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EAN : 9782130472964
127 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (28/06/1995)
3/5   6 notes
Résumé :
Un petit pays sans matières premières, sans unité de langue ni de religion, mais un peuple doué de pragmatisme, de capacité d'adaptation, de méfiance envers tout ce qui est ronflant et clinquant - au point de se replier parfois dans sa coquille. Un peuple qui, de guerrier est devenu neutre, qui, de pauvre est devenu riche, qui a aussi dû surmonter ses divisions et apprendre la tolérance. Une histoire qui a donné au monde Pestalozzi, Dunant ou encore Giacometti, et p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
PostTenebrasLire
  18 janvier 2014
C'est un ouvrage assez bref qui permet de découvrir l'histoire de la Suisse des origines jusqu'à nos jours.
Une lecture indispensable, car cette histoire est largement méconnue.
Seul est connue, la légende de Guillaume Tell.
Il serait bien dommage d'avoir une vue aussi simpliste d'un pays qui s'est construit lui même.
C'est un eBook !
Les PUF ont entrepris la numérisation de cette collection. Et ils ont pris plusieurs bonnes décisions :
* pas de DRM
* disponible : multiples formats et distributeurs.
* prix honnête
L'eBook demanderait cependant à être retouché pour les notes : il faudrait en faire des liens pour y accéder rapidement.
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   22 décembre 2014
Ainsi, comme une série de cascades, on trouve des privilégiés à tous les paliers. Dans les communes rurales, même dans les pays sujets, les familles établies d’ancienne date ferment la porte aux nouveaux venus et sa partagent les avantages modestes qu’ils peuvent tirer des biens communaux (eau, bois, pâturage, assistance).

C’est par là qu’est née cette institution particulièrement helvétique, et qui n’a pas disparu, de la bourgeoisie. Est bourgeois celui, qui par sa naissance, possède le droit de cité dans un village ou dans une ville ; cette bourgeoisie lui assure seule la jouissance des droits attachés à la qualité de citoyen, droits minuscules ou considérables, suivant que l’on est bourgeois d’un petit village ou d’une ville souveraine.

Comme ces droits donnent toujours à celui qui les possède des avantages, petits ou grands, les bourgeoisies se sont toutes fermées et il est bien difficile, parfois il est impossible d’y entrer, même à prix d’argent.

466 - [Que sais-je ? n° 40, p. 51]
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   18 janvier 2014
De nombreux patrons mettent en pratique une éthique spécifiquement bourgeoise et protestante, fondée sur le travail, le sens de l’épargne, l’exigence pour soi-même et pour les autres ; leur désir de gagner de l’argent n’a d’égal que leur retenue à le dépenser.
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JcequejelisJcequejelis   22 décembre 2014
La réforme helvétique fut l’œuvre des humanistes ; les écrits de Luther ne firent que déclencher un mouvement qui se préparait. Les principaux réformateurs suisses, et tout particulièrement Ulrich Zwingli, le plus illustre, étaient des élèves des humanistes. C’est la lecture des textes sacrés dans la langue originale, c’est le désir d’en revenir aux institutions de la primitive Eglise qui sont à l’origine de leur action. C’est avec la méthode d’un humaniste que Zwingli commence son œuvre : dès le 1er janvier 1521, dans ses prédictions, à Zurich, il explique l’évangile, verset par verset, en commençant par Saint Mathieu.
(…)
C’est ainsi qu’il abandonne, l’un après l’autre, le culte des saints et celui de la vierge, la communion sous une seule espèce, la hiérarchie, le célibat des prêtres, la messe enfin. Sur cette voie, entrainée par la logique de son esprit et par celle de ses principes, Zwingli en arrive à une réforme beaucoup plus radicale que celle de Luther, avec lequel il ne put jamais s’entendre. Les églises furent dépouillées de leurs ornements, qui incitaient à l’idolâtrie, le culte ramené à la seule prédication et au chant des psaumes, la sainte Cène réduite à une simple communion de la mort du Sauveur, le dogme interprété à la lumière de la raison.

462 - [Que sais-je ? n° 40, p. 38/39]
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JcequejelisJcequejelis   22 décembre 2014
Les cantons catholiques formaient la majorité, mais ils pouvaient mettre sur pied moins d’hommes et ils disposaient de moins de ressources que les quatre villes protestantes. Les tenants des deux confessions se regardaient avec méfiance, mais évitaient d’en venir aux prises.
(…)
L’alliance française fut même une des circonstances qui empêchèrent la dissolution complète de la Confédération. Les cantons pouvaient refuser leurs soldats lorsqu’ils étaient menacés par la guerre. Pour que le roi pût avoir à son service des troupes suisses, il fallait donc que la paix régnât au sein des cantons. La diplomatie française travailla toujours à y apaiser les discordes.
(…)
Pendant la guerre de Trente Ans, les deux parties avaient également demandé aux Suisses leur aide. Ils la refusèrent, par crainte des conflits intérieurs qu’une réponse affirmative eût infailliblement provoqués. Ainsi naquit cette tradition de neutralité, qui est devenue fondamentale dans la politique de la Suisse.

463 - [Que sais-je ? n° 40, p. 44/45]
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l'Europe>Histoire des Pays de l'Est (73)
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