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ISBN : 2253052787
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1990)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 24 notes)
Résumé :

Qui aime le roman d'aventures sera bien servi. En plein XVIIe siècle, la vie du nommé l'Olonnois a de quoi faire rêver : parti à vingt ans de La Rochelle à destination des Caraïbes, il deviendra, passant à travers naufrages, combats et massacres, une sorte de roi des flibustiers de l'île de la Tortue. (...) Pas question de s'ennuyer avec un aussi remuant personnage et un écrivain qui déteste les temps morts.

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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Luniver
  19 mars 2018
En ce XVIIe siècle, l'Amérique continue de faire rêver. Même si elle est théoriquement répartie entre l'Espagne et le Portugal, les terres sont si éloignées qu'il y a toujours un peu de place à prendre pour les jeunes hommes intrépides. L'Olonnois est du nombre de partants, et pense rejoindre un paradis terrestre. C'est plutôt un enfer qui l'attend : acheté par des boucaniers, il sera traité comme un esclave pendant de longs mois.
Sa seule échappatoire sera de s'engager sur la mer avec des flibustiers, en quête de galions espagnols remplis d'or à piller. Il brillera tellement dans ce nouvel exercice qu'en peu de temps, la seule évocation de son nom fera trembler les capitaines les plus aguerris.
Roman d'aventure dépaysant et rondement mené ; toutefois, mis à part quelques parenthèses historiques bienvenues, j'ai trouvé l'histoire trop convenue et sans réelle surprise.
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Exuline
  20 octobre 2015
Le marin des sables est une aventure sous fond historique qui raconte le mode de vie des boucaniers et des flibustiers à l'époque de Louis XIV et de Colbert. le royaume de France est alors en guerre avec le royaume espagnol, les bateaux ennemis sont abordés, l'équipage sinon tué, est laissé à l'abandon sur des îles désertes, pas de quartier. Et notre personnage principal n'en a que rarement. L'Olonnois, son surnom, il le doit qu'il est originaire des Sables d'Olonne. Pauvre, à mi chemin entre le travail de la terre et de la mer, il décide de s'embarquer pour rejoindre le nouveau monde et rêve du Paradis. En chemin, il va apprendre les rudiments de la marine, avant de débarquer sur l'île de Saint-Domingue, où il s'est engagé comme boucanier pour une durée de trois ans. Mais la rudesse de ces condisciples, leur extrême agressivité, leur châtiment corporel, font vite que l'Olonnois comprend qu'il est arrivé en enfer. Il va donc fuir et va se réfugier parmi les Indiens Arawaks, où il va pouvoir gouter pendant quelques temps à une certaine quiétude et du repos. Au retour d'une de ces promenades, il découvre le camp massacré, les Indiens éviscérés et décapités. L'Olonnois se sent trahis par les espagnols qui se sont pris à un peuple pacifiste et décide de se venger.
L'olonnois devient alors une des terreurs des mers après avoir rejoint l'île de la Tortue, et décide d'exercer sa vengeance dès que sa route croise celle d'un bateau espagnol, massacrant ces occupants et se délectant du sang recouvrant son sabre.
Michel Ragon s'est donc fortement inspiré de la vie de ce pirate des mers des caraïbes pour en faire un texte qui tient bien la barre. Quelques longueurs se glissent vers la fin du livre, mais par sa lecture, j'en ai beaucoup appris sur les us et coutumes des boucaniers et des flibustiers : homosexualité, partage des gains, prime pour perte d'un oeil ou d'un membre, esclavagisme.
Le style de l'auteur est très particulier mais pas désagréable, il a tendance a accumuler les adjectifs, les verbes ou les noms donnant un rythme dans son texte.
La fin est un peu rapide à mon goût, mais je ne lui en veux pas pour autant.
Des petits bonus à découvrir sur mon blog.
Lien : http://exulire.blogspot.fr/2..
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beauscoop
  21 juin 2017
Un grand roman, pas seulement d'aventures maritimes, d'histoires de corsaires et de flibustiers, de l'île de la tortue très proche d'Haïti, mais c'est aussi un roman initiatique sur la recherche du bonheur, l'avilissement de l'homme par la richesse. L'histoire contée d'une moitié de la vie d'un jeune homme qui part en exil de France vers l'aventure sur les mers et la quête du passage pour trouver "la terre du délice des coeurs".
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denisbourez
  05 juin 2015
Au 17ème siècle, un jeune homme de vingt ans originaire des Sables-d'Olonne s'embarque à la Rochelle à destination des Caraïbes, en quête de la "terre des délices du coeur". le Paradis ?
Ce qu'il va trouver de l'autre côté de l'océan en est bien éloigné : entre la guerre avec les espagnols, la violence, l'esclavage, le massacre des derniers indiens Arawaks et la piraterie, la vie de celui que l'on surnomme l'Olonnois prendra une tournure inattendue puisqu'il deviendra un des pirates les plus redoutés de son époque.
"Le marin des sables" est avant tout un roman d'aventures, d'une facture plutôt classique dans la forme.
Ce qui le rend particulièrement intéressant, c'est qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre de pure fiction puisqu'il repose sur une solide et passionnante base historique : l'âge d'or des flibustiers dans leur lutte sans merci contre la marine et l'occupation espagnole.
(.../...)
Ma critique complète peut être consultée sur mon site.
Lien : https://www.bourez.net/conte..
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Lydls
  21 mai 2019
Pirates et flibustiers, guerre, sang, chasse à l'or ... On retrouve tous les bons ingrédients d'un grand roman d'aventures !
Et l'Ollonois ! Quel grand personnage, il nous entraîne dans l'histoire de sa vie, ce garçon parti de rien qui a de grandes ambitions.
Un vrai roman de pirates !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   18 mars 2018
— Reste-t-il encore quelques passagers ? demanda le capitaine.
Le second alla s'enquérir, dans le fouillis de n'entre-pont. Sur cette coquille qui, étrangement, retrouvait soudain son équilibre, des hommes prostrés regardaient le désastre. La plupart avait perdu leurs balluchons, leur seule fortune. Tous étaient contusionnés, claudicants, transis. Ils geignaient en longues plaintes, hoquetaient. Certains réussissaient encore à vomir quelques glaires.
Le second revient et fit son rapport :
— Une vingtaine sont passés par dessus bord. À ce que l'on croit, le moine a pensé voir une baleine et, se prenant pour Jonas, lui a sauté dans la gueule. On ne l'a pas revu.
+ Lire la suite
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ExulineExuline   20 octobre 2015
Si la brillance de l'or les fascinait comme un miroir aux alouettes, ce qu'ils aimaient en réalité par-dessus tout, sans se l'avouer, c'était la mer. La mer qui les détachait du Vieux Monde, qui les retenait, qui les absorbait. La mer les envoûtait trop pour qu'ils pussent demeurer longtemps captifs des bras des femmes. aucun plaisir ne leur apportait un épanouissement aussi irradiant que la mer. aucun sourire ne leur paraissait plus euphorique que le mouvement de l'Océan. La mer, à la fois vie bouillonnante, fertile, passionnée et liberté sans mesure.
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ExulineExuline   20 octobre 2015
Le père Dominique le lui reprocha : "La violence est excusable, mon fils, pas la cruauté. Vous devrez rendre un jour compte à Dieu de vos excès" et l'Olonnois lui répondit que le fils de Dieu se laissant crucifier entre deux voleurs n'avait pas résisté à faire de l'épate.
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ExulineExuline   20 octobre 2015
"- Vous n'avez pas pu ses cheveux frisés ? Le démon est plein de malices. Blanchir un Nègre, pour lui, quel jeu d'enfant ! Le chevalier de la Bouère l'a racheté, demi-mourant, à un boucanier. Rien d'étonnant qu'il ait failli trépasser dans les champs de tabac. Il a l'air d'une fille, ne trouvez-vous pas ?"
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ExulineExuline   20 octobre 2015
Ce n'est pas que le vert manquât dans le paysage de la Tortue. Mais ce vert des cactus, des bananiers, des feuilles de tabac se teintait d'une telle crudité qu'il assombrissait la terre grise et rouge. Il y avait dans ce vert une agressivité, une dureté, qui ressemblaient aux défauts des hommes qui occupaient cette île, eux aussi hérissés de piquants comme des figuiers d'Inde.
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