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ISBN : 9791096342280
Éditeur : Editions DreamCatcher (06/11/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société.
Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amies. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Solysbooks
  07 novembre 2017
Ce roman est une dystopie, c'est à dire une société imaginaire créée par l'auteure afin de faire réfléchir à la nôtre : contrairement à l'utopie qui propose un monde idéal, la dystopie propose une civilisation qui se prétend parfaite mais qui est en réalité totalitaire et donc cauchemardesque pour ses habitants. Et c'est bien le cas dans celle-ci car dans le but d'éradiquer les violences faites aux femmes, un virus a été créé et a quasi éradiqué tous les hommes... quant aux survivants, ces derniers sont parqués dans des pôles où la vie est loin d'être paradisiaque. Vous comprenez le concept? Ne perdez pas de vue qu'il s'agit d'une fiction, que l'auteure n'a nul but d'éliminer tous les hommes de notre monde lol mais bien d'amener à une réflexion sur les rapports entre les deux sexes.
Fin de l'explication lol mais il me semblait important de vous réexpliquer cela avant de revenir au roman lui-même ;)
Comme toujours, laissez-moi vous conter le début de l'histoire : déjà, je voudrais attirer votre attention sur la citation qui ouvre le roman et qui amène déjà à la réflexion : il s'agit de la célèbre phrase de la grande écrivaine et philosophe, Simone de Beauvoir : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis". Force est de constater que cette phrase est totalement et malheureusement toujours d'actualité et que nos droits, dans de nombreux pays, ont régressé.
Christelle Da Cruz, elle, va proposer une variante à cette phrase puisque ce sont les droits des hommes qui vont être remis en question : l'inverse comme elle l'indique ;)
Le roman s'ouvre en juin 2023 (nous sommes donc quelques années dans le futur) dans la cité d'Antigonia : ce nom a été crée sur le personnage d'Antigone, symbole de la résistance aux hommes, depuis l'Antiquité : les bases sont donc données alors que nous n'avons même pas lu un mot. L'histoire commence "in medias res" (ou au coeur de l'action, ;) ) puisqu'il s'ouvre sur un silence de plomb! Original, non? mais qui nous laisse entendre que le moment est grave... Nous sommes pourtant en plein milieu d'une discussion sérieuse entre neuf femmes et deux camps semblent s'affronter : l'un mené par une dénommée Rebecca qui souhaite agir alors que de l'autre, il y a Marion qui, elle, semble effarée par ce qu'elles s'apprêtent à faire et souhaite visiblement reculer. Mais elle est bien seule... Les autres sont déterminées : on comprend que le sujet est sérieux, que l'opération envisagée est minutieusement préparée et ce, depuis longtemps et que l'opération aura lieu dès le lendemain. On peut déjà craindre le pire puisque l'on évoque des pôles d'enfermement (ce terme évidemment nous faisant penser à de la prison) et surtout, on parle de la propagation d'un virus!!!!! Si l'on n'a pas lu le résumé, on ne sait donc pas à quoi tout cela va servir. En revanche, Rebecca laisse entendre que cette opération aura des répercutions sur le long terme et semble ravie de ce qui va en découler.
Le chapitre 2, lui, se situe toujours dans la même cité mais nous sommes cette fois en 2081, c'est à dire que quasiment 60 ans se sont écoulés entre les deux chapitres. Nous faisons cette fois connaissance avec Gabrielle, une jeune femme au langage fleuri, qui peste contre sa voiture (ou son taxi) qui ne souhaite pas démarrer. Elle est contactée par sa patronne, Dotie, qui l'envoie faire une course près de l'Opéra. On une première description de la ville et si l'on ne savait pas que l'on a fait un bond dans le futur, on pourrait se dire que cette cité ressemble à n'importe laquelle de nos mégalopoles modernes. Premier mystère, la cliente demande à être récupérée à l'arrière de l'Opéra et cette rencontre fortuite va bouleverser la vie de notre héroïne. Il s'agit d'une femme âgée d'une soixantaine d'années environ, qui est visiblement habituée à l'autorité et a une classe évidente. Elle demande à être amenée à un endroit appelé "Greefairy" : ce nom, qui évoque l'univers des fées, est un réalité un "bar de nuit" réputé pour ses fêtes, voire être un lieu de débauche où drogues et autres substances que l'on qualifierait aujourd'hui d'illicites, semblent être monnaie courante. Pourtant, c'est un le lieu de la consommation de drogue encadré, nous précise-t-on (là, on se dit alors que ce n'est pas comme chez nous, même s'il y a les fameux "centres de shoot" parisiens). On se demande alors ce que cette femme d'un âge certain vient faire ici, même si elle a précisé à Gabrielle qu'elle cherchait un homme et visiblement, ces derniers ne sont pas faciles à trouver en ville. La jeune femme semble surprise et l'on apprend qu'ils sont peu nombreux et obligés de se cacher. On se demande alors pourquoi. La cliente souhaite être attendue et après une heure, celle-ci revient et désire, cette fois, être conduite au quartier Evita (encore une femme, symbole de la résistance, argentine, cette fois) qui se trouve être le "plus huppé de la ville". Elle la paye alors grassement à la grande surprise, une fois encore, de Gabrielle. Elle l'informe qu'elle refera appel à elle dans les jours prochains. Une fois seule, la jeune chauffeuse de taxi se demande si elle doit poursuivre son travail et se poster près des Arènes (tiens, tiens, un autre lieu atypique qui se trouve dans un quartier où l'on trouve de nombreux bars et boîtes de nuit mais surtout, on apprend l'existence de "Jeux", ce qui n'est pas sans rappeler les arènes antiques (elles sont d'ailleurs inspirées du Colisée, apprend-on) où se déroulaient les combats de gladiateurs... mais nous sommes en 2081, n'est-ce pas? bien loin de l'Antiquité... et pourtant... Je vous invite, d'ailleurs, à apprécier l'imagination de l'auteure dans la création de son monde et du choix des noms) Après quelques courses, elle décide de rentrer chez elle où elle retrouve sa colocataire qui, elle aussi, s'adonne à des substances bien peu "traditionnelles", si vous voyez ce que je veux dire... ce qui énerve considérablement Gabrielle qui, elle, ne semble pas donner là-dedans (son seul défaut est la cigarette). Elle garde la tête froide et est toujours intriguée par sa soirée et sa rencontre avec sa mystérieuse et élégante cliente si bien qu'elle finit par les raconter à Viviane, qui comme elle, n'en revient pas, ni du prix de la course, ni du fait qu'elle cherchait un homme "non répertorié"! Là, on se dit qu'il y a quelque chose qui cloche vraiment, surtout lorsqu'elle précise que si l'un d'entre eux se baladait en ville, ce serait un événement tel qu'il serait recherché, sa présence annoncée aux médias et pire arrêté comme s'il était prêt à déclencher l'apocalypse. Cette fois, aucun doute n'est permis : on n'est vraiment plus dans notre monde! Il y a visiblement quelque chose qui ne va pas. Pourquoi les hommes sont-ils tous poursuivis comme s'ils étaient tous des criminels, tout simplement parce qu'ils sont hommes?! Evidemment, vous le saurez en lisant ce très bon roman... Je ne vais pas plus loin dans ce très riche chapitre 2 mais sachez qu'il pose les bases de cette société futuriste et matriarcale qu'il faut vraiment vraiment appréciée à sa juste valeur grâce à la créativité de l'auteure. Après l'avoir lu, on sait que les techniques et les relations ont sacrément évolué (je vous laisse découvrir comment) mais tout se tient et semble crédible. On plonge dans un univers qui n'est pas le nôtre sans aucun souci et l'on va découvrir progressivement une intrigue qui prend place dedans.
Vous l'avez bien vite compris, Gabrielle va revoir sa mystérieuse cliente et faire la connaissance avec l'homme qu'elle recherche. Mais qui est-elle et qui est-il? quel rapport a-t-il avec cette femme? pourquoi semble-t-il vouloir l'entraîner dans leurs histoires? En tout cas, après cela, la vie de notre héroïne ne sera plus jamais la même et tout un pan de son monde va lui être révélé et évidemment, elle aura des choix à faire... Mais bien sûr, je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même.
J'ai beaucoup aimé ce personnage de Gabrielle qui est une femme à la fois forte et fragile : élevée et endoctrinée dans une société qui prône la peur des hommes, elle ne va pas pour autant s'évanouir quand elle va en rencontrer un, pour la première fois de sa vie. Au contraire, elle va réagir avec intelligence et sensibilité car elle comprend bien vite qu'il y a "quelque chose de pourri dans la cité d'Antigonia". Bien sûr, elle va succomber aux charmes du jeune homme qui s'appelle Alexandre mais ce n'est pas pour autant qu'elle va s'engager sans réfléchir. Forcément, la découverte des aspects les plus sombres de son monde vont remettre en question sa vie et bientôt, elle n'aura plus de choix. Elle devra entrer elle aussi en résistance...
Quant à Alexandre, c'est un homme de 2081, ce qui veut donc dire qu'il a passé majoritairement la plupart de sa vie (il a 30 ans environ et elle, 28) dans ces fameux pôles d'enfermement où la vie est horrible, n'ayons pas peur des mots. On pourrait penser qu'il serait dur, amer, voire misogyne (après tout, il a souffert à cause des femmes) et bien non, c'est tout le contraire : c'est un combattant (il lutte pour les droits des hommes et leur liberté ) et c'est un homme ouvert, chaleureux, drôle et auquel Gabrielle (comme nous) nous ne pouvons que succomber.
Volontairement, je ne vous parlerai pas des personnages secondaires car je vous les laisse les découvrir : je ne dirais que quelques mots sur Rebbeca : certes, ce qu'elle a vécu peut expliquer sa haine des hommes mais fallait-il, pour autant, les rendre tous responsables au point de les annihiler ou quasi? sûrement pas! c'est une femme froide et dure, bien représentative des dirigeants de dictature, quelle qu'elle soit!
Mais si j'ai beaucoup aimé cette histoire, c'est parce que, outre le fait qu'elle propose une romance, ce n'est pas ce qui l'emporte totalement. D'abord et avant tout, il s'agit de dystopie. On est dans un monde futuriste où pour éliminer les violences faites aux femmes, on a éliminé quasi tous les hommes (je ne révèle rien, c'est marqué dans le résumé) : faut-il vraiment en arriver là?
La question est posée mais le résultat ne semble pas si heureux que cela : je vous l'ai dit au départ, nous sommes dans une société totalitaire où il ne fait pas bon contrarier les idées du Mouvement (et oui, mouvement avec un "M" majuscule pour symboliser un parti unique qui semble régner sur tout la planète. Inquiétant, non? Où sont donc passées les libertés d'expression et de vote?) qui est dirigé par la fameuse Rebecca (celle du chapitre 1) celle donc qui voulait agir et lancer ce fameux virus.
A première vue, les femmes, sans homme, semblent vivre en harmonie, sans ces fameuses violences que l'on évoque tant tous ces jours (je vous mettrai à la fin une photo d'un passage prononcé par Rebecca qui évoque ce monde d'avant, qui l'a poussée à agir (le nôtre donc) et qui a tant fait réagir sur ma page Facebook et a attiré un monde fou (preuve que c'est un sujet brûlant et d'actualité) mais sont-elles heureuses pour autant? laissez-moi en douter puisqu'elles vivent dans un monde où la/les drogues semblent être légales : un "bon" moyen pour oublier la réalité? sans nul doute sinon, elles ne seraient pas autant légalisées! En "planant", elles oublient ce qu'elles sont et ce qu'elles vivent.
Quid donc des relations amoureuses puisqu'il n'y a pas d'homme? Là encore, toutes les femmes n'étant pas homosexuelles, on nous explique certaines passent des partenariats domestiques sur fond d'amitiés, que parfois il y a des unions d'amour mais que beaucoup finissent par de l'infidélité : super, n'est-ce pas?
Et les grossesses me direz-vous? comment font-elles pour avoir des enfants puisque les hommes sont absents ou contaminés par ce virus? là encore, tout est réglé (au sens, on ne déroge pas aux règles du "Mouvement") et tout est contrôlé : il faut l'aval de la Commission pour pouvoir avoir droit à une grossesse médicalement assistée et là encore, que faire s'il naît un garçon? et bien le sort de l'enfant n'est pas enviable puisqu'il est retiré à sa mère à l'âge de 12 ans (pour aller où?) et donc que forcément celle-ci en éprouve une souffrance épouvantable.
Voici donc quelques exemples de cette société, sans hommes, sans violences quotidiennes, où les femmes ont tous les pouvoirs : je vous laisse découvrir les autres aspects. Bien sûr, il est évident que certains aspects pour lesquels on se bat tant encore aujourd'hui, sont bien agréables puisqu'ils ont disparu en raison de l'absence des mâles (c'est pour éviter la répétition ;) )
Encore une fois, il s'agit d'une fiction faite pour nous faire réfléchir sur les rapports entre les deux sexes : posez-vous donc les bonnes questions, que vous soyez justement un homme ou une femme ;)
Vous verrez que la société futuriste offre aussi des avantages au quotidien et l'on voit l'aboutissement de certains débats qui agitent notre monde aujourd'hui : je ne suis pas sûre que la disparition des livres pour éviter la déforestation (soi-disant, je vous rappelle que c'est le Mouvement qui affirme cela) me plaise beaucoup : je suis une addicte de ma liseuse mais j'ai besoin aussi du toucher et de l'odeur du papier. de même, moins de monde conduit forcément à moins de problèmes de nourriture mais est-elle pour autant agréable si elle est aussi contrôlée (beurk à la gélatine verte)? En revanche, les caissons qui soignent, les moyens de paiement simplifiés, les moyens pour rester un peu plus jeune, l'omniprésence de la domotique pour simplifier la vie etc etc... semblent annoncer un futur assez intéressant. Pourtant n'oubliez jamais que derrière toutes ces technologies qui prennent de plus en plus de place dans notre vie, c'est aussi un moyen de savoir où l'on est, ce qu'on fait, quand et sûrement bientôt avec qui! Quid de la liberté de mouvement et de pensée? Tout ceci nous amène forcément à réfléchir sur notre monde et son futur...
Bref, je pourrais vous parler encore longtemps de ce qui fait la richesse de cette dystopie qui se lit facilement : l'écriture est fluide, l'histoire semble simple (en apparence, évidemment) et les personnages sont vraiment attachants (sauf Rebecca, mais cela, vous l'avez compris, enfin, je suis sûr qu'elle aura aussi ses fans). de plus, si vous n'avez pas envie de vous poser des tas de questions, ce n'est pas un souci, prenez ce roman simplement comme un bon moment de détente... vous ne le regretterez pas.
J'ai vraiment vraiment hâte de lire la suite et de voir comment ils vont s'en sortir : la fin nous laisse sur notre faim et l'on se dit, évidemment que le Mouvement ne va pas se laisser faire! Qui va s'en sortir? Qui va triompher? On alterne entre espoir et désespoir, on a peur pour nos personnages et l'attente sera terrible... mais je veux être optimiste.
Oui, nous femmes, nous allons devoir continuer tous les jours à nous battre pour faire reconnaître nos droits qui devraient être "naturels" mais l'auteure nous envoie aussi un message, ce n'est pas en tombant dans l'extrême que l'on fera avancer notre combat, bien au contraire! A méditer....
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Emma7
  11 février 2018
Rebecca Gale s'apprête à prendre en 2023 une décision qui va bouleverser l'ordre établi. Elle n'a aucun doute sur le bien fondé de sa décision et ne permettra que rien ni personne ne se mette en travers de son chemin..
En 2081, Gabrielle Janssen conduit un taxi, a une colocataire, Viviane et surtout vit dans un monde de femmes, dirigé par et pour les femmes. Dans ce monde, les hommes ne comptent pour rien, ne servent que de distraction à travers les jeux des Arènes par exemple mais surtout ils n'ont plus aucune liberté. Gabrielle se plaît dans sa petite vie tranquille jusqu'au jour où elle va croiser un homme en liberté. Comment a-t-il fait pour quitter son pôle d'enfermement et surtout que lui veut-il ?
La dystopie est l'un de mes genres littéraires préférés.. En général, une catastrophe survient et le monde change irrémédiablement. C'est toujours un plaisir de découvrir ce que l'imagination des auteurs fait subir à la population et où cela va les conduire. Christelle Da Cruz a imaginé Antigonia où tout a changé lorsqu'un Virus a disséminé la plus grande partie de la population masculine et où les hommes restants ont été enfermés pour éviter que le Virus ne se propage d'avantage. Il est intéressant d'imaginer ce que serait un monde uniquement dirigé par des femmes… Serait-il meilleur ?
C'est sans doute ce que pense Gabrielle qui est née et a grandit dans ce monde. Elle y vit, y travaille, s'y amuse sans se préoccuper de ce qu'il advient de l'autre sexe. Elle va, un soir, croiser la route d'une femme mystérieuse mais également celle d'un homme curieusement en liberté, Alexander. Gabrielle va devoir accepter que tout n'est pas parfait dans cette société et voir ses certitudes voler en éclat.
Christelle Da Cruz m'a tout de suite embarquée dans son monde et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'histoire d'Antigonia et de ses habitants est prenante et addictive. En effet, des révélations sont faites au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue mais elles entraînent de nouvelles questions, de nouvelles actions qui font que l'ont reste accroché au roman pour en connaître la fin. L'action s'enchaîne en laissant peu de répit au lecteur avec malgré tout parfois une petite pause pour souffler.
Le monde créé par l'auteure est vraiment intéressant outre le fait que seules les femmes y évoluent ce sont également les avancées technologiques que j'ai trouvé intéressantes. On ne paye ou ne se soigne plus comme à l'heure actuelle, les amusements sont différents et ces changements apportent un vrai plus dans l'histoire car ils la rendent encore plus futuriste.
Les personnages sont également l'une des raisons pour lesquelles j'ai particulièrement aimé cette histoire. Gabrielle, l'héroïne, m'a plu avec ses petits défauts et son caractère bien trempé; Alexander m'a beaucoup amusée et surtout touchée car à travers lui on découvre le destin des hommes. Mais j'avoue que celle que j'ai préféré reste Rebecca Gale.. Essayer de la comprendre est un défi, de se mettre à sa place également. Se demander si l'on aurait pu prendre les mêmes décisions et pourquoi.. Chaque personnage a été bien pensé et bien réalisé qu'il ait un rôle important ou pas ils sont tous crédibles, attachants ou détestables mais ils ne laissent pas indifférent.
Et enfin, l'un des points important qui fait de ce roman une très belle lecture c'est l'écriture de l'auteure. Non seulement Christelle Da Cruz possède une très jolie plume fluide et agréable mais elle a, en plus, intégré dans son roman des flash-backs qui permettent au lecteur d'assembler les pièces, de comprendre et j'aime cette idée. L'auteure écrit de façon dynamique ce qui donne un roman plein de peps et d'énergie. J'ajouterai un mot également sur la beauté du livre entre la couverture qui est très réussie et également l'inclusion de jolies matriochkas à l'intérieur en font un très bel objet.
Lien : https://ettulisencoreemma.wo..
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LesMissChocolatinebouquinent
  13 janvier 2018
Voici un roman dont la trame soulève beaucoup de questions. Une société de femmes dirigée par des femmes. Une société où les hommes n'ont plus de place et offrent uniquement un certain divertissement rustre lorsqu'ils se trouvent dans l'arène à devoir se battre pour survivre. Situation barbare, non, un juste retour de manivelle, si je puis dire, quant on voit qu'actuellement les femmes doivent se battre pour accéder à des postes clés, doivent faire à leur violence, à leur pulsions malsaines, à leur injures. Mais est ce juste de mettre tous ces hommes dans le même sac ? le girl power peut-il seulement suffire et l'équilibre précaire peut-il être maintenu ?
Depuis de longues décennies, les hommes ont été placés en quarantaine dans des pôles et chaque jeunes hommes issus d'une grossesse, suite à une fécondation in vitro, sont enlevés de leurs mères pour préserver cette nouvelle société. Mais de quoi au juste ?
Gabrielle est plongée malgré toutes ses craintes dans un soulèvement qui ne la laissera pas indemne et indifférente. Gabrielle, chauffeur de taxi, est une jeune femme plein de dynamisme et de bonne volonté. Sa vie est paisible : boulot, plaisir, famille et dodo. Elle hait les hommes, du moins comme lui a t-on appris à l'école. Elle en a une peur immense par ce qu'il porte en eux un virus qui pourrait la tuer. Il faut bien comprendre que cette peur est fortement ancrée dans sa personnalité. Elle les exécré et maudit. Elle en a jamais vu de près et c'est pour son plus grand malheur qu'elle en croise un lorsqu'elle accompagne une cliente intrigante et étrange, Rose Gale. Lui est désarmant, déstabilisant, imposant, et beau. Ce viking a tout pour lui. Cette rencontre inopinée insuffle à Gabrielle une peur immense mais soulève de nombreuses questions surtout quand Rose Gale l'envoi sur les traces de la vérité.
Je dois vous dire que la lecture est loin d'être reposante, de rebondissements en rebondissements, de découvertes en surprises et de réflexions en interrogations. Une lecture rythmée et qui ne laisse à aucun moment place à l'inaction et repos. L'univers que l'auteur nous offre est parfaitement maitrisé : Da Cruz nous fait naviguer entre passé et présent, nous livrant au passage des éléments clés à la compréhension générale de la trame. L'action se situe principalement dans le présent. L'atmosphère générale se veut quelque peu inquiétante. La tension augmente au fil des chapitres. Je vous avoue tout de même des moments de légèreté notamment lorsque surgissent des scènes passionnelles et intenses entre Aleksandre (le viking) et Gabrielle. Je n'ai pu que m'exclamée qu'ils allaient repeupler ce monde de petits garçons. Parmi tous ces points positifs, je me suis sentie mal à l'aise lorsque les motivations de cette nouvelle société nous sont dévoilées. Mal à l'aise car le moyen pour arriver à ce but ultime m'a évoqué le génocide. Car le moyen pour mettre de côté ces hommes m'a fait pensé aux camps de concentration. Choquée ? Non car Da Cruz ne fait pas dans le morbide et au contraire son récit se veut optimiste. Percutant ? Sans aucun doute ! Délation ? Oui la société actuelle : ses travers, ses désillusions, l'impuissance des femmes et de ses inégalités. Féministe ? Oui et non, tout dépend quelle force on accorde à ce nom. Société réaliste ? A vous de choisir votre camp ? Un monde avec ou sans homme ?
Je pense qu'on ne peut absolument pas être insensible à cette lecture et au combat que livre ce roman. La syntaxe est percutante et le style de Da Cruz s'y prête à merveille. le final nous laisse en suspens sans être dans le style cliffhanger explosif.
Lecture intense et excellente découverte ! Fan de dystopie vous passerez un excellent moment !

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ConfidencesLitteraires
  18 avril 2018
Le résumé laissait présager de bonnes choses : dans un futur proche, un virus décime les hommes et le monde devient presque exclusivement peuplé de femmes. le début était prometteur : on comprend très tôt que ce virus a été créé par des femmes, écoeurées du monde dominé par des hommes et estimant qu'il se porterait mieux sans eux.
Cela a titillé ma fibre féministe. Sans bien sûr souhaiter l'éradication masculine - ni une domination féminine -, je trouvais ce concept de base intéressant et répondant aux problématiques actuelles de la société (du harcèlement sexuel à l'écologie en passant par les guerres...).
Mais... mes attentes n'ont pas été comblées.
Avant d'aller plus loin, je tiens à dire que mon avis mitigé tient avant tout à ma maturité de lectrice : si j'étais plus jeune ou si j'avais moins lu, j'aurais beaucoup plus apprécié cette dystopie…
Car voilà, le scénario est très classique, la romance m'a parfois fait lever les yeux au ciel et le manichéisme, ce n'est plus pour moi. Et c'est finalement ce dernier point qui pèche le plus à mes yeux : les méchantes qui ont créé le virus sont vraiment méchantes et sans scrupules ; leur psychologie aurait pu être plus subtile...
Au final, ce roman n'est pas (du tout) féministe - et il n'avait peut-être pas vocation à l'être. Les femmes se comportent comme les hommes, la société n'a pas évolué différemment parce que dirigée par des femmes...
L'histoire en elle-même était chouette et sympa, cela se lit très bien et très vite, les personnages sont sympathiques et l'univers est assez bien construit.
Mais pour la lectrice que je suis, cela ne suffit pas. Même l'écriture était un peu inégale : quelques tournures de phrases étaient vraiment bien trouvées, mais parfois le style était plutôt plat... L'histoire est assez légère et j'hésite presque à la qualifier de superficielle (mais c'est la déception qui parle).
Je conseille ce roman dystopique à des lycéennes ou « jeunes » lectrices, qui y trouveront leur compte d'action, de romance et d'émotions, mais pour ma part je recherche un peu plus de profondeur et d'originalité !
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Bookinette
  05 novembre 2017
Cité d'Antigonia :
2023, Rebecca Gale, femme de pouvoir vient de prendre une décision cruciale dont on ne nous dévoile pas la teneur...
2081, Gabrielle, "chauffeuse" de taxi déambule dans la cité, peuplée uniquement de femmes, au volant de sa voiture. Les hommes ont disparus, terrassés par un dangereux virus. Les survivants sont maintenus en quarantaine pour enrayer toute menace. La société dans son entier a été repensée, organisée d'une main de maître.
Une de ses clientes lui fait parcourir la ville de long en large et elle va retrouver sur sa route à plusieurs reprises un homme bien mystérieux dont la présence n'est pas autorisée .... Celui-ci va prendre une grande importance dans sa vie. Il va lui dévoiler l'envers du décor, toute une réalité qu'elle était loin de soupçonner....
Quelle excellente lecture !
Comme cette société futuriste a été bien pensée ! On y trouve tout un tas d'inventions, de progrès étonnants et ingénieux. L'organisation y est au cordeau et ce à tous les niveaux : vie quotidienne, amoureuse, naissances, les garçons nouveaux-nés.... tout est planifié dans le moindre détail. Je n'en dirai pas plus, j'ai tellement aimé découvrir chacun d'eux que je trouverais dommage de vous priver de ce plaisir....
L'intrigue est passionnante : le lecteur découvre en même temps que Gabrielle qui est ce jeune homme, tout ce que cache cette société dont le vernis de façade semble irréprochable. La prise de conscience est rude, violente même, et cette jeune femme entière, honnête ne peut accepter ce qu'elle constate... un vent de rébellion souffle....
La construction du roman , un va et vient entre passé et présent : 2023, 2068, 2081, donne du rythme, entretient l'intérêt, permet de dévoiler petit à petit les enjeux, le pourquoi, le comment... Les personnages sont fascinants, Gabrielle forte et intègre, Alexander solide et intelligent et tous les autres encore Rebecca, Rose, Cléo, Adaline, Jacob, Samuel..etc... Il y a de l'action, de la romance, de l'humour.
Un petit bémol seulement, quelques passages un peu rapides, beaucoup de personnages avec des dialogues que j'aurais souhaités parfois un peu plus denses, mais rien qui n'a gâché mon plaisir de lecture, l'intrigue m'a captivée jusqu'à cette toute fin qui donne une envie folle de se jeter sur le tome suivant. .
Et je ne peux pas ne pas parler des questions sous-jacentes du roman, celles qui donnent à réfléchir : une société exclusivement féminine aura t-elle enfin éradiqué violence et malversations ? La cruauté, la maltraitance de l'autre sexe sont-ils l'apanage des hommes ? Ces femmes sont-elles heureuses pleinement ?
J'aime beaucoup la façon qu'a eu l'auteur de poser et traiter ces questions mais là encore je n'en dirai pas plus. Pour savourer pleinement ce livre, il faut le découvrir dans son intégralité.
Vivement le tome 2 !

Un grand merci aux éditions Dreamcatcher !

Lien : https://chezbookinette.blogs..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AnnaLouise19AnnaLouise19   05 février 2018
Le dos d'Alexander était parsemé d'étoiles. Des cicatrices laissées par les matraques des gardiennes le recouvraient. Elle s'approcha avec douceur. Il ne bougea pas. Le dos tourné, il ne voyait pas les larmes qui avaient rempli les yeux de Gabrielle. Elle effleura du bout des doigts une des marques. Les rebords étaient blancs, lisses. Une constellation de douleurs.
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MaliaeMaliae   18 mai 2018
Le sexe seul ne déterminait pas la nature des gens.
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