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Véronique Perrin (Traducteur)
EAN : 9782914777667
170 pages
Anacharsis (28/01/2011)
3.67/5   9 notes
Résumé :

Tusitala, le Raconteur d'histoires est le nom de guerre que l'on prêtait à Robert Louis Stevenson dans les îles Samoa. où il vécut aux derniers temps de sa vie. Engagé avec les Samoans contre les puissances coloniales, écrivant avec acharneraient, défrichant ses champs, rêvant dans la lumière des tropiques, l'auteur de L'île au Trésor s'était bâti Là-bas une existence à sa mes... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Seijoliver
  07 avril 2019
Rien de japonais ici… quoi que... si l'on prête à Nakajima Atsushi de traiter indirectement de l'expansionnisme nippon des années 30 et 40 ; la postface de la traductrice Véronique Perrin est très intéressante à ce sujet, montrant aussi les parallèles évidents entre l'écrivain et celui à qui il rend hommage : Nakajima, de santé précaire, est mort à 33 ans en 1942 ; Stevenson à 44. Et tous deux sont allés vers ses mers du Sud. Si la maladie et la mort sont "des compagnes" de vie, ce livre est tout sauf crépusculaire. Bien au contraire.
Tusitala est sans doute à lire comme un autoportrait et un récit biographique sur R.L.S., Robert Louis Stevenson. Extrêmement documentée, le récit alterne avec un journal intime, faux journal bien sûr qu'aurait rédigé pendant les quatre années où Stevenson habita avec sa famille sur l'île de Samoa jusqu'à sa mort en 1894. Nakajima décrit sa vie quotidienne, faite d'écriture, de réflexion sur la littérature et de travaux (plantations), sa santé, fragile, mais aussi du colonialisme et de l'histoire de Samoa alors sous triple emprise, américaine, anglaise et allemande, en faisant un réquisitoire contre le racisme des occidentaux.
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Chantalka
  12 mai 2020
Livre splendide, tant par son fond , son projet original, que par la qualité de sa traduction.
Un très beau moment de lecture qui dépayse et fait réfléchir sur le sens de la création : pourquoi écrire?
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
stekasteka   10 novembre 2015
Combien de belles "étoffes de mots et de rêves" aurait-il le temps de tisser, avant que la froide main de la mort ne s'abatte sur lui ? Ce pari lui semblait fastueux. Il écrivit avec la hâte du voyageur qui sent l'heure du départ approcher. Et laissa, de fait, quelques beaux tissus de rêves et de mots.
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WaldenWalden   20 mars 2019
Aimer le Soleil, la Terre et les êtres vivants; mépriser les richesses; donner à celui qui demande; tenir la civilisation des Blancs pour l'un de nos plus grands préjugés; marcher à grands pas dans la compagnie d'hommes incultes débordants de vigueur, dans le vent joyeux et dans la lumière, et se réjouir après le travail de sentir le sang qui circule sous la peau trempée de sueur; oublier la peur d'être moqué et dire vraiment ce que l'on pense, faire vraiment ce que l'on veut.
Telle était sa nouvelle vie.
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SeijoliverSeijoliver   07 avril 2019
X octobre
Violents maux d'estomac depuis le matin. J'avale quinze gouttes de laudanum. Rien fait pendant trois jours. Mon âme est vacante.

Jadis je fus un jeune homme brillant. C'est ce qu'il semble, car à cette époque tous mes amis appréciaient la magnificence de mon caractère et de ma conversation davantage que mes oeuvres. Mais on ne peut pas être éternellement et uniquement Ariel ou Puck. Le style, les idées de Virginibus Puerisque sont ce qui me dégoûte le plus à présent. Après avoir craché le sang à Hyères, j'ai senti que j'avais fait le tour de toutes ces choses. Je n'ai plus aucune espérance. Semblable à une grenouille écrasée. Je me glisse partout avec un désespoir tranquille. Exactement comme quand je vais à la mer, avec, à tout moment, l'assurance que je peux m'y noyer. Ce qui ne veut pas du tout dire que je me désintéresse de ce qui peut m'arriver. Au contraire, jusqu'à ma mort je garderai la joie. Il y a même dans ce désespoir assuré une sorte de félicité.
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