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ISBN : 2879621437
Éditeur : Editions PHI (01/01/2002)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Anthologie de huit poètes roumains traduits par Olivier Apert, Alain Paruit, Ed Pastenague et Odile Serre : Ileana Mălăncioiu, Virgil Mazilescu, Ion Mureșan, Marta Petreu, Mircea Cărtărescu, Mariana Martin, Daniel Bănulescu, Simona Popescu.
Contient des notices bio-bibliographiques en fin d'ouvrage.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Tandarica
  03 août 2019
À ma connaissance, le seul livre aujourd'hui qui permet de découvrir en français Mircea Cartarescu comme poète. le titre de l'anthologie est emprunté à un poème de Simona Popescu (p. 116).
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Lutopie
  28 août 2019
La poésie est fugace, fugitive et comme dans un dessin de Escher, le sens de la vie comme de l'espace où s'exprime la vie, s'échappe.
Présence vivante d'une absence de vie.
Simona Popescu écrit dans le poème qui donne son titre au recueil :
"je suis un dessin de Escher dont je ne sors plus
je me sépare sans cesse de moi-même et me rencontre à nouveau
j'entre dans ma peau je me dépasse je regarde derrière moi".
Ileana Malancioiu invente les "mots au vitriol d'une femme que l'hiver a rendue folle". Virgil Mazilescu parle d'une " vieille quiétude un asticot du présent" et de "la satisfaction cette écharde dans la chair". Ion Muresan "chante la puissance noire de ma tête", une puissance comme le soleil noir de Dürer ou comme la bile noire de la mélancolie, un poème qui me fait penser non plus à Escher mais à la Chute de la Maison Usher. Marta Petreu confesse ses "petits caprices liquéfiés comme un cerveau mort" parce que "je demeure en moi je m'habite avec quelque indifférence".
"Dans cet espace l'imagination se décompose comme une maçonnerie" sous l'effet du " Laudanum Sydenheim". Il y a Mariana Marin qui écrit dans "Thérapie à l'époque de la peste brune" que le sort est de "disparaître un jour dans sa propre ordure, être oubliée et cachée comme une maladie honteuse, mourir dans son propre orgueil". Danuel Banulesco annonce : "Je m'en vais quelque part raconter un peu de sang" (titre d'un poème que j'ai particulièrement apprécié et que je retranscris dans les citations) mais ce recueil m'aura surtout permis d'acquérir quelques morceaux poétiques de Mircea Cartarescu - c'est d'ailleurs " le pohème de l'évier" retranscrit par Tandarica qui m'a donné envie de lire ce recueil de poèmes - mais aussi de découvrir Simona Popescu
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   28 août 2018
ILEANA MĂLĂNCIOIU :

Pastel

C'est le printemps. L'asthénie est en fleur
Qui doit mourir bientôt va mourir
S'il n'a pas encore fleuri
Le tombeau de mon père va fleurir.

Ma mère a planté des fleurs de toutes sortes
Pour que passe de temps comme passe la chair
Mais une idée germe à nouveau en moi
Qui me coûtera cher.

Je ne puis m'y arrêter en ce moment
Un vent printanier m'apporte au vol
Les mots au vitriol d'une femme
Que l'hiver a rendu folle.

(p. 14)
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TandaricaTandarica   07 février 2019
MARIANA MARIN :

Le poème. À treize ans

J'écrirai maintenant le poème
qui déroutera l'assistance,
au besoin la piétinera.
Car en effet, Monsieur Brecht,
y a-t-il rien de plus noir
à treize ans
que de vouloir une amie
et devoir l'inventer
sous la forme d'un Journal
et l'appeler Kitty ?
Bavarder avec elle cachée
pendant deux ans dans un grenier d'Amsterdam,
et un matin les bottes ;
et à quinze ans Bergen-Belsen.

Et ensuite, ajoute l'histoire,
la paix a éclaté dans le monde !

( p. 75)
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TandaricaTandarica   22 juillet 2015
Mircea Cărtărescu :

comme dirait ginsberg : je t'ai tout donné et du coup je ne suis plus rien.
je t'ai donné tout ce que je possédais sauf les sous, car les sous ne peuvent pas aimer
et maintenant nous vivons dans la même ville
mais nous ne mordons plus à la foire dans la même barbe à papa
car maintenant tu es lointaine
madame vous êtes maintenant une étrangère
ah clémentine,
ah clémentine,
ah clémentine je t'ai donné
tout mon amour.

(Trad. Alain Paruit, p. 63, extrait de Clémentine, je t'ai donné tout mon amour)
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LutopieLutopie   28 août 2019
DANIEL BANULESCU

Je m'en vais quelque part
raconter un peu de sang

J'ai pourri et Dieu m'a fumé
comme la cigarette
Que j'ai fumée aussi et qui a pourri aussi
à côté de moi
Je me suis éreinté et on a jeté mon corps dans le tas
Où on a échangé ses traits
pour ceux d'autres éreintés
J'ai péché et l'envie a entraîné la nausée
et la nausée
A entraîné l'envie de nausée et après l'envie de nausée
l'envie est revenue toute seule

[...]

"Je n'étais pas furieux et je ne bois toujours pas
Et je ne fume toujours pas et je n'ai toujours pas peur
Je ne me lèverai pas et ne me coucherai pas
et ne m'endormirai pas
En me disant que Tu pourrais m'écraser
en un instant"
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Video de Mircea Cartarescu (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mircea Cartarescu
Solenoïde de Mircea Cartarescu.
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