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Et pourtant, le bonheur est là tome 2 sur 2

Anaïs Bouteille-Bokobza (Traducteur)
EAN : 9782266329521
560 pages
Pocket Jeunesse (06/07/2023)
4.4/5   15 notes
Résumé :
Une histoire d'amour et de découverte de soi digne de John Green et d'Elena Ferrante ! Gioia a toujours pensé qu'il y avait un mot pour donner un sens à tout. Lorsque ceux qu'elle connaissait ne convenaient pas, il en existait dans d'autres langues, intraduisibles, et pleins de magie. Mais le cahier dans lequel elle recueillait ces pépites a fini dans une poubelle. Car Gioia, dont le sourire brillait comme le soleil, a perdu sa joie de vivre : elle a quitté l'école,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Alors, ce roman c'est toute une histoire ! J'ai mis beaucoup de temps à l'avoir à cause de problèmes de livraison et de stock divers et variés du coup, le tenir entre mes mains et le lire, c'est un peu comme une victoire personnelle !
Et qu'est ce que je suis heureuse d'enfin avoir réussi à l'obtenir parce que waw !! C'est un gros coup de coeur et je n'en attendais pas moins de lui, car le tome 1 avait également été un coup de coeur !

Comme lors de ma lecture du premier tome, ce qui m'a plu ce n'est pas forcément l'intrigue (bien qu'elle soit très bien) mais les idées, les leçons que l'auteur transmet. Je pense que cette duologie fait partie de la catégorie des romans qui me marqueront à vie et que je relirai de temps en temps pour en tirer un peu de leur sagesse, je pense même que ce sont ceux qui m'ont le plus parlé jusqu'à maintenant.
Il y a de vraies leçons de vie, chacune des phrases répond aux questions que je me pose au quotidien, et je m'y reconnais tellement par de nombreux aspects. Pour tout dire, il y a encore des passages du tome 1 dont je me souviens et qui me parlent constamment.

La plume peut être un peu perturbante au premier abord, je ne saurai pas exactement dire pourquoi mais Enrico Galiano a son style bien à lui. La retrouver m'a fait trop du bien, c'est comme retourner à la maison.
Retrouver les personnages aussi, c'était comme retrouver d'anciens amis qu'on a un peu perdu de vu, ils m'avaient vraiment manqués ! Gioia va grandir et passer par des phases pas très sympathiques, mais ça m'a fait du bien de l'accompagner et de grandir avec elle. On voit un peu moins Lo ce qui m'a rendu un peu triste, mais M Bove est beaucoup plus présent ce qui m'a consolée !

L'intrigue, même si elle passe un peu au second plan pour moi, est géniale et belle à sa façon, avec de nouveaux personnages faisant leur apparition, tous différents et importants.
En fait, on va vraiment suivre des chemins, des parcours de vie de plein de personnes différentes, chacun avec leurs embûches et leurs problèmes, mais chacun nous apportant quelque chose. Des tranches de vie vont se mêler, on verra des liens se tisser, et c'est beau et touchant.

Le tout en nous faisant comprendre la beauté des mots avec les mots intraduisibles que Gioia collectionne, et de la vie.
Ça nous incite à nous réveiller et à vivre, ça nous dit que ce ne sera pas toujours facile parce que grandir n'est pas une chose aisée, mais qu'on y arrivera tant qu'on garde cette flamme pleine de vitalité en nous qui nous fait voir les choses avec des yeux émerveillés.

Ce livre peut sembler jeunesse et je pense qu'il parlera davantage aux jeunes d'entre 15 et 20 ans, mais j'espère qu'il pourra toucher un maximum de gens. J'espère que chaque phrase leur parlera et les touchera comme elles m'ont parlé, j'espère que ça les aidera comme ça m'a aidé, et j'espère qu'ils auront l'impression de grandir aux côtés de Gioia comme j'ai grandi, le tout sur une note d'espoir et de beauté.
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Et pourtant, le bonheur est là est écrit pour être un roman autonome, pourtant E. Galiano a décidé de donner une suite à cette histoire, l'occasion de retrouver ses personnages si uniques.

Gioia a toujours pensé qu'il existait un mot pour désigner une idée particulière. Et s'il n'existe pas dans sa langue, elle aime recueillir ceux des autres langues qui ont su capturer ce sentiment. Intraduisibles mais pleins de magie. Pourtant, Gioia a jeté le cahier dans lequel elle les notait, renoncé à la photographie et n'est désormais plus que l'ombre d'elle-même. Elle a quitté le lycée, ne discute plus philosophie avec son professeur qui l'a profondément déçue. Même Lo a trahi sa confiance. Elle n'a plus de certitudes, perdue dans ce monde qui n'est pas tel qu'elle se l'imagine.

Volontairement plus intimiste, introspectif et finalement assez éloigné des thématiques du 1er tome, le lecteur retrouve une Gioia terriblement touchante dans ses fêlures et déceptions, ses questions sur l'existence et son besoin de trouver des réponses. Elle aspire à un suivre un chemin différent de ce que le monde veut lui imposer, tout en subissant la douloureuse perte de certaines illusions. Je me suis beaucoup attachée à elle, à son univers et ses compagnons de voyage, si humains dans leur beauté et leurs défauts.

Le professeur de philosophie m'a rappelé le professeur Keating du Cercle des poètes disparus. Il stimule l'esprit, provoque des émotions, pousse à se poser des questions et à trouver ses réponses, pousse à se comprendre pour trouver sa place dans le monde. C'est le genre de professeur que nous aurions tous aimé avoir, capable de nous enseigner des leçons de vie à travers les pages. Pour autant, il n'est pas parfait. Il commet des erreurs et c'est la force de ce livre. Confronter l'héroïne (et le lecteur) à la perte de ses illusions, se détacher de l'aura de perfection de figures que nous chérissons. C'est doux-amer, triste mais plein d'humanité.

Ce livre est une leçon de vie. L'histoire est simple mais l'auteur a une capacité incroyable à toucher le coeur du lecteur. Un livre qui fait réfléchir, qui fait grandir, qui rend nostalgique, qui fait souffrir autant qu'il apaise.
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C'est avec surprise que j'ai appris la sortie d'une suite à un roman que j'avais beaucoup aimé à l'époque de sa sortie : Et pourtant le bonheur est là. Plusieurs années après sa publication, Enrico Galiano a donc décidé de nous raconter la suite et d'aller au bout de l'histoire de Gioia, Lo et M.Bove, le prof de philosophie de la jeune fille.
 
Pour avoir bien en tête tous les éléments, j'ai préféré relire Et Pourtant le bonheur est là. Déjà ce fut un véritable plaisir que de relire ce livre car j'ai à nouveau été prise par le récit, les personnages. Cette suite m'a bien plu même si elle n'était pas du tout telle que je me l'étais imaginé. Alors que Et Pourtant le bonheur est là se terminait de façon pense t-on plutôt optimiste, on découvre l'envers du retour de Lo dans la vie de Gioia à la fin du premier tome avec cette suite, et la direction prise par Enrico Galiano est beaucoup plus tourmentée.
 
L'amour reste une question au coeur du roman puisque Gioia va continuer à s'interroger énormément sur ses sentiments et les intentions de Lo mais ce que j'ai aimé c'est que le récit s'ouvre aussi sur d'autres protagonistes croisés plus ou moins rapidement dans Et Pourtant le bonheur est là. Ce sera particulièrement le cas avec un autre personnage fort de son entourage : M. Bove. le professeur qu'elle adore mais qui porte le poids d'un secret que la jeune fille aura du mal à comprendre/accepter.
 
Une grande partie du roman est axée sur l'amitié entre M.Bove et Gioia. Alors que je trouve cela un peu invraisemblable/cliché en général ( l'amitié prof-élève), je dois reconnaître que là ce ne fut pas du tout le cas et que j'ai été touchée. le thème de l'amitié est aussi décliné avec deux autres jeunes filles qui vont croiser la route de Gioia et lui faire vivre aussi quelques montagnes russes émotionnelles...
 
La plume d'Enrico Galiano est toujours aussi soignée. Les "mots intraduisibles" de Gioia continuent d'émailler le récit et lui donne une tonalité inédite que j'aime assez.
Lien : https://www.lirado.fr/bonheu..
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Il y a un peu plus de 2 ans j'ai découvert Enrico Galiano grâce à "Et pourtant, le bonheur est là". J'ai fait la connaissance de Gioai, une ado solitaire, enfermée dans sa bulle, qui écoute Pink Floyd et qui parle à son ami imaginaire. Elle photographie les gens de dos et collectionne les mots étrangers intraduisibles.

Gioai m'avait énormément touchée, elle fait partie de ces personnages qu'on oublie pas même des années après. J'attendais avec impatience de la retrouver dans un nouveau roman. Les deux peuvent se lire indépendamment mais je vous conseille de lire les 2 pour vraiment s'attacher aux personnages et mieux comprendre les émotions de Gioai.

Le rythme de ce roman est plutôt lent par moment mais la lecture est fluide grâce à des chapitres courts et une plume si originale. C'est une plume incomparable à une autre, l'auteur parsème un peu partout des mots venant de toutes les langues du monde, c'est beau et presque poétique par moment. Gioai se questionne sur la vie, sur l'avenir, sur sa place dans le monde. le genre de roman qui nous réfléchir, on en ressort ému et grandi. Une belle parenthèse littéraire !
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Retrouver Gioia dans ce deuxième tome a été un vrai plaisir, de même que tous ces mots étrangers décrivant des situations et des émotions intraduisibles. Chaque mot est choisi avec une précision qui touche au coeur, nous permettant de ressentir les émotions de Gioia de manière profonde et authentique.

Les échanges entre Gioia et son professeur de philosophie sont de véritables leçons de vie inspirantes. J'aurais beaucoup aimé avoir un enseignant comme lui au lycée !

Gioia, plus attachante que jamais, se dévoile avec ses doutes, ses questionnements profonds, ses erreurs et ses fêlures. C'est un personnage authentique, en quête de sens et de réponses.

Ce deuxième tome est tout simplement addictif, plus intime et introspectif. J'ai particulièrement aimé me retrouver immergée dans les pensées tourbillonnantes de Gioia et les discussions captivantes avec le professeur Bove.

Un très beau voyage philosophique et humain !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Certaines joies sont des pâtisseries, on les savoure et elles laissent dans la bouche cette douceur qui met de bonne humeur. Mais les véritables joies, celles pour lesquelles la vie vaut la peine d'être vécue, ont l'air normales, presque banales de l'extérieur, un peu comme des noix. [...] Elles ne semblent pas particulièrement attrayantes : en tout cas, pas autant que les pâtisseries. Et puis, il faut de la force, beaucoup de force, pour casser leur coquille. De plus, une fois qu'on les a ouvertes, il n'est pas exclu qu'elles soient gâtées. Mais c'est l'attente, le mal qu'on se donne pour ouvrir la coquille qui fait tout.
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Elle n'a jamais parlé "d'amour" mais cela ne veut pas dire qu'elle ne l'a pas éprouvé. [...] Ce n'est pas parce que le mot est "trop grand" qu'elle ne l'utilise pas : c'est parce qu'il est abîmé. Comment peut-on employer les mêmes paroles que les publicités pour shampoings ou les émissions qui passent l'après-midi à la télé . Comment peut-on accepter que ces mots soient réduits à ce point ? L'argent ne perd pas sa valeur, même quand on le salit et qu'on le nettoie. Mais les mots, si : quand on les utilise mal, leur sens se modifie. Ils finissent par devenir banal, insignifiants.
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Ce que j'essaye de vous expliquer, mademoiselle, c'est que chaque fois que nous avons peur, au point que nous ne voulons pas faire quelque chose - et si j'échouais ? et si je me ridiculisais ? et si je me trompais ? - , nous devrions toujours nous rappeler que Phobos est le fils d'Aphrodite et d'Arès. La peur est née de la Guerre et de l'Amour, de la Force et de la Beauté. Quand nous sommes morts de trouille, c'est donc un signe. [...] Un signe que ce qui nous fait peur est justement ce que nous devons faire. La peur est le premier signe que nous devons nous battre pour ce que nous aimons.
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C'est une histoire compliquée : petite, elle était persuadée qu'une fois grande, elle aurait toutes les certitudes qu'elle cherchait à avoir. Maintenant qu'elle a grandi, elle se rend compte qu'elle avait beaucoup plus de certitudes quand elle était petite. Le monde était un endroit différent, avant qu'elle y entre vraiment : il était un ensemble de possibles, une feuille blanche à noircir, une pellicule à imprimer de sa lumière. Elle a vite compris que les photos de la vie sont généralement floues, trop sombres ou trop claires.
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Les difficultés, c'est un peu comme les montagnes. Quand on les regarde de loin, elles tiennent entre le pouce et l'index : la distance les rend toutes petites. Mais c'est juste une erreur de perspective, parce que, quand on est juste devant, tout change : elles nous écrasent et nous empêchent de voir ce qui se dresse derrière. Et les montagnes de l'adolescence sont terrifiantes, car ce sont généralement les premières qu'on rencontre dans sa vie ! Or, il y a deux catégories d'adultes : ceux qui se souviennent d'à quel point ces montagnes sont hautes, et ceux qui l'ont déjà oublié.
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