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ISBN : 225316187X
Éditeur : Le Livre de Poche (07/03/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.35/5 (sur 278 notes)
Résumé :
En 1518, un Portugais exilé du nom de Magellan convainc le roi d'Espagne, Charles Quint, d'un projet fou: "Il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien. Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai et je ferai le tour de la terre en allant de l'est à l'ouest." Partie en 1519, l'expédition reviendra trois ans plus tard, disloquée, victorieuse.
Malgré fausses cartes et mutineries, froid, faim et maladies, Magellan a forcé le détroit q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  31 juillet 2017
J'aime Zweig parce qu'il m'apprend des choses sur notre histoire, notre monde et la nature humaine.
Magellan ne fait pas exception : j'y ai découvert la grande aventure de la chasse au détroit et du premier tour du monde, les péripéties des mutineries, des découragements ou des combats inutiles, la personnalité austère et fière du grand navigateur portugais qui dut renier le Portugal pour (presque) réaliser son rêve.
Comme souvent chez Zweig, le livre mêle la biographie et l'épopée, la psychologie et l'histoire, une documentation faramineuse et des détails qui ne peuvent être qu'inventés ou extrapolés. Et, comme souvent chez Zweig, j'aime ça !
Au point que je serai prête à repartir pour ce difficile tour du monde avec lui à nouveau un de ces jours...
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Levant
  02 mars 2017
Quoi de plus angoissant mais à la fois de plus fascinant que l'inexploré.
Magellan aura réussi 'l'exploit le plus magnifique de toute l'histoire de la navigation" nous dit Stefan Zweig. C'est encore vrai cinq siècles plus tard. "Cet homme sombre, renfermé, taciturne, sans cesse prêt à tout mettre en jeu, y compris sa vie, pour le triomphe de son idée" aura fait preuve d'une volonté et d'une ténacité inouïes dans son combat contre l'inconnu.
Aucune entreprise humaine n'aura autant été supportée par un seul homme, y compris et surtout lorsqu'il devra imposer sa volonté, seul contre tous, au milieu des immensités marines, dans la plus parfaite ignorance de leur devenir.
C'est une force de caractère hors du commun qui a accroché son nom à jamais au bout du continent américain. Cette inscription dans la grande histoire n'est que justice à l'égard de celui qui a fait preuve d'une foi inébranlable pour que l'homme trace les contours de zones vierges de sa connaissance et dessine sur la mappemonde le passage qui relie les deux grands océans Atlantique et Pacifique.
Formidable aventure superbement contée par Stefan Zweig. Avec son style savoureux et précis, cet auteur sait faire de la vie d'un personnage, non pas une biographie, mais une jouissance romanesque.
Cet ouvrage est passionnant.
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cmpf
  13 janvier 2015
L'auteur présente l'abord le contexte le désir des épices, la façon dont on se les procure. Les desseins de Henri dit le navigateur, roi portugais qui pendant plusieurs décennies va s'efforcer de faire de son peuple, un peuple de marins. Puis il expose aussi pourquoi Magellan, bien que portugais ne fera pas ce premier essai de circumnavigation sous le pavillon de son pays.
Suit le récit de toute la préparation matérielle de ce périple qui ne commence que presque au tiers du livre. Et pourtant nous ne perdons rien des difficultés du voyage, tant matérielles qu'humaines, les relations avec les capitaines espagnols étant difficiles. Zweig admire Magellan, cela ne fait pas de doute, son héros est très positif. Mais il reste aussi juste que possible et n'accable pas bien au contraire les espagnols.
Finalement sa découverte d'un nouveau chemin vers l'Asie et ses iles à épices ne sera pas utilisée. Peu importe aux yeux de Zweig, il a fait cadeau d'un bien plus précieux : la connaissance.
C'est assurément l'oeuvre d'un littéraire, de nombreuses références l'attestent telles : « de même que le Cid mort maintenu par ses hommes sur son fidèle cheval de bataille remporte encore une victoire, de même l'énergie de Magellan impose, par-delà le trépas, sa volonté. »
Un très beau texte qui restitue bien l'ampleur de tels projets de découvertes, et le courage nécessaire pour s'embarquer pour l'inconnu sans savoir quand l'on reverra sa patrie et sa famille et même si on les reverra.
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raton-liseur
  17 juillet 2013
C'est alors que l'avion atterrissait à Panama que je lisais les dernières lignes de ce livre, dans ce pays qui a rendu définitivement obsolète (sauf dans l'imaginaire des navigateurs, je tiens à le préciser car Zweig l'oublie et ce n'est pas un point de détail) la fameuse découverte de Magellan, ce détroit qui porte son nom et qui aujourd'hui « n'est plus qu'une notion historique et géographique » (p. 285, Chapitre 13, “Les morts ont toujours tort”). Zweig aurait peut-être aimé l'ironie de la chose, lui qui insiste beaucoup, dans sa biographie de Magellan sur l'aspect tragique de sa vie, tragique au sens grec du terme, au sens de la destinée implacable qui pèse sur un destin individuel. Selon Zweig, Magellan est en effet l'homme d'une idée qui jamais ne pourra savourer aucune de ses victoires, toujours obscurcies par un évènement qui ternit toute velléité de triomphalisme.
Zweig, qui a alternativement eu recours à la fiction et à la biographie pour comprendre les ressorts de l'homme ou d'une oeuvre, veut ici, avec la figure de Magellan, comprendre ce qui pousse un homme au long des jours et des mois sur des mers inconnues, toujours plus loin et sans savoir où il arrivera. Il en fait ainsi la quintessence, l'incarnation même, de l'explorateur, et n'hésite pas à voir une filiation entre Colomb et Magellan, affirmant à plusieurs reprises que « le rêve de Christophe Colomb qui voulait atteindre l'Inde par l'ouest est réalisé par Magellan. » (p. 234, Chapitre 11, “La mort avant le triomphe final (7 avril 1521-27 avril 1521)”). Un parallèle historique qui me plaît, même s'il va à l'encontre de ma volonté de croire que Colomb a trompé son monde et savait exactement où il allait, une hypothèse qui m'a toujours séduite mais qui me paraît de moins en moins vraisemblable, et que j'abandonne petit à petit bien qu'à regret.
Je le dis d'emblée, je n'ai pas vraiment apprécié ce livre de Zweig. Il a ce défaut que je reproche souvent aux biographies de manquer d'unité. Pour caricaturer, c'est « Cet homme est comme ça et comme ça, et c'est ce qui explique ses actions et réactions, ah, sauf celle-là, qui est cruciale ». Chaque pas est expliqué, mais sans donner une vision d'ensemble, une vision cohérente du personnage de Magellan. C'est d'ailleurs intéressant de voir que je n'ai trouvé l'écriture prenante qu'après la mort de Magellan, lorsque Zweig décrit en quelques pages enlevées le retour vers l'Europe. C'est quand il se libère du carcan de la biographie de son personnage et d'un besoin d'expliquer qu'il ne satisfait pas tout à fait que la plume de Zweig s'envole et communique la passion que l'on peut attendre du récit d'un tel épisode de notre histoire.
Il faut que je sois juste tout de même, cette lecture n'est certainement pas dénuée d'intérêt et, je ne pensais pas que ce qui est évoqué en une ligne dans nos livres d'histoire renfermait un tel roman. Je savais bien que, ironie de l'histoire, Magellan ne finirait pas ce qu'il avait commencé, que le premier homme à véritablement faire le tour du monde s'appelait Henrique, était disons basané et qu'on ne lui connait pas de nom de famille, mais je ne connaissais pas l'épisode de la mutinerie ni de la désertion, ni tout le tragique qui entoure la destinée de Magellan. C'est un livre qui m'a donné envie d'en savoir plus, et c'est finalement une bonne introduction à la relation de voyage de Pigafetta qui est sur mes étagères depuis plusieurs années mais dont le volume et l'écriture que j'imagine vieillie m'ont toujours un peu intimidée. Un livre de vulgarisation, mais que je ne conseillerais qu'aux inconditionnels de Zweig (dont je ne suis pas) ou aux explorateurs en chambre et aux marins de papier (dont je suis !).
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Eniaa
  15 septembre 2015
Le résumé du livre le dit mieux que je ne le ferai, dans cette oeuvre, Stefan Zweig nous emmène en voyage aux côtés d'un explorateur qui a apporté des connaissances essentielles au monde, en confirmant que la Terre était ronde et en permettant à l'un de ses passagers de commencer à constater l'existence des fuseaux horaires.
L'aventure en elle-même occupe une grande partie du livre, mais Zweig ne passe pas sous silence toutes les difficultés que Magellan a subi pour mener son projet à terme pendant une époque où les tensions entre le Portugal et l'Espagne étaient palpables, chaque pays souhaitant s'approprier un maximum de terres étrangères. le but de l'expédition, au-delà de la volonté de coloniser, était de trouver une route sans intermédiaire pour ramener des épices, un véritable luxe à l'époque, des pays lointains. L'annonce de l'expédition de Magellan après son exil en Espagne n'a donc pas réjouit le Portugal qui a fait son maximum pour faire échouer le projet sans jamais y parvenir.
Les affaires politiques et économiques n'ont pas été le seul souci de Magellan, puisque tout son projet s'était en fait basé sur des cartes erronées. le détroit était bien plus au Sud qu'elles ne le laissaient paraître, et il était également très difficile de naviguer dans ce passage inhospitalier. Cette expédition a failli tourner court à de nombreuses reprises, l'équipage a subi le doute, la faim, le froid, et on ne doit la découverte de ce passage qu'à la volonté de fer de l'homme persévérant qu'était Magellan.
Malheureusement, il ne vivra pas assez longtemps pour terminer son aventure en Espagne, lui et sa famille ne bénéficieront d'aucune véritable reconnaissance au début de ce voyage et après sa mort, seuls les quelques personnes de l'équipage encore vivantes pourront laisser éclater leur joie. Sa découverte ne sera même pas utilisée puisque le détroit s'est révélé impraticable pour bon nombre de navires… mais au final il aura apporté quelque chose de bien plus précieux que l'or et les épices, la connaissance.
Alors, que dire de ce livre ? Avant de commencer à lire Zweig, je n'étais pas spécialement fascinée par l'histoire, et je ne manifestais pas non plus une attirance folle pour les romans d'aventure. Encore une fois, il a réussi à me passionner avec ce récit riche en intrigues et en découvertes. C'était réellement captivant d'imaginer le monde il y a encore quelques siècles, lorsqu'on en ignorait beaucoup sur la disposition exacte des continents. Cette période pleine d'explorations et de découvertes était électrisante pour les hommes qui laissaient de côté une vie rangée pour se dédier entièrement au voyage, sans même avoir la certitude de réussir à revenir chez eux. L'auteur réussit également à dépeindre le contexte historique de façon à ce que l'on puisse facilement comprendre les causes et les conséquences des actions des acteurs majeurs de cette aventure, ce qui est très appréciable lorsque l'on est, comme moi, qu'un novice en matière d'Histoire.
Le seul bémol que je pourrai souligner ne tient pas au travail de Zweig mais plutôt à celui de la maison d'édition. J'aurais réellement apprécié trouver quelques cartes en annexe de l'oeuvre, des exemples de cartes de l'époque ou au moins une qui retracerait le voyage de Magellan avec quelques dates clés…
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   18 décembre 2017
L’historien, ne retient de préférence que l’instant dramatique, pittoresque : César passant le Rubicon, Napoléon au pont d'Arcole. Cette brutale amputation a l'inconvénient de mettre dans l'ombre les années non moins créatrices de la préparation, la lente gradation spirituelle, constructive du fait historique. Représenter Magellan lui aussi au moment du triomphe, quand il franchit le détroit qu'il a découvert, peut séduire le peintre, le poète. En réalité, la partie la plus ardue de son œuvre fut peut-être d'arracher l'obtention d'une flotte, de poursuivre son armement au milieu de mille difficultés. L’ancien « sobresalente », le « soldat anonyme », se trouve tout à coup en présence d'une tâche formidable. Organisateur novice, il doit accomplir quelque chose de nouveau, de jamais réalisé : équiper une escadre de cinq navires en vue d'un voyage sans exemple auquel ne s'applique aucune mesure connue. Personne ne peut le conseiller, car tout le monde ignore les zones vierges dans lesquelles il va s'aventurer le premier. Personne ne peut lui prédire la durée de son expédition, vers quel pays, quel climat, quels peuples elle le conduira. L'équipement de cette flotte doit parer à toutes les éventualités à la fois : températures polaire et tropicale, tempêtes et calmes plats, navigation d'une, deux, voire trois années, guerre et commerce. Il doit tout prévoir, tout faire, tout réaliser par lui-même, et cela en dépit des obstacles les plus inattendus. C'est maintenant seulement, en face de l'immensité de cette entreprise, que se révèle l'énergie de Magellan, longtemps éclipsée par les événements.
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cmpfcmpf   12 janvier 2015
Un exploit n’entre pas dans l’histoire du seul fait qu’il a été accompli, mais seulement parce qu’il a été transmis à la postérité. Ce que nous appelons l’histoire n’est nullement la somme des événements qui se sont déroulés dans le temps et l’espace, mais seulement la petite partie d’entre eux qui est passée dans l’œuvre des poètes ou des savants. Que serait Achille sans Homère ? Sans l’historien qui les raconte ou l’artiste qui les recrée sur le plan de l’art les plus grandes figures resteraient à tout jamais ensevelies dans l’ombre et les prouesses les plus héroïques tomberaient irrévocablement dans la mer insondable de l’oubli.
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cmpfcmpf   12 janvier 2015
Après trois semaines de traversée, le 11 septembre 1509, la petite flotte est en vue de Malacca. À distance déjà on peut constater que le brave Varthema n’a pas menti ni exagéré quand il disait « qu’il abordait dans ce port plus de navires qu’en aucun autre endroit du monde ». Grands et petits bateaux, blancs et multicolores, jonques et praos d’origine malaise, chinoise et siamoise se pressent voile contre voile dans la rade immense. La Chersonèse d’Or, le détroit de Malacca, doit à sa situation géographique d’avoir été choisie pour être le grand marché de l’Orient. Tout vaisseau qui veut aller de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, de l’Inde en Chine, des Moluques en Perse est obligé de passer par ce Gibraltar oriental. Il est donc normal qu’on échange dans cet entrepôt toutes les marchandises imaginables, les clous de girofle des Moluques et les rubis de Ceylan, la porcelaine de Chine et l’ivoire du Siam, les cachemires du Bengale et le bois de santal de Timor, les lames damasquinées de l’Arabie, le poivre de Malabar et les esclaves de Bornéo. Toutes les races, toutes les couleurs et les langues se mêlent, en une confusion babylonienne, dans ce centre commercial qui compte, estime-t-on (avec quelque exagération sans doute), deux cent mille habitants et au centre duquel s’élèvent, au-dessus d’un amoncellement de cabanes, les silhouettes majestueuses d’un palais éclatant et d’une mosquée de pierre.
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gillgill   02 mai 2014
Le 10 août 1519, un an et cinq mois exactement après que Charles-Quint a signé la Capitulacion, les cinq navires quittent enfin la rade de Séville pour descendre vers San Lucar de Barrameda où le Guadalquivir débouche en pleine mer.
On doit y procéder à la dernière inspection et à l'approvisionnement définitif de la flotte. Mais le véritable départ a déjà eu lieu.
A l'église Santa Maria de la Victoria, après avoir prêté à genoux le serment de fidélité, Magellan a, devant tous les équipages réunis et une foule admiratrice et respectueuse, reçu du "corregidor" Sancho Martinez de Leyva la bannière royale...
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TaraxacumTaraxacum   03 juin 2014
Dans les grandes inventions et découvertes l’élan spirituel, moral, fait toujours fonction de force accélératrice ; mais, la plupart du temps, l’impulsion réalisatrice décisive n’est due qu’à des facteurs matériels. Sans doute la hardiesse des idées de Colomb et de Magellan aurait suffi à enthousiasmer les rois et leurs conseillers ; mais jamais personne n’eût financé leurs projets, jamais les princes ni les spéculateurs ne leur eussent équipé une flotte si on n’avait eu en même temps la perspective de récupérer au centuple les dépenses. Derrière les héros de cette époque se cachent les forces agissantes, les commerçants, l’impulsion première elle-même a eu des causes essentiellement pratiques. Au commencement étaient les épices.
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Vidéo de Stefan Zweig
Stefan Zweig, écrivain, journaliste et biographe autrichien, est né le 28 novembre 1881 à Vienne. Il assiste avec horreur à l’arrivée au pouvoir d’Hitler (1933). Sa judéité, jusque-là peu revendiquée, devient plus présente à son esprit et dans son œuvre. La persécution des juifs et le déchirement imminent de l’Europe le plongent dans une dépression dont il ne sortira plus. Il fuit l’Autriche en 1934, se réfugie en Angleterre puis aux États-Unis. En 1942, il se suicide avec sa femme à Petrópolis, au Brésil.
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