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ISBN : 2070364852
Éditeur : Gallimard (16/11/1973)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 837 notes)
Résumé :
" Le lendemain, il avança d'un siècle de plus. Puis de deux, de trois, de cinq. Ce qu'il vit et rapporta à l'infirme leur parut tellement effrayant qu'ils décidèrent, d'un commun accord, de faire en avant un bond gigantesque pour être immédiatement fixés sur le sort de leurs lointains petits-enfants.
En effet, si l'électricité avait disparu, et la civilisation de la machine trouvé son terme, une force nouvelle était née ; l'humanité, qui avait appris à l'util... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
Cricri124
  29 janvier 2018
On ne joue pas avec le temps sans s'en attirer les foudres !
C'est ce que vont découvrir le physicien Noël Essaillon, sa charmante fille Annette (eh, eh!...) et le mathématicien Pierre Saint-Menoux (eh,eh,he!). Grâce aux articles de Saint-Menoux, Noël a mis au point une substance, la noëlite, qui permet de voyager dans le temps. Il pense disposer du temps à sa guise ... et pouvoir agir sur le bonheur de l'humanité. Pauvre homme! Pauvres hommes!
Publié en 1944, ce livre a sacrément bien vieilli pour un roman d'anticipation! Malgré quelques incohérences (selon moi, mais je ne donnerai pas plus de détails pour ne pas spoiler), malgré une conception de la femme et de l'amour assez rétrograde - bah oui, désolée mesdames! ...et (mal)heureux messieurs! -, il n'en demeure pas moins captivant. Il est comme ce bout sparadrap dont on essaierait en vain de se débarrasser ! J'ai en tête l'image du capitaine haddock dans une des BD de Tintin (je ne souviens plus de laquelle) qui lutte pour se débarrasser sans grand succès d'un bout de sparadrap ! Ce livre est pareil. Quelque soit les reproches qu'on pourrait lui faire, il est drôlement accrocheur!!
Il serait difficile de ne pas faire le rapprochement avec la machine à explorer le temps de H.G.Wells. Pourtant, ce livre-ci va plus bien loin, ne serait ce que parce qu'il introduit le paradoxe temporel. Personnellement, j'ai préféré celui-ci. Mais j'admets aussi avoir beaucoup de mal avec le style de HG Wells. Je ne sais donc pas si cette remarque est très pertinente. Cependant, j'ai bien aimé la construction, sous forme de strates. 3 chapitres, 3 strates, évolutives, qui paraissent de prime abord indépendantes, un peu comme une culture en terrasse, une culture des rizières du temps :) La vision du futur que Barjavel propose est glaçante. Elle n'en est pourtant pas moins ni plus barbare que celle d'aujourd'hui, juste différente. Elle donne une vision de l'évolution de l'humanité que je préférerai ne pas voir. Ooooh... comme elles sont belles mes oeillères! La dernière partie (la troisième strate) est de loin la plus intéressante et la plus surprenante. Elle fait voler en éclats ce qu'on pouvait penser des protagonistes initialement... elle fait tout voler en éclat en fait! Génial!
Un très grand merci à Nadou38 d'avoir fait ce voyage avec moi ! ...un monde parallèle enrichissant!
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odin062
  30 mai 2014
« Un voyageur imprudent » de Barjavel publié un peu après le célèbre « Ravage » en est une suite… ou un prequel ! Oui comment le placer dans le temps ? Futur, passé, présent… Dur à définir à la sortie de ce livre ! Un roman qui se veut rempli de pensées philosophiques sur le temps, l'évolution de l'humanité, l'amour, la science… Un roman qui surpasse de très loin le plus connu « Ravage » même si on retrouve la misogynie dérangeante de l'auteur !
Nous nous situons donc dans les années 40, temps de guerre, Vichy et compagnie. Temps sombres où un professeur de mathématique rencontre un autre savant qui a découvert une matière qui permet de figer le présent. Avec cette matière, il devient possible de voyager dans le temps !
Les voyages dans le temps m'ont toujours passionné… A commencer par « Retour vers le futur » qui a bercé mon enfance ! Il y a eu aussi les écrits de Wells (que je n'ai pas lu) et puis donc ce Barjavel que j'étais impatient de commencer ! Des voyages en 2052 (quel hasard !), à la fin du XIXe et du XVIIIe mais aussi au Me.
Et c'est en 100 000 après JC que la fantaisie de Barjavel nous frappe. On avait bien vu qu'il était visionnaire pour 2052 alors on ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour notre avenir évolutif… L'humanité devient C'est tout simplement fascinant et flippant à la fois surtout que Enfin, je ne dévoilerai rien du dénouement de l'histoire mais je pense qu'on ne pouvait trouver plus belle fin ! Une des meilleures que j'ai lue certainement…
A côté de cela, il y a aussi l'histoire d'amour entre le héros et la fille du scientifique fou… Une histoire pas si simple au milieu de tout ce monde de sciences. Barjavel arrive également à glisser de sacré rebondissement qui nous fait accélérer le rythme cardiaque
Ainsi pouvons-nous changer le passé ? Qu'arrive-t-il quand nous le changeons ? L'évolution, la cruauté, l'histoire de l'Humanité s'inscrit elle dans un dessein qui ne saurait être modifié ? C'est toutes ces questions qui sont explorées dans cet excellent bouquin que je recommande ! Et pas besoin d'avoir lu Ravage même si la fin de ce dernier et dévoilée !
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Nadou38
  28 janvier 2018
Si vous avez l'impression fugace d'avoir aperçu, une fraction de seconde, un homme tout vert, - pas le martien, hein, mais plutôt le genre imitateur du bonhomme Cetelem - c'est peut-être un Pierre Saint-Menoux que vous venez d'apercevoir dans sa combinaison de voyageur du temps...
Dans «Le voyageur imprudent», René Barjavel nous invite à suivre les aventures de ce Pierre Saint-Menoux et c'est en la charmante compagnie de Cricri124 que j'ai effectué ce voyage...
«Et je suis arrivé à ceci : j'ai fabriqué une substance qui me permet de disposer du temps à ma guise.»
En 1940, Saint-Menoux qui est professeur de mathématiques rencontre un physicien, Noël Essaillon, (et sa fille Annette) qui lui démontre la possibilité de voyager dans le temps. En cette période historique sombre s'ouvre alors la possibilité pour ces deux scientifiques d'envisager et d'oeuvrer pour un monde plus heureux pour les hommes...
Barjavel organise son roman en 3 parties :
-La première, intitulée «L'apprentissage», présente le cadre de l'histoire, les personnages et les premières expériences de voyage dans le temps. L'auteur nous fait un petit clin d'oeil en faisant référence à «Ravage», un autre de ses romans qui se déroule dans le futur en 2052.
-La seconde se déroule dans un futur très lointain. Sous le titre «Le voyage entomologique», nous découvrons une humanité totalement différente de la nôtre où l'homme n'existe plus individuellement mais comme une pièce d'un immense puzzle. On ne vit plus pour soi, mais pour le bien de la communauté, comme certains certaines espèces animales... L'espèce humaine ici a subi des mutations physiques et biologiques afin d'être mieux adaptée à la fonction qui lui a été attribuée. Ne souffrant plus, ne manquant de rien pour subsister, mais ne pouvant pas non plus penser ni ressentir, on peut s'interroger sur son bonheur, l'amour entre deux personnes n'existant plus de surcroît...
-Dans «L'imprudence», Saint-Menoux voyage cette fois-ci dans le passé. Comme l'indique le titre, les actions effectuées dans le passé qui modifient le cours de l'histoire ne sont pas sans conséquences sur le futur, quitte à provoquer des paradoxes temporels... Et oui, on ne peut jouer impunément avec le temps !
C'est une partie que j'ai trouvé passionnante, suivie par un Post-Scriptum tout aussi intéressant de l'auteur qui reprend les interrogations et tergiversations que l'on peut avoir suite à cette lecture.
Ainsi, «Être ou ne pas être ? se demandait Hamlet. Être ET ne pas être, réplique Saint-Menoux.»
Un excellent moment de lecture donc, que j'ai eu le plaisir de partager avec Cricri124. Merci à elle pour ces échanges pétillants et enrichissants.
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Ambages
  10 juillet 2016
J'ai tout simplement adoré ce roman. Barjavel est un grand. A lui l'expression Etre et ne pas être ! Un peu de noélite ? Volontiers, quelles découvertes allons nous faire en voyageant dans le temps, cher professeur !
Il y a tous les ingredients dans ce livre : le scientifique extrêmiste, la belle âme amoureuse, l'élève studieux grisé par les découvertes, le futur, le passé (modifié et modifiable à souhait), la vieille servante ressucitée effrayée par ces expériences et une reflexion sur le temps qui va jusqu'à démontrer l'impossible.
Une très belle découverte.
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Shan_Ze
  18 septembre 2015
Mon premier Barjavel ! J’étais un peu prudente parce que ce roman date de 1944 et j’avais peur qu’il ait mal vieilli. Mais comme La guerre éternelle de Joe Halderman (dans un tout autre genre), il s’est bien conservé. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture, je savais seulement qu’il était question de voyage dans le temps. La première partie est un peu longue, Barjavel pose les bases de son histoire, comment on voyage, les différentes options qui s’offre à Pierre Saint-Menoux, quelques essais de rodage… on trépigne d’impatience !
Le style de Barjavel est surprenant, on alterne entre les frissons et les sourires, l’horreur et les gloussements. Au final, j’ai beaucoup aimé ce livre : Barjavel aborde beaucoup de thèmes ici : questionnement sur la société, l’homme, l’amour par le biais des voyages temporels. Les voyages dans le futur m’ont un peu dégoûtée par les descriptions détaillées et glauques. Le personnage de Noël Essaillon donne une petite allure de fable à cette histoire avec son sourire permanent et son ventre débordant. J’ai préféré les expéditions dans le passé qui donnent tout son sens au titre… Petite remarque : Barjavel était-il misogyne ou un homme de son époque ? J’ai cillé à certains passages relevés sur le rôle de la femme… sans réellement m’en offusquer. Je relirai cet auteur, au moins Ravage pour saisir les allusions glissées subtilement dans les pages.
A noter : il a été adapté en téléfilm en 1981 avec Thierry Lhermitte. A voir ce que ça peut donner !
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critiques presse (1)
Actualitte   06 mars 2017
C’est pour le Voyageur imprudent qu’il mérite d’être dans nos mémoires.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   18 septembre 2012
Les chasseurs pyrénéens du 27ème bataillon occupaient depuis deux mois le village de Vanesse, au bord de la plaine de betteraves. Ils devaient le quitter ce jour là, pour une destination inconnue. Le caporal d’échelon, Pierre Saint-Menoux, enfoui dans la paille de l’écurie, dormit peu, tourmenté par le souci de son septième déménagement. Il était responsable des dix-sept conducteurs de la compagnie de mitrailleuses, de leurs chevaux et de leurs voitures. Dans le civil, il enseignait les mathématiques au lycée Philippe-Auguste.
……………….

Pilastre arrivait avec ses deux chevaux. Il les tenait à bout de longe. Il se méfiait d’eux. Il était tourneur sur métaux. Son patron lui avait promis de le faire revenir à l’usine. Il ne connaissait rien aux bêtes. Il ne les aimait pas. Il n’aurait pas du être là. Il enrageait. Ses bêtes ne voulaient pas le connaître. L’une feu, l’autre noire, elles se détestaient autant qu’elles le craignaient. Les atteler n’était pas une mince affaire. Pilastre les frappait du poing dans les naseaux. Les chevaux reculaient, se cabraient, cherchaient à se mordre.
La roulante était une sorte de cuirassé, un monument de fer et d’acier, hérissé de trois mille têtes de rivets, porté par quatre roues ferrées, aux rayons gros comme des cuisses. Au milieu de la cour, Pilastre et ses deux chevaux dansèrent leur ballet de colère. Derrière eux, les quatre cuisiniers, casque en tête, et le mousqueton en bandoulière sur leur capote de graisse, activaient le feu , jetaient bûche après bûche dans le foyer grondant, sous les deux marmites énormes où cuisait la soupe et chauffait le café d’embarquement.
Pilastre se hissa sur le siège, s’empaqueta dans trois couvertures, saisit une trique et se mit à frapper. Les croupes bondirent, la neige vola, les chaînes cliquetèrent, le timon gémit. La roulante ne bougea pas. Chaque bête tirait de son côté, annulait l’effort de l’autre par son propre effort.
Crédent ôta sa pipe de sa bouche, cracha.
- Quel sauvage ! dit-il. Des bêtes pareilles…
Le conducteur se dressa et redoubla les coups. La haine lui creusait les joues et les yeux. Par hasard, les huit sabots se plantèrent ensemble dans la neige. La roulante partit brusquement. Pilastre tomba sur son siège. Les deux chevaux puissants traversèrent la cour au galop. Dans un bruit de train express, la roulante sauta par-dessus le tas de fumier gelé, arracha la grille d’entrée, vira au ras du fossé, pulvérisa la borne zéro kilomètre.
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PiertyMPiertyM   10 octobre 2014
Qu'est ce que le présent dans notre petit univers? Pendant que je pense la phrase que je vais vous dire, elle fait partie de l'avenir. A mesure que je la prononce, elle tombe dans le passé. Le présent, est-ce le moment où je déguste cette merveilleuse liqueur? Non! Tant qu'elle n'a pas atteint mes lèvres, c'est l'avenir. Quand la sensation de son goût, de sa chaleur, qui m'emplit la bouche, quand ce plaisir atteint mon cerveau, il a déjà quitté mon palais. C'est le passé. L'avenir sombre dans le passé dès qu'il a cessé d'être futur. Le présent n'existe pas. Vouloir l'éterniser, c'était éterniser le néant.
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claudialuciaclaudialucia   06 octobre 2010

Pourtant pour Pierre Saint-Menoux il ne saurait y avoir de fin.
Réfléchissez : il a tué son ancêtre avant que celui-ci ait eu le temps de prendre femme et d'avoir des enfants. Donc, il disparaît, c'est entendu, il n'existe pas, il n'a jamais existé. Il n'y a jamais eu de Pierre Saint-Menoux.
Bon...
Mais si Pierre de Saint-Menoux n'existe pas, s'il n'a jamais existé, il n'a pas pu tuer son ancêtre!...
Donc, son ancêtre a poursuivi normalement son destin, s'est marié, a eu des enfants, qui ont eu des enfants, qui ont eu des enfants, qui ont eu des enfants...
Et un jour Pierre Saint-Menoux est né, a vécu, a grandi... a voulu tuer Bonaparte... et a tué son ancêtre.
Bon...
Il a tué son ancêtre?
Donc il n'existe pas.
Donc il n'a pas tué son ancêtre.
Donc il existe (...)

A partir de l'instant où son ancêtre frappé par lui est mort, Saint-Menoux n'existe pas et existe à la fois, car n'existant pas il n'a pas pu tuer, et, de ce fait, il existe et tue.

Etre ou ne pas être ? se demandait Hamlet. Etre et ne pas être, réplique Saint-Menoux.
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lafilledepassagelafilledepassage   23 octobre 2015
Le nouveau souverain était un bon vivant. Il voulut faire le bonheur de ses sujets. De tous ses sujets, sans injustice. Il commença par rechercher quelques cerveaux puissants, constitua par leur réunion une sorte d’accumulateur d’énergie mentale. Cet organisme portait dans la langue de l’époque le nom de bren-treuste. Les hommes au cerveau faible, c’est-à-dire la multitude, subirent sa volonté. Il commanda au roi lui-même et l’absorba. Il devint le maître de l’humanité.
Dès cet instant, les hommes qui le composaient perdirent leur individualité. Ils ne purent profiter de leur toute-puissance. Leur volonté commune, tendue vers le bonheur de leurs semblables et qui dirigeait inexorablement ceux-ci vers une étrange félicité obligatoire, les ployait eux-mêmes sous sa loi. Ils devinrent malgré eux les serviteurs de la cité qu’ils commandaient. Leur nombre augmenta, leur puissance collective s’accrut prodigieusement. Leur pouvoir personnel était nul. La force qui émanait d’eux semblait vivre une vie propre. Les principes de justice et de bonheur social, pensés de façon exacte par les cerveaux des hommes se libéraient de l’autorité humaine qui n’avait jamais su les appliquer. Ils se constituaient en énergie indépendante. Ils allaient désormais régner avec une parfaite rigueur.
Pour le bien de tous, la force nouvelle a fixé à chaque homme une tâche précise, a modifié son corps afin de lui rendre son travail plus facile, a diminué la puissance de ses sens dans le but de lui éviter non seulement toute douleur, mais toute sensation inutile au fonctionnement de la cité.
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Cricri124Cricri124   27 janvier 2018
Il faisait un froid de guerre.
Au petit matin, le sergent Mosté découvrit un soldat, demi-nu, tordu en travers des feuillées. Le gel qui montait de la neige l’avait empoigné à mort. Ses cuisses sonnaient au doigt comme des planches. Quatre hommes l’emportèrent. Celui qui le prit par la tête lui cassa les oreilles.

[incipit]
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Videos de René Barjavel (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Barjavel
René Barjavel : l'avenir de la science-fiction .
En 1970, l'auteur de science-fiction René Barjavel a déja publié ses romans les plus connus : "Ravage" (1943) ou encore "La nuit des temps" (1968), où il déploie ses thèmes habituels sur les dangers d'une dépendance à la technoscience ou le rejet d'un monde artificialisé à l'excès. Dans cette émission enregistrée devant des étudiants, il donne un éclairage sur la façon dont un auteur de SF peut envisager l'avenir, et la difficulté qu'il y a à s'extraire de ce que l'on connait. Et il en profite pour pronostiquer la fin prochaine de l'ère atomique -dont abusent ses collègues écrivains de science-fiction- avec un enthousiasme qui laisse songeur 45 ans plus tard. "C'est un moyen particulièrement barbare de se procurer de l'énergie et nous allons très rapidement enjamber cette ère là", dit-il.
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