AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253083380
Éditeur : Le Livre de Poche (14/02/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Dans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage, l'étincelle qui lui manquent pour se révolter : la légende d'Ayesha, la déesse qui rendra la liberté à ses enfants condamnés.
Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l'incarnation d'Ayesha ? De retour d’exil, elle espère rallier la cité d’Harabec et reprendre le trône dont on l’a é... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
MarquePage
  01 mai 2018
Je connaissais le couple d'auteur Ange pour leurs nombreuses BD mais pas pour leurs romans. J'ai pourtant feuilleté à l'occasion cette série. Et puis Masse Critique et les éditions du Livre de Poche m'ont donné l'occasion de l'acquérir. Et je les en remercie.
Un petit pavé de presque 1200 pages, dont j'ai apprécié que l'éditeur garde les coupures des trois tomes pour voir comment la série avait été pensé et faite, mais qui se lit extrêmement vite et bien. Sans pesanteur, sans longueur. On ne s'ennuie jamais.
Le format "intégrale" est très bien. Je pense qu'avec seulement le premier tome le lecteur peut se sentir frustré, on a l'impression que ça commence à peine, car il n'offre pas tout le panel et l'éventail des thèmes abordés dans la suite. Chaque tome a un récit un peu différent (la fuite, la politique, la guerre) et le tout donne une oeuvre très complète.
Beaucoup d'éléments donc. Avec détails. Que ce soit sur le contexte et l'univers (carte à l'appui c'est toujours un bon point positif supplémentaire pour s'y retrouver), les personnages, leurs relations et leur histoire, la politique, la religion, la guerre, le combat, les convictions, les civilisations... Tout ça sans oublier l'action, les rebondissements et le suspense.
Même la fin est un bel équilibre entre moralité sur l'espèce humaine, le happy end et une bonne touche de tristesse. Que tout ne soit pas rose.
Les personnages sont très intéressants. Variés, ils ont leur part de mystère et des caractères travaillés, ils sont complexes et humains. On les voit évoluer. Ils sont tous attachants même si j'ai une préférence pour les personnages sombres, notamment Arekh. le début est un peu déstabilisant car on a du mal à leur donner un âge et de l'expérience.
Une très belle découverte que je suis ravie d'avoir reçue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
CyranoGirl
  22 juin 2019
Livre récupéré d'une amie il y a quelques années de ça. Il s'agit de l'intégrale de la trilogie de la Légende d'Ayesha.
L'histoire commence avec le sauvetage d'un galérien, Arekh par une jeune femme intrépide, Marikani. Il se trouve que celle-ci est en fait la Reine d'Harabec qui cherche désespérément à rejoindre son pays avant que son cousin malfaisant, Halios, reprenne son trône. Voilà, en gros, l'intrigue du premier tome.
Les deux autres tomes se concentrent sur l'avenir et la « rébellion » du Peuple Turquoise, peuple « offert par les Dieux » en esclavage aux hommes.
Les romans sont bien écrit, surtout le premier tome qui, je trouve, est le mieux réussi des trois. En effet, le premier tome contient une intrigue, un crescendo qui donne envie de le continuer, de le dévorer. Les personnages sont attachants et Marikani a vraiment le rôle d'une Reine. Malgré des incohérences dans la personnalité des personnages. Arekh qui pense une chose puis le contraire ; Marikani qui prend des décisions de plus en plus bêtes et impulsives (alors qu'elle est censée avoir été instruite par les meilleurs précepteurs pour devenir Reine...).
Les deux tomes suivants sont, par ailleurs, terriblement frustrants. En effet, nous ne sommes, en tant que lecteurs, pas témoins du début de la rébellion du Peuple Turquoise. Nous n'entrapercevons que certains détails. La rébellion ne commencerait-elle qu'au moment où Marikani lève les bras au ciel et fait disparaître la Rune de la Captivité ? Si c'est le cas, c'est décevant.
Les deux tomes suivant le premier sont plats. le fil conducteur se désagrège et je trouve cela bien dommage.
L'univers est beau, bien créé. Les conflits politiques sont un peu simplets mais plus ou moins logiques et cohérents.
En conclusion, une série de jeunes adultes, qui se lit vite et bien. Un peu creux, par contre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          12
Merowig
  30 juillet 2018
Lecture abandonnée. Les raisons ? de trop nombreux haussements de sourcils, d'expirations de dépit et d'ennui, tout simplement.
Les 200 premières pages ne sont que des suites de péripéties sans grand intérêt, pendant lesquelles nos deux personnages principaux fuient leurs terribles ennemis. Ajoutez à cela leur psychologie presque aussi fine que celle d'ados écervelés, alors qu'ils sont, je crois, sensés être adultes.
Que ce soit du Young Adult passe encore. Je n'ai rien contre ça, au contraire. Mais là où Philipp Pullman ou J.K. Rowling nous présentent des personnages auxquels on s'attache, ici, c'est peine perdue, et on est franchement proche des clichés (les clichés tout droit sortie de la bien-pensance de notre siècle, d'ailleurs, ce qui pourrait être bien si c'était correctement exécuté...). On a donc Marikani, une noble qui dirige un royaume ( sans doute est-elle sensée représenter la femme forte du roman ?) et qui est sujette à des états d'âmes ou des crises de sentimentalité comme en connaissent les fillettes de 10 ou 12 ans, presque des caprices. Et, à ses côtés, Arekh, un grand gaillard musculeux, fort rugueux et sympa seulement quand il le veut qui, on s'en doute, finira par avoir le coeur tendre.
Soit.
Si, encore, tout cela était servi par une plume agréable et une structure de même, loin du dépouillement propre à l'écriture de scénarii ? Car, non, je suis au regret d'affirmer qu'un roman ne s'écrit pas en achevant une phrase et en passant à la ligne à tout-va. Une belle invention existe : le paragraphe.
Encore que, de scénario, le roman n'en a que l'air, car il en manque cruellement. À moins que celui-là n'arrive que lorsque nos deux héros cessent enfin de fuir (patience que je n'ai pas eu), autrement dit lorsque les deux auteurs ont certainement été à cours d'idée concernant les fuites rocambolesques (fuite par les grottes et rivières souterraines, fuite sur un navire du peuple des fleuves, etc) et ont enfin décidé d'écrire une histoire, une vraie. Car c'est aussi là le problème, nos deux auteurs nous donnent le sentiment de ne pas savoir où aller pendant les 200 premières pages et brodent à qui mieux mieux. Ca va 5 minutes.
Soit.
On parle aussi d'inspiration orientale. Et, sur ce coup, je parlerais plutôt d'appropriation culturelle. On est vaguement dans quelque chose qui nous fait imaginer l'orient (encore que) mais les personnages ont tous la psychologie d'occidentaux bien campés. On ose la comparaison avec Les Lions d'Al-Rassan de Guy Gavriel Kay et, sans être un fan du monsieur, je peux dire que Ange en est à des années-lumières, tant au niveau du style, de l'univers, des personnages, etc.
Soit.
Mais alors, bon sang... Quand on me vend ce roman comme un classique de la Fantasy Française...
Eh bien...
J'en suis... sans voix.
Peut-être est-ce un classiques seulement parce qu'ils s'est bien vendu ?
...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
aventurine
  09 mars 2018
Ayesha est une histoire à couper souffle, intelligemment bien maîtrisée et d'une justesse étonnante. J'ai enfin terminé ma lecture de cette intégrale et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ressors marquée par ce roman, par ses personnages et par cette histoire qui parle de tant de sujets et qui parlent au nom de toutes les voix.
Dès le début, l'histoire est prenante et on ne lâche pas le roman, c'est impossible. Les révélations nous surprennent, les combats épiques nous tiennent en haleine et les moments plus simples et plus calmes nous touchent au coeur par leur authenticité ; il n'y a pas un moment d'ennuyeux, de superflus ou de faux. Ce roman est une bourrasque et je ne m'attendais pas du tout à une telle lecture, à un tel niveau d'intrigue lorsque j'ai tourné les premières pages. Il est riche de nombreuses cultures, d'un passé vaste qui garde encore quelques mystères. Mais ce qui porte ce roman, ce sont quatre figures : Arekh, Marikani, Liénor et Harrakin. L'histoire tient autant de ces hommes et ces femmes que de la légendaire Ayesha et si le destin réalisé est tel qu'il l'est, c'est grâce à eux. Ce qui rend leur vie, leurs émotions d'autant plus fortes et importantes. Ils ne m'ont pas laissé indifférente et je crois que ce sont les seuls personnages de fantasy épique française qui m'ont autant marqué.
Je ne sais plus quel commentaire m'avait mis la puce à l'oreille, mais j'avais le pressentiment que la fin serait dure et qu'elle aurait toutes les chances de m'atteindre. Je suis, honnêtement, partagée entre une très grande tristesse — parce que j'ai tellement apprécié ces personnages et avoir une fin si tragique, ça me tue — et la colère. Mais pourquoi avoir fait un tel choix ? Il y avait d'autres façons de continuer la justesse du récit, sur le traitement aux esclaves, à la religion... Marikani n'était pas obligée de mourir, pas après tout ce qu'ils ont vécu. Ça me fend le coeur !
Et en même temps je reconnais encore authenticité de la scène, qu'après tout ce Liénor a subi, elle ne peut pas laisser le peuple perdre foi, elle ne peut pas ne plus croire, parce que son fils serait mort pour rien et qu'il serait simplement une victime et pas une mort utile au dessein d'Ayesha. Mais ça me porte un véritable coup au coeur de découvrir une telle fin, après des jours à lire sans m'arrêter, plongeant dans un univers riche, intelligent et si bien présenté.
Une dernière petite chose : j'ai été légèrement déçue de ne pas savoir pourquoi le peuple turquoise s'est enfui de ses terres. Si jusqu'ici le mystère entre les dieux et la réalité plus humaine était utile et qu'il était évident que trop d'informations aurait pu briser un équilibre parfait, j'aurais aimé apprendre quelque chose sur le passé du peuple turquoise. J'aurais aimé découvrir leurs terres et leur culture d'avant la traversée. Ce n'est qu'un bémol, mais tout de même, j'aurais aimé savoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          22
MonsieurLoup
  25 août 2016
Clairement pour moi, Ayesha est un monument de la fantasy française, et même un monument de fantasy tout court (même si nos amis anglo-saxons n'en entendront sans doute jamais parler).
Par contre, j'ai trouvé le 1er tome légèrement moins bon, étouffant (peut-être à cause du style, exceptionnel par ailleurs, mais qui étrangement dessert la 1ère partie du 1er tome), mais la suite est juste extraordinaire. Des personnages profonds qu'on aime vraiment ou qu'on hait de tout notre coeur (parfois les deux pour un même personnage), un style magnifique, et une histoire de plus en plus incroyable et gigantesque.
Un vrai coup de coeur, à lire absolument !
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   02 avril 2018
La mort.
Peut-être était-ce ce que tous les enfants cherchaient sans le savoir. Ils croyaient rêver d'aventure alors qu'ils ne voulaient que la mort.
Commenter  J’apprécie          50
MarquePageMarquePage   01 mai 2018
- La logique et l'humain ne marchent pas toujours de concert, nde Arekh. Avez-vous toujours réagi logiquement ?
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Ange (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Ange
Présentation et critique du livre par le Scribouillard.
autres livres classés : esclavageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Toutes les vies de Benjamin d'Ange

En quelle année se déroule l'histoire ?

1022
2022
2023
2032

10 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Toutes les vies de Benjamin de AngeCréer un quiz sur ce livre