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EAN : 9782228915397
462 pages
Éditeur : Payot et Rivages (06/04/2016)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Entre 115 et 177 ap. J.C., une pièce d'un sesterce passe de main en main à travers tout l'empire romain occidental. L'auteur imagine de nous faire rencontrer tous ceux et celles qui ont tenu cette pièce et nous fait voyager à travers les classes sociales et les types humains divers de cet empire antique. Sa fiction s'appuie toujours sur des témoignages d'archéologues et se donne toujours un objectif à la fois ludique et instructif.

Alberto Angela, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  06 janvier 2020
La monnaie antique en voyage
*
Un ouvrage conséquent d'un fabuleux voyage d'un sesterce (2 euros actuels) à travers tout l'immense empire romain. Voilà qui n'est pas commun.
L'auteur italien qui est historien, veut nous raconter ses origines (et le notre puisque la Gaule à ce moment-là a été conquise par Jules César).
Un bon récit de vulgarisation historique (qu'est ce que je déteste ce mot mais bon, vous comprendrez mieux) qui informe, désapprend, réapprend l'Antiquité . Eh non, ce n'est pas ennuyant, ni barbant.
Au contraire! C'est instructif, bien écrit, et enrichissant.
*
Cette monnaie frappée à Rome va passer de mains en mains à travers le grand royaume. Des confins de l'Ecosse (près du futur mur d'Hadrien), rentrant dans les rues de Londres (qui est une petite bourgade !), traversant la Seine dans Paris, survolant les vignes de la Germanie, repassant par Milan, Rome, foulant la terre de l'Egypte, de l'Espagne, Marseille....
Bref, un voyage aux mille escales. Où chaque moment est un prétexte pour des explications sur le quotidien de ces citoyens latins. Où le mot "multi-ethnique" prend toute sa dimension humaine. Où la mondialisation est née dans l'antre de sénateurs romains.
*
J'ai énormément apprécié ce guide historique. Professeurs des collèges, proposez-le à vos élèves.
C'est vivant et passionnant!
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Ichirin-No-Hana
  24 avril 2018
A dos d'une pièce de monnaie, partons à l'aventure à travers l'empire romain de l'empereur Trajan (empereur de 98 jusqu'à sa mort en 117). A travers les différents échanges, notre petit sesterce va en découvrir du monde. Empire nous propose le portrait d'hommes et de femmes de milieux totalement différents. Nous allons découvrir le quotidien de politiciens, de hauts dignitaires, de marchands plus ou moins riches ou encore de prostituées ou d'esclaves. Et tout cela, en nous baladant dans cet immense empire qu'est l'empire romain de cette époque.
En partant d'une idée plutôt originale de suivre le voyage d'un sesterce, Alberto Angela nous propose avec Empire, un véritable documentaire de l'Empire romain. Empire nous propose un voyage prenant et fort enrichissant. J'y ai appris énormément de choses. Alberto Angela nous conte le quotidien de romains de différents horizons et nous partage de nombreuses anecdotes et c'est ce qui rend la lecture particulièrement accessible et plaisante. Et pourtant, l'auteur n'en oublie pas la grande Histoire et nous conte des événements qui ont marqué l'histoire de cet immense empire. Empire se dévore comme un petit roman mais n'en reste pas moins très intelligent. L'auteur a su trouver le juste milieu entre ouvrage de vulgarisation et véritable documentaire, je pense que beaucoup de monde sauront y trouver leur bonheur.
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cmpf
  07 juillet 2017

Empire, c'est l'Empire romain, sous Trajan (empereur de 98 à 117).
Savez-vous que chez les Romains un esclave pouvait posséder un esclave lui-même propriétaire d'un autre individu. C'est du moins ce qu'affirme l'auteur. Une des choses que l'on apprend sur la Rome antique.
Dans ce livre que l'on pourrait qualifier de docu-fiction, Alberto Angela nous fait parcourir l'empire romain, et même un peu au-delà.
Le fil rouge de cette “promenade “ est un sesterce qui vient juste d'être frappé. Passant de main en main il voyage de Rome à Londinium puis dans le nord là où sera bientôt édifié le mur d'Hadrien. Puis passe à Trèves et au delà en s'arrêtant à Paris. Il traversera l'Italie et restera longtemps à Rome, centre du monde. Il traversera la Méditerranée, ira vers l'est… Parfois il reste un jour ou deux en possession d'une personne et on le suit dans ses activités, parfois il ne fait que passer quelques minutes mais c'est tout de même l'occasion de décrire brièvement un type de personnage ou de rôle.
C'est l'occasion de présenter les villes, mais aussi des thèmes : la superstition, l'armée, le vin, la construction des routes, la médecine... L'auteur insiste particulièrement sur l'armée et les jeux. Il précise souvent quel est l'auteur plus ou moins contemporain des faits ou les fouilles qui lui permettent d'attester ceci ou celà. Lorsqu'il s'agit d'une supputation il l'indique.
Il compare souvent cette époque avec la nôtre, faisant des parallèles, pour le transport les voies fluviales sont nos avions. Mais marque aussi les différences.
Le sesterce passant par la Dacie, la Roumanie actuelle, j'ai appris que de nombreux mots du roumain étaient compréhensibles pour nous, de nombreux colons venus d'Italie, de Gaule du Sud et de Germanie s'y étant installés après la guerre de conquête menée par Trajan, pour remplacer les morts et les esclaves.
Bref un voyage instructif, pas pédant, et pas ennuyeux.
Si un éditeur lit cette critique, puis-je lui suggérer d'éditer un autre des livres d'Alberto Angela : Una giornata nell'antica Roma. Nous sommes nombreux à ne pas lire l'Italien, et cette façon de transmettre ses connaissances est particulièrement plaisante. Je sais que celui-ci ne bénéficie que d'une quarantaine de lecteurs sur Babelio mais j'espère en convaincre quelques nouveaux.
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Henri-l-oiseleur
  26 mai 2016
Voici un livre très agréable à lire, d'excellente vulgarisation historique. L'auteur imagine de suivre les voyages d'une pièce d'un sesterce de poche en poche, depuis sa frappe dans un atelier monétaire jusqu'à la fin de sa course. Cette bonne idée lui fournit le prétexte à faire voyager le lecteur dans toutes les régions de l'empire romain occidental sous Trajan, au début du II°s, à travers tous les métiers et toutes les classes sociales. Malgré l'invention et la part de fiction, l'auteur a soin de fonder solidement ses récits sur des faits archéologiques avérés, ce qui distingue son ouvrage des romans historiques gratuits qui encombrent le marché, et distrait en même temps ceux que la prose des archéologues fatigue. On insiste beaucoup sur le fait que l'empire romain est la première mondialisation de l'histoire, quitte à passer un peu vite sur ce qu'il pouvait avoir d'atroce. Une lecture agréable, vivante, enfin de la bonne vulgarisation !
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Bigalow
  04 mars 2018
Un voyage historique incroyable et vivant!
Voilà ce que j'ai pensé de cet excellent ouvrage, qui nous raconte la civilisation romaine au IIème siècle, à travers le parcours d'un sesterce. On traverse tout l'empire, de Londres à Ephèse en passant par Rome, Paris, Alexandrie, j'en passe et des meilleures...
Chaque nouvelle escale et chaque nouveau propriétaire est un prétexte pour Alberto Angela qui lui permet de décrire un pan de l'empire romain, que ce soit l'économie, la situation des femmes, l'architecture, etc.
Ce que raconte le livre est déjà passionnant en tant que tel, mais le style de l'auteur le sublime. Il livre ainsi de la vulgarisation historique de très haut niveau, qui combine précision des informations et clarté des propos. Cela se lit comme un roman, car les personnages sont rendus vivants, et les explications ne sont en rien barbantes.
A la fin du livre, j'ai regretté d'avoir fini si vite ce trajet autour de l'empire romain. Mais avec tout ce que j'ai appris dessus, ça en valait le coup!
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ochristianochristian   24 mai 2020
Mais que défendaient au juste les légions ?
Pas l'empereur ni les villes mais le mode de vie romain; des réseaux commerciaux aux finances, en passant par la culture et l'art de vivre....
La satisfaction des besoins essentiels était peu couteuse. On savait lire, écrire, compter. Des spectacles gratuit ou presque étaient proposés quotidiennement.
On était donc à des années-lumières des barbares vivant dans les forêts.
Pour beaucoup de ces derniers, la civilisation romaine avait un parfum de paradis. Ils exerçaient donc une forte pression aux frontières de l'Empire, non pas pour le détruire mais pour y être intégrés.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   01 avril 2018
"Ris bien de qui te traite de giron, Sextilius, et fais-lui donc un doigt d'honneur."
L'autre obtempère, se tourne vers son adversaire et, après lui avoir craché dessus, lui montre son majeur tendu en l'invectivant à son tour. Une bagarre s'ensuit, une de ses bagarres auxquelles on assiste quotidiennement dans les ruelles de Londinium. Les décurions s'éloignent, ils ne tiennent pas à s'en mêler. Cette scène n'est pourtant pas dénuée d'intérêt. Elle nous a permis de découvrir que l'un des gestes les plus insultants de notre époque, à savoir le doigt d'honneur, n'est pas le fruit de notre vulgarité moderne mais remonte à des temps ancestraux, puisque les romains y recouraient déjà.
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Marie2406Marie2406   16 mars 2019
Mais ces articles nous révèlent autre chose : la tunique a été tissée à Rome avec du lin cultivé en Egypte. L'ambre vient de la Baltique, les saphirs de l'actuel Sri Lanka, la soie de Chine... Cette enfant est l'incarnation d'un phénomène que nous connaissons bien et que les Romains ont inventé : la mondialisation. Toutes les régions de l'Empire partagent la même monnaie, les mêmes lois, la même façon de vivre et la même architecture. On a déjà dit qu'elles connaissaient une même langue officielle, le latin, et que selon les régions s'y ajoutait le grec. Vous pouvez commander le même vin à Alexandrie et à Londinium, les gens y suivent la même mode vestimentaire, s'y lavent de la même façon. Et comme vous avez pu le constater sur le quais du port d'Ostie avec la céramique sigillée, des produits de la péninsule italienne sont copiés ailleurs puis revendus à Rome.
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Marie2406Marie2406   13 mars 2019
Avant que la porte soit complètement ouverte, il en sort une turme (turma) - un escadron de trente cavaliers. Aux flancs de leurs chevaux pendent d'énormes sacoches contenant des pièces de monnaie fraîchement frappées, dont notre sesterce. Cette catégorie de courriers militaires est chargée de les acheminer aux quatre coins de l'Empire, dans les forts, certes, mais aussi dans les capitales de provinces, les villes clés de l’économie romaine, les avant-postes stratégiques, etc. A une époque où la télévision, la radio et le téléphone n'existent pas, la monnaie est non seulement un outil économique mais également un formidable instrument de propagande et d'information.
Une pièce est comme un petit discours de l'Empereur annonçant que tel ou tel de ses projets a été mené à bien. Sur l'avers figure son profit droit, en l’occurrence celui de Trajan, qui porte une couronne de laurier et affiche l'air imposant de circonstance. Le message subliminal adressé à ses sujets se veut rassurant : l'homme le plus puissant de l'Empire (et le seul à exercer une charge à vie) défend des valeurs traditionnelles. C'est un soldat, un "fils" du Sénat qu'avait adopté Nerva, son prédécesseur.
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AlterganeshAlterganesh   12 novembre 2019
En 48 de notre ère, Claude permet aux notables gaulois d'êtres admis au Sénat et de sièger au côtés de Romains. Ceux-si s'y opposent, et voici la réponse que leur adresse l'empereur :
"La paix intérieures fut assurée, et notre puissance affermie au-dehors, quand les peuples d'au-delà du Pô firent partie de la cité, quand la distribution de nos légions dans tout l'univers eut servi de prétexte pour y admettre les meilleurs guerriers des provinces, et remédier ainsi à l'épuisement de l'Empire. Est-on fâché que les Balbi soient venus d'Hispanie, et d'autres famille non moins illustres de la Gaule Narbonnaise?
Leurs descendants sont parmi nous et leur amour pour cettre patrie ne le cède point au nôtre. Pourquoi Lacédémone et Athènes, si poussantes par les armes, ont-elles péri, si cen'est pour avoir repoussé les vaincus comme des étrangers. Honneur à la sagese de Romulus, notre fondateur qui tant de fois vit ses voisins en un seul jour d'ennemis devenir citoyens!
Des étrangers on régné sur nous. Des fils d'affranchis obtiennent les magistratures, et ce n'est point une innovation, comme on le croit faussement : l'ancienne république en a vu de nobreux exemples. Rappelons-nous toutes les guerres : aucune ne fut plus promptement terminée que celle des Gaulois, et rien n'a depuis altéré la paix.
Déjà les moeurs, les arts, les alliances, les confondent avec nous ; qu'ils apportent aussi leurs richesses, et leur or, plutôt que d'en jouir seuls. Pères conscrits (sénateurs), les plus anciennes institutions furent nouvelles autrefois. Le peuple fut admis aux magistratures après les patriciens, les Latins après le peuple, les autres nations d'Italie après les Latins. Notre décret vieillira comme le reste, et ce que nous justifions aujourd'hui par des exemples servira d'exemple à son tour. Si ces paroles sont pleines de tolérance envers l' "autre", elles expriment aussi la vonlonté bien réelle de l'intégrer. Rome a su créer ainsi une société multiethnique - mais avex une seule culture "officielle".
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Videos de Alberto Angela (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alberto Angela
Extrait de "Les Trois jours de Pompéi" d'Alberto Angela lu par Thibault de Montalembert. Editions Audiolib. Parution le 9 octobre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/les-trois-jours-de-pompei-9782367629643
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