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ISBN : 274674418X
Éditeur : Autrement (24/08/2016)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 63 notes)
Résumé :
« Les héros sont toujours gouvernés par le cœur, les lâches par le cerveau. Ne l’oublie jamais. »

Nelson, jeune scout à lunettes, passe l’été 1962 au camp Chippewa, dans le nord du Wisconsin. Au programme : veillées au coin du feu, courses d’orientation dans la forêt, bains dans le lac glacé… et soirées clandestines.Trente ans plus tard, que reste-t-il du garçon d’antan chez ce vétéran à jamais hanté par la guerre du Vietnam ?

Nickolas ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
popie21
  09 novembre 2018
Ce roman nous décrit la vie de Nelson, d'abord petit scout sans cesse harcelé au camp Chippewa devenu soldat charpenté pour la guerre mais toujours fidèle aux valeurs du scoutisme et à l'amitié.
Je suis peut-être passée un peu à côté de ce roman qui aborde de nombreux thèmes - la guerre, les armes à feu, la vulnérabilité des femmes face à certaines situations, l'amitié et le deuil aussi - puisque j'ai surtout été marquée par l'écriture de Nickolas Butler et par la relation mère-fils qu'il nous décrit au fil des pages.
L'écriture de Nickolas Butler est très simple mais pas simpliste et elle est surtout, ce qui m'a séduite, empreinte de tendresse et d'humanité pour ses semblables et en particulier pour les femmes.
À travers l'histoire de Nelson, l'auteur s'intéresse au rapport mère-fils et nous propose une vision un peu idéalisée, forte et chaleureuse de cette relation. Ces mamans sont douces et aimantes, souvent seules et toujours admirables. La relation avec le père est souvent difficile, maladroite, chaotique, parfois absente, la mère reste le pilier, l'îlot de tendresse et de sécurité dans un monde où tout n'est que folie, dans un monde où l'on rencontre beaucoup trop d' "hommes de peu de foi".
Au final une impression un peu mitigée pour cette lecture que j'ai tout de même appréciée. C'est sans aucun doute une ode à l'amitié, une histoire d'amour entre mères et fils, un constat sans fioritures sur la société américaine des années 60 à nos jours mais je ne peux pas dire que, pour moi, cela ait été beaucoup plus qu'une histoire bien écrite.
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AudreyT
  07 décembre 2016
Nelson est encore jeune quand on fait sa connaissance dans ce roman. Il passe beaucoup de temps au camp scout de Chippewa et y obtient toutes les insignes qu'il peut espérer. Sans ami, moqué par tous, il se réfugie dans ses connaissances du monde et ses cartes de baseball. Adulte, il s'engagera dans l'armée américaine et combattra aux côtés d'amis soldats dans des guerres desquelles il reviendra en ayant perdu à chaque fois un petit bout d'âme. Vieil homme, il tiendra la tête de ce même camp scout qui l'aura vu grandir...
A travers les yeux de Nelson, Nickolas Butler dresse à nouveau un portrait de l'Amérique sans concession. Avec son habituelle tendresse, il nous offre des personnages attachants et qui pansent nos blessures avec les leurs... Un auteur à lire !!!
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Franckync
  22 avril 2018
Titre : Des hommes de peu de foi
Auteur : Nickolas Butler
Année : 2016
Editeur : Autrement
Résumé : 1962 camp Chippewa dans le nord du Wisconsin. le jeune Nelson est un enfant inadapté, harcelé par ses camarades scouts et raillé pour son manque de courage et son peu d'estime de lui-même. Trente ans plus tard le même Nelson est devenu chef du camp, sa silhouette s'est épaissie et la guerre du Vietnam reste une plaie ouverte dans sa mémoire.
Mon humble avis : Première lecture d'un livre de Nickolas Butler, auteur apprécié et estimé dont la réputation à aujourd'hui largement dépassé les frontières de son Wisconsin d'adoption. Butler est un écrivain qui nous parle d'histoires simples, de femmes et d'hommes se débattant dans une société où le bien et le mal sont intimement mêlés. L'auteur américain est un maître dans la description d'une nature paisible et rassurante (est-ce du nature writing?) mais aussi dans la dissection quasi chirurgicale qu'il fait de ses personnages. Des hommes de peu de foi est un roman qui couvre deux génération d'hommes dont les idéaux vont se heurter à la guerre mais aussi à leurs propres démons et l'évolution du caractère de Nelson est maîtrisé à la perfection par l'auteur. Vous l'aurez deviné j'ai beaucoup aimé ce roman qui traite de thèmes aussi larges que la filiation, le divorce, la probité, la transmission, l'honneur et la déchéance. C'est excellemment bien traité, l'écriture est simple et élégante et le message d'une simplicité et d'une humanité presque désarmante. Avec ce roman Butler réussit une prouesse : faire de tous ses personnages principaux des êtres attachants et presque vivants, le lecteur est dans cette oeuvre happé par le quotidien des deux héros dont le destin est intimement lié et passionnant. Evidemment le style n'est pas flamboyant et d'aucun le trouveront plat et sans artifices mais à l'image d'autres auteurs américains tels que Richard Russo ou Richard Ford, le fond l'emporte sur la forme et la qualité de narration est telle que l'on revient au texte avec un immense plaisir. A travers cette oeuvre l'auteur nous conte aussi l'Amérique, celle des hommes du peuple et des idéaux perdus, celle qui rêve à un monde meilleur, se targue d'humanisme mais se heurte à une réalité cruelle, celle qui prône des valeurs de virilité et d'entraide mais se drape d'individualisme. Superbe vous dis-je...
J'achète ? : Sans parler de ce grand roman américain dont on nous rabâche les oreilles depuis des décennies, des hommes de peu de foi est un roman mené de main de maître, conscient et terriblement attachant. 
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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Renod
  16 octobre 2016
Nelson a invité plusieurs de ses camarades à la fête de son treizième anniversaire. Après avoir passé l'après-midi à attendre en vain, il doit se résoudre à ce terrible constat : il n'a aucun ami, la fête est un échec. Soudain, Jonathan fait son apparition un cadeau à la main. Il devient donc le seul (et meilleur) ami de Nelson. Pourtant, tout oppose les deux garçons. Nelson est excellent à l'école mais nul en sport. Il a l'ambition d'obtenir le grade scout le plus élevé. Ses qualités le rendent impopulaire auprès des garçons de son âge, c'est même le bouc émissaire de son camp. Quant à Jonathan, c'est un athlète accompli qui sait se faire respecter par ses camarades. Et le roman va suivre cette étrange amitié sur trois périodes étendues sur six décennies : l'enfance, la maturité et la vieillesse.
Le roman est très américain par son style mais aussi par les valeurs qu'il véhicule. La vertu en est la principale problématique. Dans un monde de plus en plus violent et amoral, est-il possible d'avoir une ligne de conduite, une moralité ? C'est ainsi que l'on peut interpréter le titre qui est tiré de l'Evangile selon Matthieu. « Jésus lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? ». Cette citation résume la dualité entre le doute et la foi. Il y a d'un côté les valeurs transmises par l'éducation, l'armée ou le scoutisme. Mais ces valeurs sont ébranlées dans un monde de plus en plus fragile. Les pères peuvent décamper, les mariages se briser et les héros de guerre reviennent des conflits avec des fêlures intimes. Ces « valeurs morales, ne représentent au final que des Tables de la Loi archaïques, dont les mots se fondent dans l'obscurité, effacés par les pluies acides, la pierre retournant au sable qui la réduit en particules minuscules, sable à jamais mouvant sous nos pieds. » Il faut donc fixer ses propres règles en fonction de son expérience et ce, avec détermination. Et il faut rester vigilant face aux affamés qui « portent en eux des vides impossibles à combler. »Faire le bien sans jamais douter tout en restant "toujours prêt" à affronter le mal.
J'ai été impressionné par le talent narratif de Nickolas Butler. C'est une qualité que l'on rencontre chez de nombreux auteurs américains, je pense notamment à Richard Russo et Pat Conroy. L'histoire se déroule avec légèreté. le récit est continuellement fluide, peut-être même trop. le style manque parfois de caractère. Ça n'en reste pas moins un roman agréable à lire et habilement construit.
Je remercie Babelio et les éditions Autrement pour ce beau cadeau dans le cadre d'une Masse critique.
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Stockard
  26 juin 2018
En cet été 1962, le petit Nelson a 13 ans. Encore un peu tôt 13 ans pour savoir ce que l'avenir peut réserver, et puis le prénom n'aide pas à se faire une idée, entre le grand Madiba et le petit journaliste pseudo-sportif arborant avec une élégance rare un caniche mort sur la tête depuis... pfiou au moins la troisième guerre punique, le gouffre est large. Bon donc que va donner le petit Nelson plus tard, on sait pas, mais pour l'instant dans le camp scout qu'il fréquente en tant que clairon, Nelson n'a aucun ami (à part peut-être un certain Jonathan qui de temps à autre lui adresse miséricordieusement la parole), pour le reste, typique du gamin rejeté par ses pairs : l'aime pas le sport, l'aime pas jouer à la guerre et l'est jamais apte à enfreindre l'un des nombreux règlements du scoutisme, alors forcément il cherche un peu aussi. Malgré tout, s'il y a un truc qu'on partage avec ses tourmenteurs, c'est qu'il faut bien reconnaître que le petit Nelson, il nous est tout sauf sympathique et le tournant que prend sa vie en réponse à un événement de la fin de cet été 62 n'arrange pas le rejet qu'il nous inspire. En tout cas, avec cette fin d'été vient la fin du camp, le petit avorton rentre chez lui, prêt à reprendre ses études...
Rideau ?
Pas vraiment non, on va le revoir Nelson, mais plus âgé, été 96, même camp de scouts, seulement bien sûr il a pris du galon et le voilà responsable. Entre temps la guerre du Vietnam est passée par là et lui a laissé les traumatismes qu'on imagine. C'est triste à dire mais ces épreuves nous l'ont rendu bien plus attachant.
Et enfin hop, encore un petit saut dans le temps et voilà un Nelson plus tout jeune qui, en cet été 2019 revient une dernière fois au camp où le petit fils de son ami Jonathan y passe un séjour avec sa mère. Et là, oublié le petit fayot geignard et tête à claques. Papy Nelson, on l'aime putain !
Qu'importe qu'on ne les ait pas vécues, Nickolas Butler avec un style flamboyant (rien de moins) n'a aucune difficulté à nous rendre vivantes ces légendaires années 60 en nous brossant le portrait nostalgique d'une jeunesse insouciante qui ne sait pas encore que s'il est amusant de jouer à la guerre entre copains le temps d'un été, elle se réveillera bientôt dans une jungle humide où quand on meurt, on ne se relève pas. Mais pour l'instant, les valeurs de l'époque sont préservées : patriotisme exacerbé, amitiés viriles, tendresse et amour des mères, mercuriale et amour des pères... Bref, une Amérique idéalisée, du moins Butler nous le laisse-t-il croire avant de nous indiquer la faille, si petite qu'au début on ne la voit presque pas mais qui va s'étendre et finir par tout avaler. Alors cette Amérique fantasmée a dû exister, oui sûrement, mais l'image d'Épinal a vite été rattrapée par la réalité faite de guerre, de trahisons et de déchirements.
Un livre que j'ai eu du mal à lâcher avant la fin et même si la première partie m'a semblé la plus réussie, la suite n'est pas en reste. Tout à fait le genre de bouquin qu'on espère toujours trouver sur sa route littéraire même si on sait bien que ça n'arrive pas souvent, et finalement c'est tant mieux, on s'y habituerait et le charme serait rompu.
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critiques presse (1)
Telerama   21 septembre 2016
En suivant ses personnages, Nickolas Butler signe un magnifique roman sur une Amérique qui n'a, malgré tout, pas ­encore rompu avec ses rêves des ­années 60.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   30 septembre 2016
« Pour dire la vérité, Nelson, ces garçons ne deviendront pas tous des hommes décents, de bons êtres humains. Nous faisons de notre mieux, travaillons d’arrache-pied pour les guider et les instruire. Pourtant au final… Parmi les garçons ici présents, il y aura un assassin, un voleur de banque, certains seront coupables de fraude fiscale, d’autres tromperons leur femme. Je le regrette. Mais quand je t’entends souffler dans ce clairon, je n’entends pas que du vent. Ce que j’entends résonne loin dans le temps. C’est quelque chose de positif. Ne te laisse pas décourager, Nelson. »
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popie21popie21   07 novembre 2018
"Le fléau des fleurs"... Elle a toujours pensé que les gens feraient mieux de consacrer leur argent à la préservation d'espèces ou d'espaces sauvages menacés, ou à des gens dans le besoin, plutôt qu'à l'achat de fleurs importées d'Amérique, d'Afrique ou d'Amérique du Sud. Quel gaspillage de carburant, de chaleur et de travail... Tout ça pour qu'elles encombrent les chambres funéraires ou les chambres d'hôpital, jusqu'à ce qu'elles se fanent et meurent, laissant un halo de pétales à balayer et à jeter à la poubelle.
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RenodRenod   14 octobre 2016
Je veux que tu goûtes à tout. Je ne veux pas que tu t’engages dans une certaine voie à cause d’un putain d’atavisme et parce que tu t’ériges en parangon de vertu. Pour le moment, tu vois le monde en bien et mal, en noir et blanc, mais quand tu auras notre âge, tu comprendras que c’est pas si simple. On est tous des salauds. On baise tous la femme des autres, on vole au boulot, on triche sur notre déclaration d’impôt. Et si jamais tu refuses de tricher, t’es le dindon de la farce, le gros crétin. Alors qu’est-ce que je suis censé faire, t’envoyer démuni dans ce monde ? (...)Un monde de dessins animés et de catéchisme où tout le monde est heureux et a beaucoup d’enfants ?
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popie21popie21   04 novembre 2018
Il grimace et s'approche d'elle, c'est comme s'il rampait.
Elle recule lentement sur le chemin. Elle doit se maîtriser pour ne pas s'enfuir en courant, mais après tout ils sont adultes et il n'a pas eu de geste déplacé, pour le moment. Juste la drague vulgaire habituelle que les femmes endurent toute leur vie, jusqu'au jour où, en vieillissant, leur corps devient tout simplement invisible.
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RenodRenod   13 octobre 2016
Une année, elle a insisté pour qu’ils s’enduisent le corps d’huile d’amande douce et se livrent à un combat de lutte pré-baise, un jeu que Jonathan réussit par la suite à intégrer tant bien que mal à sa vie sexuelle conjugale, un soir où Trevor dormait chez un copain. Sarah s’est plainte que l’huile avait bousillé les draps, ce qui était vrai, mais complètement hors sujet…
Une sorte de métaphore de la vie de couple, en quelque sorte…
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