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ISBN : 2809480516
Éditeur : Panini France (13/03/2019)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Bruce Banner est mort ; Hulk aussi. Du moins, c'est ce que croient la plupart des personnes. En réalité, le docteur Banner erre à travers les Etats-Unis, en quête de lui-même et de paix intérieure. Le Colosse de Jade, qui se manifeste la nuit, est toujours avec lui. Et si le frêle scientifique peut subir des coups fatals, son alter ego se révèle quant à lui immortel. Al Ewing (Avengers) et Joe Bennett (Secret Empire) envoient Hulk sur une route pavée de mort et d'ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Presence
  16 mars 2019
Ce tome est le premier d'une nouvelle série consacrée à Hulk, après sa mort apparente dans Civil War II (2016) de Brian Michael Bendis & David Marques. Il comprend les épisodes 1 à 6, ainsi que 10 pages extraites d'Avengers 684, initialement parus en 2018, écrits par Al Ewing, dessinés par Joe Bennett, encrés par Ruy José, avec une mise en couleurs réalisée par Paul Mounts. L'extrait d'Avengers 684 a été écrit par Jim Zub, Mark Waid et Al Ewing, dessiné par Joe Bennett et encré par Ruy José. L'épisode 3 comprend des pages dessinées par Paul Hornschemeier, Marguerite Sauvage, Garry Brown. Les couvertures époustouflantes ont été réalisées par Alex Ross. Ce tome comprend également les couvertures alternatives réalisées par Dale Keown, Clayton Crain, Sal Buscema (réédition), Kaare Andrews, Gerardo Zaffino, Athur Adams, Rahzzah, Skottie Young, ainsi qu'une postface d'une page écrite par Al Ewing.
Tommy Hill, un jeune homme armé d'un pistolet chargé, arrive dans une station-service Roxxon, au beau milieu de l'Arizona. Pendant que sa mère fait le plein, Sandra Ann (Sandy) Brockhurst vient de pénétrer dans la supérette où se trouve la caisse pour acheter un en-cas pour la route. Elle regarde d'un drôle d'air un individu louche avec une casquette enfoncée sur le crâne. Tommy Hill entre à son tour, capuche sur la tête, foulard devant la bouche, et pistolet à la main. Il exige que l'employé lui remette la caisse. de surprise, Sandy Brockhurst lâche la bouteille qu'elle tenait à la main. Surpris et angoissé, Hill se tourne et l'abat d'une balle dans la poitrine, dans le même mouvement. le type à la casquette regarde la jeune adolescente baignant dans son sang ; Tommy l'abat d'une balle en pleine tête. Puis il tire sur l'employé et s'enfuit avec la caisse. Quelques heures plus tard, l'inspectrice de police Gloria Mayes est sur place avec une équipe pour effectuer les constats et recueillir les dépositions. Elle indique les grandes lignes des événements à la journaliste Jackie (Jacqueline) McGee. La nuit à la morgue, le bras du cadavre de l'homme à la casquette commence à prendre de la masse musculaire et à virer au vert.
Pendant ce temps-là, Tommy Hill s'est rendu au quartier général du gang des Dogs of Hell, pour rendre compte à Joe, leur chef, en présence des autres membres du gang. Il n'arrive pas à retenir ses larmes, traumatisé par le fait d'avoir tué des gens. Joe L écoute gentiment, tout en indiquant que rien ne pourra les faire revivre, et que Tommy lui doit toujours de l'argent, le remboursement de ce qu'il lui a prêté. Tommy Hill allonge les 200 dollars demandés, et répond que sa famille va un peu mieux. Hill prend congé, et Joe lui donne une dernière recommandation, celle de toujours se montrer fort, parce qu'il y aura toujours quelqu'un de plus fort pour venir le chercher. À l'extérieur, un bruit sourd retentit. Chaque membre du gang saisit une arme à feu et s'apprête à se défendre. Deux énormes mains vertes traversent le mur extérieur et se saisissent de l'un d'eux. Quelqu'un de plus fort est arrivé sur place, pour les chercher. Tommy Hill tente de s'enfuir en regagnant sa voiture.
De temps à autre, les responsables éditoriaux constatent que quels que soit le talent des équipes créatrices mises en place pour s'occuper d'un personnage, la sauce de prend pas. Ça a été le cas pour Hulk au milieu des années 2010, que ce soit avec la série Incredible Hulk by Jason Aaron, ou la suivante Indestructible Hulk by Mark Waid. Dans ces cas-là, il existe la solution qui consiste à laisser reposer le personnage quelques mois ou années, avant de lui redonner une série mensuelle. En ce qui concerne Hulk, il a donc été écarté de manière radicale, en mourant dans des circonstances relatées dans Civil War II. En se lançant dans cette nouvelle série, le lecteur sait donc qu'il va découvrir un nouveau statu quo. Il commence par noter le nouvel adjectif accolé à Hulk, semblant indiquer un changement d'état : l'immortalité. Ensuite, il se régale des couvertures d'Alex Ross, mettant bien en valeur la musculature du personnage, sa masse imposante, son caractère monstrueux, sa couleur verte, sans oublier le violet de son pantalon. Outre son incroyable présence physique sur la couverture de l'épisode 1, le lecteur apprécie la composition de celle de l'épisode 3, où Hulk est de dos, avec un trou béant au niveau du torse permettant de voir son adversaire devant lui, le doigt encore fumant.
Al Ewing est un scénariste anglais qui a déjà réussi à réaliser des séries mémorables pour Marvel, par exemple 2 très bonnes saisons des Ultimates. Il profite d'un premier épisode plus long pour ramener progressivement Hulk sur la scène. Il a choisi un endroit retiré des grandes métropoles, en Arizona. Par la suite, le récit se déplace dans le Colorado, au Dakota du Sud et dans le Minnesota. le retour vers la civilisation s'effectue lentement, car il est évident que dès que Hulk sera exposé au public, le secret de son retour sera éventé. Par ailleurs le premier épisode met Hulk face à des humains sans superpouvoirs. le lecteur éprouve un peu la même sensation que le début des épisodes écrits par Bruce Jones en 2001. En outre, Ewing ajoute une dimension dramatique à ce retour, en citant le Cas étrange du Dr Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson (le roman qui avait servi d'inspiration à Stan Lee & jack Kirby pour la création de Hulk en 1962, mais aussi le Paradis perdu de John Milton, Huis clos de Jean-Paul Sartre. Pour autant, le scénariste reste sur des intrigues simples, résolues en 1 épisode pour les 3 premiers, sur la base d'une confrontation avec un autre superhéros irradié aux rayons gamma pour les 2 suivants.
La dynamique de la série est donc simple : Hulk est immortel, comme l'annonce le titre, et Bruce banner bénéficie de cette particularité, c'est ce qui l'a fait revenir. Les scénarios sont simples : Bruce Banner se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, et Hulk ne peut pas laisser passer ces injustices ou ces crimes. En cours de route, Banner indique à un interlocuteur que désormais Hulk est le plus intelligent des 2. le lecteur apprécie que les responsables éditoriaux aient pu affecter un unique dessinateur pour ces 5 épisodes. La participation ponctuelle de Paul Hronshemeier, Marguerite Sauvage et Garry Brown s'explique par le fait que dans cet épisode 3, la journaliste recueille les témoignages de 3 personnes différentes, et ils racontent chacun à la manière ce qui s'est passé. du coup, les dessins des 3 artistes permettent de montrer les choses avec des caractéristiques visuelles différentes, avec une mention spéciale pour la vision sucrée romantique par Marguerite Sauvage. Au vu de la longue carrière de Joe Bennett, le lecteur peut éprouver un a priori sur le fait qu'il va avoir droit à des dessins marqués par un héritage mal digéré de Jim Lee et Marc Silvestri. Les dessins du premier épisode se rangent dans un registre réaliste et descriptif, avec un bon niveau de détails. L'artiste s'est investi dans la représentation des tenues vestimentaires qui ne sont pas toutes identiques ou insipides. Bruce Banner porte des vêtements confortables et génériques, ce qu'il explique en cours de route en indiquant que chaque fois qu'il se transforme, il perd tout ce qu'il a sur lui et que de ce fait il se contente de vêtements bon marché. Au contraire, Walter Langowki porte des tenues plus sport et plus recherchées. le lecteur peut aussi regarder les différentes tenues de la journaliste Jackie McGee, et constater que les tenues des différents civils sont spécifiques.
Le lecteur sait bien que les éditeurs de comics de superhéros privilégient la régularité de la sortie de leurs produits, à la qualité des dessins, ce qui implique une cadence de production soutenue pour les artistes. Pour autant, il a le plaisir de constater que Joe Bennett fait plus que le minimum syndical et qu'il s'investit dans la représentation des décors assez régulièrement : l'extérieur de la station-service et l'intérieur de la supérette, l'intérieur du squat qui sert de quartier général au gang des Dogs of Hell, l'extérieur et l'intérieur du diner où mange Bruce Banner en début d'épisode 2 (avec un enseigne Buscema), les espaces verts du cimetière de Green Peak, l'intérieur de la gare routière où McGee attend Langowksi, les voitures explosées dans la rue en début d'épisode 4. Joe Bennett plante à chaque fois le décor de manière à ce qu'il soit consistant et qu'il présente des particularités, avec un encrage méticuleux réalisé par Ruy José. La narration visuelle est efficace et bien rythmée. Lors des scènes d'action, Joe Bennett s'en donne à coeur joie pour dramatiser les prises de vue, avec des angles en contreplongée appuyée, des expressions de visage très soutenues attestant d'émotions intenses. Il dessine un Hulk massif, ne tenant pas en entier dans le cadre des cases, n'hésitant pas à approcher son visage de celui du lecteur, pénétrant ainsi dans sa sphère intime en termes de proxémie. Hulk est donc très impressionnant, avec un regard et des expressions pénétrantes. Par contre, ce mode de représentation massive induit une force colossale qui devrait s'accompagner de destructions massives. du coup, le dessinateur se retrouve un peu gêné aux entournures quand Hulk et un autre superhéros se battent dans un hôpital, fracassant les murs et les installations, mais sans faire de blessés, sans faire s'écrouler le bâtiment, malgré la puissance des coups.
Al Ewing accroche donc son lecteur dès les premières pages, avec Bruce Banner à nouveau sur la route, essayant de passer inaperçu, dans l'incapacité de s'installer et de construire une vie, entièrement à la merci de ses transformations en Hulk qui ne sont plus que nocturnes. Al Ewing sait lui donner de la personnalité, que ce soit en tant que vagabond, par rapport à l'impact de Hulk sur sa vie, ou encore dans sa relation avec un membre de sa famille. Jackie McGee apparaît comme une professionnelle souhaitant aller au bout de son reportage, sans être arriviste ou vouloir décrocher un scoop à tout prix. En cours de route, Al Ewing dévoile la raison de sa fascination vis-à-vis de Hulk, qui s'avère à double tranchant. Walter Langowksi dispose d'une personnalité affirmée et bien différente de celle de Bruce Banner, avec un éclairage sur ses motivations, du fait d'avoir d'abord été un sportif de haut niveau à l'université. Évidemment, au fil des épisodes, il apparaît des éléments secondaires qui alimentent petit à petit le mystère relatif au retour de Bruce Banner, à l'immortalité de Hulk, au problème de Walter Langowski. le lecteur ne sait pas trop s'il peut espérer que cela débouche sur quelque chose d'original, mais en attendant ce mystère sert de carburant à la dynamique du récit, de manière très satisfaisante. L'extrait de l'épisode 684 de la série Avengers revient sur les différentes occasions où Hulk est passé de vie à trépas (avec un décolletage de tête impressionnant dans Avengers: Ultron Forever d'al Ewing & Alan Davis).
Ce premier tome du retour d'un personnage mort peu de temps auparavant installe dans le lecteur dans une ambiance prenante, et un mystère prometteur. Joe Bennett & Ruy José réalisent des planches bien peaufinées, avec une narration claire et rapide, et une interprétation de Hulk rappelant ses tout débuts. le lecteur se prend au jeu de retrouver ce personnage et d'observer les différences, de revoir Bruce Banner en vagabond par la force des choses, et Hulk en individu avec une force physique hors du commun, et une intelligence qui le rend imprévisible.
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Presence
  08 janvier 2019
Ce tome est le premier d'une nouvelle série consacrée à Hulk, après sa mort apparente dans Civil War II (2016) de Brian Michael Bendis & David Marques. Il comprend les épisodes 1 à 6, ainsi que 10 pages extraites d'Avengers 684, initialement parus en 2018, écrits par Al Ewing, dessinés par Joe Bennett, encrés par Ruy José, avec une mise en couleurs réalisée par Paul Mounts. L'extrait d'Avengers 684 a été écrit par Jim Zub, Mark Waid et Al Ewing, dessiné par Joe Bennett et encré par Ruy José. L'épisode 3 comprend des pages dessinées par Paul Hornschemeier, Marguerite Sauvage, Garry Brown. Les couvertures époustouflantes ont été réalisées par Alex Ross. Ce tome comprend également les couvertures alternatives réalisées par Dale Keown, Clayton Crain, Sal Buscema (réédition), Kaare Andrews, Gerardo Zaffino, Athur Adams, Rahzzah, Skottie Young, ainsi qu'une postface d'une page écrite par Al Ewing.
Tommy Hill, un jeune homme armé d'un pistolet chargé, arrive dans une station-service Roxxon, au beau milieu de l'Arizona. Pendant que sa mère fait le plein, Sandra Ann (Sandy) Brockhurst vient de pénétrer dans la supérette où se trouve la caisse pour acheter un en-cas pour la route. Elle regarde d'un drôle d'air un individu louche avec une casquette enfoncée sur le crâne. Tommy Hill entre à son tour, capuche sur la tête, foulard devant la bouche, et pistolet à la main. Il exige que l'employé lui remette la caisse. de surprise, Sandy Brockhurst lâche la bouteille qu'elle tenait à la main. Surpris et angoissé, Hill se tourne et l'abat d'une balle dans la poitrine, dans le même mouvement. le type à la casquette regarde la jeune adolescente baignant dans son sang ; Tommy l'abat d'une balle en pleine tête. Puis il tire sur l'employé et s'enfuit avec la caisse. Quelques heures plus tard, l'inspectrice de police Gloria Mayes est sur place avec une équipe pour effectuer les constats et recueillir les dépositions. Elle indique les grandes lignes des événements à la journaliste Jackie (Jacqueline) McGee. La nuit à la morgue, le bras du cadavre de l'homme à la casquette commence à prendre de la masse musculaire et à virer au vert.
Pendant ce temps-là, Tommy Hill s'est rendu au quartier général du gang des Dogs of Hell, pour rendre compte à Joe, leur chef, en présence des autres membres du gang. Il n'arrive pas à retenir ses larmes, traumatisé par le fait d'avoir tué des gens. Joe L écoute gentiment, tout en indiquant que rien ne pourra les faire revivre, et que Tommy lui doit toujours de l'argent, le remboursement de ce qu'il lui a prêté. Tommy Hill allonge les 200 dollars demandés, et répond que sa famille va un peu mieux. Hill prend congé, et Joe lui donne une dernière recommandation, celle de toujours se montrer fort, parce qu'il y aura toujours quelqu'un de plus fort pour venir le chercher. À l'extérieur, un bruit sourd retentit. Chaque membre du gang saisit une arme à feu et s'apprête à se défendre. Deux énormes mains vertes traversent le mur extérieur et se saisissent de l'un d'eux. Quelqu'un de plus fort est arrivé sur place, pour les chercher. Tommy Hill tente de s'enfuir en regagnant sa voiture.
De temps à autre, les responsables éditoriaux constatent que quels que soit le talent des équipes créatrices mises en place pour s'occuper d'un personnage, la sauce de prend pas. Ça a été le cas pour Hulk au milieu des années 2010, que ce soit avec la série Incredible Hulk by Jason Aaron, ou la suivante Indestructible Hulk by Mark Waid. Dans ces cas-là, il existe la solution qui consiste à laisser reposer le personnage quelques mois ou années, avant de lui redonner une série mensuelle. En ce qui concerne Hulk, il a donc été écarté de manière radicale, en mourant dans des circonstances relatées dans Civil War II. En se lançant dans cette nouvelle série, le lecteur sait donc qu'il va découvrir un nouveau statu quo. Il commence par noter le nouvel adjectif accolé à Hulk, semblant indiquer un changement d'état : l'immortalité. Ensuite, il se régale des couvertures d'Alex Ross, mettant bien en valeur la musculature du personnage, sa masse imposante, son caractère monstrueux, sa couleur verte, sans oublier le violet de son pantalon. Outre son incroyable présence physique sur la couverture de l'épisode 1, le lecteur apprécie la composition de celle de l'épisode 3, où Hulk est de dos, avec un trou béant au niveau du torse permettant de voir son adversaire devant lui, le doigt encore fumant.
Al Ewing est un scénariste anglais qui a déjà réussi à réaliser des séries mémorables pour Marvel, par exemple 2 très bonnes saisons des Ultimates. Il profite d'un premier épisode plus long pour ramener progressivement Hulk sur la scène. Il a choisi un endroit retiré des grandes métropoles, en Arizona. Par la suite, le récit se déplace dans le Colorado, au Dakota du Sud et dans le Minnesota. le retour vers la civilisation s'effectue lentement, car il est évident que dès que Hulk sera exposé au public, le secret de son retour sera éventé. Par ailleurs le premier épisode met Hulk face à des humains sans superpouvoirs. le lecteur éprouve un peu la même sensation que le début des épisodes écrits par Bruce Jones en 2001, voir Hulk; Return of the Monster. En outre, Ewing ajoute une dimension dramatique à ce retour, en citant le Cas étrange du Dr Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson (le roman qui avait servi d'inspiration à Stan Lee & jack Kirby pour la création de Hulk en 1962, mais aussi le Paradis perdu de John Milton, Huis clos de Jean-Paul Sartre. Pour autant, le scénariste reste sur des intrigues simples, résolues en 1 épisode pour les 3 premiers, sur la base d'une confrontation avec un autre superhéros irradié aux rayons gamma pour les 2 suivants.
La dynamique de la série est donc simple : Hulk est immortel, comme l'annonce le titre, et Bruce banner bénéficie de cette particularité, c'est ce qui l'a fait revenir. Les scénarios sont simples : Bruce Banner se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, et Hulk ne peut pas laisser passer ces injustices ou ces crimes. En cours de route, Banner indique à un interlocuteur que désormais Hulk est le plus intelligent des 2. le lecteur apprécie que les responsables éditoriaux aient pu affecter un unique dessinateur pour ces 5 épisodes. La participation ponctuelle de Paul Hronshemeier, Marguerite Sauvage et Garry Brown s'explique par le fait que dans cet épisode 3, la journaliste recueille les témoignages de 3 personnes différentes, et ils racontent chacun à la manière ce qui s'est passé. du coup, les dessins des 3 artistes permettent de montrer les choses avec des caractéristiques visuelles différentes, avec une mention spéciale pour la vision sucrée romantique par Marguerite Sauvage. Au vu de la longue carrière de Joe Bennett, le lecteur peut éprouver un a priori sur le fait qu'il va avoir droit à des dessins marqués par un héritage mal digéré de Jim Lee et Marc Silvestri. Les dessins du premier épisode se rangent dans un registre réaliste et descriptif, avec un bon niveau de détails. L'artiste s'est investi dans la représentation des tenues vestimentaires qui ne sont pas toutes identiques ou insipides. Bruce Banner porte des vêtements confortables et génériques, ce qu'il explique en cours de route en indiquant que chaque fois qu'il se transforme, il perd tout ce qu'il a sur lui et que de ce fait il se contente de vêtements bon marché. Au contraire, Walter Langowki porte des tenues plus sport et plus recherchées. le lecteur peut aussi regarder les différentes tenues de la journaliste Jackie McGee, et constater que les tenues des différents civils sont spécifiques.
Le lecteur sait bien que les éditeurs de comics de superhéros privilégient la régularité de la sortie de leurs produits, à la qualité des dessins, ce qui implique une cadence de production soutenue pour les artistes. Pour autant, il a le plaisir de constater que Joe Bennett fait plus que le minimum syndical et qu'il s'investit dans la représentation des décors assez régulièrement : l'extérieur de la station-service et l'intérieur de la supérette, l'intérieur du squat qui sert de quartier général au gang des Dogs of Hell, l'extérieur et l'intérieur du diner où mange Bruce Banner en début d'épisode 2 (avec un enseigne Buscema), les espaces verts du cimetière de Green Peak, l'intérieur de la gare routière où McGee attend Langowksi, les voitures explosées dans la rue en début d'épisode 4. Joe Bennett plante à chaque fois le décor de manière à ce qu'il soit consistant et qu'il présente des particularités, avec un encrage méticuleux réalisé par Ruy José. La narration visuelle est efficace et bien rythmée. Lors des scènes d'action, Joe Bennett s'en donne à coeur joie pour dramatiser les prises de vue, avec des angles en contreplongée appuyée, des expressions de visage très soutenues attestant d'émotions intenses. Il dessine un Hulk massif, ne tenant pas en entier dans le cadre des cases, n'hésitant pas à approcher son visage de celui du lecteur, pénétrant ainsi dans sa sphère intime en termes de proxémie. Hulk est donc très impressionnant, avec un regard et des expressions pénétrantes. Par contre, ce mode de représentation massive induit une force colossale qui devrait s'accompagner de destructions massives. du coup, le dessinateur se retrouve un peu gêné aux entournures quand Hulk et un autre superhéros se battent dans un hôpital, fracassant les murs et les installations, mais sans faire de blessés, sans faire s'écrouler le bâtiment, malgré la puissance des coups.
Al Ewing accroche donc son lecteur dès les premières pages, avec Bruce Banner à nouveau sur la route, essayant de passer inaperçu, dans l'incapacité de s'installer et de construire une vie, entièrement à la merci de ses transformations en Hulk qui ne sont plus que nocturnes. Al Ewing sait lui donner de la personnalité, que ce soit en tant que vagabond, par rapport à l'impact de Hulk sur sa vie, ou encore dans sa relation avec un membre de sa famille. Jackie McGee apparaît comme une professionnelle souhaitant aller au bout de son reportage, sans être arriviste ou vouloir décrocher un scoop à tout prix. En cours de route, Al Ewing dévoile la raison de sa fascination vis-à-vis de Hulk, qui s'avère à double tranchant. Walter Langowksi dispose d'une personnalité affirmée et bien différente de celle de Bruce Banner, avec un éclairage sur ses motivations, du fait d'avoir d'abord été un sportif de haut niveau à l'université. Évidemment, au fil des épisodes, il apparaît des éléments secondaires qui alimentent petit à petit le mystère relatif au retour de Bruce Banner, à l'immortalité de Hulk, au problème de Walter Langowski. le lecteur ne sait pas trop s'il peut espérer que cela débouche sur quelque chose d'original, mais en attendant ce mystère sert de carburant à la dynamique du récit, de manière très satisfaisante. L'extrait de l'épisode 684 de la série Avengers revient sur les différentes occasions où Hulk est passé de vie à trépas (avec un décolletage de tête impressionnant dans Avengers: Ultron Forever d'al Ewing & Alan Davis).
Ce premier tome du retour d'un personnage mort peu de temps auparavant installe dans le lecteur dans une ambiance prenante, et un mystère prometteur. Joe Bennett & Ruy José réalisent des planches bien peaufinées, avec une narration claire et rapide, et une interprétation de Hulk rappelant ses tout débuts. le lecteur se prend au jeu de retrouver ce personnage et d'observer les différences, de revoir Bruce Banner en vagabond par la force des choses, et Hulk en individu avec une force physique hors du commun, et une intelligence qui le rend imprévisible.
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