AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Peter Gross (Illustrateur)Ryan Kelly (Illustrateur)Marc Hempel (Illustrateur)Ronald Winberly (Illustrateur)
ISBN : 1401210058
Éditeur : Vertigo (04/01/2006)
Résumé :
From the pages of Neil Gaimans THE SANDMAN, comes the story of Lucifer Morningstar, the former Lord of Hell, who is unexpectedly called back into action after he receives a mission from Heaven. Now as his enemies unite to stop his reemergence, Lucifer gathers his forces as he prepares to launch his new revolution.Forces in Hell and on Earth prepare for a final struggle for supremacy in this volume that ventures through space and time and the places outside both, wea... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  08 juillet 2015
Ce tome fait suite à "The wolf beneath the tree" (épisodes 45, 50 à 54) qu'il faut avoir lu avant (en fait il faut avoir commencé avec le premier tome, à savoir "Devil in the gateway"). Il contient les épisodes 55 à 61, initialement parus en 2005, tous écrits par Mike Carey.
-
- Épisode 55 (dessins et encrage de Marc Hempel) – Il y a quelque chose de pourri au royaume des Enfers : on raconte qu'un individu (Christopher Rudd) y cheminerait en répandant une bonne parole. Remiel exige que cet individu soit capturé et amené à ses pieds.
Après l'épisode 50 dessiné par P. Craig Russell, Mike Carey (certainement avec l'aide des responsables éditoriaux) requiert à nouveau les services d'un des dessinateurs de la série "Sandman" de Neil Gaiman : Marc Hempel qui a dessiné "The kindly ones". Ses dessins tirent vers l'expressionnisme, avec des traits très appuyés, des expressions un peu exagérées, et des contours de forme très francs. C'est très agréable à lire, car les dessins s'assimilent très rapidement.
Mike Carey a à nouveau concocté une fable dont il a le secret : un messie prêche en Enfer. Loin de se contenter d'un simple jeu miroir avec les prêches messianiques de Jésus Christ, l'auteur développe cette histoire de manière organique, avec un personnage (Christopher Rudd) que le lecteur prend beaucoup de plaisir à retrouver. Il montre aussi à quel point Remiel paye le prix de sa responsabilité, jusqu'à craquer sous la pression.
D'un côté, le lecteur peut percevoir cette histoire comme un interlude agréable, en attendant le retour à l'intrigue principale (avec plusieurs clins d'oeil à la série Sandman). de l'autre côté, Mike Carey joue avec habileté sur la figure du messie dans un contexte paradoxal. Enfin cet épisode poursuit le portrait de Lucifer, en montrant les responsabilités qui pèsent sur son successeur, pas loin du burn out. À nouveau le thème principal de la rébellion révèle un autre de ses aspects dans une configuration différente.
-
- Épisodes 56 & 57 (dessins et encrage de Peter Gross & Ryan Kelly) – Lilith explique à Mazikeen ce qu'elle a fait pendant ces longs siècles. Elle pointe du doigt les premières conséquences de l'absence de Dieu dans sa création. Enfin elle rétablit le contact avec ses nombreux enfants.
Dans l'épisode 49, Mike Carey avait pris le lecteur au dépourvu avec l'arrivée d'un nouveau personnage dont pourtant la présence se faisait sentir en creux depuis le premier épisode. le temps est venu d'en apprendre plus sur elle, sur ce qu'elle faisait pendant tout ce temps, la raison pour laquelle elle n'est pas apparue plutôt dans le récit. Dans un premier temps, le lecteur se dit que Mike Carey sort une carte de sa manche, sans prévenir, pas loin d'un deus ex machina un peu grossier. Puis il découvre la raison pour laquelle elle n'apparaît que maintenant. Certes il s'agit un peu d'une prophétie auto-réalisatrice, mais finalement le raccord avec le reste de l'intrigue sa fait de manière douce et sans solution de continuité.
À nouveau la narration visuelle de Peter Gross & Ryan Kelly est impeccable. Leur mode de représentation leur permet d'intégrer dans un même univers visuel cohérent tous les éléments hétéroclites requis par le scénario : d'une femme taillant ses plantes dans son jardin, à un tigre de Sibérie avec un monocle, en passant par un restaurant macrobiotique et un camp de réfugiés.
Ils donnent une apparence singulière à chacun des nouveaux personnages. En particulier, Berim est magnifique de bout en bout, à la fois un Lord anglais très distingué avec son monocle, et à la fois un individu d'une rare sauvagerie alors qu'il enfonce une lance dans le coeur d'un ange.
-
- Épisode 58 (dessins et encrage de Ronald Wimberly) – le temps est venu pour Elaine Belloc d'apprendre à exercer le métier de dieu (de déesse dans son cas).
Incroyable et enchanteur ! Après l'épisode assez sombre du messie aux Enfers, Mike Carey écrit un petit bijou, entre conte mythologique, acte de création, et petit traité à l'usage d'un nouveau dieu. Ce récit est unique en son genre, aussi personnel que rempli d'écho à la Bible, un joyau d'intelligence et de sensibilité. le scénariste développe avec élégance une autre création par quelqu'un qui doit apprendre par elle-même (une femme à la tête de la création), en faisant ses propres erreurs, pour suivre une voie qui s'avère toute tracée, à nouveau un commentaire sur le possibilité ou non d'échapper aux lois naturelles, une situation où le libre arbitre ne semble pas peser lourd.
La mise en images de cet épisode à nouveau exceptionnel est confiée à Ronald Wimberly qui n'hésite pas à changer de registre graphique, du dessin classique, aux peintures rupestres avec des relents d'art aborigène. le récit et les images sont en phase pour une histoire de la création, avec un point de vue exceptionnel.
-
- Épisodes 59 à 61 (dessins & encrage de Peter Gross & Ryan Kelly) – Alors que la Création continue de s'effilocher lentement mais sûrement, Jill Presto va tenter sa chance à Las Vegas (tout sur le rouge). Lilith règle quelques dissensions au sein des Lilim. Berim essaye de régler un autre type de conflit. le sort de Beatrice Wechsler est réglé.
Depuis l'épisode 55, le lecteur a bien compris que le scénariste conduit ses différents fils narratifs vers la résolution de la série (qui se termine au numéro 75). Il prend conscience de l'ampleur de la tâche de Mike Carey qui a développé l'envergure de la série avec de nombreux personnages, plusieurs factions en lice, et toujours la présence inéluctable de Dieu, dans les actions de tout à chacun. Néanmoins il éprouve un petit pincement au coeur à voir la grossesse de Jill Presto parvenir à son terme dans ces circonstances. Il ressent pleinement que la fin approche et que tout s'en trouvera changé de manière irrémédiable.
Au-delà de la promesse d'une résolution approchante, le lecteur se rend compte qu'il partage la peine complexe de Jill Presto qui ne veut pas être mère, qui refuse cet embryon issu d'un viol, qui se rebelle contre tout ce qui lui est imposé. Loin de la juger comme une mère indigne, il éprouve une empathie pleine et entière pour elle qui ne peut pas accepter les choses comme elles sont, qui veut absolument utiliser son libre arbitre. À nouveau le thème de la rébellion prend le dessus et s'impose comme fil directeur.
Peter Gross & Ryan Kelly reprennent les rênes de la narration visuelle, et le lecteur constate encore qu'ils ne se reposent pas sur leurs lauriers. Ils ont choisi de représenter la silhouette de Lilith de manière épurée, mettant ainsi mieux en valeur sa féminité et sa vocation de mère. Loin d'exagérer ses attributs sexuels, ils lui donnent une silhouette épanouie reflétant sa maturité, et irradiant une puissance de séduction irrésistible.
Par contraste, le corps de Jill Presto est plus élancé, mais aussi plus marqué par ses épreuves physiques, comme une preuve matérielle de ses souffrances. Ils effectuent un impressionnant travail de décorateurs et d'accessoiristes, donnant une densité à Las Vegas permettant au lecteur de faire le touriste. Ils inventent un monde intérieur échappant à la naïveté habituelle des comics pour un voyage spirituel intense.
-
- Avec ce neuvième tome, le lecteur ne peut plus ignorer que le récit va vers sa conclusion. Il finit par accepter l'arrivée d'un nouveau personnage qui était resté à l'écart jusque-là (alors qu'il sent bien qu'il jouera un rôle prépondérant dans la résolution).
Loin de se contenter de dénouer les fils de son récit, pour s'acheminer vers une confrontation finale, Mike Carey se montre toujours aussi inventif, innovant et perspicace, sans rien perdre de sa sensibilité, avec des épisodes d'une intelligence toujours aussi épatante. Peter Gross & Ryan Kelly mettent à profit les épisodes dessinés par d'autres pour donner le meilleur d'eux-mêmes dans ceux qu'ils dessinent et rendre visuellement cohérents tous les éléments divers et variés du scénario. Les dessinateurs de passage (Marc Hempel et Ronald Wimberly) apportent une vision différente, et tout aussi en phase avec les épisodes qu'ils dessinent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Mike Carey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mike Carey
Exclusivité Audible : http://bit.ly/2SWte2S
Tous les dons ne sont pas une bénédiction. Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule qu'on l'emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire. Mélanie est une petite fille très particulière...
Colm McCarthy porte à l'écran le roman de M. R. Carey avec, à l'affiche, Glenn Close et Gemma Arterton.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Les super-héros et super-héroïnes de comics

Eternel amoureux de Loïs Lane, il vient de Krypton :

Batman
Superman
Spiderman

15 questions
449 lecteurs ont répondu
Thèmes : bande dessinée , super-héros , comicsCréer un quiz sur ce livre