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Note moyenne 3.23 /5 (sur 37 notes)

Nationalité : Inde
Né(e) à : Moradabad
Biographie :

Deepti Kapoor est née à Moradabad dans l'Uttar Pradesh, et a grandi à Bombay, à Bahreïn et Dehradun. Elle s’est installée à New Delhi en 1997 pour y étudier le journalisme et la psychologie. Pendant une dizaine d’années, en tant que journaliste, elle a sillonné la ville et recueilli ses histoires. Elle vit maintenant à Goa. "Un mauvais garçon" est son premier roman.

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Un mauvais garçon - Deepti Kapoor [Rentrée Littéraire 2015] .
http://www.rentree-seuil.com/ouvrage/un-mauvais-garcon Elle a vingt ans à New Delhi. Elle n?a ni père (parti vivre à Singapour), ni mère (décédée), ni repères. Sa tante, chez qui elle vit, cherche à la marier. Elle brûle d?une énergie qui n?a nulle part où aller, alors elle se plie aux conventions et garde ses pensées pour elle-même. Un jour, dans un café, il la dévisage. Plus âgé, il semble venir d?ailleurs. Il est laid, et pourtant tout chez lui attire la jeune fille. Il l?initiera au sexe, à l?alcool, aux drogues ; aux plaisirs du corps et à la noirceur de l?âme. Elle bravera les interdits et découvrira avec lui un New Delhi aussi dangereux qu?enivrant, où se côtoient l?ancestral et l?ultramoderne, la richesse et la putrescence, le profane et le sacré, et où pulse une rage de vivre que rien n?arrête. Spirale d?amour et de destruction virtuose, Un mauvais garçon est porté par une prose qui vibre de désir et de révolte, jusqu?à l?incandescence. Traduit de l'anglais (Inde) par Michèle Albaret-Maatsch 140 x 205 mm - 204 pages 9782021165678 17?
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Wyoming   23 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
La brume se dissipe, cède la place à un bleu intense et durable et, tel un pelvis, la lune sombre vers la base de Ganga. Je pose les mains dans l'herbe, sens la terre sous mes pieds, vois les aigles monter en flèche vers le ciel, entends les insectes plus bas.
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Wyoming   22 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
La ville m'est proche à présent, je pense la connaître. Millions de vies, de coeurs, de poumons, de bras qui s'agitent et vous poignardent, mendient, matraquent, implorent, prient, gencives contre dents, dents contre chair, langues pendantes, frotti-frotta des corps dans l'obscurité, ivresse, déliquescence, ourlets dépenaillés, points trop lâches, chèvres, poulets, un grand cri, ces odeurs, la poussière rouge et le diesel dans mes narines et ma bouche. Je crois connaître tout ça. Puis cette certitude se dissipe.
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Wyoming   21 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Je me penche sur mon enfance comme depuis la berge lointaine d'une rivière au débit rapide, au-dessus de laquelle il serait impossible de jeter un pont.
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Wyoming   22 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
En cette soirée de mousson, le ciel renferme toute l'électricité de l'univers. Dehors, l'orage se prépare très lentement, il n'éclatera pas avant plusieurs heures. Et les muezzins lancent leur appel à la prière, de minaret en minaret, c'est une éruption de foi accompagnée au loin par la plainte chevrotante d'un train.
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Atasi   03 juillet 2015
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Quand je l'ai rencontré, il était déjà irrécupérable. Je ne le savais pas à l'époque, mais il était déjà irrécupérable. Parce qu'il ne s'arrêtait jamais, que, du jour de sa naissance, il n'avait jamais cessé de foncer, de brûler tous ses vaisseaux, de couper tous les ponts. Chaos tissé de joie, la joie de Shiva, mordant le sein de sa mère, folie innée.
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Wyoming   22 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Crépusculaire. Delhi se déploie lentement, de nouveau le soleil plonge derrière la terre, se baigne dans la Yamuna putréfiée, s'y noie. Les temples surgissent, les mosquées, le bourdonnement de voix mâles, les mélopées funèbres des diverses confessions, les appels adjurant le soleil de réapparaître, les chauves-souris, les oiseaux, les sonorités appuyées des tambourins et, par-dessus tel balcon, ce drap qu'on secoue au-dessus de la rue.
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Wyoming   23 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Quelqu'un n'ayant pas vécu à Delhi ne peut imaginer à quel point il y fait froid l'hiver. Autrefois, le soleil brillait, mais cette époque-là n'est plus. A la place, il y a la grisaille de la pollution et de méchants nuages de brouillard glacé, pareils à ces boules de coton avec lesquels on essuie une nuque crasseuse, qui se coulent dans les bâtiments et s'accrochent à la ville sur un ciel infiniment glacial.
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art-bsurde   10 septembre 2016
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Au-delà de Delhi Gate, obscurité dévorante, faisceaux lumineux des phares écartelés à travers le pare-brise rayé. Gémissement des bus monstrueux qui naviguent entre les files. A l’horizon, des usines maculent de fumée noire le ciel de plus en plus sombre. Puis, en franchissant la Yamuna enténébrée, scène pastorale démente dans la rivière en contrebas, avec des huttes moyenâgeuses au milieu des roseaux.
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Wyoming   23 septembre 2020
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Un an plus tard, du coucher du soleil à son lever, quand toute la poussière est retombée, je reprends de l'acide dans l'Himalaya où les étoiles voisinent dans le ciel avec Shiva tandis que Parvati me tient compagnie dans sa vallée. Shiva et Parvati, qui tous deux fendent la nuit dans des chariots gros comme les étoiles des jeux de points à relier.
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rkhettaoui   17 décembre 2015
Un mauvais garçon de Deepti Kapoor
Je remontais vers Union Square lorsque quelqu’un a appelé, un parent, le cousin de mon père, ça faisait des années qu’on ne s’était pas parlé. Et un mois que je n’avais pas téléphoné à mes parents. J’ai continué à marcher tout en l’écoutant, puis je me suis arrêté. Il m’a annoncé qu’ils étaient morts.

...ce n’est pas du chagrin que j’ai éprouvé en apprenant la nouvelle. Pas du tout. J’ai eu le sentiment absolument incroyable qu’on m’avait enlevé un poids. Que j’étais libre. Que j’échappais à tout jugement. Bien sûr que je les aimais, mais je les craignais aussi. Il y avait autant d’amour que de peur. Peut-être plus de peur que d’amour.

Ce que j’ai compris à ce moment-là, c’était que je n’aurais plus jamais peur de quoi que ce soit, que je ne ressentirais plus jamais ni gêne ni honte, que je n’aurais plus jamais à me cacher. Je pouvais vivre ma vie exactement comme ça me chantait.
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