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ISBN : 2843047145
Éditeur : Zulma (01/01/1900)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 184 notes)
Résumé :
Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Sans compter qu’Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant.
Il y a d’abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour fav... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  18 juillet 2016
Pour se remettre d'un thriller bien noir, ou d'une actualité dont on aimerait tourner la dernière page et ne jamais en lire une autre version, quoi de mieux qu'un feel-good.
Nous sommes au Portugal, dans une communauté unie autour de son facteur et de son pharmacien, qui assurent l'animation au quotidien : l'un distribue le courrier au hasard et l'autre énumère à qui veut l'entendre la liste des effets secondaires encourus lorsqu'on ingurgite tel ou tel remède. Personne n'ignore quoi que ce soit de la vie des voisins tant les parois des maisons sont fines.
Le personnage central vient de perdre son épouse et tente vaille qui vaille de se remettre de cette absence, d'autant plus pesante qu'Ada était un véritable volcan en activité , 100 000 volts du réveil au coucher , entraînant Otto dans sa créativité explosive, lui qui , justement est un insomniaque chronique. Sa disparition laisse un tel vide qu'il serait prêt à retenter l'expérience pourtant ratée de la tisane de laitue sensée venir à bout de ses nuits blanches . Même l'amertume et l'inutilité manquent quand leur souvenir évoque un passé révolu et heureux.
C'est particulièrement réussi lorsqu'y est mis en scène le naufrage qu'est la vieillesse pour citer Un célèbre général des années 60, et que malgré tout, le ton et la manière soient réconfortants L'apparente routine égrène les jours et les semaines, mais c'est sans compter sur les frasques d'un drôle de personnage dont l'esprit est resté prisonnier d'une guerre qui ne finira jamais ...
Tous les personnages sont campés avec beaucoup de bienveillance, quels qu'ils soient et quoi qu'ils fassent, dans une sorte de détachement affectueux. Aucune aigreur, ni rancoeur : les évènements survienne y dans une sorte de logique quasiment taoïste : chaque acte étant une conséquence d'un fait précédent et en déclenchant un autre , inéluctablement.
C'est léger et poétique , ins prétention moralisatrice ou sociologique. Une tranche de vie d'un microcosme, ni exceptionnel ni tout à fait banal.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Ziliz
  25 novembre 2015
Otto est veuf, il a vécu cinquante ans d'amour avec Ada, un bonheur sans nuages.
Lui qui, "jusque-là n'avait eu de relations avec ses voisins que par l'intermédiaire d'Ada, se retrouve à présent très isolé".
Autour de lui, pourtant, il y a du monde. Des voisins de longue date, hauts en couleur pour la plupart : M. Taniguchi, nonagénaire atteint d'Alzheimer ; sa fille Mayu ; Iolanda, septuagénaire férue de remèdes miracles pour vivre mieux/vieux ; Teresa, quadra dactylo.
Passent de temps en temps chez Otto le facteur attitré, son remplaçant, et Nico, l'assistant du pharmacien (bavard et quelque peu envahissant au goût de ce vieil ours), passionné par les notices des médicaments et leurs effets secondaires en particulier.
Ce sont les avis enthousiastes sur Babelio et les jolies couleurs de la couverture qui m'ont donné envie de découvrir ce roman. J'imaginais un livre distrayant, à la fois léger et drôle.
Bien que l'auteur soit brésilienne, le ton m'a évoqué celui de certains auteurs nordiques (Audur Ava Olafsdottir, Arto Paasilinna), loufoque et foutraque. Vanessa Barbara mélange dans un joyeux bazar une histoire de deuil, des clébards horripilants, des problèmes d'insomnie, des considérations ethnologiques, des chasses aux cafards, pléthore d'infos sur les médicaments...
Mais si Olafsdottir et Paasilinna m'amusent et me touchent, j'ai trouvé ce récit-là vide, creux, sans intérêt, je m'y suis ennuyée du début à la fin et n'ai jamais souri. Les 220 pages m'ont semblé bien longues...
Un roman ni drôle, ni vraiment triste, mou et vaguement plombant. Je n'ai pas réussi à m'accrocher au fil conducteur pour m'y intéresser et avoir une vue d'ensemble. Surtout que j'ai survolé les quarante dernières pages à coups de grands Z visuels, je n'ai donc pas compris grand chose au dénouement, censé donner une cohérence à tout ce fouillis anecdotique...
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AudreyT
  03 février 2016
Otto se retrouve seul dans sa maison colorée, dans son petit village aux nombreuses ruelles... Ada, son épouse tant aimé, vient de mourrir. Alors qu'il se rappelle des souvenirs heureux, il est continuellement dérangé par ses voisins : Nico le préparateur en pharmacie qui vient lui apporter ses médicaments tout en lui parlant avec passion des effets secondaires et des notices. Anibal le facteur qui ne distribue rien en temps et en heure. Teresa, iolanda et Mariana les voisines bruyantes... Bref, tout ce petit monde empêche Otto de vivre son deuil... Et puis ce secret qu'ils semblent tous lui cacher...
Un premier roman fort sympathique, bien écrit, rythmé, aux couleurs vives et aux personnages drôles et burlesques...
Une très belle pioche Patience82 !! Merci...
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mariech
  14 avril 2016
Après 50 ans de vie commune Otto est désemparé par la mort de sa femme , celle - ci est décédée brusquement un matin après le petit déjeuner , Otto se rappelle les souvenirs de leur vie de couple complice , harmonieuse , un couple sans enfants , sans chien , ni chat comme il le dit mais qui est fusionnel dans le quotidien , un couple de rêve , la nuit ça se corse et ça m'a fait sourire , c'est la guerre , Adda s'endort de suite , prend toute la place dans le lit , prend toute la couverture , tandis que le pauvre Otto , est sujet aux insomnies , Adda lui fait des tisanes de laitue , d'où le titre , une recette qu'elle tient de sa grand - mère
Otto est d'autant plus désemparé qu'Adda était beaucoup plus sociable que lui , elle connaissait les voisins , apportait son aide quand il le fallait
Et puis Otto a l'impression qu'on lui cache quelque chose , ou alors il perd la tête , il se souvient d'une nuit peuplée de cauchemars où il a dormi douze heures d'affilée , il ne peut s'empêcher de relire les résultats du bilan de santé d'Adda , reçu bien trop tard , Adda sa femme bien aimée , est morte à cause d'un retard de courrier , que s'est -il passé avant la mort d'Adda .
Nous voilà en présence de voisins très originaux , c'est le moins qu'on puisse dire
Un premier roman original avec néanmoins quelques défauts , à un moment de ma lecture , je n'en pouvais plus de toutes les énumérations des contre indications des médicaments , trop c'est trop et puis cette histoire de l'ancien soldat japonais est traitée un peu trop légèrement .
Malgré tout c'est une lecture détente , originale .
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sabine59
  15 juillet 2018

J'ai trouvé ce livre brésilien dans une brocante car attirée par la très colorée première de couverture ( les éditions Zulma sont superbes), et je l'ai aussitôt lu.
Au début, j'ai adhéré à la découverte de ce petit quartier aux personnages un peu déjantés, l'humour était plaisant, le ton léger. Autout d'Ada, à présent décédée, un microcosme humain bien bizarre évolue sous nos yeux, à travers surtout le regard d'Otto, le mari d'Ada, maintenant veuf, et qui se sent si désemparé sans son extravagante et délurée épouse.
Il y est question d'Alzheimer, de cafards qui prolifèrent, d'effets secondaires de médicaments, de mystère, de deuil, de chiens en furie....et de bien d'autres thèmes encore...
Et justement, cette prolifération d'éléments m'a vite lassée, je me suis sentie agressée par tout ce bric-a-brac d'idées et je n'ai pas vraiment compris-s'il y en avait une-l'intention de l'auteure.
Déçue donc, même si ce roman a un charme particulier, que je reconnais bien volontiers, mais auquel je n'ai pas été sensible. Dommage!
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critiques presse (1)
LaPresse   14 décembre 2015
Un petit livre tout indiqué pour botter la grisaille.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   24 novembre 2015
Lors d'une de ces fameuses séances "Nanouk l'Esquimau", la jeune femme avait noté que le protagoniste ne se dérobait jamais au moment de sacrifier des renards, d'égorger des phoques ou de chasser des morses. Dans une scène, on le voit tuer un poisson avec les dents, avant d'aller jouer avec ses enfants. Ce flegme des Esquimaux la rassérénait, cette façon de retourner à leurs tâches habituelles et de sourire même après avoir accompli des choses horribles. En faisant des recherches sur la question, elle apprit que les Inuits d'autrefois flanquaient leurs vieillards dehors en pleine nuit, l'hiver, pour qu'ils meurent de faim ou de froid. En période de disette, ne pouvant plus les nourrir, ils les abandonnaient sur des blocs de glace, les jetaient à l'eau ou les enterraient vivants. La victime pouvait être conduite dans un endroit désert et livrée à son sort, ou le contraire : la communauté décidait de plier bagage pendant que le vieux dormait. Bien souvent, les personnes âgées décidaient elles-mêmes de se pendre ou demandaient à quelqu'un de les noyer.
(p. 154-155)
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SioSio   30 août 2015
Ada s'était entichée du mot "vachement", que du jour au lendemain elle s'était mise à utiliser à tout bout de champ. Cette nouvelle manie avait le don d'horripiler Otto, qui tint à s'informer sur la signification et les origines du mot en question. Ada s'en alla d'un pas résolu consulter sa voisine Mariana, qui après tout avait étudié à l'université. Elles émirent ensemble deux hypothèses étymologiques. La première, de nature kilométrique ; dans "c'est vachement loin", il s'agit de traduire l'idée d'une distance excessive, au point que même une vache serait épuisée avant de l'avoir parcourue. Et quand on dit : "il y a vachement à manger", c'est pour évoquer une quantité de nourriture qui suffirait à rassasier un bovin. "Quelle que soit l'origine de l'expression, on voit que tu l'utilises à tort et à travers", insista Otto après avoir entendu l'explication. Mais Ada ne l'écoutait plus. "Je suis à moitié sourde de cette oreille", prétendait-elle.
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mariechmariech   14 avril 2016
Une décennie après , presque trop tard pour que cela ait encore un sens , il avoua à Ada qu'il y avait eu à une époque une fille très jolie au bureau et , alors même qu'elle avait tous ces collègues à ses pieds , c'était de lui qu'elle était tombée amoureuse , un homme marié qui aimait se promener en pyjama à cinq heures de l'après - midi . Ada ferma les yeux , soupira . Elle ne voulut rien savoir de plus . Elle tourna le dos à Otto et annonça qu'ils iraient dîner au supermarché . ( Avant cela , cependant , elle lui fit observer que si , Humphrey Bogart ne souriait pas , c'est parce qu'il avait de grandes dents - par précaution , Otto préfera faire profil bas pour encore cette fois .)
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tilditatildita   17 janvier 2016
Voici un concentré de finesse, signé par une auteure Brésilien.
Otto et sa femme habitent une maison jaune sur la colline. Autant Otto est peu sociable; autant sa femme est très impliquée dans la vie du voisinage. Des voisins qui composent une communauté bien particulière : il y a Monsieur Taniguchi qui est persuadé que la 2nde Guerre Mondiale n'est pas terminée malgré ce qu'on veut lui faire croire. Nico, le pharmacien qui est obsédé par les notices des médicaments et qui déclame à qui veut bien l'entendre les effets secondaires de tel ou tel médicament. Le facteur Anibal, qui distribue les lettres au petit bonheur la chance, en vertu du lien social que favorisent les erreurs d'adresse. Sans oublier les chihuahuas hystériques de Iolanda.
Alors quand Otto perd sa femme Ada, il n'est pas seulement triste mais aussi désemparé. Lecteur passionné de romans noirs, tuant ses nuits à coups d'infusion, il est bientôt persuadé qu'un complot se trame, car il voit des personnages et des situations bizarres (un rouquin qui rode, une repasseuse incapable qui pourtant reçoit tout le linge du voisinage).
Car tout n'est pas très net ; effectivement...
Ce livre fourmille de personnages hauts en couleur et attachants, de situations cocasses voire burlesques et poursuit une intrigue usant des codes du roman policier. Il m'a été conseillé par la libraire passionnée de Charlemagne à Hyères. Conclusion : allez-chez-les-libraires !!!
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KirsikkaKirsikka   02 mars 2018
Dans le doute, Iolanda avait décidé de croire en tout. Elle avait commencé avec la vague new age, un mysticisme à base d'aquariums et de licornes, qui mélangeait déjà éléments métaphysiques orientaux, courants théologiques, croyances spiritualistes, animistes et parascientifiques, dans une tentative de symbiose avec la Nature et le Cosmos.
Au fil des années, sa maison finit par se transformer en un temple de la schizophrénie spirituelle : à côté de traités cabalistiques, on trouvait pyramides, cristaux, capteurs de rêves, symboles aztèques, bracelets énergétiques, petits bouddhas dorés, bougies de sept jours, bonsaïs porte-bonheur et encens à haute teneur en soufre.
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Vidéo de Vanessa Barbara
Le top du mois de mars de la librairie "Les Extraits" à Reuil Malmaison | lecteurs.com .Evelyne Thomas-Lebreton de la librairie « Les Extraits » à Rueil Malmaison nous présente ses trois coups de c?ur du mois : "Et j?ai su que ce trésor était pour moi" de Jean-Marie Laclavetine Editions Gallimard. "Les nuits de laitue" de Vanessa Barbara, éditions Zulma. "L?homme qui ne disait jamais non" de Didier Tronchet - Olivier Balez , éditions Futuropolis à découvrir également sur lecteurs.com : http://www.lecteurs.com/article/les-coups-de-coeurs-de-mars-a-la-librairie-les-extraits/2442613
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