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EAN : 9782908957662
90 pages
Le Serpent à plumes (01/09/1995)
3.6/5   5 notes
Résumé :

Tragique, poète, étrange et fantasmagorique, telle fut la vie d'Amadeo, Modigliani dans les rêves de Vehbor Colié. Ange au destin fulgurant, le peintre devient l'emblème du génie créateur, maudit, bien sûr, et élu tout à la fois.

Par de brèves visions, avec un verbe halluciné, l'auteur inspiré des Bosniaques fait vivre et mourir un personnage qui ne serait ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, et appelle la fiction pour parler ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bunee
  30 mai 2008
Brève, à l'instar du livre. A peine 80 pages. Soit à peine un trajet ferroviaire Dunkerque - Orléans.
Livre bref mais intense et effroyablement dense. L'auteur Velibor Colic rêve la vie du peintre maudit comme d'autres rêvent sur la déchéance du poête.
Par épisodes, souvenirs et flashes successifs, on suit la chute. En parrallèle figurent de nombreux extraits de "l'étranger" de Camus.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2005/09/la-vie-fantasmagoriquement-brve-et.html
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Charybde2
  10 septembre 2018
Dans les cauchemars et les rêves de l'artiste réputé maudit.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/09/10/note-de-lecture-la-vie-fantasmagoriquement-breve-et-etrange-damadeo-modigliani-velibor-colic/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   10 septembre 2018
JEANNE, ÉMIGRÉS
Autant que je sache, raconta Jeanne Modigliani à trois Polonais barbus qu’elle avait rencontrés à Florence en 1958, les ennuis de mon père ont commencé le jour des Rois en 1920, lorsque à la Rotonde, il a vendu à l’archange Gabriel le dernier morceau de ses poumons au demeurant ravagés.
Avec une partie de l’argent, il acheta du poisson et du vin.
Il but le reste.
Il rentra à la maison ivre mort.
Pendant des jours, il cracha le sang.
Il mourut avant la fin du mois.
Et c’est à peu près tout.
Jeanne Modigliani but son café avant de se fondre dans la foule qui envahissait les rues brûlantes. Quelle calamité, dit le premier Polonais, dont l’haleine sentait la vodka, que devoir toute sa vie porter le nom de MODIGLIANI.
Pour sûr, acquiescèrent les autres.
Ils trinquèrent et vidèrent leurs verres.
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Charybde2Charybde2   10 septembre 2018
RENOIR, ÉTOILE
Dans la nuit enclouée de ce 5 décembre 1919, jour où le peintre Renoir, désormais trop las, avait rendu l’âme, seul dans son atelier, Amedeo Modigliani (1884-1920), le « petit Juif de Livourne » comme l’appelaient ses contemporains, dessinait à grands traits chantants, au crayon noir, le visage oblong et blême d’une douce vieille femme, Eugénie Garsin-Modigliani, sa mère.
Sur la table, près du carton contenant ses esquisses, une bouteille de vin.
Dehors, il gelait.
La rue de la Grande Chaumière avait revêtu sa chemise d’hiver, comme dans les récits anciens et dans les contes.
Le peintre toussait.
Il sentait pousser sur son visage, aussi vite que l’herbe au printemps, sa dernière barbe.
Modigliani posa son crayon sans faire le moindre bruit, comme s’il ne hantait plus ce monde, comme s’il était déjà passé dans celui des souvenirs et des ombres. Il s’approche du lit et, poussant un profond soupir, se coucha tout habillé.
Au moment où sa respiration se transforma en bruissement régulier et calme, où il sombra dans le sommeil, une étoile, la plus brillante, se détacha du ciel de Paris et tomba.
Renoir.
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Charybde2Charybde2   10 septembre 2018
CONVEXE, CONCAVE
Le miroir reflète pour la dernière fois la modeste veste marron, l’épais cache-nez gris, le mur nu et lépreux, la chaise bancale et rongée par les vers. Il se regarde dans les yeux mais n’aperçoit que des orbites creuses.
Ses mains, grues épuisées, blanches, livides, impuissantes, malades, affamées. De la gauche, il se masse la rotule ; la droite déplie une large toile vierge.
Amadeo Modigliani (1884-1920) tousse et peint.
Il observe les yeux et n’aperçoit que des orbites creuses.
Jeanne Hébuterne, à nouveau nue, car elle a ôté la chemise bien trop grande pour elle, approche de l’homme à pas hésitants, tel un veau blessé. Elle lui pose un baiser sur le sommet du crâne.
Elle le regarde dans les yeux et n’aperçoit que des orbites creuses.
C’est un autoportrait ? demande-t-elle.
Évidemment, répond-il.
Elle se couche ensuite et s’endort. Elle rêve de sa fille, la petite Jeanne qui a un an. L’homme, pendant ce temps, continue à s’observer dans la glace et à travailler.
Deux heures plus tard les choses s’appesantissent et la nuit tombe brusquement.
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mdhenninmdhennin   17 octobre 2012
Un des derniers jours de décembre 1919, un peu avant l'aube, le gardien, enfin sobre, entre en faisant tinter ses clés dans la cellule d'Amadeo Modigliani (1824-1920). Il emmène l'Italien, peintre, sculpteur, vagabond, au premier de ses nombreux interrogatoires.
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Vidéo de Velibor Colic
Dimanche 10 mai 2009 Rencontre avec le romancier Velibor Colic (dernier ouvrage paru : Archanges, roman a capella, éd. Gaïa 2008) : « Écrire sans pays » dans le cadre du banquet de printemps 2009 intitulé " Exils et frontières"
Velibor oli est un écrivain bosnien vivant en France. Il est né en 1964 dans une petite ville de Bosnie où il perdra sa maison et ses manuscrits réduits en cendres pendant la guerre. Après des études de littérature yougoslave à Sarajevo et Zagreb, il travaille à la radio régionale comme journaliste chargé de rock et jazz. Enrôlé dans l'armée bosniaque, il déserte dès mai 1992, est fait prisonnier mais s'échappe et se réfugie en France au mois d'août de la même année. Accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains pour une résidence d'un an, l'écrivain y reste quelque temps puis part s'installer en Bretagne où il vit désormais. Il organise des ateliers d'écriture dans les collèges environnants. Son premier livre paru en France, Les Bosniaques, décrit la guerre de Bosnie sous forme de petits tableaux voire de croquis d'après des notes prises en catimini sur le front. Son roman Perdido, biographie imaginée de Ben Webster, saxophoniste de Duke Ellington, se déroule dans le monde du jazz. En 2008, Velibor oli décide d'écrire ses romans directement en français et publie aux éditions Gaïa Archanges, dans lequel il fait oeuvre de mémoire en évoquant les atrocités perpétrées durant la guerre en Bosnie. Il sera invité pour ce roman au Festival du Premier Roman de Laval.
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