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EAN : 9782367407081
144 pages
Éditeur : Scrineo (16/05/2019)
4.34/5   19 notes
Résumé :
Originaires de Moselle, Roger et sa famille ont été contraints de fuir leur région et de se réfugier à Oradour-sur-Glane où ils mènent une vie heureuse. Jusqu’au 10 juin 1944, jour où des soldats nazis allemands encerclent le village.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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lolols28
  15 avril 2021
Un petit roman bien écrit et bien fait, le drame d'Oradour y est présenté avec sincérité mais en évitant les scènes les plus trash si j'ose dire . Une page d'histoire qu'il ne faut pas éviter , une biographie touchante et tragique . A conseiller aux plus jeunes.
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blandine5674
  22 juillet 2021
Un roman jeunesse bien écrit, sans voyeurisme poussé, pour raconter ce massacre d'Oradour-sur-Glane du 10 juin 1944.
L'histoire vraie de Roger Godfrin, seul enfant rescapé qui ne doit sa survie physique qu'à sa désobéissance. Je précise physique car jusqu'à sa mort en 2001 son esprit sera peuplé de cauchemars où ils revoient ses parents, frères, soeurs et amis. Une approche en pudeur pas évidente à transcrire mais que l'écrivain a su maîtriser, mieux que cette critique en tout cas.
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Les_lectures_de_Sophie
  19 mai 2019
Il y a quelques années, j'ai visité le village d'Oradour sur Glane. J'ai été très marquée par l'ambiance, très oppressante, des lieux. Ils sont comme chargés de l'horreur de cette journée du 10 juin 1944. Bizarrement, si j'ai vécu cette visite de manière très forte sur le moment, j'ai occulté une partie des informations sur le déroulement de cette journée, notamment ce qui concerne les enfants de l'école. Je n'ai aucun souvenir de la mention de cette centaine d'enfants, ni de ce seul rescapé. Autant je me souviens parfaitement de l'église et des événements liés, et d'avoir été obligée d'en sortir rapidement tellement je m'y sentait mal, autant je ne visualise même plus l'école, alors que je sais avoir fait le tour du village… Vous comprendrez que le sujet du roman de Régis Delpeuch ait attisé ma curiosité.
Avant de rentrer dans le livre, un mot sur la couverture signée Antoine Brivet (illustrateur entre autres de la toute petite librairie d'Adeline Ruel chez Gulf Stream – ma chronique), qui pourrait laisser penser que Roger assiste à l'incendie de l'église, or à aucun moment il n'est directement visuellement témoin du massacre. C'est cependant une très jolie couverture, où j'apprécie particulièrement, une fois de plus, le travail de la lumière que réalise Antoine Brivet. Il met en valeur les cheveux roux de Roger, qui rappellent la couleur des flammes qui semblent l'éclairer de derrière. J'aurais sans doute préféré voir l'enfant dos à la scène, ce qui aurait été plus représentatif de l'histoire.
Dans le communiqué de presse, l'auteur répond à 3 questions sur son roman, j'ai trouvé intéressant de vous partager ses réponses, pour mieux comprendre pourquoi il a écrit ce livre, mais aussi pour rassurer les adultes sur la représentation de la violence dans ce roman destiné aux enfants à partir de 9 ans :
Pourquoi raconter le massacre d'Oradour ?
Parce que les dangers les plus extrêmes sont ceux que l'on occulte, ceux que l'on refuse d'affronter, croyant par-là qu'ils ne se reproduiront jamais.
Mais les enfants, à 9/10 ans, ne sont-ils pas trop jeunes pour lire ce roman ?
Non, car le drame d'Oradour montre à quel point la violence déchaînée de la guerre ignore l'innocence des enfants. Si nous voulons faire de nos enfants des citoyens responsables, si nous voulons les éveiller à une véritable culture de la paix, il faut leur faire prendre conscience très jeune que l'histoire s'emballe toujours plus vite qu'on ne le croit, et verse souvent dans l'abîme de la barbarie.
Dans l'ouvrage, le petit Roger assiste-t-il au massacre ?
Non, il s'enfuit dès que les Allemands demandent le rassemblement sur le champ de foire. Une fois loin du village, il apercevra la fumée s'élevant de l'église sans savoir de quoi il s'agit. Il ne vit pas les faits au moment où ils surviennent, mais ils lui seront rapportés par les amis de ses parents, de manière neutre, pour ne pas choquer les lecteurs.
Effectivement, si le parcours de Roger est difficile, si il souffre, on ne voit jamais directement le massacre. Il y a certes des scènes violentes, mais pas plus que ce que tout enfant peut voir à la télévision ou sur internet quotidiennement. de plus, on a ici la distance du récit, et l'aide d'un cahier documentaire à la fin de l'ouvrage, qui contextualise les événements racontés. C'est cependant une lecture qui nécessite, je pense, un accompagnement et une discussion.
Quand on lit l'histoire de Roger, on se dit qu'il n'a vraiment pas eu de chance. Déporté de Moselle jusqu'au village d'Oradour avec sa famille, il se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Mais il s'en est sorti ce jour là parce que son père lui avait appris à se méfier des allemands. D'une manière générale, l'auteur a choisi dans son adaptation des événements de mettre en avant l'importance de l'éducation reçue, et de nous montrer comment la famille de Roger est restée soudée face aux événements. Je pense notamment au papa de Roger qui lui raconte au tout début que le sac que le petit (il a 4 ans en 1940) doit porter contient du chocolat pour le motiver… ou de son oncle qui lui promet un cheval de bois la prochaine fois qu'ils se verront pour le consoler de devoir laisser ses jouets en bois derrière lui en quittant la Moselle.
Ce qui ressort de ce roman, c'est tout l'amour d'une famille. Comment les exilés de Charly ont su rester unis grâce à leurs parents, comment les enfants de la famille ont pu vivre une vie « normale » jusqu'à ce 10 juin, et comment le petit Roger a survécu, se fiant à son instinct et aux conseils de son père, malgré le refus de ses soeurs de le suivre… Bien évidemment, on découvre dans ce livre des événements terribles, horribles, innommables, mais on rencontre surtout une famille avec des valeurs, et un enfant qui, porté par ces valeurs, a réussi à survivre au cauchemar. C'est cette histoire, cette famille, qui rendent l'indicible acceptable lors de la lecture.
Le dossier qui suit le roman est très bien fait, et explique vraiment bien comment les choses se sont déroulées ce 10 juin 1944, et essaie de dire pourquoi. Il raconte aussi la suite, après-guerre, le procès, et plus récemment le Centre de la mémoire d'Oradour. Il nous dit enfin ce qu'est devenu Roger, nous donnant un aperçu de sa vie « après ». le tout avec un vocabulaire simple, parfaitement adapté à l'âge des lecteurs cibles.
Ce petit ouvrage est un concentré d'émotion, le style de l'auteur est très visuel, et permet de bien se représenter les lieux et les personnages. C'est un livre à lire, à faire lire, à partager. Un livre pour ouvrir la discussion, pour que, dans le futur, nos enfants devenus adultes ne reproduisent jamais de tels actes de barbarie. Et quand on regarde ce qui se passe dans le monde actuellement, on se dit qu'il y a urgence à éduquer les plus jeunes au respect et à la paix, tout simplement.
J'ai reçu la version papier de ce livre dans le cadre de ma participation au Club des lecteurs Scrineo pour l'année 2019. Merci à eux pour la confiance.
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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valerie19
  17 septembre 2019
Je suis Limousine… Je vis près de Tulle et ai fait mes études à Limoges. Toute jeune j'ai découvert l'histoire de mon département durant la Seconde Guerre mondiale. Les 99 pendus de Tulle, le maquis, les divisions allemandes qui traversaient les villages répandant la terreur parmi les habitants… Arrivée à Limoges, j'ai découvert l'histoire d'Oradour-sur-Glane, blessure encore douloureuse pour la région. Une amie très chère a perdu une partie de sa famille à Oradour-sur-Glane et un froid matin d'octobre, jour de brouillard, nous sommes allées leur rendre hommage au village martyr. Je n'oublierai jamais le choc de cette visite. Chaque ruine est restée en état, une carcasse de voiture attend que la rouille ait raison d'elle sur une place du village, les impacts de balles, les traces de feu, les marques d'une vie heureuse disloquée en un jour. le temps s'est suspendu le 10 juin 1944, au moment où la vie de 642 femmes, enfants, hommes a été prise par les Waffen SS de la division Das Reich.
Sacrée gageure que de raconter à des enfants de 10 ans cet évènement d'une rare violence, d'une sauvagerie extrême, impossible à comprendre, impossible à accepter. Des hommes, jeunes, très jeunes même, des malgré-nous donc des Alsaciens et des Mosellans, des Français donc, sont entrés un beau matin dans un paisible village limousin pour exécuter l'intégralité de la population. Des innocents ! Tous ! Tous sacrifiés !
Je ne pensais pas un tel roman possible. Surtout que le personnage central a vécu ce cauchemar (il n'aurait pas aimé qu'on l'appelle héros), qu'il était à peine plus jeune que les lecteurs ciblés. Mais ce livre est une éclatante réussite, il est une ode à l'amour que Roger portait à sa famille, au petit village limousin qui les a accueillis si chaleureusement et cela rend encore plus poignant le récit du massacre.
La langue est précise, accessible sans être simpliste. le récit est atroce mais sobre et empreint de respect.
Pour moi ce livre possède un caractère obligatoire, il devrait être lu par tous les enfants du monde pour que jamais l'horreur ne recommence et que jamais on n'oublie.
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0drey62
  25 juin 2019
Waouh en voilà une chronique qui ne va être facile à écrire….
On suit Roger un enfant de 7 ans qui vit Oradour. le 10 juin 1944, des soldats allemands débarquent dans le village et en résultera le terrible massacre d'Oradour-sur-Glane. L'histoire de Roger est une histoire vraie, l'histoire d'un petit garçon marqué par son expulsion de sa Lorraine natale par les Allemands et qui préfère fuir que suivre ce que lui dit un allemand… Voilà ce qui va lui sauver la vie !
On suit le massacre indirectement, les horreurs commises sont ainsi non pas directement explicitée, mais on les découvre petit à petit à travers les yeux d'un enfant. Et cela rend la lecture possible par d'autres enfants.
Bien sûr ce n'est pas un livre très joyeux, mais cela reste un livre très important. Personnellement j'avais découvert ce fait tragique en classe de CM1 ou CM2, et il m'avait profondément révoltée, j'avais eu besoin d'en parler, de débriefer ce qu'avait très bien fait mon professeur mais également mes parents. Je pense toujours qu'il sera extrêmement important de débriefer cette lecture avec l'enfant qui lit ce livre. Cela doit ouvrir à une discussion pour que jamais ces faits ne soient oubliés, et pour éviter autant que possible qu'ils se reproduisent.
Le livre se termine sur la chronologie exacte de cette journée, la remise en perspective dans le contexte historique, le pourquoi les Allemands ont-ils fait cela (même si bien sûr cela ne justifie en rien l'horreur du massacre bien au contraire !) et je trouve cela très bien surtout quand ce sont des enfants qui sont ciblés et qu'ils n'ont pas encore toutes les connaissances nécessaires autour de la seconde guerre mondiale.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ClioInoClioIno   13 juin 2019
Je préfèrerais que personne ne me connaisse ni à Limoges ni ici, mais que mes parents, mes soeurs et mon petit frère soient encore vivants.
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