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Critiques sur Tortues à l'infini (106)
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maevedefrance
  09 décembre 2017
Traduit par Catherine Gibert

Mon blockbuster de l'année 2017. Tous les ans je m'en lis un ou deux histoires de me faire une idée, ou du moins essayer de comprendre ce qui fait le succès de certains auteurs. Je mets à part Amélie Nothomb parce qu'elle me "parle" et que j'aime bien ses bouquins depuis le début.

Donc voilà, j'ouvre mon troisième John Green, au titre énigmatique (il est identique en version originale).
Aza Holms, 16 ans, vit à Indianapolis. Elle vit avec sa mère, prof. Elle n'a plus de père mais il lui reste sa voiture, qu'elle prénomme Harold. Elle va au lycée, avec sa meilleure amie, l'intrépide Daisy. Toutes les deux sont fans de fanfiction et Daisy en écrit. Un jour Aza renoue contact avec un copain qu'elle a connu en colonie de vacances : Davis. Sa particularité : il est fils de milliardaire. Et comme si cela ne suffisait pas, son père est porté disparu. Une récompense d'un million de dollars est offerte à qui le retrouvera. Cela émoustille Daisy qui entraîne Aza, sa petite "holminette" à la recherche du bonhomme. En même temps, Aza tombe amoureuse de Davis. Daisy s'éprend de Mychal.
Davis vit seul avec son petit frère infernal dans la maison de son père disparu, où vit aussi un tuatara (un gros lézard préhistorique qui peut vivre des centaines d'années).

J'essaie de vous résumer en quelques lignes l'histoire car j'avoue que ce roman pour ado m'a laissé totalement perplexe au début car ça part dans tous les sens et on a du mal à cerner ce qui se passe. Il faut vraiment s'accrocher un certain temps avant d'arriver à rassembler les "morceaux".
On se rend compte au fur et à mesure qu' Aza a un souci psychologique intense qui l'empêche de vivre totalement normalement. Elle a des pensées invasives et obsessionnelle, des angoisses incontrôlables, la peur permanente d'attraper des maladies. Elle en est consciente, elle essaie de faire belle figure mais ça la dépasse largement. Elle consulte régulièrement une psychiatre mais ne prend pas son traitement.
Elle craint le regard de Davis quand il s'apercevra qu'elle n'est pas totalement une fille comme les autres : quand il l'embrasse, elle se fait un trip sur les microbes qui s'échangent à travers la salive. C'est l'objet d'un certain nombre de lignes très détaillées dans le roman. Et à plusieurs reprises, pour de nombreuses choses, avec des termes scientifiques.
On en apprend également un rayon sur les tuataras (je ne savais pas du tout si cette bestiole préhistorique existait vraiment, il se trouve que Google-mon-ami m'a appris que oui !)
tuatara
Il est aussi question de tortues, mais je n'ai pas trop compris le rapport entre l'histoire et le titre, même si c'est évoqué de biais.

Il y a des histoires de constellations, d'étoiles, d'espace intersidéral, ce genre de chose...
Il y a une histoire d'une amitié indéfectible malgré les disputes, les différences, sociales, et dues à la maladie. Mais pas assez pour que ce soit entraînant, marquant et émouvant.

Bref, je vais être claire : je me suis gravement ennuyée. Je me demande si un ado accrochera facilement à ce roman à la construction assez complexe et déconcertante. Je sais que c'est le roman le plus personnel de l'auteur puisqu'il souffre (ou a souffert) lui même de formes d'angoisses maladives. La maladie est aussi au coeur de Nos étoiles contraires, qui pourtant était distrayant. Tel n'est pas le cas ici, à mon avis. Je voulais terminer néanmoins le roman en me disant que la fin serait éclairante. Bof ! On va dire qu'il y a juste de l'optimisme au bout. C'est au moins un point positif.
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oceanedeepa
  30 novembre 2017
C'est seulement le deuxième livre de John Green que je lis. le premier avait été Nos étoiles contraires que j'avais vraiment apprécié. Malheureusement, j'avoue avoir eu plus de mal avec cette lecture.

Je ne remets certainement pas en cause le talent de John Green à raconter des histoires qui mettent en scène des adolescents et leurs problèmes. C'est d'ailleurs là son point fort. Dans ce livre, il est très bien arrivé à me faire comprendre ce que peux ressentir une adolescente (Aza) en proie à des pensées obsessionnelles. C'était assez terrifiant de voir à quel point les pensées prenaient le pas sur tout le reste et lui font faire des choses parfois insensées. D'ailleurs, à chaque fois que je finissais un morceau du récit où Aza était jusqu'au cou dans ses pensées, j'en ressortais lessivée. Ces mêmes pensées qui reviennent encore et toujours, si c'est épuisant pour un lecteur, cela doit être invivable pour la personne qui en souffre.

Après, et c'est là où le bât blesse selon moi, tout le reste m'a laissé indifférent. le résumé sur la 4e de couverture commence en nous exposant la disparition d'un milliardaire et (attention spoiler) . En fait, c'est juste un prétexte pour faire rencontrer les personnages. Je ne sais pas pour vous mais la première chose mentionnée dans une 4e de couverture doit avoir un minimum d'importance, sinon c'est faire la promesse de quelque chose qui en fin de compte n'arrivera pas/peu et c'est très très frustrant.

Ensuite, les personnages ne m'ont pas réellement touché. Comme dit au-dessus, j'ai trouvé intéressant de me plonger dans les pensées d'une personne atteinte de TOC et d'anxiété mais si on enlève cela, je ne garde pas un souvenir impérissable d'Aza. Même chose pour Davis. Il est chou à vouloir entamer une relation avec Aza, même sans aller trop loin car il finit par comprendre ses peurs. Mais à part ça… voila quoi. Daisy est décrite comme la meilleure amie d'Aza. Elle est la touche un peu fofolle du trio. Mais je l'ai trouvé tellement ingrate. Elle est amie avec Aza mais n'hésite pas à la caricaturer dans ses histoires. Elle pense aussi qu'Aza ne lui prête pas assez attention. Daisy est une personne qui parle énormément mais elle ne pense jamais à demander à Aza pourquoi elle ne pose pas de questions pour s'enquérir d'elle ou de sa famille. Elle fait plein de reproches à Aza, sans lui demander de s'expliquer. C'est facile mais l'amitié doit aller dans les deux sens. le seul personnage qui m'a ému c'est le petit frère de Davis, Noah. Je n'ai pas eu de mal à comprendre sa peine d'avoir été abandonné par un être qu'il aime. Il est tellement touchant et en détresse qu'on a juste envie de l'aider.

Pendant ma lecture, j'ai souvent été distraite par tout et n'importe quoi. Pour moi, c'est une preuve que le livre ne m'a pas accroché plus que ça. Dès que j'avais l'opportunité de lâcher le livre, je la saisissais. Je me suis forcée à finir le livre d'une traite pour être tranquille le plus vite possible. le seul moment du livre que j'ai trouvé fortement intéressant, c'est la fin. Les deux-trois dernières pages. Car elles peuvent donner de l'espoir aux personnes souffrant des mêmes troubles.

En conclusion, je ne peux pas mettre une mauvaise note à ce livre car il est bien écrit et on ressent toute la douleur et la fatigue de devoir vivre avec des TOC. Mais si je retire le personnage d'Aza et ses troubles, il ne reste pas grand chose. de plus, j'ai l'impression que la 4e de couverture m'a vendue une histoire que je n'ai pas retrouvé…
Lien : https://worldofvoz.com/2017/..
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liredelivre
  28 novembre 2017
John Green et moi, c'est l'amour fou depuis que j'ai croisé Qui es-tu, Alaska ? au hasard en biblio. L'annonce de la sortie de Tortues à l'infini / Turtles all the way down m'a totalement surexcitée, avant même de savoir de quoi parlerait ce titre. Et quand je l'ai reçu, je n'ai pas tenu bien longtemps avant de me jeter dessus. J'en ai mis plus à trouver mes mots pour vous en parler. Pourtant, soyez certains d'une chose : c'est un véritable coup de coeur !


John Green est un auteur qui passe ou qui casse. Si ça passe avec moi depuis le premier roman, vous vous doutez que je me suis lancée dans Tortues à l'infini en toute confiance, sans trop savoir de quoi parlerait l'intrigue. Juste les grandes lignes. Quel ravissement ! J'aime la plume de John Green pour l'humanité qu'elle dégage : elle est pleine d'émotion, elle est vive, elle est vivante. J'aime les personnages de John Green pour ce qu'ils sont et ce qu'ils représentent : l'adolescence, une quête, des réponses, des conseils. Et j'aime John Green pour ce qu'il nous donne : une part de lui, des messages forts.
Tortues à l'infini, ce n'est pas un secret, s'inspire grandement de son auteur. Comme Aza, l'auteur connaît des troubles obsessionnels. Est-ce cela qui donne encore plus de force aux spirales de pensées d'Aza ? À la simplicité avec laquelle John Green nous fait entrer dans ce tourbillon infini de pensées ? Sûrement aussi. le réalisme et l'authenticité propres aux romans de John Green sont des plus présents. Il en ressort un roman difficile à lâcher, qui empoigne son lecteur rapidement, et des personnages à la personnalité unique.
John Green nous offre une nouvelle histoire sur la quête de soi, la recherche d'identité et de sens à l'adolescence, ce qui fait l'amitié et l'amour. C'est une intrigue à la fois légère et pleine : on la devine, elle nous surprend un peu, on la ressent, elle nous touche profondément. L'émotion est intense et omniprésente ! Concernant les révélations, l'auteur nous garde quelques surprises, mais le lecteur en verra aussi certaines venir. La narration est un délice ! On suit Aza, avant, pendant, et après, en ayant une proximité incroyable avec son personnage, ses pensées. Et on l'aime.
Aza Holmes est un personnage à la fois troublant et fascinant. Elle nous entraîne dans sa suite, on sillonne avec elle les spirales de ses pensées. Par moments, elle m'a effrayée - elles m'ont effrayée -, autant qu'elle m'a émue tout au long du roman. Daisy, Davis et Noah amènent une touche de légèreté, d'insouciance et de retour à la réalité. Ils sont une sorte de pied à terre, de normalité. Et ils m'ont tous tellement plu ! John Green a donné du relief à chacun de ses personnages, n'en a négligé aucun. Pour la forme, je pourrais lui faire le reproche de ne pas avoir assez parler du père d'Aza. Mais cette absence n'a pas été un manque pour moi.
Tortues à l'infini oscille entre mini enquête et vie d'ados, les grands chamboulements et les petits riens. On y suit quatre adolescents parfois en marge, parfois paumés, mais toujours justes. La fin m'a donné l'impression d'arriver trop vite. Simplement parce que le roman ne fait pas mille pages, mais quatre cents. Parce qu'une fois prise dans le récit, je n'ai pas su m'en détacher, ne serait-ce que pour faire durer un peu plus encore le plaisir de cette lecture. Parce qu'une fois ce récit terminé, je continue à souhaiter toujours plus de John Green.
Lien : https://liredelivres.blogspo..
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Milleviesenune
  25 novembre 2017
Tortues à l'infini est un roman comme je les aime. Ses personnages sont vrais, ne cherchent pas à jouer un rôle pour plaire, ose se dévoiler tels qu'ils sont à l'intérieur. Les dialogues sont savoureux, éclairés de références culturelles et scientifiques, allumés par une folie douce. J'ai rit, écrasé plus d'une larme, surligné de nombreux passages (merci la Kindle !) et ai souri presque tout au long de ma lecture.
Lien : http://milleviesenune.com/tu..
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PadawanTiff
  23 novembre 2017
Un très bon roman, plein de poésie mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver qu'il ne tenait pas ses promesses concernant l'intrigue qu'on nous vend. Après ce n'est qu'un tout petit détail mais je me suis sentie trompée sur la marchandise. Cependant ça reste un très bon moment et j'ai apprécié le personnage de Aza.
Lien : https://padawantiff.wordpres..
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Anis0206
  17 novembre 2017
un roman très touchant dans lequel on retrouve le style de l'auteur qui nous émeut à chaque fois avec ses histoires d'amour et d'amitié
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hmurgia
  13 novembre 2017
Aza, une lycéenne américaine, partage son quotidien entre sa maison, où elle vit seule avec sa mère depuis le décès brutal de son père, et le lycée, où elle retrouve son unique et meilleure amie, Daisy, auteur de fanfiction. Souffrant d'une hypocondrie sévère, elle est sans cesse angoissée. La disparition inexpliquée d'un millionnaire escroc la pousse à reprendre contact avec le fils de celui-ci, dont elle fut très proche pendant son enfance...
Un très grand roman jeunesse à l'ecriture gracieuse, intelligent et grave.
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Livrofil
  12 novembre 2017
Le titre m'a tout de suite interpellé pour son originalité absurde haha ! Après la lecture il a tout de même pris son sens et maintenant à chaque fois que je revoie la couverture je souris !

Plus sérieusement ce livre est une pépite, il m'a totalement touché. On aborde un sujet qui me parle beaucoup, le problème des pensées intrusifs, de l'anxiété et des TOC ( je n'en dit pas plus, à vous de lire le livre ^^).

John Green a toujours eu cette "fibre particulière" au niveau de son écriture. J'aime, j'aime les pages qui défilent à une allure folle, j'aime la force qui en découle. Car oui, même si je n'ai pas forcément apprécié ses autres livres, j'ai toujours été touchée par son écriture.
Une simplicité légère qui prouve encore une fois que l'on a pas besoin de mots compliqués pour émouvoir.
John Green nous livre une part de lui et fait vivre ses personnages avec beaucoup de poésie.

Et les personnages sont juste géniaux !!!
Je pense d'abord à Aza qui est juste époustouflante. Elle est attachante, fragile et en même temps tellement forte. On rentre totalement dans l'intimité du personnage, ses pensées les plus sombres.... C'est quelque chose de très déroutant et en même temps je me suis sentie concerner par cette maladie qui l'assaillit sans cesse. Encore aujourd'hui le sentiment ne me quitte pas. le contraste entre la voix de la raison et la voix mesquine de ses pensées intrusives est juste tellement bien fait. C'est un monologue intérieur noir, une bataille sans fin entre l'ombre et la lumière..

On retrouve aussi Daisy ! Aaaaaaah Daisy je l'aime ! Un vrai moulin à parole excentrique. Cette fille est un bonbon pétillant. J'ai adoré son franc parlé, ses pensées bizarres, et ses idées complètement tordues. Je suppose que son cerveau est une vraie centrifugeuse avec son délire Starwarsien (ce mot n'existe pas...) !

Enfin bref tout ça pour vous dire que la plupart des personnages portent l'histoire. Tout est marquant, la relation fraternelle et amicale de Daisy et Aza est juste magnifique, le combo parfait entre le calme et la tempête.

Ce livre c'est une aventure en soi, une aventure un peu insensée. Je suis rentrée dedans tout de suite. Chaque particule, chaque ligne de ce livre est précieux, si j'avais une plus grande mémoire je pense que j'y aurais gravé un bon nombres de citations....

J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai parfois été en colère contre les personnages, mais au final ce livre est encore une fois une petite leçon, une grande réflexion.

Lien : http://lirophiledespagesblog..
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LeaTouchBook
  10 novembre 2017
Le nouveau John Green est indéniablement un des gros événements littéraires de cette année, une parution immanquable, incontournable ! Voici mon avis...

Il faut savoir qu'avant Nos étoiles contraires, je n'ai jamais vraiment réussi à rentrer dans l'univers de cet auteur, je n'ai pas aimé Qui es-tu Alaska ? par exemple, je n'ai pas non plus été fascinée par La Face cachée de Margo; ainsi je ne suis pas une fan absolue de l'auteur mais j'ai été -comme des millions de lecteurs- terriblement émue par son chef d'oeuvre Nos étoiles contraires. Dès lors je ne savais pas si Tortues à l'infini allait me convaincre, me plaire ou non...

J'ai adoré certains aspects de ma lecture, je suis plus dubitative sur d'autres. Je ne ferai pas partie des chroniques dithyrambiques sur ce titre mais j'ai eu un grand plaisir à lire cette histoire. Tout d'abord j'ai adoré l'héroïne, elle est extrêmement touchante du fait de ses obsessions qui lui gâchent perpétuellement la vie, elle en a pleine conscience et essaye de s'en libérer, de sortir de la spirale infernale, de devenir meilleure mais rien n'est simple.

Le gros point fort de ce livre repose sur ce personnage mais aussi sur ce que fait passer l'écrivain au travers d'elle. En effet, ce roman est véritablement intime et personnel pour John Green puisque l'auteur explique, dépeint ses propres obsessions. On ressent une vraie authenticité, sincérité qui ne peut que plaire et émouvoir. C'est ce que j'ai préféré dans ce livre.

Après j'ai été plus dubitative sur d'autres aspects. Déjà comme dans la plupart de ses autres livres (avant Nos étoiles contraires), l'auteur intègre une disparition, une sorte d'enquête qui va être le fil conducteur permettant par la même d'approfondir la personnalité des protagonistes. Je ne trouvais pas utile d'y ajouter cet élément, je trouvais que certaines situations n'étaient pas crédibles, que certains points restaient en surface. En bref, je pense que John Green n'avait pas besoin d'ajouter cela pour en faire un roman passionnant, il est déjà addictif du fait de la narratrice.

En définitive, j'ai adoré le personnage principal, j'ai adoré la sincérité de l'auteur mais je n'ai pas été convaincue par l'intrigue "policière" propre à la recherche d'un milliardaire en fuite...
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Amindara
  08 novembre 2017
En ma qualité de fan inconditionnelle de John Green, c'était presque une obligation que j'achète son nouveau roman dès sa sortie. Et une fois n'est pas coutume, je ne l'ai pas rangé dans ma bibliothèque perso en me disant que je le lirai plus tard, non je l'ai lu de suite ! Et j'ai adoré retrouver l'un de mes auteurs préférés dans ce nouveau roman, Tortues à l'infini, dont le titre ne se comprend qu'arrivé au milieu du livre, (de même que la couverture ne se comprend aussi qu'en le lisant, et d'ailleurs, soit dit en passant, je n'en suis pas fan, je préférais les couvertures colorées de quand Green était édité par Nathan).

Comme d'habitude, c'est une histoire d'adolescent atypique. Ici, nous découvrons Aza, une jeune fille qui souffre de troubles obsessionnels convulsifs (elle a peur des bactéries et doit sans cesse s'assurer qu'elle n'est pas infectée) et qui vit avec, comme elle peut. Et quand bien même l'auteur nous intègre là-dedans une petite enquête en lien avec la disparition d'un homme très riche, pour ma part, c'est bien Aza et sa maladie qui m'ont semblés être les sujets principaux de ce roman. Des TOCs, je n'en sais que ce que tout le monde dit, que c'est quelque chose d'incontrôlable qui peut nous pourrir la vie. Mais ici, je crois que j'ai vraiment pris conscience du « contrôle » que le TOC peut avoir sur le malade. John Green nous décrit de façon vraiment très réaliste et très détaillée tout le cheminement de pensées et tout ce qu'un TOC peut nous amener à faire.

Comme tous les autres romans de John Green, celui-ci se laisse dévorer à une vitesse folle. Il nous prend, nous empêche presque de dormir (au point de décider finalement de rallumer la lumière pour le terminer, quitte à lire jusqu'à 2h du matin alors qu'on travaille le lendemain). Vous l'aurez compris donc, l'écriture est fluide, captivante. On ne peut qu'apprécier Aza, on croise les doigts pour que tout aille bien pour elle, pour que la situation s'améliore, on se sent mal pour elle lorsqu'elle sous le « contrôle » de son TOC. Encore une fois, John Green a réussi le pari de me faire vivre à la mesure de son personnage et ce n'est pas donné à tout le monde.

Merci Mr Green.
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