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ISBN : 2070650634
Éditeur : Gallimard Jeunesse (21/03/2013)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 137 notes)
Résumé :
"Approchez, les enfants, que je vous tricote une histoire"



J'ai adoré ce livre car il raconte l'histoire du petit chaperon rouge moderne . J'ai bien aimé quand Sophia traverse le bois qui est en fait le centre - ville.
Méline

Sophia vit dans un quartier pauvre, avec sa petite sœur et sa mère. Elle doit traverser the « wood » pour apporter un sac de biscuit, de miel et d’oranges. The « wood » c’est la forêt, ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (115) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  27 mars 2013
Tout le monde (ou presque) connaît le Chaperon rouge.
Des contes contemporains et livres d'images dans lesquels auteurs et illustrateurs ont fait traverser quelques siècles à cette petite étourdie , pour la transposer dans notre monde, dit "moderne", il en existe quantité. Cet album en fait partie.
Sophia habite avec sa mère et petite soeur dans un immeuble quelconque, situé dans une très grande ville. Sa maman lui a demandé d'apporter quelques biscuits et oranges à sa grand-mère souffrante et Sophia se met en route. Pour arriver jusqu'à chez sa mamie, habitant à l'autre extrémité de la ville, Sophia doit passer d'un bout à l'autre l'immense centre commercial "The Wood". Or, elle se laisse distraire par une vitrine alléchante et prend alors la mauvaise sortie. Elle se retrouve ainsi dans un quartier défavorisé où des petits délinquants l'acculent dans une ruelle, à moins qu'un chasseur souriant de toutes ses dents lui vient à l'aide ?...mais, vous connaissez l'histoire !...enfin, vous croyez (!) la connaître.
Ce n'est pas le texte, quasi minimaliste, d'Aaron Frisch qui donne corps et essence à ce livre, mais bien les illustrations grouillantes d'une multitude de détails de Roberto Innocenti. Ce sont les images qui racontent "l'histoire", que Sophia ne fait que parcourir tel un fil d'Ariane. Ces images qui nous content l'agressivité de la vie urbaine avec son trafic, les publicités omniprésentes, la surconsommation, les quartiers sordides, la petite criminalité...
La lecture de cette critique de société demande un oeil attentif et un esprit analytique dont peu d'enfants en-dessous de 8 ans sont capables...parce que la violence présente dans certains dessins, eh bien, ils la connaissent déjà !
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trust_me
  29 septembre 2013
Sophia habite avec sa mère dans une forêt de béton et de briques. Sa mamie habite de l'autre coté de la forêt et elle n'est pas très en forme. Alors Sophia décide d'aller lui tenir compagnie. Elle remplit son sac de biscuits et de fruits, boutonne son manteau à capuche rouge et quitte l'appartement avec en tête les recommandations maternelles : « Ne t'écarte jamais de ton chemin. » Mais la forêt est tellement grande. La petite fille n'a pas encore tous ses repères dans le monde extérieur, dans cette foule où « tout le monde vous voit mais personne ne vous voit. »
Sur la route devant la mener chez sa grand-mère, Sophia passe par le coeur de la forêt, un centre commercial gigantesque brillant de mille feux. Un endroit où les tentations sont nombreuses et par lequel l'enfant décide de faire un détour. Elle s'y perd et en sortant, un terrible danger la guette. Bien plus tard, dans l'immeuble de la petite fille en rouge, une mère inquiète veille depuis des heures lorsque le téléphone sonne…
Une réécriture moderne et dérangeante du Petit chaperon rouge pour cet album angoissant à souhait. Ce n'est plus en forêt mais en ville que l'enfant chemine. Une mégalopole sombre et immense remplie de dangers. La naïveté de Sophia lui fait faire de bien mauvaises rencontres dans cet enfer urbain de pauvreté, de violence et de solitude.
Les illustrations de Roberto Innocenti sont réalistes et d'une richesse folle. Toutes fourmillent de détails et l'étude minutieuse des arrières plans révèle une ambiance des plus malsaines : agressivité, crasse, pollution, omniprésence de la publicité, cohabitation entre une population aisée (dans le centre commercial) et une autre misérable. Très peu de lumière dans les rues, un ciel gris délavé et triste… tout concourt à distiller une atmosphère oppressante, jusqu'à la scène finale où les auteurs proposent deux versions : une conclusion que l'on imagine tragique et une happy end optimiste. La lecture de l'image tient un rôle majeur dans la perception de l'album par les plus jeunes. de cette interprétation découlera (ou pas) la compréhension fine des tenants et des aboutissants de l'histoire.
Cet album fascinant est à la fois un récit d'initiation et une réflexion politique sur notre société actuelle. Surconsommation, pollution, fracture sociale, délinquance, les choses sont montrées sans fard et poussent à la réflexion.
Un coup de coeur et un coup de poing comme on en voit peu en littérature jeunesse, à réserver néanmoins aux lecteurs ayant suffisamment de maturité pour l'aborder avec le recul et la sérénité nécessaires.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Bazart
  04 juillet 2013
Petit Mea culpa : lorsque je reçois des livres jeunesse genéreusement envoyés par les Maisons d'édition après une présentation préalable par communiqué de presse que j'ai regardé avec plus ou moins d'attention, j'ouvre ma boite aux lettres souvent devant mes enfants, et du coup, je leur lis dans la foulée le livre en question, sans trop regarder dans le détail le livre en question, me disant qu'a priori un rapide coup d'oeil suffit à me faire une idée si le livre est bien adapté à leur(s) âge(s).
Et connaissant très mal l'univers de l'illustrateur italien Roberto Innocenti, j'ai cru inocemment (c'est le cas de le dire que sa petite fille en rouge, adaptation très très libre du Petit chaperon rouge serait parfaite pour mes enfants de 4 et 7 ans, qui aimaient bien, mais sans plus le conte initial de Perrault.
Sauf qu'après avoir lu cet ouvrage samedi soir dernier, juste avant l'heure du coucher, et voyant les têtes mi effrayées mi fascinées par ce très bel objet, ne serait ce que par le format et par la couverture, je me suis dit que j'aurais peut-être du attendre encore quelques années avant de leur faire découvrir cette relecture si personnelle du conte.
Car l'histoire du Petit chaperon rouge sert ici à le détourner de façon iconoclaste, dans un univers urbain ultra réaliste et ultra flippant, foisonnant de mille et un détails au sein d'une même page.
Ici, l'histoire se passe dans une banlieue sinistre, la foret est remplie de bétons et de briques, le bois n' est autre qu' un gigantesque centre commercial où toutes les tentations sont présentes.
Notre petit chaperon rouge moderne s'appelle Sophia, et elle va rendre visite à sa grand-mère de l'autre côté de la forêt. En chemin, elle s'arrête devant une vitrine, éblouie. Mais quand elle ressort, elle est perdue et ne sait plus où aller. La petite fille est alors aidée par un chasseur chevauchant une moto noire. Se croyant sauvée d'un gang, Sophia lui confie ses intentions d'aller chez sa grand-mère. Sur la voie rapide, le chasseur laisse Sophia au milieu de la route, prétextant un rendez-vous urgent. Il arrivera le premier chez la mère-grand…
La plume d'Aaron Frisch, faussement naive et classique, retrace le trajet célèbre de la jeune fille au capuchon rouge, ne s'éloignant que très peu de l'histoire traditionnelle, laissant seulement s'épanouir le conte à travers une langue plus moderne et surtout une structure plus contemporaine.
Le conte s'épanouit ici dans un univers ultra référencé et assez magnifique. Cette version brute de décofrage impose au lecteur une réalité sans rêve qui a pu dérouter mes loulous, mais qui éblouiera les plus grands.
Cette dimension angoissante qui évoque les enlèvements, les pédophiles, assassins et tout ce qui peut nuire à l'enfance.
La fin, tragique en diable, acheva de décontenancer mes enfants, mais heureusement, les auteurs, sans doute, pris par un élan de remord devant cette noirceur sans fin, ont choisi une fin alternative permettant de sortir-un peu- du sentiment malaise dans lequel le lecteur est plongé.
Bref, voilà un livre jeunesse remarquable, mais à ne pas franchement mettre dans toutes les mains, et à lire, à mon avis, à partir de 10 ans seulement.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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lecteurs_amuses
  23 janvier 2017
Il s'agit de l'histoire du petit chaperon rouge qui a été modernisée. Sophia rend visite à sa grand-mère malade pour lui tenir compagnie. Pour cela, elle doit traverser toute la ville. Malheureusement elle se perd dans un centre commercial où toutes les vitrines lui font envie. Et puis, la ville est pleine de chacals. Elle aperçoit un motard souriant, qui connait la ville par coeur. Cependant, ce dernier l'abandonne vite car il lui dit avoir une affaire urgente à régler. En arrivant chez sa grand-mère, celle-ci ne l'attend pas à la porte, ce qui la surprend. Elle se rend compte qu'elle a fait confiance à la mauvaise personne. Comment va-t-elle se sortir de cette histoire ?
Dans ce livre, ce sont les illustrations qui m'ont beaucoup interpellées. Elles ont été réalisées par Roberto Innocenti, qui est dessinateur dans un studio d'animation. Les personnages, avec chacun leur personnalité, sont drôles, attachants et émouvants. L'histoire est facile à lire et à comprendre. Je conseille ce livre à toutes les personnes qui aiment l'aventure.
Bella
Sophia vit dans un quartier pauvre, avec sa petite sœur et sa mère. Elle doit traverser the « wood » pour apporter un sac de biscuit, de miel et d’oranges. The « wood » c’est la forêt, ou plutôt le centre commercial, dans lequel il y a sa vitrine préférée. Du coup, elle s’éloigne du chemin, pour aller la voir. Elle se perd dans cette jungle commerciale, et fait de mauvaises rencontres. Aaron Fish écrit ici une version modernisée du petit chaperon rouge, qui nous fait prendre conscience du pouvoir des centres commerciaux, et de la malhonnêteté des gens. Cette version est beaucoup plus proche de nous, ce qui nous pousse à réfléchir davantage. Les illustrations sont magnifiques et donne une vraie couleur à l’album.
J’ai choisi ce livre car l’histoire est sans suspens, sans surprise mais extraordinaire. Il est très facile à lire, adapté aux adolescents, il se parcourt très rapidement. Je conseille ce livre à ceux qui aiment les contes, les histoires courtes et les belles illustrations. (Nana)
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Lagagne
  20 novembre 2013
Brrr...un peu glauque cet album...
Ce livre est une version revisitée du petit chaperon rouge. Il en existe des centaines des versions de ce conte, alors dans quelle lignée ce situe celle-ci? dans la lignée glauque, post-moderne décadente je dirais.
La forêt? La jungle urbaine. le bois? le centre commercial. La cabane de mère-grand? Une caravane dans une sorte de décharge-casse-terrain vague. le loup? un individu bien flippant en cuir noir et moto.
Drôle de malaise à la lecture...même si ce livre est une réussite.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   27 mars 2013
Encore une remarque à propos de la forêt : les allées désertes ne le sont pas forcément. Des yeux vous guettent, des narines hument l'air en quête d'une opportunité.
La forêt fourmille de chacals.
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DoVerdorieDoVerdorie   27 mars 2013
Sachez, néanmoins, les enfants, que les histoires sont comme le ciel : changeantes, imprévisibles et susceptibles de vous surprendre sans protection.
Vous aurez beau scruter l'horizon, vous ne saurez jamais vraiment ce qui va arriver.
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beamag87beamag87   28 mars 2014
Ecoutez, les enfants, n'ayez pas peur de pleurer!
Les larmes sont aussi naturelles que la pluie.
Mais en l'occurrence, elles sont inutiles.

Vous avez oublié ce qui caractérise les histoires?
Les histoires sont magiques. Qui a dit qu'elles n'avaient qu'une fin?
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LilizLiliz   28 décembre 2016
En chemin, Sophie profite des merveilles de la forêt. Musique. Magie. Mystères.
C'est alors qu'elle atteint la merveille des merveilles. Le cœur de la forêt. Un endroit que tout le monde appelle "The Wood", "Le Bois" en quelque sorte. On peut s'y procurer tout ce dont on rêve. Cela dit, il arrive que le cœur de la forêt soit très sombre.
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KawaneKawane   19 mars 2015
Sophia est jeune, elle apprend encore à se repérer dans le monde extérieur et ses dangers.
Elle apprend qu'au milieu de la foule, elle n'est plus en sécurité.
N'empêche, il faut toujours être aux aguets.
Tout le monde vous voit, mais personne ne vous voit.
Commenter  J’apprécie          30
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