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EAN : 9782082125413
350 pages
Éditeur : Flammarion (29/02/2000)

Note moyenne : 5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Mes travaux sur les hommes ne pouvaient réellement progresser qu'en disposant d'un spécimen à la maison, c'était évident. Je sais bien que les recherches dans des conditions de captivité sont très souvent décriées. Pourtant, c'est la seule façon d'effectuer une étude exhaustive. Il suffit de prévoir un espace et des conditions de vie acceptables. Contrairement à ce que l'on croit souvent, la plupart des animaux parviennent à s'adapter et de nombreux exemple montrent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Fuelyod
  29 mars 2011
Angoissant : superbe roman à suspense.
Ce roman noir sert adroitement de prétexte à une série de réflexions philosophiques faisant référence à Spinoza, Wittgenstein, Nietzsche, Kant etc…
Réflexions sur la vie, la sagesse, la morale, la liberté, l'homme et sa place dans le cosmos, l'homme et la connaissance insoutenable qu'il a de sa mortalité (sa finitude), Dieu comme recours à la peur viscérale de la mort...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FuelyodFuelyod   29 mars 2011
"Si dieu n'existe pas, tout est permis"' (Dostoïevski). Pourquoi donc ? Car Dieu, bien sûr, n'existe pas et tout, bien sûr, n'est pas permis. La morale n'a besoin d'aucun Dieu pour être fondée. Purement gratuite, elle n'est rien d'autre que la dignité de l'homme. D'où vient cette dignité ? De la perception universelle que l'homme a de lui-même, quelque chose comme l'intuition profonde de son espèce. L'homme sans Dieu : un être encore plus sacré.
Rien n'est plus niais que d'imaginer que le refus de Dieu conduit ipso facto à je ne sais quelle forme de nihilisme : non la Morale n'existe pas, non la Justice n'existe pas, non le Bien n'existe pas. C'est justement pour cette raison qu'il convient, chaque jour, de les inventer; Sans Dieu, l'essentiel reste à construire.
Spinoza, plus que quiconque, aura compris et dévoilé cette vérité lumineuse qui éclaire comme un soleil la vie des hommes lucides et qui confirme la cécité du troupeau (les croyants comme les athées inconséquents) : rien n'empêche à la fois de refuser Dieu et de tendre à être sage. D'une certaine façon, c'est même la seule façon de le devenir : tout le reste n'est que préjugé, illusion, superstition. Le chemin, certes, est difficile, et les embûches innombrables mais la philosophie est à ce prix.
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FuelyodFuelyod   29 mars 2011
Nietzsche n’affirme pas, banalement, que Dieu n’existe pas, mais déclare, de façon surprenante, que Dieu est mort et que c’est nous, les hommes, qui l’avons tué. Or, si Dieu est mort, c’est qu’il vivait. Et où donc vivait-il ? Présent au cœur de la conscience des hommes – comme un parasite, une maladie de l’esprit. Naturellement, il ne suffit pas de le vouloir pour être enfin guéri. La mort de dieu ne se décrète pas. Il faut pour cela le plus grand des courages, la plus aiguë des lucidités. Il convient d’éradiquer une bonne fois les vieilles lunes, les croyances ancestrales qui empêchent l’homme d’être lui-même, et le rendent esclave de ses peurs.
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FuelyodFuelyod   29 mars 2011
Au commencement était le monde. D’abord croire en lui. Impératif catégorique de la pensée : pour rechercher la vérité, ne rien adjoindre à la réalité ; Le monde est le monde, le monde est réel. Uniquement de l’être, un chaos de matière, sans aucun reste.
Aucun Dieu, donc. Aucune âme ; Aucun sens, si ce n’est celui que chacun tente de donner à sa vie. Pas plus qu’il n’y a d’arrière monde (Dieu), il n’y a d’arrière-corps (l’âme). Moi-même, comme chaque homme, je coïncide avec mon corps. Déjà, tout est dit. Nos désirs ne sont pas la réalité. Enfants, nos parents nous l’ont suffisamment répété. Adieu Isaac, Abraham et Jacob ! De l’être, encore et toujours. Obstinément.
L’homme n’est pas face au monde mais dans le monde. Il n’y a pas, pour reprendre une expression fameuse, de fantôme dans la machine. Rien d’essentiel ne me distingue de la pierre, de l’arbre, du nuage ou de l’étoile. Je suis ce que je suis dans le même sens où l’on dit que l’arbre est l’arbre ou que la pierre est la pierre. Ce que je pense, crois, imagine, crains, espère…, ne se produit pas dans la magie éthérée de mon âme. A tout ce que je fais, crois, espère, veux, désire, souhaite, envisage, ressens…, correspondent des traductions physiques au niveau cérébral. Cessons de croire que nous ne sommes que ce que nous voulons être. Cessons de croire que nous sommes plus que ce que nous pouvons être. La subjectivité est certainement l’une des plus vertigineuses interrogations, et c’est même probablement, ce qui caractérise le mieux la condition humaine : comment comprendre que cette pierre d’un genre particulier qu’est l’homme puis dire «Moi», puisse se poser la question «Comment est-ce moi qui suis moi ?». Cette interrogation est bien mystérieuse, mais elle l’est plus encore s’il n’y a rien en moi que mon corps et si tout ce que je suis est physiquement, chimiquement et donc ontologiquement équivalent à ce qui compose la pierre, le livre ou le nuage.
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FuelyodFuelyod   29 mars 2011
L’homme, donc. Et non pas Dieu. Car l’homme qui croit en lui-même ne saurait croire en Dieu. La dignité humaine commence par sa propre désillusion.
«Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?» (Leibniz). Soi-disant, la plus vertigineuse de toutes les interrogations métaphysiques. Car si Dieu n’existe pas, comment espérer rendre compte de la présence insolite du monde ? Illusion typique. Le monde n’existe pas en vue d’une fin quelconque. Il est, un point c’est tout.
Avec Dieu, l’homme n’est qu’un enfant – obéissant ou récalcitrant –, un être dépendant, qui se détermine uniquement en fonction d’une conséquence : la crainte d’un courroux redoutable (peur du père), l’espoir d’être accueilli plus tard au paradis au milieu des pétales de roses et des fleurs d’oranger (tendresse infinie de la mère). Dieu, un père Noël pour adultes.
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FuelyodFuelyod   28 mars 2011
D'abord, il y a la vie, l'étonnement face au monde, d'être soi-même dans le monde - l'ineffable stupeur de sa propre existence. (...)
Mais voilà qu'à peine remis de ma stupeur d'être au monde, non de ce que je suis, mais de cela seul que je suis, j'en viens à apprendre ma finitude. (...)
Comment une chose aussi merveilleuse que soi pourrait ne pas durer toujours ! Et ainsi vient la mort.
La mort, c'est-à-dire la seinne propre, la seule qui compte. Inexorable et accablante. Inconcevable évidemment.
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