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Jmlyr
  30 novembre 2018

Très surprenant ce témoignage d'un ermite des temps modernes, qui s'est coupé du monde à l'âge de 20 ans, pendant 27 ans, avant d'être inculpé pour tous les larcins qui lui ont permis de ne pas mourir de faim.

Personne n'a vraiment réussi à le cerner. Fait-il partie de la sphère autistique, avec un haut potentiel intellectuel ? Est-il simplement original ? Inadapté à la société ?

Féru de lecture, il s'est nourri de grands auteurs, puis de tous ceux qui lui tombaient sous la main lors de ses indispensables excursions de survie. Lire à tout prix.

Pas une parole proférée en près de 3 décennies, mais il écoutait les débats à la radio ! Encore plus étonnant : son attrait pour les jeux vidéos, à condition qu'ils soient non violents !

Pétri de culpabilité lors de ses vols, il ne prélevait que le nécéssaire pour lui.

À mi-chemin entre le conte philosophique, et une grosse supercherie, cette biographie semble pourtant bien réelle et nous amène à méditer une fois de plus sur la nature humaine et l'acceptation des êtres différents dans notre monde.
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BillDOE
  02 avril 2019
Christopher Knight est le dernier ermite, arrêté en 2014, alors qu'il était en train de cambrioler la chambre froide d'une colonie de vacances, afin de subvenir à ses besoins vitaux. Cela faisait 27 ans qu'il vivait coupé de tout contact avec la société, au fin fond d'une forêt du Maine.
Le journaliste Michael Finkel est le seul à avoir pu recueillir le témoignage de cette aventure hors norme. Dans un style clair, direct et synthétique, il nous livre l'analyse d'une telle démarche et surtout quelques réponses à la question pourquoi ? Mais la vraie réponse est restée dans la tête de Christopher Knight, elle s'appelle liberté et seule la mort la rend inaliénable.
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Apikrus
  12 décembre 2021
Dans l'Etat du Maine, en 2014, au milieu de la nuit, un gardien surprend un homme en flagrant délit de cambriolage dans un centre de vacances pour personnes handicapées. le sac à dos de l'intrus contient ses outils, une montre et des confiseries volés dans une voiture garée non loin de là, et des provisions alimentaires dérobées dans la cuisine. La multiplication des cambriolages de ce type dans la région, notamment dans cet établissement, avait incité le gardien à installer un système perfectionné de détection et d'alarme.
L'enquête révèle que le voleur, Christopher Knight, né en 1965, n'avait plus donné signe de vie depuis 27 ans. Durant ces années il a vécu seul sous une tente, en marge de la civilisation, ne s'en approchant que pour s'approvisionner en marchandises nécessaires à sa survie en forêt : vêtements, bonbonnes de gaz, nourriture, et livres. Les seuls mots qu'il a échangés avec d'autres humains durant ces années sont des voeux de bonjour réciproques avec des randonneurs croisés une fois par accident. En effet, Christopher, dissimulait au maximum sa retraite, évitant de laisser des traces de ses déplacements (effectués par temps neigeux l'hiver) et s'interdisant tout feu de bois.

Le journaliste Michaël Finkel est particulièrement intrigué par cette aventure et par le personnage qui a choisi de la vivre. Cette histoire est d'autant plus surprenante que lors de son retrait en 1986, Christopher, alors âgé de 21 ans, avait réussi ses études, entamé une activité professionnelle, et qu'il ne fuyait ni la police ni la justice.

Comme l'auteur, j'ai été intrigué par Christopher et par son choix de vie, et les ai trouvés fascinants. J'ai dévoré ce livre mais sur un thème ressemblant, j'ai préféré « Ermites dans la Taïga » du journaliste russe Vassili PESKOV, aussi rédigé sous forme de reportage après enquête.
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musaraneus
  09 juillet 2020

Au milieu des années 80, Christopher Knight, vingt ans, s'enfonce dans les forêts du Maine pour ne jamais en ressortir. Solitaire ingénieux, il vivra de vols et d'eau fraîche durant 27 ans, avant d'être (enfin) arrêté par la police et envoyé en prison pour cambriolage. le journaliste Michaël Finkel entame alors avec lui une correspondance et recueille ainsi son témoignage.
Ce livre, sous forme de récit journalistique, relaye son incroyable histoire : 27 ans de « camping » en pleine nature sauvage, sans prononcer un seul mot, 27 hivers glacials sans allumer un seul feu, 27 années de cambriolages dans les bungalows alentours, sans jamais se faire prendre. Mais qui est vraiment Christopher Knight et pourquoi avoir choisit cette vie de dénuement et d'extrême solitude ?
Certains passages m'ont questionné, intrigué ou passionné d'autres m'ont parut trainer un peu en longueur sur les différentes philosophies de grands solitaires ayant marqué l'histoire, ce qui donne l'impression de lire un précis d'ermitisme plus que le témoignage de Knight lui même.
Et si l'écriture se veut délibérément factuelle, il m'a manqué un petit supplément d'âme pour apprécier pleinement ce récit.
Un fait divers un peu étrange, qui m'a laissé une drôle d'impression mais ne m'a pas déplut non plus.
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ghislainemota
  21 mai 2021
Je viens de terminer le livre de Michael Finkel et je suis perplexe en refermant "Le dernier ermite".
En effet, le récit intrigue beaucoup: comment vivre 27 ans dans la solitude la plus totale et dans les bois à proximité de l'étang du Nord dans le Maine quand autour de Knight la civilisation est si proche?
Taoïste, stoïcisme ou misogynie? les spécialistes se sont penchés sur le cas de Christopher Knight lors de son incarcération pour déterminer le profil de cet homme des bois. Pas vraiment malade mental, pas contestataire, pas de quête spirituelle? Mais qui est donc cet homme qui a l'âge de vingt ans décide sans préméditation de vivre en solitaire loin de ses semblables?
Ce sera la tâche que se donne le journaliste américain Finkel en correspondant à minima avec le prisonnier qui se retrouve sous les barreaux pour les vols commis dans les bungalows.
Cet homme taiseux a détourné le regard de notre société pour une liberté qui n'apparait pas si idyllique dans l'hostilité de la nature.
En lisant ce parcours de vie unique de Knight, je suis ressortie de ma lecture avec de nombreuses questions sans réponse. Car cet ermite qui refuse les contacts humains ,qui dédaigne les conversations, est une énigme: mi- homme mi- bête.
Même si vivre dans un isolement total "il faut de l'espace à profusion et de la solitude" le problème que Knight a rencontré dès le début de sa vie sauvage en 1986 a été la nourriture.
Il a vécu en reclus se fichant bien de Nietzsche qui dénonce que "Fabuler d'un autre monde que le nôtre n'a aucun sens". Et Knight ne revendique ni le bonheur, ni une croyance, ni la liberté; il ne demande qu'à vivre comme une bête indifférent au autres.
La paix est son leitmotiv.
Finkel a eu le tact nécessaire pour obtenir des bribes de compréhension sur cette vie hors du commun tant la parole est absente. Et même lorsque l'ermite sort de prison, le journaliste n'arrive toujours pas à cerner le personnage devenu dépressif et anxieux.
Robinson, Mowgli et Tesson s'en sont mieux sortis.
Un récit de véritable survie loin de l'angélisme de la nature.


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Neneve
  16 août 2020
Tombé par hasard sur ce livre dans une bouquinerie, c'est d'abord le titre qui a attiré mon oeil... J'ai lu la 4e de couverture, et j'ai été conquise... Je ne regrette pas de l'avoir pris. Finkle nous raconte l'histoire du dernier ermite connu du Maine. Un homme qui a décidé de couper tous liens sociaux et de partir s'isoler dans les forêts pendant 27 ans... Une coupure qui aurait pu durer encore plus longtemps, si ce n'est qu'il se fait prendre par la police. C'est que pour subvenir à ses besoins, il entre par infraction dans les maisons et vole nourriture, bouquins, vêtements, etc... Traqué, donc, il fini par se faire prendre... Prison, procès, peine... mais surtout, perte de ses repères, confrontation avec le Monde, obligation d'interactions... Ce sera trop pour lui, qui ne rêvait que d'isolement, de solitude, de communion avec la nature... Une issue triste pour cet ermite. Une bonne lecture.
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coquinnette1974
  12 novembre 2017
Autre ouvrage découvert grâce à net galley et J.-C. Lattès : le dernier ermite de Michael Finkel.
Même si ce livre me tentait bien, j'ai mis un peu de temps à le lire car j'avoue avoir été un peu déçue.
Mon avis est très mitigé.
D'un coté j'ai bien aimé découvrir la vie de cet homme qui s'est coupé de la civilisation pendant tant d'années.
De l'autre, je trouve dommage qu'il n'ai jamais eu l'idée de travailler, et qu'il ai préféré voler (même si ce n'était "que" de menus larcins, pas des choses de grandes valeurs) pour survivre.
Il y a de bonnes choses dans ce livre, mais je n'ai pas vraiment accroché.
Je ne regrette pas ma lecture mais pour moi ça mérite trois étoiles, pas plus.
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Wyoming
  28 mars 2018
Indiscutablement, ce livre est très puissant car il conte une histoire incroyable, véridique, celle d'un jeune de 20 ans qui va vivre seul dans la forêt pendant 27 ans. L'auteur va crescendo dans sa narration ce qui ajoute à la richesse du récit et permet au lecteur de réaliser une progression en lui-même quant à ses sentiments envers l'ermite pour parvenir, à la fin, à déterminer sa propre opinion très librement. le récit commence par l'arrestation, puis le contexte qui a amené ce jeune à s'exiler en forêt, ensuite ses conditions de vie et de survie, puis ses rencontres avec l'auteur émaillées de lettres, enfin sa libération et son début d'apprentissage de la vie parmi les autres. L'auteur insère dans le texte de nombreuses références à la vie érémitique avec des comparaisons d'autres situations proches. le livre comporte également de très belles réflexions métaphysiques sur la solitude, formulées aussi bien par l'ermite lui-même que par l'auteur. On ne peut éviter de comparer Christopher Knight à John Haines et ses 25 ans de solitude organisés sans vol d'aucune sorte et il s'agit de deux démarches très différentes, celle de Haines étant bien sûr bien plus noble. C'est donc très intéressant de lire les deux.
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Odilelacailledesse
  24 février 2022
En 2014, Christopher Knight, qui vivait en ermite dans les forêts du Maine, est arrêté pour vol de nourriture dans les réserves d'une colonie de vacances. A deux pas de la civilisation, il avait passé 27 ans dans un état d'isolement complet au milieu d'un environnement plutôt hostile, résistant tant bien que mal aux hivers glaciaux et à la rareté des ressources alimentaires.
Michael Finkel, le seul journaliste qui soit parvenu à communiquer avec l'ermite, nous livre, dans ce petit ouvrage, les témoignages recueillis auprès de cet individu étrange que rien ne prédisposait à quitter la société des hommes en 1986. Si l'analyse psychologique qu'il propose de cette longue parenthèse en solitaire (troubles autistiques, inadaptation au monde…) est pertinente, le lecteur reste sur sa faim. Pourquoi Christopher Knight, intégré dans la vie professionnelle, a-t-il choisi de tout abandonner et de s'isoler dans une nature qui n'a rien de paradisiaque ? Comment concilier un « idéal » de retrait du monde et la nécessité de multiplier les délits pour se procurer de quoi manger ? Comment comprendre l'attrait de l'ermite, au coeur de la forêt, pour les jeux vidéos et les débats radiodiffusés ? Autant de contradictions qui laissent dubitatif…
Le problème est peut-être lié à la forme même de l'ouvrage. Pour évoquer ces expériences exceptionnelles (solitudes prolongées, aventures en milieu extrême…), rien ne vaut un témoignage de première main ! Impossible, en effet, par le truchement obligé de Michael Finkel, de partager les émotions de Knight, de comprendre ses motivations, de percevoir son ressenti. D'autant que l'homme est assez peu loquace… ce qui n'arrange rien !
Aussi le livre s'attarde-t-il longuement sur les aspects purement techniques de cet isolement et, en particulier, sur la recherche et le vol de nourriture ; en privilégiant le comment au pourquoi, il passe à côté de l'essentiel. Une lecture un peu décevante sur un sujet qui mérite mieux.

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MELANYA
  08 juillet 2021
Un récit plus que surprenant – un fait réel – une aventure qui a été difficile à comprendre (et à admettre) par la société de nos temps modernes, celle de Christopher Knight qui, tout jeune (vingt ans), à l'époque de Tchernobyl et de Reagan, décida tout d'un coup de quitter la civilisation et cela pendant vingt-sept ans), devenant ainsi celui que l'on appellera « le dernier ermite ». L'histoire se déroule dans les superbes contrées du Maine aux États-Unis.

Ce fait nous est relaté par Michael Finkel qui a réussi à l'approcher alors que Christopher avait été emprisonné car finalement découvert. Et ce qui est totalement incroyable c'est que Christopher a réussi à vivre toutes ces décennies, caché dans les bois du Maine – vivant de débrouille – de cambriolages pour se nourrir car des habitations saisonnières ne sont pas si loin que cela de sa tanière. S'il vole tout ce qui peut lui être nécessaire, il le fait en se montrant « respectueux » : en principe il est bien équipé – il ne fracture pas – il laisse tout propre derrière lui (pas de traces) … et ce qu'il emporte lui sert à passer les nombreux mois d'hiver impitoyable. Il n'oublie pas de se fournir, non plus, en une grande quantité de livres car c'est son loisir.

Michael Finkel nous relate ce parcours insensé d'une homme qui ne manquait pas de culture mais qui a choisi de vivre en harmonie avec "Dame Nature." C'est au milieu des bois qu'il se sent chez lui et les descriptions de l'ingéniosité de cet « ermite » ne manquent pas de nous étonner. C'est qu'il a vraiment bien aménagé son chez-lui. Par contre il y a le problème du froid, souvent de la faim et on peut se demander pourquoi il a agi ainsi. Il avait tout ce qu'il lui fallait et a abandonné le confort en laissant sa famille sans nouvelles.
La question est : « Mais pourquoi ? Pourquoi un garçon de vingt ans, détenteur d'un emploi, d'une voiture et d'un cerveau, abandonnerait-il brusquement le monde ? Cet acte comportait des actes suicidaires, à ceci près qu'il ne s'ôta pas la vie. » Pour le reste du monde, j'ai cessé d'exister, m'expliqua-t-il. »
Et que dire des épreuves endurées ? Sa réponse est : « Dans les bois, je n'avais personne à qui me plaindre, alors je ne me plaignais pas. »

Sur cette épreuve que représente la vie en solitaire, l'auteur s'est servi également de réflexions se rapportant à des écrits, par exemple : « Dans le Tao-Te-King, il est dit : « Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. » Ou « Les réponses des ermites sont souvent restées évasives. "
Pressée de communiquer ses conclusions sur sa vie silencieuse dans une grotte pendant douze ans, Tenzin Palmo (une nonne du bouddhisme tibétain) se contenta de répliquer : « Eh bien, cela n'avait rien d'ennuyeux. » Ralph Waldo Emerson écrivit : « Qui pense le plus dira le moins. »…

Avec des réflexions philosophiques – la description du paysage qui entoure les lieux, de ce paysage grandiose dans ce Maine où les saisons ont chacune leur particularité et agissent sur le rythme de vie de Christopher – cet ouvrage qui décrit si bien la survie en milieu hostile, sur la solitude, des questionnements intérieurs, démontre comment cet « ermite », le dernier, a réussi à vivre malgré toutes les souffrances endurées.
Une chose est à remarquer, c'est qu'il a dit ne s'être jamais ennuyé, il passait parfois de longs moments dans ses pensées et cela lui convenait fort bien. Une grande leçon de courage bien que nombreux sont ceux qui ont crié à la supercherie.

C'est la raison pour laquelle Michael Finkel qui lui, y a cru, s'est investi dans ce travail de recherches en rencontrant Christopher Knight en prison et a, lui-même, tenté de vivre un peu comme lui, sur les mêmes lieux. D'ailleurs l'écrivain est la seule personne que Christopher ait accepté de rencontrer.
Un récit passionnant que j'ai dévoré d'une seule traite d'autant plus que tout est véridique et que l'on rencontre bien des surprises…..
Pour les amateurs d'aventure.
Lien : https://www.babelio.com/monp..
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