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ISBN : 2020135760
Éditeur : Seuil (11/09/1991)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Il est une douleur millénaire qui rend notre souffle dérisoire.
Le poète est celui qui risque les mots. Il les dépose pour pouvoir respirer. Cela ne rend pas ses nuits plus paisibles... Lire la suite, nommer la blessure, redonner un nom au visage annulé par la flamme, dire, faire, et défaire les rives du silence, voilà ce que lui dicte sa conscience. Il doit cerner l'impuissance de la parole face à l'extrême brutalité de l'histoire, face à la détresse de ceux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ericbo
  23 décembre 2018
Quelle force dans cette poésie ! Tahar Ben Jelloun fouille la mort, en fait ressortir le vivant, le ressuscite. Il nous retrace la vie des perdants, des démunis, des innocents, face à la guerre qui enveloppe tout de ses cendres. Les sables du désert du Proche-Orient secoués par les massacres, les obus, qui anéantissent tout, jusqu'aux souvenirs. L'auteur nous fait partager les exactions de la guerre, les vies qui s'arrêtent brutalement , sans prévenir. La mort qui règne sans partage sur ces terres ancestrales.
C'est une poésie qui dénonce ! Ses mots font renaître les morts pour ne jamais oublier.
Entre « Le chant général » de Pablo Neruda et « La peau » de Curzio Malaparte. L'homme n'est que peu de chose, rien. Mais à partir de ce rien, Ben Jelloun redonne toute sa dimension à l'humain.
De la très grande poésie. Dommage que ce soit si court ! On en redemande !
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CruelleIronie
  28 mai 2015
J'aime la poésie, mais mon répertoire de celle-ci se compose généralement de poème "naïfs" (même si aucun poème ne l'est réellement) dans le sens ou ceux-ci sont utilisés pour exprimer les sentiments de l'auteur et non pour dénoncer quelque chose (la première guerre du Golf dans ce poème).
Je n'ai pas été éblouie par la prose de l'auteur, plutôt simple et facile à lire. Non pas que ce soit mal écrit. Les mots sont bien choisis pour provoquer une réaction pour choquer et évoquer la mélancolie de toute ses vies perdues au lecteur, mais j'ai été touchée 'passivement', assez superficiellement. Une fois le poème terminé ma réflexion ne s'est pas continués pour m'empêcher de dormir et me faire questionner tout ce qu'il dénonçait (c'est un sujet auquel je pense assez souvent, mais ce poème ne m'a pas 'hanté' comme je l'aurais espéré d'un thème aussi sombre).
Pour finir, un poème agréable et simple à lire, même s'il dénonce une situation difficile qu'est la guerre et tous ses morts anonymes.
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Aethel_Lataniereauxlivres
  04 janvier 2012
Contre toute attente, Tahar Ben Jelloun est parvenu à me réconcilier -un peu- avec la poésie, c'est le genre que j'affectionne le moins d'habitude lui reprochant d'être froid et alambiqué, mais ce petit recueil m'a plu, c'est écrit simplement et pourtant c'est magnifique et ça parvient même à être émouvant de temps à autre.
Le sujet pourrait être "lourd", c'est une sorte d'hommage à toutes les personnes ayant perdu la vie durant des guerres, mais c'est loin d'être étouffant ou déprimant, c'est au contraire dit avec beaucoup de finesse.
Bref, c'est profond, simple et beau tout simplement, je n'étais pas convaincue au départ mais je le suis à l'arrivée !
Lien : http://xx-au-fil-des-pages-x..
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laure0456
  14 octobre 2015
Livre qui m'a réconciliée avec la poésie.
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Anis0206
  21 février 2018
un recueil de poèmes assez sympa !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ericboericbo   23 décembre 2018
Ils sont entrés par le toit
Ils ont fermé portes et fenêtres
Ils ont enfoncé une poignée de sable dans la bouche
et narines de Fatima.
Leurs mains déchirèrent son ventre
le sang était retenu
Ils urinèrent sur son visage.
Fatima prit la main de la statue
et marcha légère parmi les arbres et les enfants
endormis.
Elle atteignit la mer
le corps dressé au-dessus de la mort.
Commenter  J’apprécie          120
chriskorchichriskorchi   23 mai 2013
"Il est une douleur millénaire qui rend notre souffle dérisoire. Le poète est celui qui risque les mots. Il les dépose pour pouvoir respirer. Cela ne rend pas ses nuits plus paisibles.
Nommer la blessure, redonner un nom au visage annulé par la flamme, dire, faire et défaire les rives du silence, voilà ce que lui dicte sa conscience. Il doit cerner l'impuissance de la parole face à l'extrême brutalité de l'histoire, face à la détresse de ceux qui n'ont plus rien, pas même la raison pour survivre et oublier."
+ Lire la suite
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ericboericbo   23 décembre 2018
J'arpente l'abîme.
Je descends. Je suis suspendu.
Les cendres fument encore. Elles montent, m'enveloppent puis retombent,
poussière grise qui fait de mon corps un sablier.
je suis friable. Je suis une vieille roche délaissée.
Je suis sable et vent.
je suis sans visage.
Commenter  J’apprécie          50
k.ajana__hotmail.comk.ajana__hotmail.com   26 septembre 2012
La poésie se contentera d'être là, pour être dite comme une prière, dans le silence, dans le recueillement du deuil.
Incommensurable est notre besoin de dire, même si nos paroles, emportées par le vent, iront buter contre les montagnes jusqu'à la perte du sens, jusqu'à faire des trous dans la roche et faire bouger les pierres lourdes de l'insomnie.
Commenter  J’apprécie          30
ericboericbo   23 décembre 2018
Qui dira aux enfants de nos enfants que l'histoire arabe n'est plus un conte oriental, une histoire d'amour et de jardin parfumé, une passion où la cruauté est un malentendu, où la mort est pudique, où la vie est un chant à quatre saisons.
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Videos de Tahar Ben Jelloun (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tahar Ben Jelloun
Tahar BEN JELLOUN – Entretien avec Pierre Oster (France Culture, 1977) L’émission « Poésie ininterrompue », présentée par Pierre Oster, diffusée le 6 février 1977. Invité : le poète en personne.
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