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EAN : 9782021160727
336 pages
Éditeur : Seuil (03/04/2014)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Marcellina
  11 mars 2018
« La folle valse des crevettes, pêchées au Danemark et décortiquées au Maroc pour des raisons de coût de main-d'oeuvre, ou le yaourt à la fraise dont les ingrédients parcouraient en 1992 plus de neuf mille kilomètres contribuèrent à construire chez moi un certain scepticisme sur la notion de progrès. »
A travers de multiples exemples bien documentés, l'auteur nous montre que la course effrénée menée tambour battant par notre monde « avide de tout au plus vite » va dans le mur ! Et pourtant, peu de gens s'en rendent compte, le monde politique préfère rester la tête dans la sable pendant que les lobbies continuent à engranger des profits mirobolants au prix de notre survie à tous.
Un exemple facile à comprendre : le papier ! Oui, oui, il y a quelques années, la sonnette d'alarme a été tirée, on consommait trop de papier, les forêts se dépeuplaient, les arbres n'avaient plus le temps de s'épanouir, il fallait trouver la solution ! Et bing, l'informatique a tout révolutionné… Plus besoin de papier, on stocke tout dans son disque dur et en plus, avec le télétravail, moins de déplacement et donc économie d'énergie à la clé. Eh bien non, ça n'a pas vraiment fonctionné comme cela. On n'a jamais consommé autant de papier que maintenant, faut dire que les imprimantes individuelles sont bon marché alors on s'en donne à coeur joie pour éviter de se bousiller les yeux en lisant sur l'écran de notre ordi. Et pour le télétravail, ce n'est pas encore vraiment entré dans les moeurs de tous car les déplacements pour raisons professionnelles ont explosé… « Et quand on compare l'impact environnemental du 'bon vieux papier' à celui du numérique, qu'il soit liseurs, tablette ou autre, il est à peu près certain que nous n'y avons pas gagné au change. » En effet, non seulement le papier est gaspillé mais nos nouveaux supports de lecture appauvrissent le monde en matières nobles et non renouvelables et ça, c'est une vraie catastrophe ! Mais tout le monde joue le jeu, on renouvelle son téléphone plus vite que ses draps de lit, on veut toujours des communications plus rapides, et encore plus rapides sans tenir compte des impacts environnementaux nécessaires pour y accéder.
« A quoi ressembleraient nos campagnes, s'il avait fallu y monter ces dernières années les nouvelles usines – et assumer leurs rejets – correspondant à notre consommation exponentielle de téléphonie et d'informatique, de jouets, de vêtements, ou de produits chimiques ? La réponse est sans doute à trouver dans les paysages des zones industrielles chinoises récentes. »
Le postulat est simple, une triple impasse : impasse liée aux ressources (et pas seulement les métaux rares mais pensez au poissons par exemple…), impasse liée à la pollution (et pas seulement l'air mais aussi les océans avec ce nouveau 'continent' fait de nos déchets plastiques), et enfin, une impasse de surface (et oui, un nouvel espace de vente à disposition quelques km plus loin que le précédent et le premier est abandonné et les terres sur lesquelles il avait été construit sont devenues juste stériles et ce n'est qu'un exemple!).
Et pourtant, il y a des solutions…
Que l'on peut tous mettre en oeuvre à notre petit niveau ; mieux trier nos déchets (notamment les bouteilles en verre en fonction de leur couleur pour faciliter le recyclage), refuser les publicités (gaspillage de papier et de métaux rares pour les jolies couleurs pour rendre plus alléchantes les jolies saucisses en promo pour le premier BBQ…), acheter malin et non pas la dernière nouveauté sur le marché, refuser les produits sur-emballés, aller à pied chez le boulanger du coin et privilégier les transports en commun pour les besoins journaliers, faire un petit potager avec son compost associé, éviter le gaspillage alimentaire et surtout manger de saison, prendre le temps de cuisiner (c'est convivial, amusant et meilleur que le 'tout prêt' à réchauffer au micro-onde!), refuser l'ultra-connectivité ainsi que les nuisances énergivores du net à savoir la masse de données inutiles qui nous sont bombardées tout au long de la journée...
« On a – et on aura – les paysages agricoles et les paysans que nous méritons, ceux de nos choix alimentaires. »
Que les communes peuvent appliquer facilement ; supprimer les écrans plats publicitaires dans les endroits publics, il y en a partout maintenant (un livre fait bien mieux passer le temps dans une file d'attente que des pubs rabâchées!), revenir au bon balai pour ramasser les feuilles mortes (les souffleurs bruyants et polluants sont loin d'être si performants…), éviter les constructions surréalistes inutiles qui ne servent qu'à flatter l'égo des élus, favoriser l'installation de commerces de proximité en redynamisant les centres villes et villages (j'en ai marre de ces centres vides aux vieilles façades aveugles qui pleurent d'anciennes publicités peintes), ré-ouvrir des bibliothèques attirantes et sympathiques et en faire des espaces conviviaux de rencontres humaines, miser sur l'humain plutôt que sur le sur-humain sur-dimensionné sur-numérisé sur-technisé !
Que les états pourraient imposer sans déclencher une révolution ; une consigne obligatoire pour tout contenant en verre (qui pourrait alors être réutilisé tel que après nettoyage et pourquoi pas un format standard de bouteille consignée comme pour la majorité des bières par exemple), limiter les surfaces commerciales dans les zones où elles sont pour le coup ultra-redondantes (qu'ils sont hideux ces chancres du commerce que l'on retrouve un peu partout autour de nos villes), obligation de brider les voitures (eh oui, plus vous allez vite, plus vous consommez, c'est drôle non!) et surtout fin des SUV (monstres disproportionnés par rapport à leur utilité réelle, lourds, gourmands et j'en passe!), remettre en état les voies fluviales (une façon facile de limiter l'afflux de camions sur nos routes), favoriser les métiers manuels et l'artisanat (au lieu de faire miroiter devant les yeux ébahis des enfants le merveilleux monde du star système ou encore l'avenir en or des diplômés et sur-diplômés), utiliser le montant des aides agricoles pour valoriser les fermiers qui font de la polyculture et de l'élevage diversifié à taille humaine (revenons au bon sens d'antan tout en gardant nos acquis technologiques!), dire non au tout numérique tellement goinfre en infrastructures dispendieuses (bon, on va juste dans le sens contraire :-( )...
Lavoisier a dit : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », et c'est déjà un postulat génial. Malheureusement, il a juste oublié de rajouter, qu'à chaque transformation, il y a des pertes et des déchets et comme notre société va de plus en plus vite, les transformations s'accélèrent et la masse de déchets devient juste insoutenable ! Alors, sommes-nous prêts à relever le défi ? C'est pour moi, la seule et unique question de notre XXIème siècle…
L'auteur est un peu lourd, il se répète trop souvent, il veut enfoncer le clou, c'est clair, mais c'est pompant et donc, contre-productif. Néanmoins, il faut lui reconnaître une chose, il a le courage de nous présenter le présent sans fioritures et de nous décrire les avenirs possibles, probables qui sont loin d'être roses. Il pointe du doigt les excès de notre société ultra-matérialiste où rien ne va plus assez vite pour personne. Et enfin, il ose proposer des solutions possibles, souvent réalisables, parfois surréalistes, mais il ose ! Il suffit d'un grain de sable pour enrayer une machine bien huilée, nous vivons dans un monde où le moindre grain de sable peut tout faire capoter, alors faisons tous un petit effort pour ralentir et peut-être éviter le crash final !
PS : Dernière nouvelle de notre monde bien frivole et inconséquent, la nouvelle saison de la mode fait la part belle au PVC… Voilà encore une façon pour le moins débile d'utiliser une ressource non renouvelable à savoir le pétrole…
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Kirsikka
  28 juillet 2018
Quand on commence à prendre conscience d'un possible effondrement de notre civilisation capitaliste et industrielle, — dont le système est tellement complexe et interconnecté qu'on ne sait pas exactement d'où viendra le déclencheur de la catastrophe, ni si elle sera lente (et déjà commencée) ou soudaine —, plusieurs modes de défense contre le désespoir sont possibles. Parmi eux, malgré toutes les informations quotidiennes qui nous disent le contraire (canicule mondiale, incendies, extension de zones mortes dans les océans, je ne continue pas la liste, il y a de quoi pleurer), l'espoir que nous pouvons agir, est celle qui permet sans doute de ne pas s'effondrer soi-même. Sans avoir la moindre garantie de résultat, on reste lucide quand même.
Dans cette petite fenêtre, entre le survivalisme ou l'illusion que le progrès sous forme de technologie "verte" nous sauvera, il y a les lows-techs et la conviction que la solution ne peut être que dans le moins ; plutôt que dans le toujours plus de la même chose. C'est pourquoi j'attendais un éclairage du livre de Philippe Bihouix, ou une lueur, sur ce que sont les low-techs, concrètement.
Les deux premières parties, Acte I - Grandeur et décadence des "ingénieurs-thaumaturges" et Acte II - Principe des basses technologies, sont bien documentées. Elles dressent le constat, et même si l'on s'est déjà informé sur le sujet, on y apprend quelques petites choses, notamment sur les métaux et les illusions du recyclage des éoliennes, par exemple, renforçant l'idée que rien n'est simple et que les "bonnes solutions" cachent parfois leur lot de problèmes nouveaux et de futurs déchets. Il vaut mieux réduire la consommation d'énergie, et non chercher à la maintenir au même niveau en utilisant d'autres sources renouvelables (qui n'en pourront mais).
Mais quant à savoir ce que sont les low-techs précisément, ou comment elles peuvent être mises en oeuvre, ce que j'attendais de savoir en lisant ce livre, l'auteur est beaucoup moins précis. Les Acte III - La vie quotidienne au temps des basses technologies et Acte IV - La "transition" est-elle possible ? me font plus l'effet de réflexions entre l'utopie (qui n'a pas pour moi de sens péjoratif) et la projection d'avenir floue. Bien sûr, personne ne peut savoir comment nos sociétés pourront se réorganiser avec moins, mais d'un autre côté, Philippe Bihouix hésite entre l'idée que le changement collectif et possible et l'écueil, bien réel, selon lequel les classes sociales qui ont le plus à perdre n'hésiteront devant rien pour maintenir leur pouvoir et leur niveau de vie, quelles qu'en soient les conséquences.
Il semble ne pas croire à la solution individuelle (et il me semble quand même que le changement commence par une prise de conscience et des choix personnels), mais il ne dit pas comment une solution politique est possible, alors même qu'il insiste sur la nécessité d'un changement collectif. le collectif ne peut exister que si un certain nombre d'individus se rejoignent dans une action pour des buts communs, mais il n'est jamais prévisible ou décidable. A mon avis, on ne peut donc pas d'un côté dire que la "consomm'action" est un néologisme affreux, et appeler le collectif de ses voeux. Je veux dire qu'il faut bien que ça commence quelque part, et que plus de personnes auront envie de changer leurs façons de vivre, de quelque façon que ce soit, et plus une prise de conscience et des actions collectives auront des chances d'être possibles. Quant à influer sur les responsables politiques et économiques, c'est encore une autre difficulté, certes.
Néanmoins, ce livre est à lire pour la réflexion qu'il inspire. Ecrit en 2014, on voit déjà quel quelques petites choses sont déjà obsolètes ou dépassées, mais la plupart des faits et des chiffres sont toujours d'actualité et permettent de renforcer une argumentation (si on a l'espoir un peu fou de pouvoir éveiller quelques consciences à l'urgence de faire autrement avec moins, façon de lutter contre la tristesse ou la dépression, j'en conviens).
La bibliographie en fin d'ouvrage est une mine dans laquelle puiser, d'autant qu'elle démontre l'étendue des recherches et des connaissances de l'auteur. J'y ai trouvé des titres que j'avais déjà lus ou que je projette de lire depuis longtemps, petite vanité personnelle ou bien idée qu'il existe des convergences qui ne sont pas des hasards, on se console comme on peut.
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Holon
  10 septembre 2019

L'âge des low tech de Philippe Bihouix qui est ingénieur nous annonce la raréfaction des métaux et même pire l'impossibilité du recyclage des alliages que contient notre civilisation des hautes technologies, il suffit de faire une recherche sur internet avec comme thème Fin des Métaux et plusieurs sites nous donne la liste et les dates de fin d'extraction d'une cinquantaine de métaux dans le monde. L'auteur le dit si bien pour répondre à une pénurie l'homme en crée une autre. Donc tout cela est relié au pic du pétrole conventionnel qui s'est produit en 2006 confirmer en 2008. Depuis le Pic du pétrole conventionnel il y a un manque d'environ 2.5 millions de barils par jour qui est comblé par l'extraction du pétrole de schiste U.S. et les sables bitumineux du Canada ces deux procédés consomme énormément l'eau potable. La pente descendante du pic et non ondulante va nous amener dans les prochaines années à une crise majeur économique et sociale sans pareil dans l'histoire humaine. Comme le dit l'auteur (Le Peak Oil est le Peak Everything). Les technologies vertes ont besoin du pétrole pour exister Ex: Les Éoliennes ont besoin de l'industrie des mines, de l'industrie de l'acier. Industrie du ciment, des pesticides, l'industrie du cuivre, les terres rares et du transport). Là où je ne suis pas d'accord avec l'auteur c'est qu'il voit l'effondrement comme une chance de relocaliser les industries perdues lors de la mondialisation. Il voit des villages et des villes autonomes avec des besoins simples et qui peut redonner un sens au mot Travail. L'effondrement qui vient dans la prochaine décennie sera planétaire et personne n'aidera personne je veux dire que l'aide humanitaire n'existera tout simplement pas, le Monde appartiendra aux dictatures, crimes organisés et aux bandes armées. Déjà il y a des signes la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui était impensable il y a quelques années et surtout une dette mondiale des ménages et des états de 495,000 milliards U.S. l'équivalent de presque 4 ans de production bien et service de la planète et tous savent que cela ne sera jamais remboursée et bientôt on sonnera la fin de la partie. L'auteur dans la deuxième partie de son bouquin nous présente des solutions suite à un effondrement politique et économique, la barbarie et les pénuries ne validerons pas ces solutions.
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Impression-de-lecteur
  09 octobre 2019
Nous voici dans l'anthropocène, l'âge de l'homme, le Boss c'est nous ! Alors dressons, d'abord, un bilan sans concession de ce nouvel âge. Pour en arriver là, on a déjà pas mal entamé la biodiversité, les métaux et les énergies fossiles sont de moins en moins accessibles et dans des concentrations plus faibles, on a créé des polymères synthétiques qui ne sont pas biodégradables et dont les déchets en s'agglomérant constituent la 1e grande création de notre entreprise le 7ème continent, si on est terre à terre, ou la mer de plastique, si on préfère l'air marin. Ce n'est pas terrible ! Alors reprenons le livre, je ne parle pas de religion mais d'économie. Dans un monde libre, il faut savoir faire des choix alors soit on choisit l'économie de la demande ou bien l'économie de l'offre ? le low-technicien retirera la tasse de son tiroir et ira boire un café d'orge (1e miracle zéro déchet), il choisit donc l'écologie (pour économie dans une ère plus ancienne) de l'offre tandis que le NBIC-citoyen utilisera un gobelet en bambou recyclable pour boire son café modifié aux gènes de yack qui procure une chevelure prospère (2e miracle) d'après NBiC TV network, il choisit donc une écologie de la demande. Quoi que tu aies choisi et si tu habites en France tu dois savoir que tu fais partie au mieux du plus grand nombre. Alors c'est comme ça aussi à l'âge de l'homme, c'est le plus grand nombre qui décide ou alors il y a d'autres formes d'organisations politiques ? Il y a le GIEC (prix Nobel de la paix 2007), ce sont des scientifiques qui rapportent les publications scientifiques sur le réchauffement climatique. Ils présentent les activités humaines depuis l'ère industrielle comme les causes du réchauffement climatique, phénomène singulier de par sa rapidité sur la période. Et bien ce livre est un livre écrit par un ingénieur, qui grâce à ses connaissances scientifiques, techniques et managériales, pense aux conséquences des applications technologiques de l'innovation : pénurie des ressources géologiques, crises économiques, fin du progrès... Seule solution pour avancer dans l'âge de l'homme, passer aux low-technologies qui nécessitent moins de ressources, sont plus durables et où l'élément humain reste primordial. Il ne s'agit pas de revenir au temps de la bougie mais d'adapter les besoins à l'offre. Alors lisons-le et réfléchissons, nous aussi, au devenir afin de rester acteur de notre avenir.
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Alittlepieceof
  13 septembre 2017
Voilà un type de livre que je n'ai pas trop l'habitude de lire. Rares sont les livres autres que des romans qui composent ma bibliothèque. Toutefois, celui-ci m'a semblé intéressant.
Sa couverture et son thème peuvent faire peur, c'est vrai, toutefois, le sujet qu'il aborde nous concerne tous. Notre planète est en danger, nul ne peut le nier. Notre société est en train de devenir folle à vouloir toujours plus, toujours plus vite (j'ai énormément pensé à l'empire Amazon et à tout ce qu'il implique en matière de consommation -mon produit tout de suite, en un clic – et de productivité -des employés sous pression traités comme des machines, bientôt remplacés peut-être par des drones ?-en lisant ce livre…) mais jusqu'où cela peut-il durer ?
L'auteur, un ingénieur spécialisé dans les ressources minières dresse le constat (plus qu'alarmant) du niveau des ressources disponibles et de la société que nous avons créée. Une société du toujours plus, de la surconsommation, du tout jetable, des nouvelles technologies dites vertes alors qu'elles ne le sont pas.
Il peut sembler utopiste dans les solutions qu'ils proposent, voire même un peu vieux jeux (c'était mieux avant) il s'en défend d'ailleurs souvent mais je crois qu'il n'a pas totalement tort dans ce qu'il dit.
D'une manière générale, ce qu'il dit est fondé et il semble connaître son sujet, toutefois j'ai trouvé la lecture du livre fastidieuse. Pas parce qu'il utilise un jargon scientifique, au contraire il parvient à vulgariser tous les sujets qu'il aborde malgré une connaissance certaine dans de nombreux domaines mais parce qu'il va loin, très très loin dans ses explications et se répète énormément. Peut-être est-ce nécessaire pour comprendre d'où l'on vient où nous en sommes et ce qui va advenir mais… à lire ce n'est pas très agréable. Une conférence serait à mon sens plus attractive.
Une fois son constat dressé, il met à mal tout ce que les technologies dites vertes proposent aujourd'hui et donne ses propres solutions pour tenter d'enrayer la crise globale dans laquelle nous sommes. Tous les thèmes sont abordés (alimentation, minerais, productivité, chômage, construction…) et ses propositions pour une décroissance choisie plutôt censées. Il propose par exemple d'interdire les piles à usage unique ou de créer une sorte de consigne pour inciter au recyclage des piles usagées ou encore de rendre le compostage obligatoire. Il est pour une relocalisation des services, des produits.
Il dit vraiment des choses intéressantes mais il faut s'accrocher pour venir à bout de son pamphlet.
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critiques presse (1)
NonFiction   27 août 2014
Philippe Bihouix réussit le pari de repenser une nouvelle société à partir d’une utilisation plus raisonnée et moins gourmande des technologies, et ce sans tomber, du moins la plupart du temps, dans une technophobie primaire.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
KirsikkaKirsikka   28 juillet 2018
Que l'on partage ou non ces analyses, l'état de la planète est connu et les signes avant-coureurs de gros ennuis potentiels ou avérés sont là. Même les climato-sceptiques ne peuvent nier les alertes sur tous les autres paramètres. Certes, un changement de cap radical serait fort compliqué et risqué, mais le statu-quo n'est-il pas pire ? Au-delà du danger physique d'un "effondrement" possible, nous allons littéralement devenir fous — individuellement et collectivement — devant les injonctions contradictoires permanentes.
C'est ainsi que nos élites politiques et économiques s'agitent de manière assez peu coordonnée, en tentant, le matin, de réindustrialiser la France, ou du moins de freiner les délocalisations, et en réclamant l'après-midi la relance de l'activité portuaire lors d'une visite au Havre. Comprenne qui pourra, puisque la santé des ports dépend avant tout des importations de conteneurs en provenance de Shangaï et d'ailleurs...
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JubibuJubibu   13 octobre 2018
Il n’y a pas de produit ou de service plus écologique, économe en ressources, recyclable, que celui que l’on utilise pas. [...]
Il n’y a pas de voitures “propres”, d’énergie renouvelable (totalement) “verte”, de produit “sans carbone” ou de transport “zéro émission”. Recycler est très important, mais ne suffit pas et ne peut nous “dédouaner” de notre consommation matérielle.
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lirocalmlirocalm   15 décembre 2019
Nous avons un souci de disponibilité des ressources devant nous, à plus ou moins brève échéance. La recette actuelle - une fuite en avant, la plus rapide possible à base d'innovation high tech - ne résoudra pas les problèmes. Reste l'option très rationnelle d'appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne. [...] L'enjeu n'est pas entre croissance et décroissance, mais entre décroissance subie - car la question des ressources nous ratrappera à un moment où un autre - ou décroissance choisie.
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JubibuJubibu   13 octobre 2018
L’écologiste de l’offre (croissance verte) réclamera à cor et à cri le remplacement des centrales classiques par des énergies renouvelables. L’écologiste de la demande proposera de débrancher les télévisions”. L’écologiste de l’offre réclamera des gobelets à café en plastique recyclable, l’écologiste de la demande aura sa tasse dans le tiroir de son bureau.
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JubibuJubibu   13 octobre 2018
Ne vous est-il jamais arrivé de boycotter une boutique de quartier parce que le propriétaire parlait à son employé comme à un chien ?
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