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Peter Gross (Illustrateur)Ryan Kelly (Illustrateur)Dean Ormston (Illustrateur)
ISBN : 1563898004
Éditeur : Vertigo (01/01/2002)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Written by Mike Carey; Art by Peter Gross and Ryan Kelly Picking up where LUCIFER: DEVIL IN THE GATEWAY ends, this trade paperback has Lucifer continuing his plans for a new revolution as he attempts to reclaim his wings from a hell not his own. And as this mission ends, Heaven, Hell and Earth all quickly feel the repercussions. Suddenly old enemies and allies such as the cabaret star Jill Presto, the hybrid angel Elaine Belloc, and the living Tarot deck known as th... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  06 juillet 2015
Ce tome fait suite à Devil in the gateway (minisérie initiale + épisodes 1 à 4) qu'il faut avoir lu avant. Il contient les épisodes 5 à 13, initialement parus en 2000/2001, tous écrits par Mike Carey.
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- Épisodes 5 à 8 – House of windowless rooms (dessins de Peter Gross, encrage de Gross et Ryan Kelly) – Lucifer a entamé la traversée d'un désert pendant 9 jours, pour atteindre le palais d'Izanami. Il y est reçu par Susano-O-No-Mikoto qui lui explique que sa mère est indisposée pour le moment, et qui lui offre une hospitalité à la sincérité douteuse. Pendant ce temps-là, sur Terre, Mazikeen (avec l'aide de Béatrice Wechsler) doit défendre la récompense que Dieu a offerte à Lucifer, car de nombreuses personnes et créatures s'y intéressent, en particulier Cesti et Saul. Aux cieux, Amenadiel (un archange) suppute sur les désidératas de Dieu. Enfin Jill Presto est à la recherche de Lucifer.
Pour cette première histoire, Mike Carey plonge Lucifer tout nu et sans arme dans un autre royaume des enfers aux proportions plus limitées que l'enfer de Lucifer. Il pioche dans la mythologie japonaise pour créer un opposant à Lucifer. À peu de choses près, il pourrait tout aussi bien s'agir d'un récit de John Constantine. Lucifer déjoue les pièges tendus par ses hôtes en utilisant son intelligence, en rusant et en intimidant.
Le lecteur suit avec amusement les tribulations de Lucifer, sans être vraiment inquiet car il sait qu'il est le personnage principal de la série pour de nombreux autres épisodes encore. L'enjeu qui a amené Lucifer dans le palais d'Izanami est clairement identifié, par contre le lecteur ne discerne pas les conséquences d'un éventuel échec de la part de Lucifer.
Sur Terre, la situation de Mazikeen est presque plus intéressante que celle de Lucifer, car voilà un personnage dont le lecteur ignore tout ou presque, et dont il ne connaît pas les réelles capacités. Elle doit repousser l'assaut de 2 déités mineures sans scrupule, pour protéger la récompense donnée par Dieu. En outre, Mike Carey introduit un personnage humain (Béatrice Wechsler) ce qui donne un point d'ancrage au lecteur.
Pour cette partie, Peter Gross (aidé par Ryan Kelly) s'en tient à des dessins figuratifs, sans jouer sur l'expressionisme. le lecteur peut donc contempler la silhouette nue de Lucifer (surtout de dos), les démons japonais représentés à la manière d'acteurs de théâtre Nô. Les différents endroits sont représentés avec un très bon niveau de détails pour ce qui est des formes. Par contre, il n'utilise pas de hachures pour donner la sensation des textures.
Daniel Vozzo utilise une palette de couleurs plutôt naturaliste, sans les exagérations de couleurs vives propres aux comics de superhéros. Il insère de légers dégradés pour souligner les volumes, et plus rarement les sources lumineuses. Par contre il n'emploie pas l'infographie (peut-être pas encore assez performante à l'époque) pour insérer des textures.
Les dessins ont donc une apparence à la fois précise, et à la fois légèrement simplifiée, mariant une bonne densité d'informations visuelles, avec un caractère un peu inoffensif. Il s'agit plus d'un conte que d'une réalité sensorielle.
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- Épisode 9 (dessins et encrage de Dean Ormston) – En Chaldée, Erishad était une prêtresse des dieux. Ayant désobéi aux lois s'appliquant aux prêtresses, elle fut condamnée par les dieux à l'immortalité (une sentence dont l'horreur devient claire en cours de récit). Ayant senti la récompense de Dieu faite à Lucifer, elle va le trouver pour le supplier.
Comme dans le tome précédent (épisode 4), Mike Carey a assez confiance dans sa narration pour consacrer un épisode à un autre personnage que Lucifer (même si celui-ci apparaît dans 2 séquences). Il a imaginé un conte cruel à souhait qui révèle sa saveur petit à petit en ce qui concerne l'horreur réelle de la situation d'Erishad. En prenant un peu de recul, le lecteur prend conscience que le comportement d'Erishad évolue et se rapproche de celui de Lucifer, en ce qu'elle finit par refuser de se soumettre aux règles du jeu imposées par les divinités de Chaldée (comme Lucifer a refusé de se soumettre aux règles de Dieu).
Par comparaison avec Gross et Kelly, Dean Ormston utilise des traits moins réguliers pour détourer les formes, et des encrages plus forcés pour accentuer une émotion ou une impression. Cette façon de dessiner rend mieux compte de la dimension surnaturelle d'Erishad, et permet de mieux faire passer les manifestations magiques. Ormston réalise des cases avec un niveau de détails moins important que Gross, incitant le lecteur à plus se focaliser sur les personnages et leur état d'esprit.
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- Épisodes 10 à 13 – Children and monsters (dessins de Peter Gross, encrage de Gross et Ryan Kelly, avec quelques pages dessinées par Ormston pour le 12) – Les grands-mères essayent d'évoquer ses véritables parents avec Elaine Belloc qui refuse de discuter. David Easterman est à la recherche d'Elaine. Aux Cieux, Amenadiel estime qu'il est temps de lancer une offensive massive contre Lucifer. Au royaume des Rêves, Lucien explique à Mervyn Pumpkinhead que quelqu'un lui a envoyé une invitation un peu grossière.
Dans sa narration, Mike Carey suit les traces de Neil Gaiman en ceci qu'il se permet de raconter une histoire dans laquelle le personnage principal est absent les 2 tiers du temps. le lecteur suit donc alternativement Elaine Belloc accompagnée par David Easterman, et Amenadiel avec sa cohorte d'anges.
Mike Carey dépeint Lucifer comme un individu décidé, sec, parfois hautain et condescendant, très conscient de sa nature (= un ange, le premier à avoir refusé de s'en remettre à l'autorité de Dieu). Il apparait comme un personnage complexe, avec des objectifs à long terme, surtout attaché à son intérêt personnel. Toutefois cet intérêt personnel a peu de chose à voir avec celui du commun des mortels, comme en atteste la fin de cette histoire.
En face, Carey dépeint les forces du Ciel de manière moins nuancée. Il a expliqué dans l'introduction la raison pour laquelle il a choisi ne pas faire apparaître le fils de Dieu. Ce dernier n'apparaît pas non plus. Il reste donc les anges et les chérubins. Carey cède à la facilité en montrant Amenadiel (un archange) comme un soldat n'éprouvant aucun scrupule à employer la force pour arriver à ses fins. Cette interprétation militariste des anges s'avère fort utile pour nourrir les conflits et leur conférer une dimension physique, par contre elle n'a pas grand-chose à voir avec tenants de la foi catholique du Nouveau Testament. Il reste à voir si Carey saura nuancer sa vision des Cieux par la suite.
Les dessins de Peter Gross et Ryan Kelly présentent les mêmes caractéristiques que dans la première partie. Cela rend encore plus difficile de croire à ces anges qui semblent de simples figurants dans un costume de théâtre, avec des pièces d'armures pseudo médiévales. D'un autre côté certaines cases évoquent l'approche naïve des représentations moyenâgeuses, renvoyant à une transposition assez littérale des textes sacrés dans la réalité quotidienne.
À nouveau le bon niveau de détails permet d'ancrer chaque séquence dans un endroit concret et spécifique. Malgré des dessins manquant de textures, la représentation d'Elaine Belloc transcrit à la fois son âge réel de jeune fille, de ses postures, à ses mimiques.
Avec ce deuxième tome, Mike Carey et Peter Gross bâtissent petit à petit un environnement spécifique pour Lucifer, avec des enjeux découlant de la nature même du personnage (par opposition à des aventures génériques), des personnages secondaires disposant tous d'une histoire personnelle. le mode narratif utilisée dédramatise certaines séquences par des dessins à l'apparence parfois un peu mignonne ou trop littérale, ou par une interprétation trop basique du royaume des Cieux. À la fin de sa lecture, le lecteur souhaite en savoir plus sur la personnalité de Lucifer, et sur ce qu'il prépare pour la suite, le but qu'il s'est fixé à atteindre (avec un indice très intrigant dans la résolution de la dernière histoire).
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Colm McCarthy porte à l'écran le roman de M. R. Carey avec, à l'affiche, Glenn Close et Gemma Arterton.
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