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Note moyenne 3.67 /5 (sur 371 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nîmes , le 25/04/1911
Mort(e) à : Avignon , le 19/02/1996
Biographie :

Élisabeth Barbier, de son vrai nom Renée Guérin, est une romancière française.

Née d'une mère arlésienne et d'un père nîmois, exilée à Paris dès sa prime enfance, elle y vit dans l'attente des mois d'été qui la ramènent dans son Occitanie natale.

Licenciée ès lettres, et accessoirement en droit, elle étudie la pathologie mentale avec Georges Dumas et André Ombredane et s'intéresse passionnément au théâtre dans l'entourage de la célèbre famille de comédiens Pitoëff.

Mariée en 1935 après de longues fiançailles avec un médecin d'Avignon, Raymond Barbier (mort en 1942), elle se fixe dans cette ville où elle dirige une compagnie de comédiens amateurs pendant des années, et participe de très près à la naissance du Festival d'Avignon, tout en poursuivant une carrière de romancière.

Dès 1950, elle collabore avec Jean Vilar et, pendant plus de 15 ans, ses chroniques sur le Festival de théâtre d’Avignon font merveille.

Parallèlement à son activité théâtrale, son œuvre romancée la plus connue, "Les gens de Mogador" (1947), relate sur plusieurs générations la vie d’une famille liée au domaine - imaginaire - de Mogador, sis près d’Avignon. Il est adapté en série télévisée éponyme, diffusée en 1972 sur la première chaîne de l'ORTF.

Membre du Prix Femina en 1958, elle est l’amie d’Isabelle Rivière, de Marguerite Yourcenar, et de Pierre Boulle.

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Source : wikipedia et livre de poche
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Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaoui   25 mars 2013
Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie de Élisabeth Barbier
Comme si l’essentiel n’eût pas été la terre, la belle terre toujours la même, avec sa parure d’herbes, de ciel, d’arbres et d’eaux. La terre amie sur laquelle on peut vivre quoi qu’il advienne. Comment les autres ne le sentaient-ils pas ? Leur eût-il fallu en être privés comme l’était Julia pour découvrir cette vérité aveuglante que seul compte ce que l’on reçoit d’elle ; que les régimes passent aussi vite que les hommes, au regard du Temps ; et qu’elle demeure la seule certitude palpable d’éternité que nous ayons, la seule mesure que nous puissions en prendre ?
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rkhettaoui   25 mars 2013
Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie de Élisabeth Barbier
Le temps ne signifiait plus rien, dans ce pays conditionnel où ils étaient entrés sans y prendre garde. L’allée était plus haute, plus profonde, plus vaste, ils le découvraient à présent, sans étonnement. Elle n’aurait pas de fin.
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rkhettaoui   25 mars 2013
Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie de Élisabeth Barbier
Cette vie mystérieuse, ce fil déroulé sans répit, dont on ignore à quoi il sert, à quoi il mène. « Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? » disaient volontiers les vieilles gens qui, déjà, l’avaient derrière eux. Une manière de parler ; de remplir les vides, dans la conversation, avec des phrases toutes faites. « Faites de quoi ? S’ils y pensaient, rien qu’un moment… !

Toutes les larmes, tous les cris, toutes les peurs, toutes les souffrances, qu’il faut accumuler pour fournir la preuve d’un dicton usagé.
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rkhettaoui   16 août 2013
Les gens de Mogador, tome 4 : Ludivine 2e partie de Élisabeth Barbier
Crois-tu qu’il existe un autre homme dans le monde entier, un seul, qui, te connaissant telle que tu es, accepterait de passer son existence auprès de toi, de subir tes colères, et ton amour ?… Ton amour ! Parlons-en !… L’amour du boa constrictor… Tu m’étouffes, tu me dévores. Il faut toujours se débattre pour respirer. Mais, Bon Dieu ! j’ai besoin de vivre, de faire quelque chose… Je suis un homme ! Pas un canari en cage…
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rkhettaoui   25 mars 2013
Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie de Élisabeth Barbier
Mon mariage n’est qu’une carte dont il a besoin pour son jeu. À moi de me débrouiller, ensuite, avec l’époux qu’il m’aura imposé pour le restant de mes

jours. Cette tête pommadée, elle vous plaît à vous, ma mère ? Grand bien vous fasse ! Mais c’est moi qui l’aurais devant les yeux, de l’aurore à la nuit ; et bien pis : sur mon oreiller, de la nuit jusqu’à…
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Ondinella   09 avril 2018
Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie de Élisabeth Barbier
Heureusement, Elodie Vernet apportait à se nourrir le même soin épais qu'elle consacrait à chacune des tâches de la vie quotidienne.
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sabine59   05 mai 2019
Les Gens de Mogador (complet en 6 tomes) de Élisabeth Barbier
Qui te monte? Qui te fait galoper, ma belle? Et les courses matinales, le grand vent dans le désert bleu profond du ciel d'été? Et l'accueil, mystérieusement, tendrement royal que reçoit des arbres la créature humaine qui les aime? Et la resse des cigales, les grands fenouils et les menthes que l'on écrase entre ses paumes?
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isachon42   21 mars 2012
Ni le jour ni l'heure de Élisabeth Barbier
La vie, ce sont les trains que l'on manque, les visages entrevus, les tendresses inemployées, les courages qu'on n'a pas eux. La somme effrayante de tout ce qu'on n'a pas accompli, pas dit, pas tenté, pas osé ; tout ce qui s'est fondu dans le silence, un silence d'ombres et de cris, non pas accepté, hélas, mais subi.
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Pivoine57   12 août 2017
Les Gens de Mogador (complet en 6 tomes) de Élisabeth Barbier
Les Angellier déjeunaient à Mogador.



En prenant le café, Constant leur apprit les fiançailles d'Octave Peyrissac.



- Comment, vous ne le saviez pas? Il épouse Délaïde de Romanin. Voyons, les Romanin, de Saint-Rémy... Oui, certes, une belle vieille famille. Qui s'éteint d'ailleurs. C'est elle, le dernier rejeton. Tu la connais certainement, Julia. Au moins de vue, insistait Constant. Une jolie fille, mince, brune, avec des yeux magnifiques. Bleus, mais d'un bleu profond, presque violet...



(...) Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle.



Rodolphe avait fait porter des sièges de rotin dans le sous-bois, auprès de la noria.



Les femmes étaient assises en cercle. Lui se tenait, à son habitude, debout, un pied sur la margelle. Tout en causant avec Constant, il remuait machinalement le treuil.



"Comme à son habitude", se répéta Julia.



Des mésanges chantaient un peu plus loin, dans le taillis. L'air autour d'eux sentait la terre surchauffée et les feuilles. La resse ininterrompue des cigales, à force, cessait de frapper l'oreille.



La robe de Dorothée, celle de Sophie - "et la mienne"- rafraîchissaient les yeux de toutes leurs blancheurs empesées de mousseline et de broderie anglaise. Constance, en noir, s'éventait avec ce lent balancement du poignet datant d'une autre époque, qui semblait doucement abolir le temps autour d'elle. Et Amélia, derrière elle, s'accoudait au dossier du fauteuil.



La fillette avait repoussé les avances de ses frères pour demeurer avec les grandes personnes. Muette, elle écoutait la conversation, se remémorant cet Octave qui, autrefois, la prenait toujours dans son camp pour les parties de cache-cache, et l'embrassait sur les lèvres lorsqu'ils se trouvaient seuls ensemble dans le parc, ou chez lui, à la Gloriette.



La cloche de Fontfresque sonna le premier coup après les vêpres.
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rkhettaoui   09 avril 2013
Les gens de Mogador, tome 3 : Ludivine 1re partie de Élisabeth Barbier
Ce désir, cet affreux désir irrassasiable que l’on porte en soi comme une plaie secrète, contre tout espoir, contre toute attente… désir d’une joie, enfin, qui n’aurait pas cet arrière-goût âcre, d’un bonheur que l’on tiendrait solidement entre ses doigts, d’un amour exactement partagé, au-delà de tout mal, et de toute inquiétude… Ce désir qui, soudain, vous met des larmes dans le cœur, et le regret corrosif de ne pouvoir ressaisir le temps qui passe, afin de tout recommencer encore une fois !… et, cette fois, l’on saurait mieux…
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