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Françoise Marchand-Sauvagnargues (Traducteur)
ISBN : 2253152277
Éditeur : Le Livre de Poche (13/02/2002)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 1279 notes)
Résumé :
Une après-midi d'hiver, à sa fenêtre, une jeune femme observe la ville. Pour la première fois, son regard est serein. Veronika vient d'avaler quatre boîtes de somnifères. Elle ne veut plus subir l'insupportable monotonie des jours et l'angoisse des nuits. À l'hôpital psychiatrique où elle se réveille, elle apprend que sa mort n'est retardée que d'une semaine. Durant ce sursis, elle fait la connaissance de Zedka, la rêveuse philosophe, de la douce Maria et de son syn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  04 février 2015
Une jeune fille décide de mourir. Elle n'est ni heureuse, ni malheureuse, mais sa vie est vide de sens. Les jours défilent et se ressemblent, rien ne change car elle est top lâche pour choisir un autre chemin. Par peur du risque, par respect pour ses parents, elle a choisi la facilité, une existence sans surprises, sans aucune folie, gommant ainsi sa nature profonde.
Elle n'est pas folle, et pourtant elle se retrouve en hôpital psychiatrique.
Certains deviennent fous quand ils essaient d'échapper à la routine, quand ils ont une peur panique de la réalité, quand nul désir de vivre ou de mourir ne les habite, quand ils ne peuvent plus s'efforcer d'être semblable aux autres.
Véronika n'a pas sombré dans la folie, elle a juste renoncé à lutter.
Elle fera de belles rencontres chez les fous. Ils ne le sont peut-être pas vraiment. Ils sont différents, ils ne correspondent pas à la réalité établie par le plus grand nombre, ils se créent alors un univers bien à eux.
Certains, grâce à leur passage vers la folie, sont devenus sages. Véronika, à travers leur expérience, va alors prendre conscience de la valeur de sa vie, des possibilités qui lui seraient offertes, si l'occasion lui en était donnée. Mais en aura-t-elle le temps?

On se demande parfois pourquoi, dans nos sociétés qui ont un niveau de vie élevé, il y a tant de gens qui souffrent. "Plus les gens peuvent être heureux, plus ils sont malheureux".
Souvent parce qu'ils ont oublié de vivre, tout simplement, de s'accepter tels qu'ils sont et non comme on voudrait qu'ils soient. de prendre le risque de sortir du cadre, de réaliser leurs rêves au lieu de les garder au fond de leur coeur ,de prendre le risque d'être pris pour des fous, de dépasser leurs peurs.

Ce roman est bien construit, car il nous réserve des surprises. le Dr Igor a-t-il trouvé un remède miracle pour chasser l'amertume de nos coeurs, un remède à la dépression, au mal être?
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fredho
  19 janvier 2013
Après avoir eu ma période Paulo Coelho et avoir lu plusieurs de ses livres, « Véronika décide de mourir » demeure mon préféré de l'auteur, un joli roman spirituel et un voyage au coeur de la folie.
Le 21 novembre 1997, Véronika jeune fille qui semble tout posséder pour être heureuse, décide de mourir. Elle prépare soigneusement son suicide, et choisit la méthode médicamenteuse, délicatement elle avale les comprimés un par un afin de pouvoir s'arrêter si un doute s'installe, mais elle finit par tous les prendre. Ensuite l'attente et l'après...
Sa tentative ratée, Véronika se retrouve internée dans un hôpital psychiatrique, à son réveil elle apprend que son coeur est faible dû aux nombreux comprimés ingérés, qu'elle est condamnée et ne lui reste que quelques jours à vivre.
Durant ce sursis , la jeune femme appréhende le monde de la folie, elle va côtoyer des patients, et s'apercevoir que certains semblent se protéger et se cacher de la réalité. Pourtant par la suite, ces personnes atypiques influenceront ses propres choix. Véronika va s'attacher également à Edouard un schizophrène muet et mélomane, qui passe ses nuits à écouter la jeune femme au piano.
Au fil des jours, Véronika face à la mort prend peur, et le choix de mourir laisse désormais place à une rage de vivre, elle prend conscience que nous sommes maître de son destin, que rien n'est fait au hasard, et qu'un brin de folie peut agrémenter une vie...
L'important « c'est ce que tu es et non ce qu'on fait de toi ».
Un roman initiatique sur le Moi véritable, la liberté d'Etre, une quête à la vie, mais aussi une douce approche de la folie, une réflexion sur la normalité, écrit avec simplicité et raffinement Coelho traite du sujet des maladies mentales sans prétention dans une ambiance mélancolique et sombre. Des passages très forts, en particulier les séances avec le Docteur Igot et la scène où Véronika se livre à un plaisir charnel devant Edouard, une scène feutrée, sensuelle et pudiquement dérangeante.
Un livre agréable et abordable, doté de messages positifs pour des sujets très délicats, le suicide et l'internement psychiatrique.
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Bellisa55
  30 mars 2015
Veronika décide de mourir n'est pas un ouvrage sombre et triste comme on pourrait le supposer. Pour moi, c'est, au contraire, une ode à la vie, une invitation à se réaliser pleinement et à assumer son moi profond.
" le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre", écrivait Victor Hugo dans Les Châtiments. C'est de ce fardeau, devenu insupportable, dont souhaite se débarrasser l'héroïne, jeune femme slovène de 24 ans. Trouvant sa vie terne et vide de sens, bien qu'elle possède apparemment tout pour être heureuse, elle choisit effectivement d'y mettre un terme en avalant des barbituriques.
À sa grande surprise, elle se réveille cependant à Villette, un hôpital psychiatrique. La Grande Faucheuse l'a épargnée. Enfin... Épargnée momentanément seulement car, selon le corps médical, son coeur, fragilisé par les comprimés absorbés, cessera de battre dans quelques jours.
Dans cet institut, durant son sursis, la suicidaire côtoie des patients aux troubles psychologiques et mentaux plus ou moins sévères et découvre que certains résidents y séjournent par choix pour se protéger de la réalité ou se libérer des diktats de la société.
Elle se lie notamment avec Zedka, dépressive qui, lors d'injections d'insuline, s'évade dans d'autres mondes, avec Maria, internée suite à un syndrome de panique et surtout avec Eduard, schizophrène aux traits autistiques.
À la lueur de leurs parcours et menacée par la mort, Veronika s'interroge sur son propre mal-être et les raisons qui l'ont conduite à vouloir mourir. Comprenant qu'elle a depuis toujours étouffé sa véritable personnalité et qu'elle a renoncé à ses rêves, elle se libère du mal qui l'a empoisonnée et que le Docteur Igor nomme Vitriol et une furieuse envie de vivre s'empare d'elle. La jeune femme laisse alors libre cours à ses ressentis même s'ils ne sont pas conformes à la bienséance, s'adonne avec passion au piano, vocation contrariée par sa mère, et entreprend une relation amoureuse avec Eduard.
S"appuyant sur son expérience personnelle ; l'auteur brésilien a été interné à trois reprises durant ses jeunes années parce que ses parents ne comprenaient pas qu'il souhaite se consacrer à l'écriture ; Paulo Coelho nous incite à réfléchir sur les notions de normalité et de folie, notions, somme toute, extrêmement subjectives et variables en fonction de la société et de l'époque auxquelles les individus appartiennent.
Laisser s'exprimer un tant soit peu la part de folie ancrée en chacun de nous ne s'avère-t-il pas nécessaire à notre épanouissement ? Ne s'agit-il pas de trouver un équilibre entre les normes qui s'imposent à tous et la spécificité de chaque individu ?
Parvenir à un compromis satisfaisant, en cela, à mon sens, semble résider toute la difficulté...
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darkmoon
  25 mars 2013
Très belle histoire qui m'a beaucoup touchée.
Quel sens a la vie si les journées s'enchaînent sans vivre à fond ses passions et oublier peu à peu le fond de notre nature. Veronika est la parfaite incarnation de ce mal être silencieux qui ronge notre société. A l'opposé de l'attendu, Coelho nous livre un message au final très positif.
Veronika décide de mourir est un roman d'une intensité émotionnelle incroyable. Il m'a complètement retourné. La fin est vraiment magique :
Veronika tente de se suicider mais en vain. de ce fait elle a été internée et on lui a annoncé qu'à cause de cet acte il ne lui restait que quelque jours à vivre,.Soudain ,Veronika a ressenti ce besoin si intense de profiter à fond de la vie. Tous les personnages ont un passé psychologie vraiment très important et très beau. L'histoire d'amour entre Veronika et Edward est tout simplement magnifique. Il est réellement émouvant de voir comment deux êtres peuvent s'aider mutuellement en s'aimant : Veronika retrouve le gout de vivre parce qu'elle compte pour quelqu'un, parce qu'elle a quelque chose à apporter à quelqu'un, et Edward reparle parce qu'il sent qu'il aime cette femme et qu'il peut l'aider.
"Véronika Décide de Mourir" est un drame subtil et épuré ; une ambiance sombre et mélancolique.
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le_Bison
  29 février 2012
Le 21 novembre 1997, Veronika décida qu'était enfin venu le moment de se tuer.
Elle prend des cachets pour une fin plus « propre », mais se réveille quelques jours après au centre hospitalier de Vilette. Veronika est une chouette fille, plutôt mignonne même, avec du travail, une famille qui l'aime, des amis, une vie sociale presque épanouie. Alors pourquoi a-t-elle tenté de mettre fin à ses jours ? Comment une si jolie slovène peut arriver à une telle extrémité ? La question-réponse est là : Veronika a peur ! Elle ne craint pas l'inconnu ; ce n'est pas la peur d'un avenir incertain, d'un futur inconnu, d'une dépression sous-jacente qui sont à l'origine de son étrange malaise et profond mal-être... Elle est simplement terrifiée à l'idée de continuer à vivre dans la routine, de composer son avenir uniquement avec des habitudes quotidiennes, sans pouvoir pimenter sa vie avec une bribe de surprise ou de FOLIE.
Suicide raté donc qui provoque un aller simple pour l'asile psychiatrique de la ville. Et comme tout roman de Paulo Coehlo, arrive la partie initiatique de la vie de l'héroïne. Dans ce nouvel environnement, Veronika, qui est loin d'être folle, va naviguer au milieu des fous et comprendre peut-être ce qui lui manquait dans sa vie. Qu'est-ce qu'après tout la folie ? Et qu'est-ce que la normalité ? Ne serait-ce pas nécessaire de mélanger folie et normalité pour trouver un équilibre stable dans sa vie ? Et si c'était Veronika qui était plus folle que ces fous, simplement parce qu'elle se refuse à cette folie intérieure qui peut l'angoisser.
Encore plus moralisateur que d'habitude, Paulo Coehlo nous explique comment vivre et pourquoi il faut intégrer de la folie dans sa vie. Je comprends que cela puisse rebuter certains de se voir dire, expliquer ce qu'il faut faire pour bien vivre selon les préceptes de Monsieur Coehlo. Mais également comme d'habitude, ses romans me poussent à réfléchir sur ma propre existence. Quelle image ai-je de ma vie ? Et quelle vision les autres peuvent avoir de mon existence ? Par moment, je me reconnais (peut-être un peu trop même) dans le portrait psychologique de Veronika. Où sont mes envies ? Où se trouve ma folie ? Soit je n'en possède aucune petite parcelle (et là, cela devient vraiment triste), soit elle est bien enfouie au plus profond de mon moi intérieur. Vivre un peu plus avec les rêves et un peu moins dans les sombres méandres d'une triste réalité : il faudrait que j'arrête de me morfondre dans un monde où le basique matérialisme prend le dessus sur les quelques minuscules rêvasseries qui pourraient épanouir ma vie. Est-ce de l'utopie que croire que cela peut changer, si je le veux ?
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Citations et extraits (255) Voir plus Ajouter une citation
kathykathy   22 juin 2012
Tandis qu’elle marchait dans les couloirs éclairés par la même lumière blafarde que celle de l’infirmerie, Veronika se rendait compte qu’il était trop tard : elle ne parvenait plus à contrôler sa peur.
« Je dois me contrôler. Je suis une personne qui va jusqu’au bout de tout ce qu’elle décide ».
Au cours de sa vie, c’était vrai, elle avait mené beaucoup de choses jusqu’à leurs ultimes conséquences, mais seulement des choses sans importance. Il lui était arrivé de prolonger des querelles que des excuses auraient résolues, ou de ne plus appeler un homme dont elle était amoureuse parce qu’elle trouvait cette relation stérile. Elle avait été intransigeante justement concernant ce qui était le plus facile : se prouver qu’elle était forte et indifférente alors qu’en réalité elle était fragile, n’avait jamais réussi à briller dans les études ou dans les compétitions scolaires sportives et n’avait pas su maintenir l’harmonie dans son foyer.
Elle avait surmonté ses petits défauts pour mieux se laisser vaincre dans les domaines fondamentaux. Elle se donnait des allures de femme indépendante alors qu’elle avait désespérément besoin de compagnie. Lorsqu’elle arrivait quelque part, tous les yeux se tournaient vers elle mais, en général, elle finissait la nuit seule, au couvent, devant un poste de télévision qui ne captait même pas les chaînes correctement. Elle avait donné à tous ses amis l’impression d’être un modèle enviable, et elle avait dépensé le meilleur de son énergie à s’efforcer d’être à la hauteur de l’image qu’elle s’était fabriquée.
C’est pour cette raison qu’elle n’avait plus assez de forces pour être elle-même – une personne qui, comme tout le monde, avait besoin des autres pour être heureuse. Mais les autres étaient tellement difficiles à comprendre ! Ils avaient des réactions imprévisibles, ils s’entouraient de défenses, comme elle ils manifestaient de l’indifférence à tout. Lorsqu’ils rencontraient quelqu’un de plus ouvert à la vie, ou bien ils le rejetaient instantanément, ou bien ils le faisaient souffrir, le jugeant inférieur et « ingénu ».
Très bien : elle avait peut-être impressionné beaucoup de gens par sa force et sa détermination mais à quel stade était-elle arrivée ? Le vide. La solitude complète. Villette. L’antichambre de la mort.
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NiceNice   15 août 2009
C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde: cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoîas. C'est grave parce que c'est forcer la nature et aller à l'encontre des lois de Dieu, qui, dans tous les bois et toutes les forêts du monde, n'a pas créé une seule feuille identique à une autre.
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anmianmi   11 avril 2012
"Restez fous mais comportez-vous comme des gens normaux. Courez le risque d'être différents, mais apprenez à le faire sans attirer l'attention. Et laissez se manifester votre Moi véritable.
-Qu'est-ce-que le moi véritable? demande Véronika
-C'est ce que tu es, non ce qu'on a fait de toi."
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VienlivreVienlivre   19 octobre 2011
Je veux rester folle, vivre ma vie comme je la rêve, et non de la manière imposée par les autres.
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kathykathy   20 juin 2012
Elle avait toujours su que bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, parce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux et que la vie a été généreuse avec eux. Elle détestait ce genre d'individus : elle ne donnerait pas à ce garçon l'occasion de profiter de son état pour camoufler ses propres frustrations.
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Vidéo de Paulo Coelho
Dans son roman le plus autobiographique, Paulo Coelho nous fait revivre le rêve transformateur et pacifiste de la génération hippie du début des années 1970. Paulo est un jeune homme aux cheveux longs qui souhaite devenir écrivain. Fuyant la dictature militaire brésilienne, il part faire le tour du monde à la recherche de liberté et de spiritualité. À Amsterdam, il rencontre Karla, une jeune Hollandaise qui n?attendait que lui pour s?envoler vers la nouvelle destination phare du mouvement hippie, le Népal, à bord du fameux «Magic Bus». Cette traversée de l?Europe sera le début d?une extraordinaire histoire d?amour et d?une quête de vérités intérieures qui les conduiront, eux et leurs compagnons de voyage, à adopter un nouveau regard sur le monde.
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