puisque demain il faudrait se lever tôt. Qui n'a jamais versé, ouvertement ou en secret, des larmes amères en voyant se terminer une merveilleuse histoire et en sachant qu'il va falloir prendre congé des êtres avec lesquels on avait partagé tant d'aventures, que l'on aimait et admirait, pour qui l'on avait tremblé et espéré, et sans la compagnie desquels la vie allait paraître vide et dénuée de sens.
Celui qui n'a pas lui-même l'expérience de tout cela ne comprendra visiblement pas le geste de Bastien.
Il regardait fixement le titre du livre et il se sentait alternativement bouillant et glacé. C'était bien là ce dont il avait tant de fois rêvé, ce qu'il souhaitait depuis le jour où la passion des livres s'était emparée de lui : une histoire qui ne finit jamais ! Le livre des livres !
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   17 février 2010
C'est une chose bien mystérieuse que les passions humaines et il en va de même en cette matière pour les enfants et pour les adultes. Ceux qui sont atteints ne peuvent pas s'expliquer, et ceux qui n'ont rien vécu de semblable ne peuvent pas les comprendre. Il y a des hommes qui risquent leur vie pour venir à bout d'un pic de montagne. Personne, pas même eux, ne pourrait vraiment expliquer pourquoi. Il y en a qui se ruinent pour conquérir le cœur d'une certaine personne, qui ne veut rien entendre. D'autres courent à leur perte parce qu'ils sont incapables de résister aux plaisirs de la table - ou à ceux de la bouteille. D'autres encore renoncent à tout ce qu'ils possèdent dans l'espoir de gagner à un jeu de hasard ou sacrifient tout à une idée fixe qui ne se concrétisera jamais. Certains croient ne pouvoir être heureux qu'ailleurs que là où ils sont et passent leur vie à courir le monde. Il y a des gens, enfin, qui n'ont de cesse de devenir puissants. Bref, il y a autant de passions différentes que d'individus.
+ Lire la suite
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BlacktulipBlacktulip   16 juillet 2016
La passion de Bastien Balthasar Bux, c'était les livres. Qui n'a jamais passé tout un après-midi sur un livre, les oreilles en feu et les cheveux en bataille, à lire et à lire encore, oublieux du monde alentour, insensible à la faim et au froid.
Qui n'a jamais lu en cachette, sous sa couverture, à la lueur d'une lampe de poche parce qu'un père ou une mère ou quelque personne bien intentionnée avait éteint la lumière, dans l'idée louable que le moment était maintenant venu de dormir puisque demain il faudrait se lever tôt.
Qui n'a jamais versé, ouvertement ou en secret, des larmes amères en voyant se terminer une merveilleuse histoire et en sachant qu'il allait falloir prendre congé des êtres avec lesquels on avait partagé tant d'aventures, que l'on aimait et admirait, pour qui l'on avait tremblé et espéré, et sans la compagnie desquels la vie allait paraître vide et dénuée de sens.
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Endea54Endea54   27 février 2010
Je voudrais bien savoir, se dit-il, ce qui se passe réellement dans un livre , tant qu'il est fermé. Il n'y a là, bien sûr,que des lettres imprimées sur du papier, et pourtant -il doit bien se passer quelque chose puisque, quand je l'ouvre, une histoire entière est là d'un seul coup.
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