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EAN : 9791032916902
L'Observatoire (19/05/2021)
3.51/5   38 notes
Résumé :
Exploration des nouvelles pratiques amoureuses à l'ère du numérique 2.0. S'interrogeant sur la possibilité de nouer une relation stable, dans une époque caractérisée par une déconstruction du couple et une multiplication d'injonctions contradictoires, l'auteure mêle des analyses sociologiques à des réflexions personnelles afin d'analyser l'impensé des comportements affectifs contemporains.
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Analire
  15 août 2021
Dating fatigue est un récit assez particulier que l'auteure nomme d'elle-même du « journalisme narratif ». C'est une sorte de stratégie pour intéresser le lecteur à une thématique cible, tout en y incorporant des éléments narratifs purement subjectifs, comme c'est le cas dans ce récit, avec des anecdotes vécues par Judith Duportail.
Après une première publication de journalisme narratif en 2019, L'amour sous algorithme, qui décortiquait l'univers de la célèbre application de rencontre Tinder, l'auteure revient sur les devants de la scène avec un récit analytique sur les effets psychologiques de l'amour post-Tinder du XXIème siècle. Un livre plus que jamais dans l'ère du temps, à l'heure où les couples se rencontrent et se forment virtuellement avant de vivre, partiellement ou non, une belle ou courte histoire. Avec pudeur et courage, l'auteure se met en scène personnellement et ouvre son intimité amoureuse à ses lecteurs. Elle se questionne longuement sur l'amour, les sentiments, sur les relations entre les hommes et les femmes, sur ce qui fait aujourd'hui un couple, sur la sexualité, et ce qui fait que la société d'aujourd'hui, ainsi que le regard des autres influencent notre vision et notre façon de nous comporter. Un récit criant de vérités, où je me suis reconnue à plusieurs reprises.
Comme ce n'est pas une autofiction, mais bien un livre qui a vocation à informer, Judith Duportail fait un remarquable travail en nous documentant sur des thématiques souvent méconnues, ou honteusement cachées. J'ai ainsi pu, entre autre, découvrir ce qu'était la demi-sexualité – une personne ressent une attirance envers une autre personne seulement après avoir bâti des liens émotionnels forts avec celle-ci -, un terme dont je n'avais pas aucunement connaissance, qui vient enrichir mon vocabulaire et ma culture personnelle. de même, sans vouloir s'enfoncer dans un carcan tout tracé, elle aborde l'ensemble des particularités sexuelles et amoureuses qui peuvent exister (pansexualité, hétérosexualité, homosexualité). J'ai beaucoup aimé l'ouverture d'esprit de la journaliste, son franc parler, sans langue de bois, son honnêteté et le courage dont elle fait preuve pour se mettre à nu devant un public d'inconnus (nous). En revanche, j'ai été moins réceptive aux anecdotes mentionnées, qui m'ont parues assez plates et inintéressantes. Elles sont vite lues et vite oubliées… heureusement que la thématique globale du récit est innovante, ce qui est en fait un livre passionnant, qui sort de l'ordinaire !
Un récit avant-gardiste de journalisme narratif, qui informe autant qu'il questionne sur le phénomène affectif contemporain de notre génération. Original et intéressant !
Lien : https://analire.wordpress.co..
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Ebroc
  24 juillet 2021
Bon ben la moyenne pour l'effort de recherche, on sent que la fille a lu des livres, cherché des références, elle explique bien gentiment les concept qu'elle rencontre ...
Mais sinon...
C'est un gros journal intime de fille pas finie. 150 pages pour arriver à la conclusion que on est mieux quand on fait ce qu'on veut, libéré(e) des injonctions diverses et variées et des barrières mentales qu'on s'inflige alors qu'il n'y a pas vraiment de raison.
Sans blague , le scoop !
Noyons tout ça dans une bonne grosse soupe de concepts fumeux qui reinventent la roue et l'eau tiède, le gros lot étant remporté par la demisexualité: c'est quand on préfère apprécier un peu la personne avec qui on couche ou tout au moins avoir une certaine connexion émotionnelle...sans déc ! Et ça c'est "demi", à moitié donc, à mi chemin entre le je saute n'importe qui comme si c'était de la viande ou une poupée gonflable et le je saute personne car j'ai zéro libido (mais attention je peux être amoureux ou amoureuse !), personnellement je trouve ça un peu réducteur alors qu'il me semble (mais c'est très personnel peut-être) que le sexe est en général bien meilleur lorsqu'il y a de l'affection entre les partenaires...
Évidemment, tout ceci est à grand renfort d'anglicismes (peut-être parce que en français on se rend mieux compte de la vacuité du truc...???)
Les hommes en prennent plein la tronche pour pas cher. Oui il y a des comportements déplorables. Oui nous avons toutes, oui toutes, été confrontées un jour ou l'autre (ou la nuit) à de la violence verbale ou physique ou sexuelle (oui même se faire présenter une bite qu'on n'a pas envie de voir peut s'apparenter à une forme de violence, ça ne fait pas mal physiquement mais ça peut perturber suffisamment pour qu'on s'en souvienne, et pas en bien). Mais mince, il y a aussi plein de gars sympas, drôles, tendres, prévenants, attentionnés à découvrir.
Je ne suis pas de la même génération que l'autrice, j'ai une bonne grosse douzaine d'années de plus, certes j'ai rencontré des minables mais aussi des mecs bien parmi les hommes de mon âge, j'ai du mal à croire que nos petits frères soient tous aussi désespérants.
On comprend que l'autrice a été probablement violée ou maltraitée lors de sa première expérience sexuelle, ce qui peut vraisemblablement expliquer ses difficultés et sa méfiance. Son travail d'introspection et de documentation sociologique sur les relations amoureuses lui seront probablement bénéfiques, en tout cas c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
De là à ce que ce soit intéressant à partager....
On aurait envie de lui faire un câlin et de lui dire allez petite hauts les coeurs te laisse pas faire et profite de la vie on n'en a qu'une (comme on dit à sa fille adolescente)
Sauf qu'elle a 34 ans la nana, si elle n'a pas encore compris que la vie c'était grosso modo ça le mode d'emploi, faudrait sortir de son riquiqui petit milieu de journaleux/artistes branchouilles de métropoles.
La vie n'est pas une story d'instagram. Ils le disent bien dans Okapi...
Bref, la moyenne mais au rattrapage (parce qu'elle fait un peu de peine et que faut être bien -veill-ant)
Merci à Babelio et aux éditions de l'Observatoire pour m'avoir adressé cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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Mynialit
  07 septembre 2021
Abandon 😔
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions de l'Observatoire pour m'avoir adressé cet ouvrage durant l'opération Masse Critique.
C'est mon premier abandon depuis que j'ai commencé mon compte Instagram. On ne peut malheureusement pas tout apprécier.
Judith Duportail à écrit trois livres : 20 recettes pour conclure, L'amour sous algorithme et son dernier que j'ai reçu Dating fatigue : Amours et solitude dans les années (20)20.
Elle est journaliste indépendante qui écrit sur l'amour, la liberté et les nouvelles technologies qui affectent ces derniers.
Durant son ouvrage, Judith Duportail est omniprésente et nous donne des anecdotes sur sa vie, c'est un journalisme narratif comme elle l'explique. Elle a écrit son livre comme si elle pensait ou parlait avec une bonne amie, ce qui peut heurter sur son franc-parler et son honnêteté.
Son récit va donc s'exprimer sur l'amour post-Tinder du XXIème siècle. Elle s'interroge sur les relations entre les femmes et les hommes, l'amour, le sexisme, mais aussi les regards des autres et les conséquences sur notre société.
Ce livre est complètement dans l'ère du temps, en effet, les couples se rencontrent et se forment virtuellement grâce à des sites de rencontres.
Dès le début, on remarque que l'auteur a fait énormément de recherche sur le thème puisque ça la touche directement. de plus, j'ai appris du vocabulaire, ce qui peut être un plus pour sa culture générale.
Malheureusement, ce livre n'a pas fonctionné avec moi, car je ne me suis pas reconnue dans ses propos ou sentie concerner. Je ne connais pas tant que ça les sites de rencontres, et je n'ai pas eu besoin de Tinder pour trouver mon amour. Il parlera sûrement à de nombreuses personnes qui passent par des sites de rencontres pour trouver l'amour et se retrouve dans cette spirale infinie.
J'ai lu des avis positifs sur ce livre, j'essaierai plus tard de l'acheter en audio, on ne sait jamais
https://www.instagram.com/p/CTht3K9qQd2/
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cornaline37
  01 juillet 2021
Judith, merci, vraiment.
Je suis une morveuse de 41 ans et ton livre a concrétisé un peu plus le cheminement que j'ai commencé à faire pour m'autoriser à dire non, à m'affranchir du regard conditionnant des autres, de la société, qui attend croit-on qu'on soit obéissantes et bien élevées.
J'aimerais pouvoir dire que je n'ai pas eu besoin de toi pour gagner en confiance en moi, mais je suis bien obligée d'avouer que ton livre m'a tellement soulagée que j'en ai pleuré. Parce que je me suis sentie enfin appartenir à un groupe, celui qui trouve que non, c'est pas normal de devoir faire semblant de porter une cuirasse dans les relations affectives, pas normal d'accepter des micro-violences pour avoir l'air cool, pas normal d'aborder l'amour comme une corrida...
Alors, voilà, merci Judith, pour la liberté, la sincérité, la sensibilité.
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Dedekr
  22 novembre 2021
La thématique est vraiment intéressante, l'autrice honnête - et c'est courageux de sa part car elle aurait pu tomber dans quelque chose de très prescriptif et auquel il aurait été difficile de s'identifier. Mais...j'ai vraiment eu du mal avec son ton (oui "morveuse" je pense à toi) et j'ai eu du mal à la prendre au sérieux lorsqu'elle tombait dans des réflexions angoissées sur le couple ouvert, où lorsqu'elle observait les autres filles avec un oeil au mieux condescendant, au pire mesquin. J'aurais espéré un peu plus classe de la part d'une journaliste féministe mais bon...loin de moi l'idée de dire qu'il faut être parfait pour parler de ça.
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critiques presse (3)
MadmoizellePresse   19 juillet 2021
Ce récit intime nous amène à nous questionner nous-mêmes sur nos comportements, ce que l’on cherche exactement dans nos relations aux autres et nos interprétations sur ce que l’on pense trouver. Un parfait bouton reset pour continuer l’année sur de bonnes bases.
Lire la critique sur le site : MadmoizellePresse
MadmoizellePresse   07 juin 2021
À l’occasion de la sortie du livre Dating Fatigue : amours et solitudes dans les années (20)20 de Judith Duportail, nous avons tenté de comprendre pourquoi le chemin vers l’amour était si complexe, et surtout épuisant.
Lire la critique sur le site : MadmoizellePresse
MadmoizellePresse   19 mai 2021
À l’occasion de la sortie du livre Dating Fatigue : amours et solitudes dans les années (20)20 de Judith Duportail, nous avons tenté de comprendre pourquoi le chemin vers l’amour était si complexe, et surtout épuisant.
Lire la critique sur le site : MadmoizellePresse
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   09 août 2021
Comment ne pas devenir tarée quand les injonctions contradictoires résonnent en stéréo dans notre tête, dans ce monde où il faudrait à la fois se faire respecter sans parler trop fort, être désirable sans faire salope, être intelligente sans être menaçante, être bonne vivante sans être grosse, être femme en ayant le corps d'une enfant. Comment font-ils pour ne pas devenir tarés, eux aussi. Quand il faut être rassurant sans être étouffant, fort mais accessible, ne pas juger les femmes sur le physique mais faire plus d'un mètre- quatre-vingts.
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AnalireAnalire   22 août 2021
J'ai le droit de dire non, je réalise. J'ai le pouvoir de dire tous les non que je n'ai pas osé dire. Je peux quitter le lit d'un homme si je m'y sens mal sans me justifier. Mon corps est mon royaume et mon désir y fait la loi. Mon corps est la seule chose que je possède entièrement, vraiment, sur lequel j'ai tous les droits. C'est moi la patronne, la reine, l'impératrice. Mes désirs sont mes ordres. Pas dans le sens où les autres doivent accéder à tout ce que je leur demande. Dans le sens où personne ne peut approcher de mon corps si je ne le décide pas. Je n'ai aucune explication à donner. Aucune. À personne. Je suis libre, j'ai le pouvoir de dire non, je n'ai pas à me justifier, je me répète, et j'ai l'impression de tenir une arme atomique ente mes mains.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner   05 avril 2022
Comment, dans ce contexte, dans une société qui nous insulte des centaines de fois par jour depuis notre enfance, qui, selon le philosophe Simon Lemoine, fait de nous des « manque d’être », des personnes qui ne se définissent plus que parce qu’elles ne parviennent pas à être, prendre conscience de notre valeur ? Se respecter soi-même dans un tel contexte relève de l’acte de bravoure extrême.
Je repense à toutes les fois où j’ai ri à des blagues que je trouvais humiliantes pour ne pas avoir l’air coincée, où je me suis couchée tard quand l’autre ne voulait pas dormir, à toutes les fois où j’ai souri pour avoir l’air agréable, toutes les fois où j’ai tu mes opinions pour ne pas envenimer les choses, toutes les fois où le bien-être de l’autre est passé avant le mien, toutes les fois où je me suis écrasée, rapetissée toute seule (enfin toute seule…, plutôt bien aidée par la société), et je me rends compte que ce sont toutes ces fois-là où je me suis manqué de respect. Ce n’est pas le sexe qui salit, non, c’est de se trahir pour correspondre aux attentes d’un autre.
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AnalireAnalire   24 août 2021
Si je suis autonome, personne ne peut m'abandonner. Parce que toute personne autonome est in-abandonnable. On n'abandonne que les enfants ou les animaux domestiques qui ne peuvent pas se débrouiller tout seuls. On peut me briser le coeur, ça oui, je peux pleurer le manque d'un homme, d'un amour, une personne peut me blesser et me manquer. Mais pas m'abandonner.
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AnalireAnalire   23 août 2021
C'est ça être adulte. C'est cette blessure, cette conscience, cette solitude existentielle. Aucun mec, aucun couple ne protège de ça, morveuse. Le mythe de l'amour romantique, Hollywood et Walt Disney nous font croire que si. Qu'il existe quelque part "une moitié" qui nous complèterait, nous guérirait de ce vertige. Quand, à la fin des films, les amoureux se jurent qu'ils seront "toujours là l'un pour l'autre quoi qu'il arrive" ; se promettent "que si un jour tu tombes, ce sera dans mes bras", ce sont autant de tentatives d'un retour vain à l'enfance. D'un retour à cette bulle, d'un retour à un monde où les camions de pompiers ne nous concernaient pas. L'espoir vain de se créer un ancrage.
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Video de Judith Duportail (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Judith Duportail
- "L'amour sous algorithme", Judith Duportail, Éditions Goutte-d'Or Par Louise Perrin, IUT Nancy-Charlemagne, Métiers de Livre (stagiaire formidable !) https://www.librest.com/livres/l-amour-sous-algorithme-judith-duportail_0-5580601_9791096906147.html
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