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Note moyenne 3.87 /5 (sur 541 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 24/06/1924
Mort(e) à : Paris , le 14/02/2020
Biographie :

Né le 24 juin 1924 à Marseille, est un autodidacte. Ancien travailleur manuel, il acquiert une érudition telle qu'il est amené à soutenir une thèse de doctorat d'Etat à la Sorbonne et devient docteur ès lettres à l'âge de cinquante ans.

Michel Ragon est l'auteur d'une oeuvre abondante à double facette : d'une part une oeuvre de romancier, de sociologue et d'historien qui commence en 1953, avec son premier roman Drôles de métiers, et d'autre part, étant devenu très vite, parallèlement à sa carrière purement littéraire, critique et historien de l'art, une oeuvre monumentale sur l'architecture et l'urbanisme modernes. Il joue un rôle important d'animateur (conférences, expositions, Maisons de culture etc), d'informateur, d'enseignant, entouré des artistes, architectes et urbanistes les plus importants de son époque.
Historien de la littérature prolétarienne et de l'anarchisme autodidacte libertaire ( wikipédia )

Président - cofondateur du GIAP, Groupe d'Architecture Prospective (1965), président du Syndicat des Critiques d'art français (1966-69), Vice-président de l'association internationale des critiques d'art (1969-71 et 1975-78), professeur à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (1972-85), il a co-fondé avec Paul Maymont, l'UP7 qui dispense un enseignement novateur de l'architecture dans le cadre de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Il est membre honoraire de l'Académie des Beaux-arts du Danemark. Lauréat de l'Académie française, Grande médaille d'argent et de vermeil de l'Académie d'architecture. Il est officier de l'Ordre national du Mérite.

Son oeuvre compte plus de 18 romans, 8 ouvrages d'histoire sociale, 14 ouvrages de critique et d'histoire de l'art, 9 monographies, 2 recueils de poésies et 16 livres sur l'architecture et l'urbanisme parmi lesquels la fabuleuse et monumentale Histoire mondiale de l'architecture et de l'urbanisme modernes (1971-78) .
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Source : http://www.olats.org
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- "Histoire de l'architecture et de l'urbanisme modernes. Volume 1, 2 et 3", Michel Ragon, Points https://www.librest.com/livres/histoire-de-l-architecture-et-de-l-urbanisme-modernes--volume-1-ideologies-et-pionniers--1800-1910-michel-ragon_0-2712854_9782757814796.html?ctx=6131117a2919d5d1ed4c78e297996c36 - "La mémoire des vaincus", Michel Ragon, le livre de poche https://www.librest.com/livres/la-memoire-des-vaincus-michel-ragon_0-841261_9782253059509.html?ctx=c861d676e5f970f74a9de2ea7154ff7d - "Les visionnaires - DVD", Julien Donada, Petit à Petit production
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
nameless   10 novembre 2017
La mémoire des vaincus de Michel Ragon
Toutes les autobiographies sont fausses. On est toujours trop complaisant avec soi-même.

P. 23
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nameless   11 novembre 2017
La mémoire des vaincus de Michel Ragon
La révolution était comme ces auberges où chacun peut apporter son manger. Chacun y cherchait le moment d'échapper à sa propre aliénation. La révolution apportait la liberté, mais quelle liberté ? Liberté pour les paysans de s'approprier la terre. Liberté pour les ouvriers de s'approprier les usines. Pour Galina, la révolution donnait aux femmes la liberté de leur corps et l'égalité des sexes.

P. 157
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OmbreetPoussiere   04 novembre 2018
La mémoire des vaincus de Michel Ragon
« On supprimera l’ Âme

Au nom de la Raison

Puis on supprimera la raison.



On supprimera la Charité

Au nom de la Justice

Puis on supprimera la justice.



On supprimera l’Esprit

Au nom de la Matière

Puis on supprimera la matière.



Au nom de rien on supprimera l’Homme ;

On supprimera le nom de l’ Homme ;

Il n’ aura plus de nom.



Nous y sommes. «



Armand ROBIN

Les Poèmes indésirables, 1945
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gill   15 septembre 2018
Un si bel espoir de Michel Ragon
Avec un sourire plus doux

Que celui des herbes sous la rosée,

Ils me disent tous que la vie est si belle plus loin !

Ô vous, qui venez de partout,

Répondez-moi sans ruse ; puis-je partir là-bas

Menant derrière moi mes pauvres camarades ...

(citation apposée en ouverture d'un "Un si bel espoir"

citation d'Armand Robin extraite de l'ouvrage "le temps qu'il fait" paru chez Gallimard en 1941)
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pyrouette   25 octobre 2015
La Ferme d'en haut de Michel Ragon
Le monde de la campagne est un monde silencieux entrecoupé d’éclats de voix.
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Hulot   23 novembre 2019
Les mouchoirs rouges de Cholet de Michel Ragon
Les deux Louise jetèrent tous les seaux qui se trouvaient remplis, afin que l'âme de Léonie ne risque pas de s'y noyer. Puis elles ouvrirent la fenêtre de la chambre pour que son âme puisse sortir.



On enveloppa la morte dans ce linge qui lui servait de linceul et, avant de lui recouvrir le visage, Dochâgne lui glissa dans la bouche une pièce de cuivre d'un liard pour qu'elle puisse payer à saint Pierre sa place au paradis.
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gill   20 septembre 2018
Un si bel espoir de Michel Ragon
Mais que de démolitions !

Le boulevard du Temple, promenade préférée des parisiens, était sens dessus dessous.

On y démolissait sept théâtres afin de pouvoir percer le futur boulevard du Prince-Eugène ...
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wellibus2   13 février 2016
Histoire de la littérature prolétarienne de langue française de Michel Ragon
"Je ne suis nullement l'intellectuel qui descend et condescend au peuple. Je suis peuple."

Ainsi parlait Charles Péguy que l'on s'étonnera de trouver ici.
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paulotlet   24 février 2011
La mémoire des vaincus de Michel Ragon
Maintenant, tous les soirs, une fois Mariette couchée, Fred posait un cahier d'écolier sur un coin de la table de la cuisine et écrivait ; décrivait tout ce qu'il avait vécu en Russie, l'enthousiasme des premières années de la Révolution, le désenchantement qui suivit, la mise en place de l'appareillage habituel de l'État, la bureaucratisation, la militarisation, l'univers carcéral, les rivalités entre les chefs du Politburo, l'éviction de l'opposition. Il se souvenait que Vergniaud, le leader des Girondins, avait dit de la Révolution française lorsqu'elle devint Terreur : «Saturne dévorant ses enfants». Il voulait intituler ainsi son livre. La Révolution russe, c'était également Saturne dévorant ses fils. L'ogre bolchevik, après avoir avalé goulûment tous ses adversaires, dévorait maintenant ceux qui l'avaient fait ogre. L’ogre s'autodévorait.



Claudine, perplexe, regardait Fred qui écrivait. Il lui avait affirmé qu'il rédigeait une sorte de rapport qui servirait à prendre certaines décisions politiques. Claudine rétorqua qu’elle ne comprenait pas quel exposé il pouvait bien concevoir, lui qui ne frayait avec personne. Fred répliqua que, justement, il s'absenterait pendant quelques jours et qu'elle ne devrait pas s'inquiéter. Durruti et lui projetaient en effet de rencontrer en Allemagne Erich Mühsam.



Pourquoi cette Allemagne, qui devait être le pivot de la révolution mondiale ne bougeait-elle pas ? Durruti savait que Mühsam conservait la confiance des anarchistes allemands et il voulait établir une liaison avec eux. Comme Fred Barthélemy connaissait bien Mühsam, il était indispensable qu'il participe au voyage.



Durruti et Fred préparèrent leur escapade avec une grande exaltation. Fred trouvait en Durruti un camarade à peu près de son âge. Au contraire de Makhno, qu'ils admiraient d'ailleurs tous les deux, mais dont ils constataient l'inéluctable déclin, ils se sentaient sur un tremplin, prêts à bondir. Ni l'un ni l'autre ne savaient où, mais ils pressentaient qu'un jour ils feraient un grand saut.



Erich Mühsam jouissait en Allemagne d'un prestige exceptionnel dû à la fois à sa responsabilité de membre du Conseil central de la première République de Bavière, en 1919, et à son succès d'écrivain. Poète, essayiste, dramaturge, son style acerbe et son humour avaient rendu célèbre cet homme qui venait d'avoir cinquante ans, l'aîné donc de vingt ans de Barthélemy et de Durruti.



Mühsam comprenait bien que les bolcheviks l'avaient abusé. En même temps, il s'effrayait à l'idée de décrocher totalement du parti communiste allemand, demeuré très fort, qui lui paraissait le seul rempart sûr contre la montée d'une nouvelle Ligue prolétarienne qui l'inquiétait beaucoup plus que l'éviction, en Russie, de Trotski et de Zinoviev.



Ni Durruti, ni Alfred Barthélemy, n'avaient entendu parler de ce parti national-socialiste des ouvriers allemands, pas plus que de son chef, Adolf Hitler.



— Hitler, dit Mühsam, ne paye pas de mine avec son vieil imperméable et son chapeau cabossé. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il porte l'uniforme des chômeurs. Hitler s'identifie à eux et eux croient qu'il les représente. Cet Hitler est un acteur et un metteur en scène qui ne laisse rien au hasard. Depuis dix ans, dans l'ombre, il prépare sa représentation. Il a déjà créé son drapeau (rouge, bien sûr) avec une croix gammée noire ; ses troupes de choc, les S.A., avec des chemises brunes qui singent les chemises noires de Mussolini.

— Trotski aussi était un grand metteur en scène et un prodigieux acteur, dit Fred. Il n'empêche que sa pièce a fait un four et que le rideau lui est tombé sur la tête.

— Mais non, sa pièce n'a pas fait un four, répliqua Mühsam. Staline la joue maintenant à bureaux fermés. Il récupère tout : l'armée rouge, la Tchéka devenue Guépéou, la bureaucratie, le parti unique. Staline couche avec ses bottes dans le lit que lui a borde Trotski.

— Staline, dit Durruti, c'est la victoire des bureaucrates sur les idéologues.

— Pas si simple, reprit Fred. Du temps de Lénine, Staline se moquait du bureaucrate Trotski. C'est Trotski et Zinoviev qui ont bureaucratisé le bolchevisme. Staline n'est qu'un héritier. Ton Hitler ne me paraît qu'une pâle imitation de Mussolini, lui-même pitoyable matamore. Le danger n'est pas là. Je suis bien placé pour savoir que la pieuvre Komintern étend ses tentacules sur toute l'Europe. Si nous ne réagissons pas, nous serons étranglés. Proclamons partout que l'avenir de la révolution n'est plus en Russie, que la Russie bafoue la révolution. L'avenir de la révolution se trouve en Espagne, avec Pestaña.

— Oui, appuya Durruti. Nous venons pour que tu comprennes bien ça, pour que tu abandonnes l'idée que la Russie représente encore un espoir. En Espagne, les anarchistes sont majoritaires et il n'y existe qu'un seul parti communiste important, adversaire de celui de Moscou et avec lequel nous pouvons donc travailler.



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Sesheta   28 octobre 2012
Histoire de l'architecture et de l'urbanisme modernes : Tome 2, Naissance de la cité moderne, 1900-1940 de Michel Ragon
Dans les dix dernières années du XIXe siècle et la première décennie du XXe siècle, la science tendit à se substituer à l'idéologie en ce qui concerne l'aménagement des villes et de l'habitat. Théories nouvelles de l'urbanisme et techniques architecturales nouvelles finirent par se rencontrer et donner naissance à la cité moderne. Du moins sur le papier, car de cités réellement modernes, nous n'en avons encore vu nulle part.



(1ère partie : Du désurbanisme à la cité machiniste, p.9)
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