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Céline Leroy (Traducteur)
ISBN : 2743640553
Éditeur : Payot et Rivages (30/08/2017)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 85 notes)
Résumé :

Sonny est un jeune Irlandais de 16 ans. Bien sûr, il rêve d’ailleurs. Lorsqu’il croise le regard de Vera, sa beauté lui donne immédiatement le vertige. Il oublie tout : la boucherie dans laquelle il travaille après l’école, sa mère qui s’étiole dans la cuisine, son père irresponsable qui perd l’argent de la famille dans des paris.

Vera ne dit jamais son âge. Elle parle peu. Mais elle sait écouter Sonny comme personne ne l’a fait jusqu’à prése... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  16 septembre 2017
Une improbable histoire d'amour, si on peut appeler ça comme ça, entre un jeune garçon de seize ans, commis de boucherie à ses heures libres, des milieux défavorisés de Dublin et une femme de vingt ans son aînée, des quartiers chics ( Montpelier Parade, titre aussi de la v.o.), dans un style déroutant, racontée à la deuxième personne du singulier. Irish Harlequin ? pas vraiment.
Lui, c'est Sonny, elle, Vera. Deux êtres qui vont se retrouver dans le désarroi de la solitude.
Lui vient d'une famille dysfonctionnelle, très pauvre. Bien qu'ayant de l'affection pour ses parents, il ne pense qu'à se tirer, de la famille et du pays.
Elle, on n'en sait rien, ni Sonny, ni nous..... la belle femme mystérieuse....à part qu'elle a probablement du fric, vu où elle habite, et de sérieux problèmes.....
À part ces deux on va rencontrer une galerie de personnages dans la proximité de Sonny, tous plus ou moins dans la misère, misère matérielle ou affective. Misère mais aussi des moments de grâce, comme la complicité touchante de Sonny avec son père , de Sonny avec Sharon, une autre ado, aussi perdue que lui, Sonny lisant un livre de Bohumil Hrabal en cachette dans une maison où les livres ne sont que bon pour les poshs, Sonny incrédule ne sachant comment maintenir un dialogue avec une adulte d'un milieu différent, Sonny attiré par la National Gallery par curiosité, Sonny achetant son premier livre......Sonny, un ado amoureux.
Plus que le fond de l'histoire, c'est ce qui découle de cette rencontre, les sensations, les sons, le détail des gestes, des paysages, les dialogues courts mais percutants, les pensées volages de Sonny qui atténuent la gravité de la réalité ....qui font le sel de ce récit.
Un roman de grande solitude dans un Dublin peu accueillant. J'ai aimé la forme, bien qu'un peu lassant vers la fin, -comme si l'auteur dirigeait Sonny sur un set de film, probablement inspiré du fait qu'il est acteur et scénariste à la ville -, moins le fond qui fait ressentir l'influence hollywoodienne mixé à du Ken Loach, pas vraiment l'optimum. L'auteur est un acteur et scénariste américain, d'origine irlandaise, né à Dublin.
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isabelleisapure
  10 septembre 2017
Un ado, mal dans sa peau, perdu dans une famille bancale et sans amour. Une mère qui peine à joindre les deux bouts, un père qui file chez les bookmakers dès que la paye tombe, des frères indifférents avec lesquels il a bien peu à partager. Au milieu des cris et des reproches, Sonny tente de surnager entre l'école qui ne le passionne pas et quelques heures de travail chez un boucher, pour gagner dix livres par semaine.
Et un beau jour, il fait la rencontre qui change sa vie.
Vera est belle, très belle même, malgré un mal-être perceptible que le jeune homme ne comprend pas.
Malgré la différence d'âge et de classe sociale, une étrange relation s'installe et c'est avec beaucoup de crainte et de pudeur qu'ils se dévoilent peu à peu.
Autant le dire d'emblée, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman et pourtant, j'y ai trouvé une sorte de nostalgie envoûtante, qui fait que les pages se tournent vite, trop vite.
Tout réside, à mon sens, dans l'ambiance opaque de cette relation improbable, lourde de non-dits.
Si Sonny est décrit avec beaucoup de précision, l'auteur choisi de laisser l'ombre planer sur son héroïne.
Qui est-elle ? On ne le sait pas vraiment, pas plus que son âge ou sa situation familiale.
J'ai particulièrement aimé le style d'écriture. le choix de l'auteur d'employer le « Tu » pour s'adresser à son héros m'a déstabilisée pendant quelques pages, mais, une fois habituée, j'ai trouvé que ce mode de narration créait une sorte de proximité, voire même de complicité entre le personnage et le lecteur.
Dire que j'ai adoré serait exagéré, mais j'ai trouvé cette histoire douce-amère pleine de charme et la révélation de la dernière page m'a laissée au bord des larmes.
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Gaoulette
  14 mai 2018
Intéressant, c'est la seule chose que je peux dire en refermant ce roman d'amour. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ou pas. Ce n'était pas une lecture désagréable. Je suis incapable de cerner ce roman particulier.
De quoi parle t'il? de Véra? de Sonny? Des deux? Sonny jeune irlandais de 16 ans traine dans les rues. Issu d'un milieu social dit populaire, il n'a pas un brillant avenir qui se profile devant lui. Il traine, vole, ne sait pas vraiment ce qu'il attend de la vie, il boit beaucoup et n'est pas intégré dans sa famille. Un jour il rencontrera une bourgeoise Véra pour qui il va se prendre d'affection et d'admiration et de passion surtout, limite malsaine.... Qui est Véra? On sait que c'est une femme d'âge mure et qu'elle va interpeller Sonny. On découvrira une femme énigmatique. Une sorte d'histoire charnelle va naitre entre ces deux blessés de la vie. Mais comme l'annonce le synopsis, il faut attendre la moitié du roman pour un véritable échange entre nos protagonistes. Là où je suis perplexe, je n'ai pas vraiment compris le pourquoi ou le message de cette romance. Quel est le message de l'auteur, son intrigue, sa trame?
J'ai cerné Sonny, sa quête, son envie de comprendre, de plaire mais j'avoue que ce final ouvert me laisse perplexe. Est-ce une manière de décrire un héros atypique? Qu'a apporté Véra à Sonny? de plus cette narration à la 2ème personne me dérange. Il en dégage un roman mystique, l'impression d'avoir Sonny en face de moi.
Comme vous l'aurez compris j'en ressort mi figue mi raisin. Impossible de donner un avis tranché, clair et concis. Il y a de bonnes choses mais pas conquise.
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Fandol
  11 janvier 2018
Karl Geary, auteur de son premier roman, emploie la deuxième personne du singulier pour parler à Sonny Knolls, jeune homme de 16 ans que nous suivons tout au long d'un livre qui aurait très bien pu emprunter son prénom pour le titre.
Nous sommes en Irlande, à Dublin. Dès les premières lignes un peu intrigantes et vite captivantes, je me suis attaché à cet adolescent à la fois débrouillard, craintif, respectueux et audacieux. Les filles, les femmes, l'amour, le sexe, tout cela le travaille beaucoup mais il doit aussi affronter une vie difficile, des parents qui ne s'entendent pas, des frères indifférents. La violence est toujours prête à déchirer sa vie mais il y a Sharon, la copine, et surtout Vera...
Au rythme de quarante chapitres, bien rythmés, l'auteur plonge dans la vie quotidienne d'un jeune issu d'une famille vivant loin des beaux quartiers et j'ai pensé, au fil de ma lecture, que ce serait un excellent sujet pour un film de Ken Loach.
Justement, ces beaux quartiers, Sonny les rencontre au hasard d'un petit chantier où il donne un coup de main à son père qui claque ensuite tout au jeu. Cette femme qu'il aperçoit puis chez qui il va quémander un peu de thé, le fascine très vite.
Voilà donc Vera avec laquelle il partage un amour immense qui dérange la société. Vera est lucide : « Nous sommes des serre-livres, toi et moi. Ton esprit se projette, il va de l'avant, tu penses à l'avenir. Moi, je pense au passé, je pense… » Elle ne va pas plus loin, gardant ses secrets pour elle. Elle sait que tout ce qu'ils vivent ensemble n'est qu'une parenthèse et ne veut pas obérer l'avenir d'un jeune homme aussi sincère. Sonny est tellement épris d'elle qu'elle ne sait pas jusqu'où il pourrait aller car sa santé est chancelante et un chagrin terrible mine sa vie.
Vera nous plonge dans l'histoire émouvante d'un jeune Irlandais et de son amour fou pour une femme plus âgée mais c'est un roman qui fait réfléchir aux dégâts sociaux causés par la précarité, le chômage, un système éducatif excluant les plus faibles, l'addiction au jeu et les ravages causés par l'alcool, excluant tout souci moralisateur.
Je me suis régalé tout au long de ce livre qui n'est donc pas seulement une histoire d'amour peu ordinaire mais une plongée dans la société irlandaise d'aujourd'hui que Karl Geary mène de manière vivante et efficace, ménageant surprises et émotion pour son lecteur.
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Bazart
  04 septembre 2018
Une des grandes surprises de la rentrée littéraire de l'an passé, sorti en poche cette année et qu'on aurait largement pu intégrer dans notre revue de poches spécial rentrée littéraire de la semaine passé.
Acteur irlandais reconnu- qui a notamment joué chez Ken Loach, et on y sent d'ailleurs une même filiation dans ces personnages brisés mais tellement humains - Karl Geary a sans doute convoqué ses souvenirs d'adolescence pour faire naître Sonny, le personnage principal de «Vera » son tout premier roman et un vrai coup de maitre.
C'est une triste ballade irlandaise que nous chante là dans cette peinture d'une Irlande ouvrière.
La narration peut déconcerter au départ. dans sa narration : Karl Geary, emploie en effet la deuxième personne du singulier pour parler à Sonny Knolls, jeune homme de 16 ans que nous suivons tout au long d'un livre et c'est à lui auquel l'auteur s'adresse au fil du roman en l'appelant «tu»).
Le roman de Karl Geary a la particularité d'être tout entier à la deuxième personne du singulier., et après un petit temps d'adaptation, le pari est largement réussi tant le romancier capte son attention et finalement le met en attente d'une révélation.
Lorsque Sonny rencontre Vera, bourgeoise plus âgée que lui, mais bele et énigmatique c'est un coup de foudre charnel, qui se transforme assez vite en amour pour cette femme que plus rien ne rattache à la vie.
Une relation singulière que Sonny va s'acharner à protéger coûte que coûte, y compris lorsque ses parents s'en mêlent.
Entre eux se déroulera relation improbable, dévastatrice qui nous amène vers un dénouement qui vous bouleversera. et puis Dublin., au fil de ces quarante chapitres, bien rythmés,a quand même sacrément de l'allure...
UN roman formidable et également un excellent sujet pour un film.. de Ken Loach....cqfd
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (6)
LeMonde   19 novembre 2018
Sur le chantier de rénovation d’une maison, Sonny, bel adolescent issu d’une famille défavorisée, rencontre Vera, la propriétaire, en tous points différente de lui. Leur histoire d’amour hors norme et tragique donne matière à ce subtil roman d’apprentissage.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   19 novembre 2018
Sonny, bel adolescent issu d’une famille défavorisée, rencontre Vera, la propriétaire, en tous points différente de lui. Leur histoire d’amour hors norme et tragique donne matière à ce subtil roman d’apprentissage.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec   08 janvier 2018
L’acteur et scénariste américain d’origine irlandaise Karl Geary, le Tommy de la série Sex and the City, a connu un triomphe en Angleterre cet automne avec son premier roman, Vera.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   13 octobre 2017
Sonny, jeune ouvrier, croise Vera, bourgeoise déprimée. Mais rien ne se passe comme attendu dans le premier roman de l’Irlandais Karl Geary.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   09 octobre 2017
La force de ce premier roman n’est pas son intrigue, encore moins ses effets de surprise ou ses actions. Et pourtant il éblouit, pénètre et habite en profondeur celui qui lit.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   28 août 2017
Que Vera, le premier roman de l’Irlandais Karl Geary, soit mémorable, d’accord, qu’il y soit question d’une relation, soit, mais s’agit-il d’amour dans cette rencontre entre un adolescent et une femme plus âgée ?
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   15 septembre 2017
You never understood how that was with people, that they could tell you all kinds of things without saying anything.
(Difficile de comprendre que les gens vous racontent un tas de trucs pour finalement ne rien dire)
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BluerockBluerock   08 novembre 2017
La lumière de la télé balayait le visage de tes frères. Leur regard brillait dans la pièce sombre, vague et distant. Ton père était dans son fauteuil tout près de la cheminée, attendant qu'on le nourrisse.
Dans la cuisine, le tube de néon clignotait par intermittence ; il bourdonnait de manière constante. De l'eau froide coulait sur les mains de ta mère pendant qu'elle pelait habilement les pommes de terre à l'aide d'un petit économe. Il y avait cette friteuse électrique qu'elle avait achetée des années plus tôt. Elle s'était décolorée, la peinture commençait à se craqueler et la graisse recouvrait le bouton rouge d'allumage, atténuant son éclat. À cause de la friteuse, de la condensation gouttait du papier peint.
Ta mère ne dit pas un mot quand tu rentras, même si tu savais qu'elle sentait ta présence. Tu ouvrit les placards les uns après les autres pour jeter un coup d'œil à l'intérieur, mais en fait, c'était elle que tu observais. Finalement, tu allas t'asseoir à table. Elle était vieille, ta maman. Tu étais le plus jeune et elle était vieille.
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david19721976david19721976   21 avril 2018
Tu tendis la main, et la pressa contre sa bouche et ses narines. Son corps se mit à tressauter de plus en plus violemment vers l'avant. Tu sentis la chaleur de sa bouche et même l'humidité de sa salive dans ta main. Jamais elle n'ouvrit les yeux. Il se passa un long moment avant que son corps cesse de bouger. La ligne de l'écran s'aplatit tout à fait et l'alarme se déclencha. Tu restas allonger à côté d'elle, prêt à être découvert. Tu passas la main doucement sur son visage et quand les larmes vinrent, ça t'étais égal. Tu l'embrassas une dernière fois et ses lèvres n'étaient pas froides comme on le le dit en général; elle n'était pas non plus en paix.
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MelleBrightsideMelleBrightside   27 septembre 2017
Un livre était ouvert là où Vera s'était assises ; elle avait dû l'extraire de la petite pile et le lire pendant qu'elle fumait, en attendant que les comprimés fassent effet. S'était-il simplement trouvé en haut de la pile ? Ou étaient-ce les mots qu'elle avait voulu avoir en tête, ceux de sa lettre d'adieu ?
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MelleBrightsideMelleBrightside   11 octobre 2017
« M'étonne pas, gros pédé, va », dit-elle et tu continuas de l'observer, à moins d'un mètre de toi, tes yeux dérivant le long de ses jambes vers le bas de sa min-jupe et ce qui t'avait tant troublé quelques minutes plus tôt, son cul, son cou, ses mains et sa bouche ; d'elle, tu avais tout désiré. Mais plus tard, il ne te resterait même plus le souvenir de ce désir.
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