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ISBN : 2844854451
Éditeur : Allia (08/03/2012)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 6 notes)
Résumé :


Comme presque tous les écrits de Nakajima, Le Mal du loup est une histoire de métamorphose. Le narrateur écoute caché derrière un verre de saké un collègue ridicule et repoussant ; une libellule couleur de jade se pose près d’eux et ce monsieur M. apparaît tout à coup, par la force d'une idée et d'une image cryptées dans son discours indistinct, comme l'égal de Montaigne. Dans ce livre vous rencontrerez aussi Mariang, la très grande Paluane qui parle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
kuroineko
  02 février 2013
Sur les cinq nouvelles présentées dans ce recueil, je n'ai vraiment accroché que sur la première "Atolls".
Celle-ci contient beaucoup d'éléments autobiographiques. Entre 1941 et 1942, il part enseigner le japonais dans les territoires occupés, aux îles Palaos. Asthmatique chronique, il dut quitter cet archipel du Pacifique en 1942.
Dans la première partie du récit, il dresse le portrait de Mariang, une autochtone. Instruite et acculturée par des études à Tôkyô, celle-ci se rapproche du professeur japonais et de son ami ethnographe pour absorber leur savoir. Nakajima insiste sur la situation délicate de Mariang: trop îlienne pour les occupants nippons et trop japonisée pour ses compatriotes.
Dans la seconde partie de la nouvelle, nulle action amis une description de sensations et de réflexions. Réveillé après une sieste sur la plage, l'écrivain ressent une douce plénitude. Mais rapidement, elle est gâchée par sa conscience qui lui rappelle l'aspect factice de ce sentiment. Que ce soit sous les tropiques ou dans le froid de Tôkyô, Nakajima reste la même personne.
Pourtant il aspire à recouvrir tout d'un voile amnésiant et apaisant tiré de ce climat tropical.
La question de la personnalité est au coeur de ce récit. Nakajima est partagé entre le monde classique chinois, la littérature et la philosophie européenne (référence à Voltaire et à Homère notamment) et l'indolence primitive des îles tropicales (même si sa conscience lui assène que primitivisme ne signifie pas pour autant santé = à mettre en parallèle avec sa santé fragile).
A noter que la question des territoires occupés par l'armée japonaise est récurrente dans son oeuvre puisqu'une autre nouvelle du recueil, "Paysage avec agent de police", son personnage principal est un policier coréen. l'histoire se passe en 1923. Nakajima se sert des yeux de ce personnage coréen soumis à l'autorité d'occupation japonaise pour montrer le quotidien de la Corée: L Histoire japonaise enseignée de façon obligatoire aux petits Coréens, des allusions à des hommes coréens mystérieusement décédés après le grand séisme du Kantô en 1923 au Japon (cette tragédie naturelle s'était alors ensuivie de vagues de représailles envers les immigrés coréens), ...
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critiques presse (1)
LeMonde   19 mars 2012
L'auteur, pourtant conscient de son époque, de ses expériences et de la guerre, dit un besoin d'écrire qui répond moins à une exigence de sens qu'à une confusion des sens.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
stekasteka   19 octobre 2013
Il éteint la lampe, frotte une allumette. De minces traits de lumière durs et mats jaillissent dans le noir, des aiguilles de pin, des feuilles d'érable s’épanouissent et disparaissent aussitôt. L'odeur de la poudre lui pique au nez; son esprit, après un instant d'inertie, s'émouvait de cette beauté délicate, hors saison.
Une pauvre petite émotion, triste et toute recroquevillée sur elle-même.
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kuroinekokuroineko   20 novembre 2012
Et malgré tout, cette attente passionnée de quelque chose de neuf et de rude avait fini par se dissiper dans la douceur de la brise marine; seules m'entouraient maintenant une indolence et une paresse qui étaient comme un rêve, mélancoliques et joyeuses et sans aucun remords.
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LucianaMortisolLucianaMortisol   13 février 2014
Une grosse pendule électrique est accrochée au mur blanc du restaurant, la longue aiguille jaune des secondes tourne comme une créature inquiétante, reflétant les lumières. Elle chemine en rond, sans arrêt, avec une froideur qui haché la vie sans pitié.
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LucianaMortisolLucianaMortisol   13 février 2014
Les socques en forme de bateau des Coréens. Les sandales étincelantes des demoiselles japonaises. Les bottes des Chinois poilus comme des pattes d'ours. Les cothurnes vertigineux des étudiants japonais. Les souliers briqués des écoliers de la noblesse coréenne. Les bottes rouges à talons hauts des Russes blancs chassés de Wonsan. Et puis les savates percées des portefaix - de ces Coréens qui transportent des cargaisons sur leur dos - d'où les pieds sortaient à moitié.
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LucianaMortisolLucianaMortisol   13 février 2014
Comme le roi des Perses, qui pleura, dit-on, à la vue des dizaines de milliers de soldats sous ses ordres, en pensant que dans cent ans aucun ne survivrait, ce garçon à présent reconnaissait dans tout ce qui l'entourait "la marque de la finitude", et cett vision le transperçait.
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