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ISBN : 2362291952
Éditeur : Bruno Doucey (06/09/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
À feuilleter le recueil de Laurent Cennamo on serait tenté d’interpréter ainsi le titre qu’il a lui-même donné à son travail : aux poèmes de la première partie, élancés comme des silhouettes de cyprès dans un paysage italien, L’herbe haute ; aux petites proses qui s’attachent à l’ordinaire des jours, L’herbe rase. Mais la vérité du livre que j’ai la joie de publier est plus subtile que cela. Si l’écriture verticale du poème évoque ces moments où l’art nous porte au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Fransoaz
  08 novembre 2018
« Picasso, à côté de toi, même Paul Klee pâlissent. Je ne pensais pas te trouver ici, c'était ton Maître, ténébreux, que j'étais venu chercher- mais il m'échappe, grand papillon hors de mes filets, parmi les pierres qui affleurent au sommet, voletant, s'éloignant, brusquement se rapprochant, dans la lumière faisant presque peur. »
Certains poèmes de Laurent Cennamo se sont laissés attrapés, ils sont tombés dans mon filet à la première tentative, ils parlaient de l'enfant, de papillons, de fleurs de champs, d'autres s'envolaient et se posaient plus loin lorsque j'approchais, j'ai pris mon temps, je les ai observés en silence. Et d'autres encore ne sont jamais venus jusqu'à moi, ils sont restés en lisière, je n'ai pu les effleurer, retranchés définitivement derrière les carreaux.
Sa poésie dit sa double culture " l'Italie blanche, innocente monte en moi" (italienne et suisse), elle dit les voyages et la géographie, la peinture et les grands peintres, la statuaire et les sculpteurs, la littérature et les grands auteurs. J'ai eu envie de décortiquer de défaire ses phrases, ses strophes pour en extraire quelques pépites et les faire miennes. Le poète a élaboré une palette de couleurs très subjectives, un nuancier d'ombres et de lumières, ça étincelle, ça crépite, ça flambe. Et dans les herbes hautes, l'enfant apparaît avec ses cris, ses chants, ses jeux et son regard neuf sur le monde !
Les papillons-poèmes de Cennamo sont à découvrir dans un beau filet aux jolies rayures obliques et vertes tissé par la navette habile des éditions Laurent Doucey.
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lautre_magda
  12 novembre 2018
Un recueil de poésies visuel
Reçu via une Masse critique de Babelio, le recueil de poésies « L'herbe rase, l'herbe haute » écrit par Laurent Cennano est une merveille. Empli de couleurs, de sensations, de souvenirs, de vie, d'enfance, pour une visuelle comme moi c'est un pur bonheur.
La prose de l'auteur est pleine de couleurs! (je suis peintre, ça m'a littéralement transportée de joie ! ) Et surtout, ça m'a tellement parlé…

J'aime profondément (à la folie ! ) ses ambiances de lien fous et forts entre l'enfant qu'il fut et les arbres ou la terre, il se trouve que ça me rapelle de fortes sensations, son imaginaire est foisonnant et intense (parfaitement normal pour moi ! ), coloré et odorant…
C'est une poésie généreuse, ouverte sur la vie, et qui nous amène loin plus loin au profond de soi et de l'autre.
On découvre une enfance proche de l'art, (un atelier de peinture si souvent évoqué…), des couleurs parsemant sa poésie malgré lui peut-être, un vélo rouge, un bras violet, Vasarely….beaucoup d'amour, Cézanne, un rebord rose de tombeau, …. Des évocations légères et profondes et pourtant un fil qui relie l'ensemble comme une histoire d'instants de vie, une Vie, mais lisible par toutes et tous.
Celles et ceux qui sont lectrices, lecteurs de poésie apprécieront sans nul doute cet univers poétique tendre et visuel, mais il plaira aussi à celles et ceux qui aiment suivre une histoire.

La couleur dans la poésie de laurent Cennano, ici avec « La petite fille auc cheveux verts » extrait de « l'»herbe rase, l »herbe haute » Ed Bruno Doucey
Le livre est partagé en 3 grandes parties :
-« UneRome miniature » Elle -même proposée en 3 parties
-« Mon colloque avec les feuillages »
– » Fugue à Saint-John Perse »
Ces parties là , sont indépendantes mais reliées. le recueil peut être pris, et une page lue au hasard pour le plaisir qui en découle.
Il peut aussi être lu par chapitre…ou pas. j'aime cette liberté de lecture qu'il offre. Il donne aussi une grande envie de lecture à voix haute dans la douceur d'un automne jaune et rouge ou la vibration d'un été bleu et mauve.


On y trouve de la soie, des femmes, des noisetiers… Un amour pour les saules (que je partage ! ) des Octobres éblouisssants, l'art toujours, une grand-mère, des papillons, en fait beaucoup de sensations, rencontres et émotions.
Un recueil de poésies tellement vivant !
L'écriture est belle à mes yeux et à mon coeur, je ne me sens pas en difficulté , je ne sens pas l'auteur en démonstration, il n'a rien à prouver, il écrit cette profusion de vie. C'est beau comme Chagall ou Cézanne ou rencontrer en rêve Matisse, maisc'est beau plutôt comme rencontrer un artiste vivant, ce qui est bien mieux encore. Les poésies de Laurent cennamo se suffisent à elle-même, mais il est vrai aussi qu'un beau livre de ses poèmes avec des peintures, ce serait absolument formidable !

Je suis un peu en retard pour cette chronique, nous emménageons, c'est toujours beaucoup de choses en même temps, et le temps m'a filé entre les doigts, mais peut-être est-ce une bonne chose ? Ainsi si vous lisez cet avis maintenant peut-être aurez-vous envie de l'offrir comme cadeau de Noël ?
Honnêtement ? je trouve que c'est une belle idée de cadeau …
Cela change, c'est durable la Poésie, on la relit, et celui-ci est vraiment, vraiment, d'une belle qualité artistique, le livre comme son contenu.
Et ce, pour un prix modeste, bravo aux Editions Bruno Doucey !
112 pages, 14 €
Et mille bouquets de félicitations émues à l'auteur que j'aimerais rencontrer tant son livre m'accompagne régulièrement… Jusque dans mon …atelier de peintre !
En conclusion, « l'»herbe rase, l'herbe haute » poésies de Laurent Cennamo m'a énormément plu, c'est le genre de recueil de poésies à garder sous la main et à ne pas hésiter à s'offrir et à offrir si on aime la poésie pleine de vie, de contemplation, foisonnante de sensations. Un univers sensitif qui m'a beaucoup touchée !
En conclusion, « l'»herbe rase, l'herbe haute » poésies de Laurent Cennamo m'a énormément plu, c'est le genre de recueil de poésies à garder sous la main et à ne pas hésiter à s'offrir et à offrir si on aime la poésie pleine de vie, de contemplation, foisonnante de sensations. Un univers sensitif qui m'a beaucoup touchée !



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virginiedelattre
  03 novembre 2018
"L'herbe rase, l'herbe haute" est un recueil de poésies qui mêle voyage, mélancolie, douceur et rêverie; un recueil de textes éclectiques, peut-être un peu difficilement accessible pour une toute nouvelle amatrice de poésie comme moi.
Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Bruno Doucey pour cette découverte.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   27 septembre 2018
 
 
Le mot de la langue française que Maurice Chappaz aime le plus est le mot « kirsch ». Je me souviens de ma surprise lorsque je l’entends dire cela, peu avant sa mort, dans un reportage de télévision — je me dis d’abord qu’il est fou. Et puis lentement une opération de distillation s’opère, et aujourd'hui le mot kirsch est posé devant moi sur la table, brille comme un diamant. Ses reflets verts, violets, faisant de ce triste carnotzet aux parois noircies, aux tables en fort bois de chêne odorant, presque à cette grotte (la langue française), un étrange paradis

(kirsch)
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Sabrina1988Sabrina1988   16 décembre 2018
Perse, Prince, poète
"hautain" (Jaccottet), bien sûr,
Et néanmoins: peut-être existe-t-il
un moyen de le faire en quelque sorte
redescendre (pas beaucoup, juste
quelques marches) ce prince de son
cheval.
[...]
Eclairer
le poète (la poésie), le montrer
au travail, enfoui jusqu'au cou
dans ses dictionnaires (comme une reine
sous son amas de colliers, de poèmes,
souffle en été), cherchant l'étincelle,
le mot qui le lance, le relance
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Sabrina1988Sabrina1988   16 décembre 2018
Beauté vraiment miraculeuse, équilibre parfait entre des
éléments - des mots, presque plus des mots, le moment
où les mots basculent dans les choses, la noire avalanche -
classiques, et d'autres nouveaux (pas "modernes", presque
fantastiques), toujours périlleux. Vertigineux. Poésie cou-
rageuse, presque aventureuse (sous des dehors sages),
poésie sur le fil comme les chevaliers du Moyen Âge
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Sabrina1988Sabrina1988   16 décembre 2018
(Toujours deux lectures: l'une
musicale, pur
enchantement; l'autre
à ras de terre, qui vous mord au talon)

J'attends avec ardeur le mot qui éclaire
mon visage. Il ne viendra pas de cet autre côté,
mais percera la neige, jusqu'à la verdure d'être là,
nu, respirant sous ce ciel une brassée
de fleurs dans les bras
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Sabrina1988Sabrina1988   09 décembre 2018
Nos cheveux gris
ici ne sont plus qu'un songe bariolé,
un de ces tapis qu'utilisent les Indiens
pour former dans le ciel, par intervalles,
leurs signes de guerre et de paix, aboiement
d'un chien invisible.
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