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sur 10563 notes

Critiques filtrées sur 3 étoiles  
NathalC
  23 février 2021
Une jolie fable agréable à lire.
On traite ici avant tout de l'espèce humaine, de ses travers, d'un espoir éventuel mais vite déchanté.
La découverte de cette vie endormie souterraine rappelle l'histoire de l'Atlantide.
L'histoire d'Eléa et de Païkan n'est pas sans rappeler Roméo et Juliette.
L'humanité n'est pas prête pour la paix, l'homme reste et restera égoïste, pour le bien de tous certainement !!!
René Barjavel traite ici le sujet universel de la paix, de la guerre, de l'Homme ; sans grand espoir d'arriver à la paix au sein du Paradis.
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horline
  09 juin 2011
A travers La nuit des temps, roman terriblement ancré dans les années soixante, Barjavel fait résonner un adage aussi vieux que l'humanité : l'homme est un loup pour l'homme ou comment les instincts de cet animal doué de raison ont le pouvoir de le conduire à sa perte.

Sous la glace de l'Antarctique, un corps expéditionnaire composés de scientifiques français exhume un trésor : les vestiges d'une civilisation engloutie jusque-là inconnue. Sous l'oeil des télévisions du monde entier, cette découverte suscite un enthousiasme et une solidarité inédits au sein des nations et de l'équipe de scientifiques internationale réunie pour étudier ce mystère. Parvenant à réanimer l'un des deux spécimens congelés de cette civilisation _ une femme appelée Eléa _ l'expédition découvre alors une société profondément vertueuse et merveilleuse, organisée selon la technologie la plus perfectionnée pour ressembler à ce qui apparaît pour tous comme une société parfaite mais vieille de plus de neuf cent mille ans !
En extirpant du cerveau d'Eléa sa mémoire, l'équipée ne découvre pas seulement son passé mais également l'existence d'une formule mystérieuse qui assurerait le bonheur de l'humanité, la fin de la misère, de la famine et de la maladie…le secret de la vie. Seulement cette perspective suscite le réveil des appétits de puissance et de pouvoir chez certains, la solidarité ne se révèle alors qu'éphémère …


Le passé de l'humanité chez Barjavel n'a rien de commun avec l'image de primates barbares traditionnellement rebattue. Normal il n'existe pas ; l'auteur décrit non seulement un monde reposant sur tous les mythes des sociétés antiques, mais également un monde bien raffiné face à un monde actuel bien laid, sauvage et frénétique. L'auteur n'a de cesse de rappeler cette divergence entre deux mondes en apparence étrangers l'un à l'autre mais au fil du récit si proches. Proches parce que ce mythe de paradis perdu a subi les mêmes fléaux que ceux qui attendent la société de l'époque. Derrière une vision radicale qui marque l'intensité dramatique, Barjavel décrit un passé qui ne serait alors que le reflet du présent.
Pour autant cette civilisation d'outre-temps n'avait rien d'un paradis perdu, on découvre peu à peu une société fermée rationalisée à l'extrême, où ne pouvait s'exprimer aucune colère, encore moins celle contestant le pouvoir politique… une société quelle que peu totalitaire.
En fait, on devine ce paradis perdu à travers les souvenirs lyriques d'Elea, unique rescapée de ce monde. Parce qu'elle éprouvait pour Païkan un amour fou, passionnel, sans concession, elle offre aux yeux du monde entier l'image d'une civilisation enchanteresse, merveilleuse. Cependant chacun de ces souvenirs douloureux éloigne progressivement Eléa du présent, de ces hommes qu'elle considère si arriérés, de cette civilisation contemporaine usée et dénuée de toute beauté.

Incontestablement le sentiment amoureux, soutenu par une écriture quelque peu féminine tant elle est intuitive et résolument portée par les émotions, accapare presque tout le récit. L'auteur a fait le choix de privilégier cette parenthèse enchantée.
On retient de cette histoire un amour inachevé qui donne force au récit, à défaut de projections scientifiques futuristes. La science se révélant impuissante face aux émotions.
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Jackiedream
  05 décembre 2015
En Antarctique, des chercheurs captent soudain la fréquence d'un émetteur... vieux de 900 000 ans ! En creusant, ils tombent sur une cellule protectrice renfermant un homme et une femme, tous deux nus, et tous deux semblant dormir. Ils sont entourés d'étranges objets et semblent parler une langue totalement inconnue. Ils seraient les derniers représentants d'une civilisation aujourd'hui disparue.
J'ai vraiment apprécié ma lecture. C'est le deuxième Barjavel que je lis, après "Une rose au paradis" que j'avais également bien aimé. L'idée de base est très intéressante, originale. L'auteur a vraiment inventé une société complètement différente de la nôtre. le destin de ces personnages, particulièrement d'Eléa, est très touchant. La fin est absolument magnifique : il y a un vrai effet de surprise (du moins pour ma part), cette fin est parfaite. Tout s'accélère dans les dernières pages, les époques se confondent. Je dirais qu'au delà de la science fiction, c'est avant tout une histoire d'amour, une histoire d'humanité. Barjavel nous livre une vision pessimiste d'un monde qui, par delà les époques, ne cesse de se détruire, d'un genre humain ne cessant de se déchirer. Cependant, l'amour est omniprésent, l'oeuvre nous livre aussi l'humanité dans ce qu'elle a de meilleur : la passion, le savoir... Certaines descriptions, des corps par exemple, sont splendides.
J'ai donc vraiment aimé cette oeuvre. Mais je dois avouer avoir le même sentiment que celui j'ai eu après "Une rose au paradis" ; je ne peux que noter la très grande qualité des livres mais ce n'est pas le genre de lectures que je préfère. Si vous aimez la science-fiction (mais une SF très subtile, humaine et pleine de beauté), je ne peux que vous conseiller de découvrir ou de re-découvrir Barjavel.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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stokely
  12 août 2018
J'ai envie depuis quelques temps de tenter la lecture de genre littéraire qui sorte de ma zone de confort et la science fiction en fait partie, je voulais donc partir vers un livre ou un auteur très connu, il se trouve que suite à une conversation sur un tatouage on m'a recommandé la lecture de la Nuit des temps de Barjavel, il ne m'en fallait pas plus pour m'y plonger.

J'ai d'abord été un petit peu déstabilisée au début n'ayant vraiment pas l'habitude de ce genre de récit et puis la magie à opérer, l'envie d'en savoir plus faisant que les pages ont défilées rapidement.

J'ai aimé suivre ces personnages qui composent cette expédition, ce mystérieux signal capté au centre de la terre, cette découverte qui va en découlé.

Il est très difficile d'en dire plus sur ce récit sans "spolier" des événements, j'ai d'ailleurs été déçu d'avoir lu certaines critiques car elles évoquaient beaucoup certains aspects du récit qui apparaissent en fin de lecture.

Je lis habituellement de la lecture plutôt contemporaine et plutôt des policiers et des polars et j'ai été vraiment emporté par ce récit qui date des années 60 et qui est dans le domaine de la science fiction et je lirai avec plaisir d'autres livres de l'auteur.
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morganex
  28 juin 2018
Fin des années 60. En pleine Guerre Froide.
Antarctique.
Terre Adélie.

Du plus profond des glaces remonte un signal qui laisse supposer une présence à 1000 mètres sous la surface. Quelque chose ou quelqu'un attendrait depuis 900.000 ans. S'il y a un être vivant à l'origine du phénomène, il patienterait depuis la Préhistoire. Si c'est un homme on aurait affaire à un Homo Erectus, depuis peu bipède.
Même si notre ancêtre se dresse enfin, évolution considérable, peut t'il communiquer par-delà les millénaires avec ses combientièmes arrières-[...]-petits-enfants d'un très lointain futur ?

Alors quoi ? A t'on affaire à une civilisation extra-terrestre ?

La vérité est tout autre.
Elle pourrait modifier les fondements de notre société ... si ce n'est que Barjavel nous réserve bien des surprises.

Les scientifiques découvrent deux sphères d'hibernation, un couple nu, à morphologie humaine et des objets aux fonctions incompréhensibles. Ces derniers sont les marqueurs d'une civilisation plus évoluée que la notre.

Il est décidé de sortir la femme de son hibernation...
Son nom est Elea, nous dit t'elle.
Elle va tout nous raconter en direct sur les chaînes TV à l'affût:
_Son monde d'antan perdu à jamais, les fondements de sa civilisation oubliée, les ultimes soubresauts de celle-ci avant son anéantissement.
_Mais aussi et peut-être surtout le Grand Amour de sa vie. Son nom est Païkan...mais il n'occupe pas la sphère voisine.

Elea et Goban, dans leurs sphères de survie, sont Nouvelle Eve et Nouvel Adam, les ultimes rescapés d'une humanité oubliée, les derniers espoirs de renaissance d'un monde disparu il y a tant et tant de siècles.

Mais les choses ne se passeront pas comme prévues, car il y a l'Amour... et Lui, quand il se mêle des Grandes Affaires des Hommes, ces derniers comptent alors pour si peu. Et il y a nous, les humains du XXème siècle, qui ne devraient pas être là et vont devoir comprendre, assimiler, accepter et réagir.

« Eléa : je suis à Païkan, Païkan : je suis à Eléa. »

La suite appartient au roman.

"La nuit des temps" est un roman par défaut.
En 1965 ce n'est qu'un scénario commandé par le réalisateur André Cayatte. Une superproduction cinématographique qui faute de financement ne verra jamais le jour. Confronté à l'échec, Barjavel retravaille alors le scénario et le métamorphose en roman.
Certaines scènes très visuelles du livre, comme celle de la fuite d'étage en étage au sein des sous-sols de Gondawa, témoignent de ce rendez-vous raté avec le cinéma.
Le roman est édité en 1968. Il obtiendra un succès populaire immédiat (Prix des Libraires en 1969). Il aura le destin pédagogique que l'on sait en devenant matière première à réflexions scolaires. Il recevra le privilège d'appartenir au club très fermé des ouvrages SF estampillés "littérature générale". Il ne paraitra pas en collection dédiée malgré son profil SF type.

La suite sur mon blog
Lien : https://laconvergenceparalle..
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rotsenamrub
  21 avril 2021

Petit questionnement autour de la SF aujourd'hui.
Je n'en lis guère ces derniers temps et je peine à trouver mon chemin malgré l'aide collective des Babeliotes.
Qu'ai-je envie de lire, quel auteur, quel style, quel sous-genre?

Alors je regarde en arrière et j'en viens à Barjavel.
Plus de 40 ans déjà !
J'ai évidemment tout oublié de "La nuit des temps" mais je me souviens parfaitement de son impact sur le jeune et fougueux lecteur de SF que j'étais.

Néophyte, sans doute aussi un peu borné, je naviguais en SF anglo-saxonne quasi exclusivement quand, acculé par la disette, je finis par lire Barjavel.

Il fut pour moi le premier auteur Français à relever le gant de façon convaincante et m'encouragea à m'ouvrir à la SF française et francophone.

Merci monsieur Barjavel.






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cheyenne-tala
  27 juin 2018
Une expédition scientifique découvre par hasard un monde étrange au fin fond de l'antarctique. Un monde enfoui sous la glace et sous la roche. Un monde insoupçonné, un écho lointain de notre passé ignoré.

René Barjavel nous livre ici un scénario fabuleux et tragique sur ce qu'aurait pu être notre passé, bien avant ce que l'on pense être le début de l'humanité. Une théorie qui ébranle nos connaissances, nos acquis, nos certitudes. Et pourquoi pas, après tout ? Que savons-nous de l'histoire de la Terre ? Rien, ou si peu…

Imbriqué dans cette grande histoire, passée et présente, sur notre évolution, l'auteur développe aussi une histoire d'amour absolu, rare et éternel.

La nuit des temps résume finalement la nature humaine dans toute sa splendeur et son horreur.

L'amour, intemporel et inexplicable qui fleurit entre les individus, le besoin de paix, de douceur, d'équilibre d'un côté, et de l'autre il semble qu'il y ait toujours un basculement qui se répète à travers les âges, et précipite toutes les civilisations humaines vers la destruction et l'oubli.

Un homme aimant, protecteur, mais aussi un homme destructeur, conquérant, complètement fou qui nie la nature sacrée de la vie.

Sommes-nous amnésiques au point de ne rien apprendre de nos erreurs ? Ne rien corriger ?

Peut-être sommes-nous tout simplement stupides…

Ce roman m'a laissé une très bonne impression sitôt le livre refermé, mais quelques jours après, mon ressenti avait changé, devenant plus mitigé.

Je pense que " La nuit des temps" fait partie des romans qui laissent une impression en deux phases:

La première, immédiate, vient sous le coup de l'émotion. L'amour tragique laisse une forte empreinte qui bouleverse !

La deuxième vient avec le recul, et l'analyse objective. A ce moment ressortent certains éléments du récit qui peuvent poser problème. La manière dont l'auteur a présenté son monde passé m'a dérangée sous certains aspects. Le considérait-il comme modèle de quasi-perfection? ( même s'il a lui aussi sombré), ou a-t-il construit ce schéma de société pour dénoncer ses travers? Difficile de savoir, mais je n'ai pas eu l'impression qu'il était contre, d'où mon avis mitigé...

Lien : https://lebouddhadejade.blog..
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Runwarrior
  10 juillet 2020
Cette critique sera mitigée. En effet, malgré les éloges concernant cette oeuvre de Barjavel et reconnue comme l'un des meilleurs livres de science fiction de tous les temps, j'ai dû passer à côté de certaines choses. Sans doute n'étais-je pas dans un état d'esprit me permettant d'apprécier ce roman à sa juste valeur. Ça peut m'arriver parfois.
En tout état de cause, il y a des choses intéressantes c'est évident mais j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à m'imaginer le dispositif de la sphère en or, des escaliers, de l'oeuf etc...un peu brouillon tout ça pour moi et beaucoup de passages sans intérêt réel qui alourdissent la lecture.
Toutefois, il y a une certaine morale dans cette histoire qui mérite que l'on s'y attarde.
Peut-être que lors d'une relecture, j'en percevrai un peu mieux les subtilités.
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Symphonia2
  24 janvier 2021
Me voilà donc plongée dans de la science-fiction, un genre que je lis peu. Et en fin de compte, mon avis est assez mitigé sur ce livre qui a pourtant des critiques extrêmement positives partout ailleurs.

Certes, je me suis très vite prise dans l'histoire. le début est vraiment très bien, avec un rythme assez lent mais pas trop, qui nous laisse découvrir le fait majeur de l'histoire. le suspens est très bien géré, le lecteur tenu en haleine. Ensuite, le récit m'a emmenée de surprise en surprise, ce qui était plutôt bien. Dans la science-fiction, tout est possible, et en effet ce livre nous ouvre les portes d'un monde fabuleux, complètement fou, irréel. C'est extrêmement plaisant d'imaginer un monde complètement nouveau qu'il faut créer de toutes pièces dans notre tête car beaucoup de choses ne ressemblent pas à ce que nous connaissons. C'est agréable et en même temps c'est un effort de reconstituer mentalement tout un univers inconnu. Bref, ce roman est parfait pour développer notre imaginaire!

Mais au-delà de la nouveauté, il y a bien entendu des choses qui ne changent pas, comme l'être humain. L'auteur décrit magnifiquement bien ce que nous sommes fondamentalement:« Ils sont repartis d'au-dessous du barreau le plus bas de l'échelle, et ils ont refait toute la grimpette, ils sont retombés en route, ils ont remonté encore, et retombé, et, obstinés et têtus, le nez en l'air, ils recommençaient toujours à grimper, et j'irai jusqu'en haut, et plus haut encore! Dans les étoiles! Et voilà! Ils sont là! Ils sont nous! Ils ont repeuplé le monde, et ils sont aussi cons qu'avant, et prêts à faire de nouveau sauter la baraque. C'est pas beau, ça? C'est l'homme! »
Nos besoins, nos peurs, nos désirs restent les mêmes. Finalement, on n'a peu de surprises. L'humain est capable du meilleur comme du pire, et on en a encore la preuve. Ce récit est un rappel que quoiqu'il arrive, dans toutes les civilisations, les problèmes et les conflits, peu importe les raisons, finissent toujours par arriver. Ces messages sont plutôt bien amenés. J'ai vraiment bien aimé la façon dont l'auteur met en parallèle les deux époques évoquées dans l'histoire, la très ancienne et la récente. Elles sont en fin de compte assez semblables. Elles renvoient la même image, comme s'il y avait un miroir entre les deux.

Un autre aspect réussi et émouvant, c'est l'histoire d'amour entre Eléa et Païkan. C'est un lien évident, un lien indestructible, qui, franchement est magnifique mais irréel. Ce n'est même pas une fusion entre deux êtres, c'est la fusion de deux parties qui, combinées, forment un tout, un être unique. C'est beau, mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est quand même un rien flippant.

Mais plusieurs choses m'ont agacée au cours de ma lecture et ont presque gâché pour moi le récit et l'histoire d'amour.
D'abord, de manière générale, les personnages sont assez creux, certains sont vraiment trop clichés. Et le pseudo lien amoureux entre Simon et Eléa m'a fait grincer des dents plusieurs fois. Ce lien que l'auteur veut faire passer pour de l'amour ressemble plus à de la possession typiquement masculine. Cette manière qu'a le médecin de se créer une histoire, de considérer Eléa comme sa responsabilité, de presque se l'approprier, a un côté malsain qui m'a déplu. C'est bien dommage car cette relation aurait pu être forte et singulière sans forcément tomber dans une relation assez gênante. Ce point là m'a alertée, et m'amène à parler d'un autre aspect qui m'a dérangée : les relations hommes-femmes. Il faut dire que le roman a été publié en 1968, ce qui peut en soi expliquer beaucoup de choses et en particulier la perception du rôle des hommes et des femmes assez vieillotte. En effet, on comprend petit à petit, à travers divers exemples que, grosso modo, la femme a surtout un corps et doit être belle, alors que l'homme a un cerveau. C'est lui qui a les connaissances et qui est suffisamment intelligent pour sauver le monde. Soupirs. Juste pour vous donner un exemple, je regrette de ne pas avoir compté le nombre de fois où l'auteur décrit le corps, et surtout la poitrine magnifique et monumentale de cette femme vieille de 900 000 ans. C'est vrai qu'un corps peut être très beau, et la description peut être très poétique. Mais on aurait pu franchement se passer de cette insistance.

Ce roman donne une très bonne matière pour lancer des discussions ou des réflexions sur beaucoup de sujets. L'amour, les relations entre être humains sur une planète unique, la place de la science, les relations entre hommes et femmes. Mais si ce roman devait être à l'époque une petite merveille, je trouve qu'il a quand même pris un sacré coup de vieux.
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Marcellina
  31 juillet 2017
Une critique difficile à faire…
J'ai lu le roman il y a 40 ans, émerveillée, les yeux pleins d'étoiles, c'était merveilleux…
Je viens de le relire, l'attente des merveilles bien présente et aussi les yeux bien ouverts…
Où est-il le monde utopique, où est-elle la société si unie et heureuse, sûrement pas dans le passé et clairement pas dans le présent !
Eh oui, vous avez bien lu, la vie dorée d'Eléa et Païkan n'est qu'un leurre ; le travail juste un jeu, la nourriture du rien à base de rien, la vie de famille inexistante, les pauvres bien grisés, les étudiants bons à massacrer, reste l'amour déterminé par ordinateur qui n'est qu'une succession de coïts sublimés. Waouh, quelle vie magnifique, quel passé à recréer…
Et je ne parle même pas des incohérences scientifiques de cette utopie éblouissante.
Reste le présent, qui est toujours notre présent, qui nous jette à la figure cette main-mise des « marchands » sur les politiques, cette pression des « politiques » sur les militaires, cet emprise des religieux sur le peuple aveuglé, ce peuple lobotomisé qui marche comme un seul homme et finalement, cette société qui roule sur sa tête !
Une plume magistrale, un roman d'amour déplorable qui se résume en quelques phrases (je suis à toi, tu es à moi, je suis toi, tu es moi, nous sommes un, c'est presque de la religion!), pas vraiment de la science-fiction plutôt de la fantaisie pseudo réaliste, un peu déçue par cette relecture dont j'attendais beaucoup.

« La nuit des temps », c'est un peu l'histoire de l'Homme et là encore, Barjavel donne le ton juste :

« Et voilà ! Ils sont nous ! Ils ont repeuplé le monde, et ils sont aussi cons qu'avant, et prêts à faire de nouveau sauter la baraque. C'est pas beau, ça ? C'est l'homme. »

Pas la plus belle histoire d'amour de la SF, un roman magnifiquement écrit sur la connerie humaine...
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