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EAN : 9782266154093
374 pages
Pocket (01/03/2002)
  Existe en édition audio
3.62/5   1228 notes
Résumé :


De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l'Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L'illusion d'un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comme ils veulent et de fumer " l'herbe " sans crainte de la police ? Pour la plupart d'entre eux c'est un voyage vers leur propre destruction...

Jane et Olivier ont pris c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
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sur 1228 notes
Les années 70... les jeunes voudraient bien balayer la société héritée de leurs parents. Ils veulent un monde plus juste et plus libre, un monde de paix. Certains pensent trouver cette liberté en empruntant les chemins de Katmandou. La route est longue et périlleuse et la destinée pas si idyllique qu'ils se l'étaient imaginé. Le Népal est pauvre, sale et surtout, les habitants sont ancrés dans des croyances qui leur sont étrangères. Ils ont beau croire participer à cette nouvelle vie, il n'en est rien. Ils ne font que transformer leurs espoirs en fumée. La liberté n'est pas l'oisiveté. La drogue est un fléau et non un paradis.

Dans ce roman, Barjavel nous emmène dans une réalité insoutenable, lamentable. Une jeunesse désorientée insouciante. Ils s'envolent et se brûlent les ailes en chantant un air de fausse liberté. Ils ont oublié le sol où ils sont nés.

L'écriture est à la fois légère, poétique et cruelle. Elle s'accorde avec la quête de ces jeunes venus chercher des réponses dans ce lointain pays. Faut-il fuir pour se trouver ? Mais là-bas, au Népal, pas plus qu'à Paris ou à Londres, "personne n'aide personne".
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J'avais laissé Barjavel sur le bord de ma route de lecteur après avoir refermé les dernières pages de L'enchanteur. Les chemins de Katmandou m'ont ramené vers le plaisir que sa prose me procurait, mais aussi le remord d'une négligence coupable, tant son oeuvre fit germer mon imaginaire adolescent. L'épopée fameuse vers le Népal, idéalisée par la génération soixante-huitarde et le mouvement hippy m'a redonné l'envie d'entreprendre la lecture des livres manquant à ma collection. Cette quête d'un Éden, territoire libertaire aux mille dieux ou la fuite d'un présent douloureux, qui motivent le voyage de ses personnages est sans concession. Elle traverse les paysages et les mirages des paradis artificiels, pue la misère, la faim et les excréments qui jonchent le parcours. La réalité épaisse, brumeuse, parfumée de senteurs lourdes tient plus de l'enfer, que de l'univers idyllique attendu. le marigot des pulsions humaines n'y est pas moins glauque. L'amour y sombre, entraînant dans la mort l'espoir, la tentation de la rédemption et la fin heureuse.
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Wight was Wight, Dylan was Dylan, and Youssouf was Cat Stevens. Plongée dans les sixties.
Désabusés par la mort des utopies en Occident, des jeunes de tous bords entament une croisade vers l'Inde et le Népal, en quête de paix, d'amour et de liberté. Pour nombre d'entre eux, le voyage se transforme en cauchemar sous les yeux impavides et le sourire de façade des dieux à têtes de singe, gratifiés de trompes d'éléphants ou de bras multiples et les bouddhas debout, assis, couchés. Tant qu'elles fleurissent barbes et cheveux les vertus des plantes sont bien réelles. Fumées, séchées et avalées telles qu'elles ou lyophilisées, elles secouent le karma. Les autochtones frottent les visages de leurs statues déifiées de poudre colorée rouge ou safran pour les purifier et les honorer, tandis que les hippies arrivés « sans un bagage et les pieds nus » font circuler leur calumet festif, « hippie hippie pie », et certains finissent tristement par des injections en solitaire, grateful d'accord, mais bientôt dead. Dans cette épopée vertigineuse, ce décalage fracassant, ce malentendu formidable, l'auteur brosse avec talent le portrait d'un pays magnifique « comme une fleur avant la saison », d'un peuple digne et tolérant « comme une pluie de papillons », d'un monde régi par des croyances et des rites millénaires au milieu duquel interagissent des Occidentaux en quête de profit, d'oubli, de rédemption. L'intrigue, rude, fracasse le peace and love, et le trip ne résiste pas à la réalité. Relecture gourmande d'un classique décapant.
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Mai 68 et l'après. Des jeunes, prolos et bourgeois, sont en opposition avec leurs parents. C'est pourquoi ils partent à Katmandou, pays où ils pensent trouver la liberté et la fumette. Ils apprennent vite qu'ici ‘Personne n'aide personne.' Des chemins se croiseront comme celui de Jane et Olivier. Un regard assez amer sur le devenir. J'ai lu que Les chemins de Katmandou est un roman tiré du film, ce qui est assez rare pour être souligné. Tendre et violent à la fois.
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Je remercie Resogerath pour cette pioche d'Août, ça me fera toujours un 1 dans ma PAL. Je l'avais acheté récemment à Easycash suite à mon second coup de coeur de la nuit des temps, il ne sera pas resté très longtemps dans ma PAL.

Dès les premières lignes, l'atmosphère est bizarre et glauque où le personnage se fait violer sans rien dire. Juste ce passage m'a un peu dégoûtée du livre, je me suis demandée dans quoi je m'étais encore embarquée. J'ai essayé péniblement d'en lire plus mais je n'adhérais pas du tout, j'y étais hermétique dès le départ. Encore un livre acheté à cause de l'auteur, il faut vraiment que je cherche des romans fantastiques comme La nuit des temps. L'auteur nous présente trois personnages paumés qui ne se connaissent pas et qui sont en rupture avec leurs parents. le roman n'a pas réussi à m'accrocher suffisamment pour que j'en continue la lecture. Beaucoup trop de descriptions et de blablas pour pas grand-chose donc ce livre a été abandonné au bout de 50p, malheureusement.

Comme vous l'aurez compris, ce roman a été une grosse déception pour moi. Dommage car j'avais adoré La nuit des temps. À voir si j'en trouve d'autres dans sa bibliographie qui me correspondent mieux en matière de lecture. Cela fait toujours un de moins à lire. Je vous conseille néanmoins de le lire pour vous en faire votre propre idée, vous l'apprécierez peut-être plus que moi. Pour ma part, je vais faire plus attention à l'avenir pour cet auteur, comme ce que je fais déjà pour Guy Gavriel Kay.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
Mais le démon habitait la poitrine d'Olivier. Était-ce cela l'amour ?
Cette fille, qu'il avait à peine connue, tenue dans ses bras une seule nuit, lui avait tout à coup, après son entrevue avec son père, semblé constituer la réponse à toutes ses questions, la solution à tous ses problèmes. Il avait marché vers elle pendant des jours et des jours, se souvenant de ses grands yeux qui le regardaient sans l'ombre d'un mensonge, de son sourire clair, de ses paroles et surtout de la plénitude, du calme qu'il éprouvait quand il était auprès d'elle, même sans parler, même sans la regarder. Elle était assise dans l'herbe, près de lui, ou à quelques pas, et autour de lui et en lui tout était bien, en équilibre, et en paix.
À mesure qu'il marchait vers Katmandou, sa joie et son impatience augmentaient. Il avait descendu la dernière montagne en courant, comme on dévale vers une source, un lac, une cascade, pour s'y jeter en riant, la boire, la brasser, s'y noyer de vie.
Il n'avait trouvé que la poussière.
Heure après heure, pendant qu'il cherchait en vain, il avait eu la révélation progressive de l'abîme d'absence qui s'était creusé en lui et autour de lui depuis la minute où il s'était séparé de Jane, presque légèrement, sans y attacher d'importance. Sa hâte à quitter son père, sa course vers Katmandou, c'était le besoin de redevenir vivant en la retrouvant, de combler ce vide insupportable, dont il n'avait pas eu conscience tant qu'il marchait sur le chemin dont il savait, si long qu'il fût, qu'il le conduisait vers elle.
Au bout du chemin, il n'y avait personne.
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Tous les murs de la maison étaient courbes et irréguliers, comme les abris naturels des bêtes : nids, gîtes ou cavernes. Quand on y pénétrait pour la première fois, on s'étonnait de s'y trouver si extraordinairement bien, et on comprenait alors ce qu'il y a d'artificiel et de monstrueux dans la ligne droite, qui fait des maisons des hommes des machines à blesser. Pour dormir, pour se reposer, pour aimer, pour être heureux, l'homme a besoin de se blottir. Il ne peut pas se blottir dans un coin ou contre un plan vertical. Il lui faut un creux. Même s'il le trouve au fond d'un lit ou d'un fauteuil, son regard rebondit comme une balle d'une surface plane à une autre, s'écorche à tous les angles, se coupe aux arêtes, ne se repose jamais. Leurs maisons condamnent les hommes à rester tendus, hostiles, à s'agiter, à sortir. Ils ne peuvent en aucun lieu, en aucun temps, faire leur trou pour y être en paix.
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Les types se couchent par terre et ils ne consomment plus parce qu'il n'y a rien à consommer. Et quand ils ont fini de ne pas consommer, c'est les asticots qui les consomment. Pendant ce temps, on fait des discours partout. Vous parlez, vous parlez, et les crevards crèvent. Ils n'ont même pas la consolation d'entendre qu'on se fait du souci pour eux et qu'on va un jour ou l'autre réinventer les bases de la société. Même si c'est la semaine prochaine, votre révolution, ça ne les concerne pas, ils seront déjà morts...
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En marchant avec une peine de plus en plus frange, de toute sa volonté et de tous ses muscles, dans l'épaisseur de la pluie qui emplissait l'espace entre le ciel et la terre, il se demandait s'il allait trouver au bout de la piste noyée, sur la colline qui émergeait encore, où quelques êtres vivants luttaient pour continuer de vivre, la réponse à la question qu'il avait posée à son père :
- A quoi on sert ?....
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L'aventure que nous raconte Barjavel dans ce nouveau roman est peut-être encore plus extraordinaire que celle de "la nuit des temps", car elle se passe parmi nous, et nous concerne tous.
C'est l'histoire de quelques garçons et quelques filles, et parmi eux, d'un couple, Olivier et Jane, en marche vers l'impossible...
(extrait de la quatrième de couverture de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1972)
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