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EAN : 9782351787441
464 pages
Éditeur : Gallmeister (03/09/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.92/5 (sur 2577 notes)
Résumé :


Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent - la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l'armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu'elles font avec leur caractère bien différent: Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d'un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d'un humour à toute épreuve; ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (273) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
  20 février 2012
"Les Quatre filles du docteur March" est un très beau roman. Il raconte la vie de la famille March, dont le père est parti comme médecin dans la Guerre de Sécession qui sévit à cette époque (au XIXème siècle donc) aux Etats-Unis. Nous suivons les aventures de quatre soeurs : Margaret, aussi appelée "Meg", une grande romantique, âgée de seize ans, elle est l'ainée de la famille; Joséphine ou "Jo", l'héroine de l'histoire, qui se décrit comme un garçon manqué mais qui est sans aucun doute le personnage le plus profond et le plus émouvant; Elisabeth "Beth" qui est une petite sainte, s'occupant sans cesse du bonheur de ceux qu'elle aime avant le sien; Amy, la dernière qui, malgré sa vanité et son égoïsme, découvrira le plaisir d'aider les autres. le roman met également en scène Laurie, le meilleur ami de Jo (qui éprouve pour elle de l'amour) et un proche ami de la famille March; M. Laurence, le grand-père de Laurie, un vieil homme touchant et attentionné; M. Brooke, le précepteur de Laurie qui est amoureux de Meg; Mme March, une maman gentille, qui a transmis toutes ses qualités à ses filles;et encore bien d'autres personnages...
Même si ce roman est avant tout destiné aux enfants, je l'ai adoré : le style de l'auteure, Louisa May Alcott est simple mais j'ai été transporté dans l'univers parfois difficile mais qui connaît un dénouement heureux des "Quatre filles du docteur March".
A noter qu'il existe une suite à ce roman intitulée "Les Filles du docteur March se marient". Je recommande aussi le film sorti en 1995 avec Winona Ryder, Kirsten Dunst, Christian Bale et Claire Danes entre autres, qui offre au spectateur une fidèle adaptation de ce MERVEILLEUX roman.
A lire !!!
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torpedo
  21 juillet 2020
Avoir vu deux adaptations des Quatre Filles du Docteur March m'avait conforté dans l'idée que lire cet ouvrage semblait largement dispensable. Lorsque deux événements simultanés m'ont fait changer d'avis : l'échange avec un ami qui venait de le lire, et une citation de Cukor : « Quand je commençai à le lire, je n'en revins pas. En fait ce livre n'est ni mièvre ni sentimental, mais plein de force. C'est une fresque merveilleuse de la vie de famille en Nouvelle-Angleterre témoignant d'une admirable rigueur morale tout imprégnée de l'esprit de sacrifice et d'austérité propre à l'époque. »
J'ai été à deux doigts de faillir à ma mission, la faute à une traduction probablement datée. Entre autre, Meg est appelée Marguerite, et surtout les personnages (en particulier les filles entre elles) se vouvoient systématiquement. Même dans une famille très traditionnaliste, c'est assez particulier pour des enfants âgées entre onze et seize ans.
Remis dans le contexte, ce livre nous montre des enfants, même très jeunes, qui travaillent et ont par certains aspects des comportements adultes alors qu'ils ne comprennent pas toujours très exactement ce qui se trame autour d'eux. Deux mots pourraient résumer le livre : morale et bondieuserie. Mais pas que, et c'est en cela que ce roman mérite que l'on s'y arrête.
Autofiction écrite en 1868 par une femme, c'est une succession de saynètes décrivant la vie civile dans une ville de Nouvelle-Angleterre durant une année, avec en toile de fond la Guerre de Sécession. Les cinq protagonistes principaux font à un moment le rêve d'un château en Espagne : l'amour, le voyage, la musique, l'écriture, la peinture. Mon exemplaire se termine au mariage de Meg. Et j'ai été frustrée de ne pas découvrir comment chacun va orienter sa vie pour réaliser ce rêve. (enjeu du tome 2). Toujours est-il que j'ai aimé suivre les aventures de la jeune Jo, exemple même de la féministe en herbe.
J'espère que ce livre, dont la quasi-totalité des critiques postées sont écrites par des femmes, saura attirer un lectorat masculin débarrassé de ses préjugés.
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Gwen21
  25 octobre 2012
Classique parmi les classiques, ce roman palpitant (bien qu'ayant pour décor plutôt "pépère" une maison exclusivement habitée par des femmes) se différencie par la pureté juvénile de son récit liée à de beaux portraits psychologiques.
Si l'auteur avait choisi non pas 4 mais 1 seule héroïne, je suis persuadée que son roman aurait davantage lutté pour acquérir sa notoriété. La grande richesse de l'oeuvre, selon moi, est de faire cohabiter dans ses pages les destins croisés de quatre jeunes femmes au tempérament et aux aspirations totalement différents !
Déjà, s'intéresser aux pensées des femmes en littérature à cette époque est remarquable en soi ; mais permettre à ces femmes de s'épanouir dans des voies différentes voire marginale en ce qui concerne Joséphine, c'est inouï ! Là est la vraie force du roman.
La sage Meg, la frivole Amy, la douce Beth et la frondeuse Jo font des Quatre filles du Dr March une oeuvre unique en son genre, trépidante, poignante, résolument moderne et encore promise à un bel avenir auprès des lecteurs.
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missmolko1
  10 novembre 2013
Un classique de la littérature jeunesse que je découvre seulement maintenant a l'âge de 25 ans (vous savez ce que l'on dit : mieux faut tard que jamais...).
Louisa May Alcott nous plonge dans un épisode tragique qui a marqué l'histoire des États-Unis : la Guerre de Sécession. Alors rassurez vous ici, pas de scène de combat car l'auteure nous invite a entrer dans le foyer de Madame March (dont le mari est parti a la guerre) et de ses quatre filles très attachantes.
Au fil des chapitres on découvre leur vie et chacun d'entre eux fini par une "morale" ou devrais-je dire leçon de vie (comme ne pas envier les autres, partager avec les plus démunis, ne pas être égoïste, travailler dur...)
C'est un roman touchant et sincère qui ne peut qu'être un coup de coeur.
J'ai d'ailleurs profité de ce week-end pluvieux et gris pour visionner une des nombreuses adaptations cinématographique. Ne sachant pas laquelle était la meilleure, j'ai choisi la plus récente : celle de 1994 signé par Gillian Armstrong et j'ai vraiment adoré et j'y ai retrouvé l'ambiance du roman.
Je vous conseille donc vraiment de lire ce roman si ce n'est pas encore fait et de voir le film qui est vraiment très bon.

Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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PhilippeCastellain
  26 juillet 2020
C'est le film de Greta Gerwig qui m'a poussé à lire ce classique américain. C'était mignon, quoi que bourré d'anachronismes ; Emma Watson s'était visiblement trompée de casting, mais Saoirse Ronan était rayonnante et donnait vraiment envie de passer plus de temps en compagnie de Jo. L'oeuvre est intéressante à plus d'un titre, notamment car on peut y voir le début d'une littérature jeunesse spécifiquement destinée aux petites filles. On sait du reste que ses personnages forts ont marqué l'histoire du féminisme, et de nombreuses personnalités (dont Greta Gerwig) le redécouvrent aujourd'hui sous cet angle, en faisant bien sûr la part des choses.

Quand on grandit sans télévision ni jeux vidéo, il arrive qu'on s'ennuie. Beaucoup. Et il arrivait que, abdiquant toute fierté masculine, je me tourne les vieilles ‘Semaines de Suzette' de ma grand-mère. Une lecture destinée aux petites filles modèles de la bonne bourgeoisie catholique, aujourd'hui tombée dans l'oubli, et bien moins niaise que ce qu'on pourrait imaginer. Certes ces histoires étaient d'une moralité à toute épreuve, bourrées de bons sentiments et de passages religieux. Mais on y trouvait aussi des interviews de Maryse Bastier, Hélène Boucher ou Jacqueline Auriole. Quelqu'un connait-il encore leurs noms ? Et d'ailleurs, quelqu'un sait-il encore qu'il y eût en France des femmes pilotes d'essais ?

Beaucoup de personnages rappelaient également Jo March. Récurrente aussi, la figure de la fillette luttant pour s'imposer dans un univers de garçon, et finissant par gagner leur estime et devenir partie-prenante de leurs jeux ou de leur organisation sociale par la seule force de son caractère et de ses qualités humaines. Les stéréotypes étaient bien entendus nombreux et conformes à l'époque ; mais on y trouvait aussi par exemple une histoire de fillette blanche orpheline élevée par une famille noire – de quoi voir les locaux du journal incendiés outre-Atlantique à la même époque. La qualité des histoires, elle, était assez variable. A l'apogée du journal, c'est-à-dire peu avant la seconde guerre mondiale, elle était souvent excellente. le travail des illustrateurs était lui constant, et est encore reconnu de nos jours.

La France possède une littérature entière similaire au ‘Quatre fille du docteur Marsh', et intégralement tombée dans l'oubli. En leur temps, elle a ouvert un espace de réflexion et d'expression aux femmes. La redécouvrir, avec la contextualisation nécessaire, aurait un intérêt certain. le féminisme, tout comme l'antiracisme, n'est pas sorti tout armé de la cuisse d'Athéna.
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Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
lexyieplexyiep   11 avril 2021
Laurie devenait encore plus sérieux, fort, ferme, et tous deux apprenaient que même les plus comblés par la beauté, la jeunesse, la fortune, la chance et l'amour, ne peuvent éviter le souci, la douleur, la mort et le chagrin, parce que dans chaque vie un peu de pluie doit tomber.
Certains jours doivent être sombres, tristes et lourds.
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FabtheFabFabtheFab   09 avril 2021
" Transmets tout mon amour et embrasse-les pour moi. Dis-leur que je pense à elles le jour, que je prie pour elles le soir et puise à tout instant mon plus grand réconfort dans leur affection. Une année paraît bien longue avant de les revoir, mais rappelle leur que cette attente peut être l'occasion de travailler afin que ces jours pénibles ne soient pas du temps perdu. Je ne doute pas qu'elles gardent à l'esprit ce que je leur ai dit en partant, qu'elles se montrent affectueuses avec toi, s'acquitter comme il faut de leurs tâches, combattent courageusement leurs faiblesses et sachent si bien se dominer qu'à mon retour je serai encore plus fier de mes petites femmes et les en aimerai davantage". pg 16
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FabtheFabFabtheFab   09 avril 2021
"Margaret, l'aînée, avait seize ans et était fort jolie avec son teint clair et sa silhouette potelée, ses grands yeux, son abondante chevelure brune et disciplinée, ses lèvres pleines et ses mains blanches, dont elle tirait une certaine vanité. Très grande pour ses quinze ans, maigre et hâlée, Jo faisait penser à un poulain tant elle semblait ne jamais savoir quoi faire de ses longs membres. Elle avait une bouche décidée, un drôle de nez et des yeux gris perçants auxquels rien n'échappait, tantôt farouches, tantôt malicieux ou encore pensifs. Ses longs cheveux épais étaient sa seule beauté, mais elle les retenait le plus souvent dans une résille, afin qu'ils ne la gênent pas. Elle avait des épaules rondes, de grandes mains et de grands pieds, un dédain manifeste pour ses tenues et l'embarras visible d'une jeune fille qui grandissait trop vite et détestait cela. Elisabeth ou Beth, ainsi que tous l'appelaient, était une blondinette de treize ans, aux joues roses, aux cheveux lisses et aux yeux vifs, qui se comportait avec modestie, s'exprimait d'une voix timide et affichait une expression paisible difficile à troubler. Son père la surnommait "Mademoiselle Tranquillité", ce qui lui allait comme un gant : elle semblait en effet vivre dans son monde à elle, ne se risquant à le quitter que pour retrouver les rares personnes auxquelles accorder sa confiance et son affection. Bien qu'elle fût la benjamine, Amy occupait une place prépondérante, du moins à ses yeux. Véritable princesse des neiges aux prunelles bleues et aux boucles dorées lui tombant sur les épaules, pâle, svelte, et toujours soucieux de se comporter en demoiselle bien élevée". pg 10
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torpedotorpedo   13 juillet 2020
- Ne la plaignez pas tant, répondit vivement M. Brooke ; Meg, riche et brillante de jeunesse et de beauté, n'eût peut-être jamais eu l'occasion de développer les qualités et de perdre les petits défauts qu'elle tenait de la nature, elle n'eût été qu'une charmante oisive comme tant d'autres. Elle deviendra, au contraire, avec le temps, une femme vraiment distinguée, digne du respect des coeurs et des esprits sérieux. D'ailleurs, miss Kate, l'Amérique n'est ni l'Angleterre ni la France : une femme qui doit à son travail et à son courage son indépendance et sa liberté, est estimée ici l'égale de celle qui n'a à apporter en dot à un mari que la fortune qu'elle doit à ses parents, et les gens intelligents la préfèrent souvent à toute autre. Un Américain rougirait de penser à la dot de sa fiancée, et, s'il lui arrivait de s'en inquiéter et de s'en enquérir, il ne trouverait plus une fille honorable qui consentît à porter son nom.

Miss Kate resta quelques minutes sans répondre, mais comme elle ne manquait ni de jugement ni de bonté : "Monsieur Brooke, dit-elle, Dieu veuille que l'Amérique ne perde pas ces sages principes. Le sort des femmes assurées d'être choisies pour ce qu'elles valent et pour elles-mêmes, y serait digne d'envie."

(Edition de la Bibliothèque Electronique du Québec, p. 145)
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NathalCNathalC   12 janvier 2018
... vous devriez vous souvenir que vous êtres une demoiselle.
- Je n'en suis pas une, et si mes cheveux relevés m'en donnent l'air, je me ferai deux queues jusqu'à ce que j'aie vingt ans, s'écria Jo en arrachant sa résille et secouant ses longs cheveux bruns. Je déteste penser que je deviens grande, que bientôt on m'appellera Miss Marsch, qu'il me faudra porter des robes longues et avoir l'air aussi raide qu'une rose trémière ! C'est déjà bien assez désagréable d'être une fille quand j'aime les jeux, le travail et les habitudes des garçons. Je ne me résignerai jamais à n'être pas un homme. Maintenant c'est pire que jamais, car je meurs d'envie d'aller à la guerre pour vaincre ou mourir avec papa, et je ne puis que rester au coin du feu à tricoter comme une vieille femme !
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