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ISBN : 2070650413
Éditeur : Gallimard Jeunesse (30/11/-1)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Je me demande si...
Si le ballon de foot n'était pas passé par dessus le mur.
Si Hector n'était pas allé le chercher.
S'il n'avait pas gardé l'abominable secret pour lui.
Si...
Alors, je me raconterais sans doute une autre histoire.
Voyez-vous, les "si" sont comme les étoiles, innombrables.

Depuis que ses parents ont du fuir la répression d'un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la "zone... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
ChiaraB
  28 septembre 2013
Une Planète dans la Tête, c'est un presque coup de coeur qui possède un certain nombre de points positifs importants mais tout de même quelques négatifs. Je sors de ce roman sans trop savoir si l'histoire, a pour moi un sens ou non. Dans l'idée que je ne sais si je suis passée complètement à côté ou tout l'inverse. Bref, je nage dans ce flou total, que l'on découvre au fil des pages. Un roman qui vaut le large détour pour sa richesse ainsi que l'écriture, langue étrange et poétique de l'auteure...
L'histoire de Standish est tournée principalement sur de nombreux secrets, notamment "que se trouve derrière le Mur?" ou encore celui de l'Homme de la Lune, caché dans les profondeurs de la cave de Papou -qui n'est autre que le grand-père de Standish... Une succession de mystères et d'énigmes où personnages comme lecteurs sont plongés dans l'Ombre du Secret. Tout part d'un évènement marquant, celui du premier homme ayant marché sur la Lune. Vient alors tout une remise en question sur cette vérité que l'on cherche à découvrir au fil des pages...
Ce roman sort triomphalement des chemins battus, absolument hors du commun, il est tiré dans l'originalité. TOUT dans cette merveille suinte d'originalité. Originalité qui d'ailleurs prend une majuscule tant ce mot représente l'histoire de Standish. Chacune des pages en possède généreusement et prend certaines proportions dans le récit. C''est d'ailleurs ce qui fait de ce roman toute une beauté.
Tout d'abord, il y a la narration du roman... Narration à la fois étrange, qui aux premiers abords de l'histoire nous semble presque incongrue et où il est facile de nous perdre. Nous avons droit à des flashbacks, retours en arrière dans le récit aux moments les plus inattendus. On passe du coq à l'âne, d'une ligne à l'autre. Ou encore faut-il s'attendre à trouver des "chapitres" (appelons cela ainsi) de quelques lignes. Je vous avoue que cela est perturbant pendant un laps de temps, surprenant même. Tout cela pour vous montrer le genre de narration que possède ce roman. Certains diront un presque "journal intime"... J'insiste sur les guillemets!
Finalement, on se prend vite au petit jeu de l'auteure, car sachez que dans ce roman, tout n'est que "petits jeux et amusements" de sa part! Ce roman comporte donc quelques petites surprises des plus déconcertantes... C'est une façon à elle de nous plonger dans son univers pour ne pas dire nous l'imposer. Originalité rime avec étrangeté et je pense qu'il faut prendre quelques dispositions avant de sombrer dans ce roman exaltant! Alors un petit conseil, accrochez-vous dès les premières pages, de manière à ne pas perdre le fil car ce roman demande une attention toute particulière!
Comme je disais précédemment, les flashbacks que l'on peut trouver tout au long de notre lecture peuvent s'avérer assez gênants au début... Puis plaisant par la suite. Cependant, nous nous trouvons perpétuellement dans ce flou renommé Inconnu. Je pars de l'idée que l'auteure met très largement de côté tout sujet de descriptions quelconques et passe tout détails possibles de figurer dans son roman. Aimant beaucoup la description sensorielle ou environnante je n'ai pu trouver ce bonheur au fil des pages. Et pourtant cela ne m'a aucunement gênée ni déçue. Bien au contraire, cela était... Original! Car comprenez que ce même bonheur est comblé par autre chose dans l'histoire. Je ne saurai dire par quoi, peut-être par le style propre à l'auteure. Style étranger et jamais lu pour ma part. Dans le sens où il sort du commun une fois de plus!
Qui plus est, ce roman se lit d'une rapidité ahurissante et triomphale! On a cette vague impression de ne pas avoir encore ouvert le roman lorsqu'il est déjà fermé! Ce n'est pourtant pas pour autant que nous n'avons pas eu la possibilité de ne pas s'en être imprégnés et abreuvés convenablement! A l'inverse, je trouve cela merveilleux que l'auteure en un temps-record puisse autant s'insinuer en nous de manière profonde et intense. Cela est même admirable! Oui, je suis en vénération totale devant une telle réussite!
Pour en venir au fait, je pense que si il y avait possibilité de résumer ce roman en une formule presque mathématique -enfin mathématiquement-littéraire!- en voici ce le résultat: Histoire-restant-un-tant-soit-peu-floue + Rapidité-de-lecture-de-moins-de-260-pages = Impression-d'avoir-vécu-un-rêve-éveillé.
Bref, pour écourter cette tournure peu probable, avec le peu de descriptions retranscrites durant l'histoire et la faculté de lire ce roman de façon assez brève, cela fait penser à un rêve qui ne nous revient que par bribes sans réels détails... Là encore perturbant, la sensation -sensation qui au passage reste pour moi une découverte dans ce bouquin- est juste indéfinissable!
Sally Gardner a un style d'écriture propre à elle-même mais tout bonnement IN-CROY-ABLE! Je suis absolument sous le charme! Je découvre là encore bien des choses. Elle est juste remarquable, et ce, en tout sens possible d'exister! Elle emploie là, une langue à la fois étrange et poétique. Langue envoûtante et désarmante. Langue qui ne nous laisse aucun souffle. Aucun répit dans notre lecture. Magicienne des mots, maitresse d'elle-même et de la valse convalescente des mots, elle nous obsède, nous titille tel un prédateur chassant sa proie. Cela est plaisant, langoureux et... Les mots me manquent tant cela est magnifique. C'est du jamais vu pour ma part. Je serai capable -et je peux vous l'assurer- de lire une seconde fois ce roman rien que pour cela! Il y a tant à dire à ce sujet... Mais je préfère rester silencieuse là-dessus et vous laisse découvrir de vous-même cette beauté indescriptible!
En 256 pages, Sally Gardner a su parfaitement donner un sens aux personnages. J'entends par là, -une fois de plus- de façon Originale! Même si au final, je découvre une fois le livre fermé que je ne connais rien d'eux à part cette rébellion naissante et croissante au creux de la poitrine. On ne prend pas le temps de les connaître -ou plutôt nous n'en avons pas le temps. Cependant l'auteure nous permet de les aimer à leur juste valeur. Je me suis attachée à Standish comme à un petit frère. Celui pour lequel, nous serions toujours présents à lui susurrer des promesses voulues réconfortantes à l'oreille. Éteindre toute peur et à l'inverse allumer ce feu d'espoir en lui. L'écouter parler de ses malheurs au fil des pages m'a tout de suite touchée au plus profond de moi-même. Sauf que je ne pouvais rien pour lui... N'étant qu'une simple lectrice! Cette sensation a été des plus désagréables pour moi dans le récit de Sally Gardner. Soit n'avoir aucun pouvoir dans l'histoire.
Nous sommes plongés durant toute l'histoire dans un récit froid et sombre, qui dégage cette odeur de moisissure et de renfermé... C'est assez étrange je vous l'accorde, mais c'est un des seuls roman qui a pu me faire ressentir de telles choses! Et pourtant, cette histoire se déroule dans un monde imaginaire qualifié comme presque futuriste ou dystopique! Or, en étant réaliste il sent une grande partie du passé plus que de l'avenir.
Je tenais également à vous parler en quelques mots de la fin... Sans bien sûr vous la révéler! Si je tiens à vous parler de cela c'est que forcément il y a quelque chose à en tirer et souvent pour la même raison... Ici, dans cette histoire la fin est ouverte. Comme vous le savez déjà, les fins ouvertes ont le don de m'horripiler! Qui plus est, nous savons très peu de choses, avons très peu d'éléments concernant l'histoire elle-même, ou plutôt ce qui entoure l'histoire. C'est-à-dire l'époque exacte, ou même connaître les lieux et les évènements de l'époque... Sauf que, dans ce roman, pas un instant Sally Gardner nous en fait part! Alors, j'ai attendu longuement, espéré et attendu encore, quelque chose que je n'ai finalement pas eu. C'est perturbant mais là encore elle ne fait que viser l'Originalité! Lorsque l'on arrive aux dernières pages du roman, les questions qui dégoulinent de votre cerveau, vous vous accordez une petite pause pour réfléchir... Il ne suffit donc que de quelques secondes pour comprendre, que vous aurez droit à une fin ouverte! Et là horreur! Alors je tombe de haut, redescend de ce rêve (=cassure du rêve) et retourne dans la réalité (=désespoir, je n'ai pu découvrir la suite du rêve). Voilà ce que représente ce dont j'ai pu ressentir à la fin de ma lecture! D'une part, il fallait s'y attendre, car aucune autre fin n'aurait été possible. La mieux adaptée à l'histoire, s'entend.

En résumé, j'ai littéralement adoré ce roman plus par l'écriture et l'originalité que par l'histoire elle-même. Cela a été pour moi une merveilleuse et talentueuse découverte que je recommande à tous lecteurs, tant aux jeunes qu'aux plus âgés. Il faut avouer que cette histoire renferme certains secrets et questionnements dont seuls nous avons les réponses... La fin nous laissant un tant soit peu sur notre faim! Une Planète dans la Tête c'est une histoire qui ouvre l'imagination à un point culminant et dont les interprétations peuvent varier selon les lecteurs! Et ça, j'adore! Sous ces allures de simplicité ce roman a pour lui bien quelques complexités et là encore ce n'est qu'une question d'interprétation! Alors, en toute honnêteté je vous conseille vivement cette merveille!
Je tiens à remercier toute l'équipe de On Lit Plus Fort et un immense merci tout particulier à Charlotte pour ce merveilleux partenariat! :) ♥

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missmolko1
  28 août 2013
Voici le deuxième livre que je reçois en tant que chroniqueuse on lit plus fort - Gallimard Jeunesse et je remercie encore la maison d'édition pour leur confiance. Il s'agit ici en plus d'épreuves non corrigées, ce qui permet de découvrir le livre un mois avant sa parution puisque la date officielle de sortie est fixée pour le 26 septembre.
Je pense qu'après "les fiancés de l'hiver" que j'avais reçu précédemment et qui avait été un coup de coeur, j'avais mis la barre très haute et j'ai été vraiment déçue avec "une planète dans la tête". Pourtant ce roman a reçu des prix littéraires, et les premières critiques que j'ai pu lire sont bonnes mais moi il ne m'a pas conquise. Je ne dirais pas qu'il est mauvais mais il n'est pas bon non plus (ce n'est bien entendu que mon avis personnel).
L'intrigue se déroule dans les années 60, Standish est un jeune garçon de 15 ans qui vit avec son grand pere dans la "zone 7". Nous sommes dans une espèce de dictature, ou l'on surveille la population, ou les médias ne sont que propagande pour la patrie. Standish n'a qu'un seul ami, Hector, et est la victime de ses camarades de classe car il est dyslexique et ne sait pas lire. Hector va un jour disparaitre et Standish va mettre un plan a exécution pour retrouve son ami.
Le personnage de Standish, n'est absolument pas attachant, mis a part son problème de dyslexie, je l'ai trouvé très naïf et très enfantin, j'avais plus l'impression d'avoir un enfant de 10 ans et non de 15 sous les yeux.
La construction du roman est elle assez spéciale, nous avons ici cent chapitres pour seulement deux cent cinquante quatre pages, vous l'aurez donc compris les chapitres les plus longs ne constituent que deux ou trois pages tandis que d'autres ne font que quelques lignes. Ça a un avantage, le roman se lit très vite (il m'a fallu environ deux heures) mais c'est aussi très désagréable a la lecture.
L'action, elle ne se met en place que dans le dernier tiers du livre mais le deux premier tiers m'ont paru confus, il n'était qu'une succession de flash-back, puis de retour vers le présent qui fait que j'étais totalement perdue.
Enfin l'écriture de Sally Gardner regroupe tout ce que je n'aime pas dans un roman pour ado. Je vais passée sans doute pour une ringarde ou pour une "vieille" mais ce roman se destine aux adolescents de plus de 13 ans. Je pense donc qu'a cet age on peut apprécier une belle écriture et non des "merde", "salaud" et autres..... Ensuite j'ai été profondément irritée de lire "puissance mille" je ne sais combien de fois! Est-ce une nouvelle expression a la mode que je suis "trop vieille" pour connaitre? Ou peut-être est-ce connu en France mais pas pour moi qui vit en Irlande...... Mais trop, c'est trop!
Je finirai cette critique avec le ressenti tenace que j'ai eu après avoir fini cette lecture. Un sentiment dérangeant, a cause de la violence que renferme ces pages. Il y a des morts, de la violence, des populations que l'on force a travailler (comme dans des camps de concentration puisque qu'il est question de les tuer a la fin). Bref, je ne sais pas si c'est utile mais je le redis, je n'ai absolument pas aimé ce roman et je ne le conseille pas. Bien sur ce n'est que mon avis personnel et mon ressenti.
Je m'excuse auprès de Gallimard jeunesse mais je préfère écrire une critique sincère en expliquant pourquoi je n'ai pas aimé plutôt qu'une courte critique pleine de mensonges......
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Cielvariable
  05 avril 2014
Il est indéniable de le roman Une planète dans la tête sort du lot par l'originalité du style de l'auteure et par ses personnages plutôt particuliers. Par contre, même si la lecture du roman m'a beaucoup intriguée, certaines choses m'ont aussi dérangée et m'ont empêchée d'apprécier totalement le récit. La première chose incongrue du roman est la narration à la première personne par un personnage supposé avoir 15 ans, Standish, et qui présente une dyslexie l'empêchant de savoir lire à son âge. Je sais ce qu'est la dyslexie, je travaille avec des élèves souffrant de ce trouble d'apprentissage à tous les jours. Par contre, ils ne s'expriment pas, à 15 ans, comme s'ils en avaient 6! C'est pourtant ce que fait le narrateur de ce roman. J'avais l'impression d'être en présence du narrateur de la vie devant soi de Romain Gary (qui est un enfant) ou encore de celui du Bizarre incident du chien pendant la nuit (qui lui est autiste et ne comprend pas la réalité de la même façon que nous). Finalement, il m'est aussi arrivé de me croire en présence d'un narrateur à la Forest Gump (donc présentant un retard mental important et ayant un quotient intellectuel à la limite de la déficience). Si l'auteur voulait nous présenter ce genre de personnage (qui interprète la réalité de manière beaucoup trop décalée pour son âge, qui s'exprime comme s'il était un jeune enfant, qui a plus souvent qu'autrement l'air d'un déficient), il aurait fallu changer ses caractéristiques. D'autant plus que le monde dur, la réalité cruelle dans laquelle il vit depuis qu'il est tout petit aurait dû en faire un être plus dégourdi et plus mature (comme dans les récits dystopiques de survie ou comme dans les récits historiques de guerre).
Toutefois, si l'on fait abstraction de cette dichotomie entre la réalité et la représentation qui en est faite, le roman présente quand même de l'intérêt. le récit se déroule en 1956, alors que les dirigeants de la Patrie des personnages veut faire croire que le premier homme à marcher sur la Lune sera un astronaute de leur nation. Puisque les scientifiques du pays estime la chose impossible, le gouvernement va monter une immense arnaque pour faire croire à la population (avec décor, illusions et en se débarrassant des témoins gênants) que c'est pourtant le cas. Évidemment, un gouvernement capable d'une telle imposture est capable d'actes répréhensibles sans limites pour s'assurer du silence et de l'obéissance de ses citoyens. Chaque dictature vient également avec son lot de rebelles et de libres penseurs qui refusent d'agir à l'encontre de leurs valeurs. C'est donc un récit qui s'apparente à un récit de guerre que l'on peut lire à travers le point de vue de Standish. La trame n'est pas sans rappeler les théories "conspirationnistes" qui évoquent la possibilité que l'homme n'a jamais vraiment marché sur la Lune. C'est surtout l'histoire du drapeau de la nation qui flotte, dans le récit, qui rappelle certaines des analyses concernant les premières images de l'homme sur la Lune. Ce clin d'oeil est plutôt amusant.
Le récit est parfois décousu, c'est-à-dire que l'on ne sait plus toujours si on est dans le présent ou dans un retour en arrière. Là aussi je trouve que c'est un certain défaut d'écriture, car si c'est une bonne idée au départ de faire des sauts et des retours dans le temps, c'est tout de même problématique si l'on n'est pas capable de bien resituer son lecteur dans le temps une fois la surprise passée.
Les critiques de Presse a vraiment encensé ce roman et cela me fait rire, car c'est souvent le même genre de roman qui est prisé: celui qui sort des sentiers battus (je suis d'accord avec ce point), mais aussi celui qui est plus ou moins facile à comprendre et qui détonne tellement qu'on n'est pas capable de savoir ce qui est voulu par l'auteur et ce qui est une maladresse. Je trouve en cela que les critiques manquent un peu de rigueur intellectuelle: tout ce qui est original n'est pas génial pour autant.
J'ai quand même eu du plaisir à lire ce roman. Il y a un certain suspense, car on veut savoir si Standish réussira à déjouer l'imposture, si les personnages s'en sortiront vivant, si Hector est encore vivant, etc. Aussi, le roman ce lit extrêmement rapidement puisqu'il est composé d'un très grand nombre de très courts chapitres (certains chapitres ne comportent qu'une demi-page).
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Jumax
  07 septembre 2013
Ce livre est composé de 100 courts chapitres, les phrases sont courtes et l'écriture est à vif, surement à l'image du monde cruel dans lequel évolue le jeune et rêveur héros. Standish a perdu ses parents et vit avec son grand-père dans la zone des impurs car il est dyslexique. Heureusement son voisin et meilleur ami, Hector, l'aide à s'échapper de son quotidien et ensemble ils s'imaginent un monde où ils vont jouer : Juniper. Mais lorsqu'Hector et sa famille disparaissent du jour au lendemain tout s'écroule, Standish n'aura de cesse de faire tomber le système et de retrouver son meilleur ami.
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harmo20
  26 septembre 2013
Je tiens d'abord à remercier les éditions Gallimard, qui me permette de découvrir de nouveaux romans mais aussi de nouveaux auteurs. Quand j'ai reçu ce livre, je ne connaissais pas cette auteure et ni ce livre. Donc c'est avec plaisir que j'ai feuilleté ce livre et je me suis dis qu'il allait être vite lu, restait plus qu'à ce que l'histoire m'entraine. J'ai bien aimé ma lecture, de ce fait, le livre a été lu rapidement.
On rencontre Standish, un jeune garçon âgé de quinze ans qui est dyslexique. de ce fait, pas grand monde ne l'apprécie et en plus, il vit dans la Zone Sept donc il n'a pas beaucoup de moyen financier. Comme ce livre est une dystopie, le monde que l'auteure a créé n'est pas stable, elle est contrôlée par la Patrie. Il a une vie très difficile, du coup, je pense que c'est un garçon qui ne ressent pas tellement les choses (sauf par rapport à Hector et Papou). Standish nous raconte sa vie dans la Zone Sept et on découvre son monde…
Je vais d'abord commencer par ce qui m'a dérangé dans ce livre. L'auteure a une intrigue prenante mais c'est tout. Les chapitres sont très courts, imaginez, cents chapitre pour deux cents cinquante quatre pages. J'ai trouvé l'univers que Sally Gardner a créé est original, mais pas assez exploité, elle n'est pas allée au fond de ses pensées, de son imagination. Elle est restée sur les idées principales, ce qui est dommage car, le livre aurait pu être plus long – ce qui ne m'aurait pas dérangé – de plus, je me serais peut-être attachée à Standish, car j'ai été touché par ce personnage mais il manquait quelque chose. Par rapport aux personnages secondaires, l'auteure est restée vague aussi, Standish est notre héros donc on l'apprécie, mais les personnages secondaires n'ont pas été assez exploités, on ne connaît rien d'eux. de plus, on se pose de suite des questions par rapport aux coutumes, à la Zone Sept… L'auteure nous donne des indices petits à petits mais pas assez à mon gout, personnellement, je me pose encore des questions par rapport à ce livre sur l'univers.
A part le fait que Sally Gardner n'exploite pas assez ses idées, ses personnages, son univers, j'ai trouvé l'intrigue prenante. J'ai été intrigué par cette « homme de la lune », par « Juniper »… Il faut savoir que Sally Gardner est dyslexique, on le ressent dans le récit, l'auteure aurait très bien pu faire revoir son histoire, mais elle a décidé de le laisser ainsi, personnellement, ça ne m'a pas dérangé, bien au contraire car par moment, l'auteure insère des répliques assez insensées et redevient sérieuse l'instant d'après.
Son écriture est fluide et comme les chapitres sont courts, le rythme de lecture est rapide. On est dans le présent mais par flashbacks, Standish nous raconte comment il en est arrivé là avec son Papou. J'ai été touché par la vie qu'il mène qui n'est pas facile.
En conclusion, un livre intéressant et intriguant mais qui n'est pas assez complet à mon goût. Je n'ai pas détesté, au contraire car l'intrigue est prenante. J'ai bien aimé découvrir Standish, son passé et son présent. Un livre que je conseillerais mais avec quand même quelques précautions pour apprécier cette lecture.
Lien : http://livres-films-series.b..
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critiques presse (1)
Ricochet   07 novembre 2013
Une planète dans la tête est l’un de ces romans où l’on demeure, une fois la lecture terminée, que l’on garde en soi, magistrale dénonciation de la dictature et de la barbarie.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   05 avril 2014
M. Gunnell ne m’aimait pas. À mon avis, c’était personnel. Avec lui, tout était personnel. J’étais une insulte personnelle à son intelligence, une insulte à son sens de l’ordre et de la correction. Afin que tout le monde comprenne bien à quel point j’étais une insulte, il a tiré sur ma cravate pour défaire le nœud. En refermant la porte de la salle de classe derrière moi, il avait ce sourire qui lui faisait sortir la langue.

Je me fichais des coups de canne. Du fait d’avoir encore mal aux mains. Un peu moins d’avoir eu l’oreille tirée. Et complètement de voir le directeur. J’ignorais alors le problème, ou son ampleur.

Néanmoins, je m’en étais douté au moment où M. Gunnell avait défait mon nœud de cravate, le salaud. Voyez-vous, je suis incapable de faire un nœud de cravate et il le sait.

Je n’avais pas défait ce nœud pendant un an, mon record. C’était la première fois que je tenais aussi longtemps. En fait, le tissu était devenu si lisse qu’il coulissait facilement, assez pour laisser passer ma tête et se resserrer ensuite au col, bien comme il faut. Du coup, j’étais impeccable. C’était le but. Cela avait perduré grâce à Hector. Il n’aurait laissé aucun garçon me chercher des noises. J’avais cru mes jours de souffrance derrière moi. Cette cravate diabolique en corde de pendu dénouée me donnait envie de me laisser glisser par terre le long du mur et de renoncer, de laisser les larmes prendre l’air, pour une fois. Car s’il y avait bien une chose que je ne pouvais pas faire, c’était me présenter dans le bureau du directeur sans cravate. Autant me jeter par la fenêtre, tête la première. Prétendre que ma cravate s’était dénouée au cours de ma chute. Prétendre qu’en raison du choc, j’avais oublié comment faire un nœud de cravate.

Si je voulais bien le reconnaître, j’avais déjà conscience sur le moment que cela n’avait pas seulement à voir avec ma cravate et la perte de son nœud. Mais plutôt avec la perte d’Hector, qui m’était insupportable. Si seulement j’avais su où ils avaient été emmenés. Si seulement j’avais eu l’assurance qu’il était sain et sauf, alors peut-être que le nœud dans mon ventre – ce nœud qui se resserrait chaque jour davantage – se serait dénoué.
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missmolko1missmolko1   27 août 2013
L'hiver dernier avait été le plus froid dont je me souvienne. D’après Papou, il n'en avait jamais connu d'aussi cruel, or il en avait connu de nombreux. Papou l'avait surnommé la vengeance du général Hiver. Ce général n'était pas de notre coté, je peux vous le garantir.
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CielvariableCielvariable   05 avril 2014
Quand le mot en provenance du bureau du directeur est arrivé en cours, je n’écoutais pas. Hector et moi étions dans la ville au-delà de l’eau, dans un pays où les immeubles ne cessent de grimper jusqu’à épingler les nuages dans le ciel. Où le soleil brille en Technicolor. La vie à une extrémité de l’arc-en-ciel. Je me fiche du discours officiel, je l’ai vu à la télé. Les gens chantent dans les rues – ils chantent même sous la pluie, ils chantent en dansant autour d’un réverbère.

C’est une ère de ténèbres. On ne chante pas.

Cela dit, c’était le meilleur rêve éveillé que je faisais depuis la disparition d’Hector et de sa famille. Je m’étais surtout appliqué à ne pas penser à lui. Je m’étais efforcé de m’imaginer sur notre planète, celle qu’Hector et moi avions inventée : Juniper. C’était mieux que de me rendre malade à envisager ce qui avait pu leur arriver. En plus, c’était un de mes meilleurs rêves éveillés depuis bien longtemps. J’avais l’impression qu’Hector était à nouveau avec moi. Nous roulions dans une interminable Cadillac couleur pastel.
Je sentais presque l’odeur du cuir, bleu intense, bleu azur, bleu des sièges en cuir. Hector était à l’arrière. Moi, un bras appuyé sur la portière, la vitre descendue, une main sur le volant, je nous ramenais à la maison boire un Croca-Cola – une cuisine lumineuse avec une nappe à carreaux, et un jardin où on aurait cru la pelouse passée à l’aspirateur.
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CielvariableCielvariable   05 avril 2014
C’est alors que j’ai vaguement pris conscience que M. Gunnell disait mon nom.

– Standish Treadwell. Vous êtes convoqué dans le bureau du directeur.

Merde à la puissance mille ! J’aurais dû le voir venir. La canne de M. Gunnell m’a fait mal aux yeux, s’est abattue sur le dos de ma main avec une telle violence qu’elle y a laissé sa signature. Deux fines boursouflures rouges. M. Gunnell n’était pas grand mais il avait des muscles en vieux tank de l’armée avec des bras bien huilés en tank de l’armée. Il portait un postiche qui avait sa vie propre, se démenait pour rester collé au sommet de son crâne luisant de transpiration. Par ailleurs, les traits de M. Gunnell n’étaient pas flatteurs. Il avait une petite moustache noire tachée de morve, qui retombait sur sa bouche. Il ne souriait qu’en maniant sa canne – un sourire qui lui tordait le coin de la bouche, si bien que la limace desséchée qui lui tenait lieu de langue pointait à l’extérieur. Tout bien réfléchi, je doute que « sourire » soit le mot exact. Peut-être sa bouche se crispait-elle ainsi quand il avait décidé de se livrer à son sport favori, faire mal. Peu lui importait où la canne s’abattait, l’essentiel était qu’elle cingle la chair, vous fasse sursauter.

Voyez-vous, on ne chante que de l’autre côté de l’eau.

Ici, le ciel s’est écroulé, il y a fort longtemps.
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orbeorbe   29 août 2013
J'avais du mal à comprendre la différence entre disparition et mort. A mes yeux, c'était la même chose, les deux laissaient des trous. Des trous dans le cœur. Des trous dans la vie. Il n'était pas difficile de se rendre compte de leur nombre. L'apparition d'un nouveau trou était évidente. Les lumières s'éteignaient dans la maison, puis celle-ci explosait ou bien elle était rasée.
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