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Citations de Pierre Jourde (277)


nameless   18 août 2017
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
Tout texte modifie le monde. Cela diffuse des mots, des représentations. Cela, si peu que ce soit, nous change. Des textes factices, des phrases sans probité, des romans stupides ne restent pas enfermés dans leur cadre de papier. Ils infectent la réalité. Cela appelle un antidote verbal.
P. 26
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LydiaB   13 novembre 2012
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
C'est ainsi que, dans un esprit toujours résolument moderne, Christine Angot fait un usage très personnel de la répétition :

"Il met des clémentines sur son sexe pour que je les mange. C'est dégoûtant, dégoûtant, dégoûtant, dégoûtant."

Déplorons ici un peu de timidité dans la redite. Une page, une page et demie de "dégoûtant" auraient donné à la phrase sa pleine puissance. Autres exemples (les cas sont innombrables) :

"Tous ces gens-là, c'est impossible, impossible, impossible, impossible de les appeler".

"J'accouchais Léonore Marie-Christine Marie-Christine Léonore Léonore Marie-Christine Léonore Léonore Léonore Léonore Marie-Christine Léonore Léonore Léonore. Léonore Marie-Christine Marie-Christine Léonore. Léonore Marie-Christine. Marie-Christine Léonore".

On regrette d'interrompre un tel régal. Car cela continue. La prose ici se fait musique, on songe à "La fille de Minos et de Pasiphaë", du regretté Jean Racine, ou à l'alexandrin d'Alphonse Allais : "Jean-Louis François Mahaut de la Quérantonnais". Et puis, c'est toujours une demi-page de remplie. Au prix où se négocie la demi-page de Christine Angot, elle aurait tort de se priver.
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nameless   17 août 2017
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
Il n'est guère de dictatures qui ne se réclament de la démocratie et de la liberté. Conformément aux vieux principes des pouvoirs totalitaires, qu'il a en d'autres temps ardemment défendus, Philippe Sollers pourfend de fantomatiques ennemis extérieurs (manque de liberté d'expression, de liberté sexuelle) pour mieux faire oublier la tyrannie de fait que lui et son clan exercent sur une grande partie du monde littéraire.
P. 40
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MicheleP   04 mai 2013
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
En France et dans les pays occidentaux, la demande de consommation culturelle se généralise. On se bouscule aux expositions et aux musées. On s’arrache le Goncourt, qu’on ne lit pas ou qu’on offre. Il s’agit donc de fournir à un public élargi, qui désire pénétrer dans le cercle des amateurs cultivés, quelque chose qui puisse passer pour de la vraie littérature (en fournir vraiment serait plus compliqué. Un auteur au plein sens du terme met du temps à se faire admettre, il ne rapporte pas vite). Il n’est pas nécessaire que de tels textes soient lisibles, il faut simplement que les livres soient achetés. Le public n’a pas réellement besoin de lire le livre qu’il a acquis : il suffit, par une promotion adroite, de parvenir à le convaincre qu’il est devenu détenteur d’une valeur symbolique, qui se nomme littérature. On s’emploie donc à lui fournir, non pas de la littérature, mais une image de la littérature. Il y a des écrivains pour fabriquer ces textes médiocres qu’éditeurs et journalistes ont habitué le public à considérer comme de la création.

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fanfanouche24   06 février 2014
Pays perdu de Pierre Jourde
Pourtant, lorsque j'y pense à présent, tout en me reprochant de tenir à un lieu, je finis par comprendre que se recueille encore là, peut-être, cette bizarre qualité: le sentiment même de la perte, dans toute sa douloureuse intensité. (p.18)
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LydiaB   12 novembre 2012
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
S'il existait un groupe folk du néant, Olivier Rolin serait joueur de biniou.
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isabiblio   27 mars 2012
Pays perdu de Pierre Jourde
Que les qualités de ce qu'on aime nourrissent en secret des chagrins, on l'ignore presque toujours. On ne veut pas le voir. On le pressent cependant, dans la crainte qui s'attache aux choses belles, on tourne autour, on se garde d'ouvrir la porte, sachant ce qui se tient derrière, avec sa force atroce. Vivre n'est possible que si la porte est fermée.
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Fandol   27 mars 2021
La première pierre de Pierre Jourde
Si tu as écrit ce livre, c’est par amour du pays, tu y viens deux à trois fois par an depuis ta naissance.
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nameless   18 avril 2019
Le voyage du canapé-lit de Pierre Jourde
- Merde !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ma sacoche !
- Ta sacoche ?
- Ma sacoche, merde !
- Ah merde, ta sacoche !
- Merde, merde, merde !
Bref, un dialogue qui pourrait se situer dans un roman de Christine Angot...

p. 61
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nameless   18 avril 2019
Le voyage du canapé-lit de Pierre Jourde
Trois jours plus tard, je suis réveillé aux accents de Ne m'appelez plus jamais France de Michel Sardou, en dépit de mes bouchons d'oreilles. Tout ce qu'on voudra, mais pas Sardou.
p. 51
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Cancie   05 février 2019
Winter is coming de Pierre Jourde
Devoir à présent vieillir avec cette absence, avec cette éternelle jeunesse éternellement arrachée. C'est le travail qui reste à accomplir.
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wellibus2   09 août 2016
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
La boursouflure est une maladie qui atteint les gens situés dans la position qu'occupe Sollers : assez intelligents pour avoir un peu conscience de leur manque d'épaisseur littéraire réelle, mais intellectuellement déformés par l'importance artificielle qui leur est donné.
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talou61   23 juillet 2017
Winter is coming de Pierre Jourde
Ce sourire radieux qu'il avait, à quatre ans, lorsque j'entrais dans sa classe de maternelle pour le ramener à la maison, ne cesse de me poursuivre. Qu'en ai-je fait, de ce sourire ? Comment ai-je répondu à ce don absolu, confiant, de l'enfant qui se précipite dans les bras de son père, après une longue journée passée parmi des étrangers ? Qu'est-ce j'ai fait, et dit, qui méritait ce sourire, qui ne le décevait pas ?
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joedi   30 mars 2016
Le Tibet sans peine de Pierre Jourde
À la nuit close, les belles bergères crasseuses, aux longues nattes et aux yeux bridés, se mettent torse nu et se glissent sans plus de façons sous une épaisse couche de couvertures multicolores. Les femmes voilées de l'islam sont à un jour de marche. Je pense à ces jeunes filles, à leur grâce et à leur liberté, leur souhaitant qu'aucun prosélyte du Coran ne monte jamais de la vallée, pour chercher à leur faire regarder leur candeur comme de l'impureté.
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dourvach   31 décembre 2014
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
On ne peut cependant pas se défendre d'un malaise à propos de Houellebecq, du sentiment qu'il y a là quelque chose de louche. On est en droit de refuser ce nihilisme et cette manière d'universaliser la bassesse. Faut-il penser que cette oeuvre, par sa sincérité, son humour, transcende sa médiocrité, ses pulsions répugnantes ? Doit-on au contraire considérer qu'elle tend au lecteur un piège gluant, qu'elle sert à justifier son auteur à ses propres yeux et aux nôtres, à nous faire partager médiocrité et frustrations, à nous y attirer ? Dépassement ou simple entreprise de blanchiment ? Je n'ai pas la réponse.
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Jean-Daniel   06 janvier 2021
Winter is coming de Pierre Jourde
Je ferme les yeux afin de me délecter de chaque seconde si intense et profonde. Est-e donc cela le bonheur ? [...] Désormais, plus rien ne peut me séparer de cet état de plénitude. C'est le genre d'instant éphémère, si proche du nirvana, qu'on aimerait pouvoir vivre une éternité.
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Pierre Jourde
Jean-Daniel   05 décembre 2020
Pierre Jourde
L'histoire de l'art grouille de salopards qui sont aussi de grands artistes, et la morale n'a pas à s'immiscer dans la création.
(en réaction à l'affaire Polanski)

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wellibus2   30 juillet 2016
La Littérature sans estomac de Pierre Jourde
La littérature ne vit que lorsqu'elle se nie, lorsqu'elle sort d'elle-même. Tous les grands écrivains ont écrit non pas pour, ou en vue de, mais contre la littérature. Contre l'idée même de littérature. Alors ils commencent à en faire.
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joedi   31 mars 2016
Le Tibet sans peine de Pierre Jourde
Les Ladakhis ne sont plus, dans leur propre pays, que des espèces de Sioux, les vestiges folkloriques d'une culture morte. J'ai pitié de les voir se laisser prendre en photo, tout contents, par des Allemands roses et gras. J'ai pitié de les voir se laisser prendre en photo par moi. Même si je suis famélique. L'Occident aura aussi efficacement anéanti cette culture par la curiosité que, de l'autre côté de la frontière, la Chine par l'oppression. Et notre propre curiosité y aura contribué.
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Jean-Daniel   14 novembre 2020
La première pierre de Pierre Jourde
La tentative de lapidation collective a donné au village, pour ceux qui ne le connaissaient pas, une image infiniment plus désastreuse que celle renvoyée par le livre et contre lequel elle prétendait réagir. C'aura été le dernier prix à payer : battus, condamnés, ils passent en prime pour des sauvages.
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