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Critiques sur Un père idéal (86)
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marina53
  11 décembre 2013
Edward Hunter mène une petite vie tranquille. Il est marié avec Jodie et a une petite fille adorable, Sam. Ils sont comptables tous les deux et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout semble aller pour le mieux. C'est bientôt les vacances scolaires et Noël approche à grand pas. Mais, Edward traîne avec lui un sacré passé. En effet, son père n'est autre que Jack Hunter, le célèbre tueur en série qui a massacré 11 prostituées durant 25 ans, et tout ça en cachant bien son jeu à tout le monde et jouant à merveille le bon père de famille. Il a été arrêté lorsque Edward avait 9 ans et depuis sa vie a basculé. Sa mère est devenue alcoolique et est morte un an après l'arrestation de son père et sa soeur s'est droguée puis prostituée avant de mourir d'une overdose. Un lourd passé qu'il essaie d'assumer tant bien que mal, n'ayant eu aucun contact avec son père depuis ce temps-là. le jeune couple a l'intention d'acquérir une nouvelle maison dans un quartier tranquille, pour rendre leur vie un peu meilleure, Christchurch devenant une ville assez mal famée par endroit. Ils ont ainsi rendez-vous à la banque afin d'obtenir un prêt. Alors qu'ils attendent patiemment leur tour, 6 braqueurs font irruption dans l'établissement, réclamant l'argent dans les coffres. le vigile se fait assommer et le directeur de la banque essayant d'intervenir se fait tuer aussitôt. Ces derniers veulent prendre une jeune employée en otage mais bizarrement, Edward s'interpose, leur suggérant de partir avec l'argent. Ayant mal pris cette interruption, l'un d'eux attrape Jodie, l'emmène avec lui vers le fourgon pendant que les autres mettent les sacs pleins d'argent dans la camionnette. Edward hurle de la lâcher et c'est effectivement ce que fait son kidnappeur, mais en lui tirant une balle dans le dos. La jeune femme s'effondre sous ses yeux et meurt sur le coup tandis que les braqueurs s'enfuient. Et c'est ainsi que le petit monde d'Edward vient de s'écrouler. L'inspecteur Schroder est dépêché sur les lieux du drame. Très vite, Edward est pris de remords, de révolte et de vengeance, voyant en plus que l'enquête n'avance pas très vite. Quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que son père veut le voir. Que lui veut-il après toutes ces années? Et quelle est cette voix intérieure qu'il semble entendre lui dicter sa conduite?

Dès les premières pages, le ton est donné: pas un moment de répit pour notre héros bien sympathique et ce n'est que le début des festivités! Entre son père sérial-killer qui se permet de lui donner des leçons, sa petite voix intérieure qui le somme de se venger, Edward va finalement se demander si, effectivement, il existe bien le gêne du tueur en série. Paul Cleave, après m'avoir bluffée avec son employé modèle, revient ici en grande forme. Pas un temps mort dans ce polar, l'on va de rebondissements en rebondissements, en en apprenant plus sur Edward et sa famille. Avec une première partie plus calme où l'on retrouve Edward en pleins questionnements, on enchaîne bien vite sur la vengeance proprement dite. Pas d'état d'âme, la colère est bien là et Paul Cleave a réussi à captiver le lecteur l'entraîner avec lui dans cette course-poursuite. L'auteur nous offre ainsi un véritable roman noir et terriblement sombre, dans une ville qui l'est tout autant, aux personnages bien fouillés, haletant au possible et terriblement prenant, nous surprenant ainsi jusqu'aux toutes dernières pages.

Un père idéal... et redoutable!
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Crossroads
  14 décembre 2013
Edward Hunter mène une vie plutôt pépère . Comptable besogneux marié à la femme de ses rêves , Jodie , et père de la toute jeune Sam , rien ne prédispose ce citoyen lambda à une vie sortant de l'ordinaire . N'était ce léger détail qui pourrait bien avoir son importance ultérieurement , le triste privilège d'être le modéremment fier rejeton de Jack Hunter bien plus connu sous la douce appellation du Boucher de Christchurch . Son plat favori , les abats de prostituées qui furent finalement sa petite faiblesse et l'entraînèrent fort logiquement derrière les barreaux où il ne tue plus désormais que le temps , seul comme un chien , son fils ayant bizarrement décidé de couper tous les ponts . Ingratitude quand tu me tiens...
Y a des jours où le destin est taquin et décide , comme ça , sans crier gare , de vous mettre des bâtons dans les trous .
Il se manifestera tragiquement lors d'un rendez-vous à la banque . Les Hunter y sont présents , témoins d'un braquage , acteurs involontaires d'une tragédie fondatrice . En effet , alors que les vils coquins s'apprêtent à déguerpir les sacs bourrés de biffetons , Ed , espérant sauver une employée prise en otage , ne parvient qu'à la faire maladroitement échanger contre sa douce . Il eut beau lui seriner " Jodie faut s'taire , fais silence mon agneau "  , rien n'y fit , Jodie , la petite gourmande , manifestera une indigestion de pruneaux létale qui lui règlera , du même coup , ses problèmes de transit . Fou ce douleur , taraudé par la culpabilité et avide de vengeance , c'est un nouveau Ed version machine de guerre qui se fait jour . Chaud devant , ça va tâcher...

Cleave semble avoir deux sujets récurrents qu'il maîtrise parfaitement . Christchurch , Nouvelle-Zélande , sa ville , deuxième à gauche après le rond-point du Hobbit , véritable usine à tueurs en série .
Un Employé Modèle laissait présager du meilleur , Un Père Idéal confirme le talent du bonhomme .
Un énième bouquin sur les céréales qui leurrent , ok , mais pas que .
L'auteur , contrairement à une Giebel des grands jours , ne se contente pas de taper dans la surenchère mais sait distiller ça et là quelques jolis moments d'émotion .
Ce bouquin est tout à la fois enlevé et tragique avec des vrais morceaux de causticité à l'intérieur .
Questionnement intéressant sur l'inné et l'acquis , toujours très délicat lorsque l'on partage les gênes du Boucher de Christchurch .
Des personnages tangibles , un récit nerveux et plausible , ne cherchez plus , Cleave joue désormais dans la cour des grands...
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Titania
  17 août 2018
Un auteur pour nous sortir de la routine de nos polars scandinaves, on dirait bien....partons dans l'hémisphère sud !

L'action de ce polar singulier se déroule la veille de Noël à Christchurch en Nouvelle Zélande, mais pour la carte postale, il vaut mieux se repasser les deux saisons de Top of the Lake de Jane Campion, car l'auteur, Paul Cleave n'assure pas le service après vente de l'office de tourisme.

Je crois que c'est un peu fait exprès. C'est assez amusant la canicule pour Noël, mais pour le reste, on pourrait être dans les bas fonds du Bronx, ou de Londres, tels qu'on se représente des espaces criminogènes, c'est assez transposable n'importe où. Les prisons sont comme partout, les criminels abondamment tatoués comme n'importe quels mafieux de toutes les latitudes. C'est assez génial de prendre un kit standard et de le détourner pour produire quelque chose de nouveau.

En effet, le côté décalé presque grand guignol et parodique de cette sanguinolente affaire fait tout son sel. Faire un binôme d'enquêteurs avec un policier balourd et pessimiste et le fils d'un tueur en série qui joue les justiciers et sème les cadavres dans des banlieues sordides, c'est assez original . Le cinéma d'action imprègne cette histoire de poursuites épiques pleines de rebondissements.

L'issue n'est pas du tout prévisible et vous oblige à subir des litres d'hémoglobine et des crimes glauques pour savoir ce que va devenir Edward qui est un méchant très maladroit et somme toute assez attachant dans sa douleur de victime .









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missmolko1
  03 février 2017
Ce livre est dans ma PAL depuis des années, et j'hésitais à l'en sortir car je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Et bien verdict : j'ai adoré ! Voila un thriller prenant, bourré de suspense, au point ou deux matin de suite je me suis levée à 5h pour pouvoir lire avant de partir travailler.

Tout d'abord, l'intrigue est intéressante. On y rencontre Edward, dont le père a été arrêté 20 ans plus tôt pour une série de meurtres sur des prostituées. Pas facile donc de se construire avec une telle figure paternelle, mais pourtant Edward est un bon mari et un père aimant pour sa fille. Jusqu'au jour ou sa femme est tuée lors d'un braquage qui tourne mal. Edward va alors vouloir se venger et va vivre une semaine folle. Pour le lecteur également c'est une semaine folle. Les rebondissements s'enchaînent et le récit est passionnant.

La plume de Paul Cleave est vraiment prenante avec une petite pointe d'humour noire qui ajoute un plus a la narration.
"Lorsqu'il me dépose, le chauffeur de taxi sourit de soulagement, comme il le fait probablement chaque fois qu'il dépose quelqu'un sans s'être pris un coup de couteau. Son anglais est parfait lorsqu'il m'annonce le prix de la course, mais nettement moins bon lorsqu'il s'agit de calculer la monnaie à rendre. Les augmentations du prix de l'essence ont fait monter en flèche ceux des taxis - pas étonnant que de plus en plus de gens conduisent soûls."

Le dépaysement est total : un Noël sous 28 degrés vous imaginez un peu ?
"Ils annoncent qu'il fait déjà 27 degrés et que la chaleur va monter, nous rappellent que des restrictions d'eau sont en vigueur, que le réchauffement climatique est en route, que nous sommes seulement à un peu plus de sept jours de Noël."
Par contre, il nous dépeint une drôle d'image de la Nouvelle-Zélande, plein de crime, de violence. Je suppose que c'est le cas dans toutes les grandes villes mais ça ne donne pas vraiment envie d'aller y passer quelques jours.
"Lors de sa dernière condamnation, il a écopé de deux ans pour le braquage d'une station-service avec un fusil de chasse. L'article ne dit pas quand il a été relâché mais il a dû avoir droit à une libération anticipée comme prisonnier modèle – ce qui n'est pas bien difficile vu qu'il n'y a ni station-service ni fusil de chasse en prison."

Bref, pour une première rencontre avec l'auteur je suis conquise et il me tarde maintenant de découvrir d'autres de ses romans.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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koalas
  12 octobre 2014
Dans quelques jours Nöel, Edward Hunter va passer un bon réveillon en famille.
Autant dire qu'Edward est gâté par la vie, il a une femme qu'il chérit, une fille qu'il adore, des beaux-parents au poil, un boulot épanouissant au possible, comptable dans un cabinet très chic et des projets plein la tête. Il se la coule douce à Christchurch (presque Miami, 40 degré au mois de décembre).
Sauf qu'Edward a une fêlure pas bien nette qui ne s'est jamais complétement refermée. Une histoire de gène qui le tracasse. Fils d'un tueur en série, son père Jack Hunter est enfermé depuis 20 dans la prison de Christchurch. Sa mère devenue alcoolique et sa soeur droguée n'ont pas survécu au drame.
Et patatrac sa vie va basculer dans l'horreur, un rendez-vous à la banque, un braquage sanglant, une victime, Jodie sa femme. Son sang ne fait qu'un tour, une voix, son monstre se réveille... et son père aussi.

Après un employé modèle (du genre nouveau), Paul Cleave continue dans sa lignée :
Des personnages bien décalés comme Les Hunter père et fils aux nerfs à vifs et un flic à bout de souffle (il en bave!)
Une intrigue bien ficelée, une cadence infernale et des dialogues percutants.

Mon avis
Un thriller sanglant vengeur, sans temps morts, à l'humour décapant qui m'a laissé sans (petite) voix...
Encore une réussite pour cet auteur de thriller néo-zélandais
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verobleue
  15 février 2012
Jack Hunter est un tueur en série de prostituées et est arrêté lorsque son fils Edward avait neuf ans. Peu après, celui-ci perd sa mère alcoolique puis sa soeur droguée et prostituée.
Edward est victime d'un passé dont il n'est nullement responsable mais qui lui colle à la peau et il doit supporter le regard des autres.
Pourtant, il parvient à se faire une vie heureuse avec son épouse et sa fille.
Tout va pour le mieux jusqu'à ce jour où, pour concrétiser leur rêve d'achat d'une maison, ils vont à la banque. Juste le jour où la banque se fait braquer : sa femme est prise en otage et meurt froidement assassinée dans le dos. Dès lors, Edward est détruit et perd tout ses repères.

Il ne faut surtout pas se laisser décourager par les premières pages qui dépeignent des scènes de vie quotidienne banale. L'auteur installe le décor, dépeint un homme socialement intégré, stigmatisé par une histoire familiale qui a détruit sa mère et sa soeur.
Le premier quart du livre sert à placer l'histoire puis l'action s'accélère rapidement.
Le récit se déroule sur une semaine, chaque chapitre représente un jour et jusqu'à la période de Noël, tout est minutieusement construit.
Il est vrai que le roman souffre de quelques longueurs et que le meilleur tient dans le dernier rebondissement. L'auteur ne se perd pas dans une fin heureuse qui n'aurait pas lieu d'être.


Les passages traités à la 1ere personne qui permettent de se glisser dans l'esprit torturé d'Edward sont de très bonne facture. le lecteur suit la transformation de sa personnalité borderline dans un engrenage destructeur. J'ai adoré les multiples chapitres, qui permettent de garder un rythme et de séparer les points de vue, car en contrepartie du héros, il y a Schröder, le flic désabusé, qui prend également la parole.
Les interactions entre le père et le fils et celles du fils avec l'inspecteur, sont menées magistralement.

« Un père idéal » pose d'autres questions. A quel point un enfant maltraité peut il devenir maltraitant à son tour? La question plane sur tout le récit pour être finalement mise en échec par les faits
Sans oublier le poids des médias des financiers, de la police, de la société en général avec un pessimisme effrayant de réalité.

.
Paul Cleave nous livre ici un psycho-thriller plein d'action, de rebondissements, à la violence façon Tarantino et qui se lit d'une traite.
L'écriture est juste, douce amère et adopte un ton détaché et légèrement cynique
L'atmosphère est oppressante et diaboliquement addictive.
Ce livre ferait un bon scénario pour un film noir.


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domisylzen
  10 juillet 2018
Pas facile d'être le fils d'un sérial Killer. La famille, les amis, les médias, les gosses à l'école, tout ce petit monde vous maintiens à l'écart, fini la normalité.
Ma mère s'est mise à picoler, à prendre des cachets. Ma frangine, plus âgée à commencer à quatorze ans à faire des passes et à seize elle était accro aux produits que l'on s'injecte, à dix-neuf elle n'était plus, ma mère non plus d'ailleurs.
Moi j'ai grandi au milieu de tout ça. J'ai maintenant une femme et une enfant et aujourd'hui c'est le dernier jour de classe de Sam, Jodie et moi nous avons rendez-vous avec un conseiller financier à 13 h 15. Deux minutes avant, six hommes armés de fusils franchissent calmement la porte de l'établissement bancaire.
J'avais adoré " un employé modèle". Dans celui-ci le premier chapitre est étrangement ressemblant, nous mettant devant l'horreur de la situation. En quelques lignes à la fin de celui-ci le tableau est esquissé. En route pour un récital de roman noir, dans lequel on frise parfois avec le pathos.
J'en suis là de mes réflexions, prêt à fermer ce bouquin définitivement quand je surprends à tourner les pages de plus en plus vite, même pas le temps de noter une citation. L'intrigue est haletante, le rythme du récit s'accroit au fil des pages, l'humour est omniprésent.
La fin quant à elle est un véritable nectar distiller avec maestria par l'auteur. Eh oui j'y suis aller encore de ma larmichette.
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belette2911
  04 avril 2015
Diaboliquement excellent, ironique et sadique : voilà comment je qualifierait ce livre.

Certes, pas aussi hilarant que "Un employé modèle" mais ce père idéal me réconcilie totalement avec l'auteur (en froid avec lui après "Nécrologie").

Edward Hunter est un comptable ordinaire, comme bien d'autres en Nouvelle-Zélande et dans le monde. MAIS, voyez-vous, même les comptables les plus ordinaires peuvent cacher des secrets inavouables !

Par exemple, je me verrais mal annoncer à mes collègues de boulot que mon papounet chéri purge une peine de prison pour avoir fait comme l'autre Jack, son cousin anglais : zigouiller des prostituées !

Et bien, Edward, c'est pareil ! Sa vie a basculé lorsque les flics sont venu arrêter son père parce qu'il avait assassiné des femmes de petites vertus exerçant le plus vieux métier du monde. Se prénommant Jack, son père fut surnommé « Jack The Hunter » par les journaleux.

Sa vie pèpère avec sa femme et sa petite fille va pourtant valser en l'air lors d'une visite à la banque. Visite qui va refroidir son épouse adorée.

Paul Cleave sait sortir des sentiers battus et je peux vous assurer que non, ceci n'est pas une Xième histoire de céréales-quiller. C'est bien mieux que ça.

Non seulement l'auteur distille quelques doses d'humour dans son récit, mais en plus, alors que l'on pense avoir établit le profil de l'histoire, hop, elle prend un virage à 90°, nous entrainant dans une poursuite infernale où le pauvre Edward va jouer un rôle important, à l'insu de son plein gré, aidé en partie par son père, qui n'est pas si idéal que ça !

Un roman jouissif de par ses personnages, détaillés, mais sans en faire trop et une écriture qui vous fait oublier où vous êtes : oui, j'étais à Christchurch en train de me demander pourquoi il faisait 40° à Noël… Bonn sang, mais c'est bien sûr !

De plus, cerise sur le cadavre, le récit s'emboite dans les trois autres romans et nous retrouvons des têtes connues.

Ce roman, c'est de l'émotion à l'état brut (pour une certaine scène), de la drôlerie, des situations cocasses (je ne vous mettrai pas au "courant", warf, warf), des retournements de situations et un récit sans temps mort (et quand il y en a un peu, on se bourre la gueule à grand renfort de bière froide).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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kuroineko
  31 août 2018
Je ressors de la lecture d'Un père idéal de Paul Cleave avec un avis mitigé. Indéniablement le romancier a le sens du rythme et, en dépit du nombre de morts, sait rendre son récit vivant. le fait d'alterner entre des chapitres à la première personne du singulier pour Edward et à un narrateur neutre pour les autres permet d'approfondir le personnage d'Edward.

Edward, comptable sans histoire, marié à la belle Jodie et heureux père d'une petite Sam. L'ombre dans ce tableau idyllique est son paternel, derrière les barreaux depuis vingt ans pour des meurtres en série de prostituées. Une ascendance pas forcément simple à gérer surtout lorsque votre bouille de petit garçon au moment de l'arrestation du père a fait le tour des médias de toute la Nouvelle-Zélande.
Ça aussi c'est un bon point, ça change géographiquement. le constat établi sur la ville de Christchurch est néanmoins terrifiant, s'il est véridique car côté criminalité, rien à envier à d'autres agglomérations américaines ou européennes. C'est l'aspect très intéressant des polars, thrillers, romans noirs ou policiers : ils nous offrent un angle sociétal sur les cadres concernés par l'intrigue.

Jusqu'ici, que du positif donc. Mon gros bémol vient de la crédibilité de l'ensemble. Certes le roman se lit avec intérêt et je me suis sentie de tout coeur avec ce pauvre Edward... sauf que je lisais sans adhérer à l'histoire. Trop gros, trop de choses peu cohérentes. Pas possible d'y croire pleinement.

J'avais trouvé ce volume dans une boîte à livres, aucun regret d'un point de vue financier. Même d'un point de vue de lecture d'ailleurs. Ça n'est pas la meilleure que j'ai faite mais je n'ai pas détesté non plus. C'est juste qu'hormis quelques moments particulièrement poignants, où l'empathie l'emporte malgré tout, le reste est peu crédible. Mais après tout, ça se passe lors de la nuit de Noël...
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BooksnPics
  18 avril 2013
L'action se déroule à Christchurch, Nouvelle-Zélande. Edward Hunter a 9 ans lorsque son père est arrêté pour le meurtre de 11 prostituées sur une période de 25 ans. Personne n'aurait pu se douter du monstre que cachait ce bon père de famille. Perdant ensuite tour à tour sa mère et sa soeur, Edward va devoir se reconstruire un avenir.
Et nous le retrouvons vingt ans après l'arrestation de son père. Edward a une belle situation. Il est comptable et a fondé sa propre famille. Lui et son épouse, Jodie, comptent d'ailleurs acquérir une nouvelle maison afin d'y élever leur fille, Sam.
C'est lors d'une visite à la banque que son épouse va être abattue…
Se retrouvant seul avec sa fille, Edward décide de rendre visite à son père à la prison. Père qu'il n'a pas revu depuis 20 ans…De cette visite résultera une véritable descente en enfer pour Edward.

Ce n'est que très récemment que j'ai découvert Paul Cleave, cet auteur néo-zélandais. Et je ne le regrette pour rien au monde. Son écriture est tout simplement addictive. Avec des chapitres relativement courts, un rythme soutenu, des personnages à fleur de peau, des événements que nous n'aurions pas pu prévoir, l'auteur nous entraîne là où nous ne nous y attendions pas. Je me suis même surprise à sourire quelques fois (difficile à croire dans un tel thriller je vous le concède) tant son humour noir se ressent à quelques endroits du récit. J'ai déjà lu de nombreux thrillers mais j'ai reçu une véritable gifle en lisant ce roman de Paul Cleave. Et je peux vous assurer que ce ne sera pas le dernier…..
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