AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782302045378
336 pages
Soleil (14/10/2015)
5/5   2 notes
Résumé :
Cet ouvrage exceptionnel regroupe des adaptations en BD de véritables lettres de Poilus par Guarnido, Bajram, De Metter, Lepage, Lidwine, Parnotte, Mallié, Juan Gimenez et bien d’autres. Des mots écrits dans la boue et qui n’ont pas vieilli d’un jour. Des dessins chargés d’émotion qui marqueront les esprits.
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Alcapone
  20 janvier 2016
Adaptation illustrée du recueil Paroles de poilus de Jean-Pierre Gueno, cette intégrale qui donne la voix aux soldats français de la Grande Guerre et à leurs proches, "est sans doute l'une des meilleures façons de ne jamais les oublier : de traduire en image, en visions d'aujourd'hui, l'inconcevable d'hier et de tous les temps..." (extrait de la préface). Comme autant de cris de détresse ou de coups de gueule lancés contre l'absurdité et l'injustice de la guerre, ces quelques témoignages (collectés suite à l'appel de Jean-Pierre Guéno sur Radio France), rappellent au souvenir de la guerre terrible. Loin des versions officielles servies par les autorités et relayées par les médias propagandistes de l'époque, les récits ici rapportés, partagent un certain regard sur la 1ère Guerre Mondiale. Et tandis que les hommes servaient de chair à canon pour "sauver la patrie", que les femmes sacrifiaient leur hommes et leurs fils sur les champs de bataille, que les enfants pleuraient l'absence de leur père et que les suprêmes instances jouaient au jeu de l'oie, un certain Louis Barthas se prenait à espérer en ces termes : "Ah ! Si les morts de cette guerre pouvaient sortir de leur tombe, comme ils briseraient ces monuments d'hypocrite pitié, car ceux qui les élèvent les ont sacrifié sans pitié."(p. 318)... Beau projet s'il en est, ce superbe recueil de témoignages illustrés de Poilus a séduit de talentueux dessinateurs qui se sont prêté à l'exercice de style avec brio : "L'imagination de chacun des dessinateurs présents dans cet ouvrage a été décuplée par le pouvoir d'émotion et de représentation qui caractérisait chacune des lettres proposées. le fusain, la plume, le crayon ont su prendre le relais de la plume sergent major, du crayon ou du crayon à encre dont se servaient les Poilus." (extrait de la préface). Soyons donc attentifs à ces émouvantes leçons d'histoire qui ne sont pas aussi anecdotiques qu'on aurait pu le faire croire à l'époque...
Voir la chronique complète sur le blog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   15 décembre 2018
En sollicitant une vingtaine de dessinateurs de bande dessinée contemporains afin de leur donner à chacun carte blanche pour adapter l'une des vingt plus belles lettres de Paroles de Poilus, nous ne doutions pas du résultat : les lettres choisies et proposées avaient un formidable potentiel d'image.
Chacune d'entre elles nous faisait entendre, avec les mots écrits dans la boue des tranchées, la vibration de l'âme de son auteur en même temps qu'elle nous décrivait les scènes de son martyre ...
Nos espérances ont pourtant été dépassées. L'imagination de chacun des dessinateurs présents dans cet ouvrage a été décuplée par le pouvoir d'émotion et de représentation qui caractérisait chacune des lettres proposées.
Le fusain, la plume, le crayon ont su prendre le relais de la plume sergent major, du crayon ou du crayon à encre dont se servaient les poilus. Comme si chacun des artistes présents dans ce recueil s'était glissé entre les doigts et dans l'esprit de ceux qui furent les compagnons de son grand-père ou de son arrière-grand-père, tout en respectant la structure donnée dès l'origine à Parole de Poilus : celle de la noria des saisons de l'âme qui avait permis de classer les lettres de façon thématique.
Premier été, saison du départ et du baptême du feu. Automnes, saisons ensanglantées, saisons de la mort et du pourrissement. Hivers, saisons des tracas de na nature, des maladies, des problèmes d'intendance, de la vermine et des brimades hiérarchiques ... Printemps, saisons du cafard et de la nostalgie. Étés, saisons des amours à distance, des aveux contrariés ... Dernier automne, saison des ultimes boucheries et de la paix qui revient ...

Les poilus de la Grande Guerre ont su immortaliser leurs sensations, leurs émotions, leurs états d'âme et leurs cris de détresse dans l'écriture manuscrite de leurs correspondances et de leurs carnets.
Aujourd'hui, au moment où les tout derniers poilus disparaissent, ce sont leurs visions, les paysages de leurs chemins de croix qui reprennent vie, 90 ans après leurs batailles.
Cette adaptation en bandes dessinées est sans doute l'une des meilleures façons de ne jamais les oublier : de traduire en images, en visions d'aujourd'hui, l'inconcevable d'hier et de tous les temps ...
Jean-Pierre Guéno
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
HarioutzHarioutz   15 décembre 2018
Quand nous sommes arrivés par ici au mois de novembre, cette plaine était alors magnifique avec ses champs à perte de vue, pleins de betteraves, parsemés de riches fermes et jalonnés de meules de blé.
Maintenant, c'est le pays de la mort, tous ces champs sont bouleversés, piétinés, les fermes sont brûlées ou en ruine et une autre végétation est née : ce sont les petits monticules surmontés d'une croix ou simplement d'une bouteille renversée dans laquelle on a placé les papiers de celui qui dort là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
HarioutzHarioutz   15 décembre 2018
L’inefficacité des projectiles ennemis est l'objet de tous les commentaires. Les shrapnels éclatent mollement et tombent en pluie inoffensive.
Quant aux balles allemandes, elles ne sont pas dangereuses : elles traversent les chairs de part en part sans faire aucune déchirure.
L'Intransigeant - 17 août 1914
Commenter  J’apprécie          152
HarioutzHarioutz   15 décembre 2018
Lorsque les soldats écrivent à leurs enfants, les paroles de poilus sont des paroles de paix, des paroles d'amour, des paroles d'humanité, qui n'empêcheront pas le bégaiement de l'Histoire : les enfants de poilus nés entre 1914 et 1918 auront entre 21 et 25 ans en 1939.
Il leur faudra vaincre le nazisme avant de pouvoir penser à bâtir l'Europe ...
Commenter  J’apprécie          90
HarioutzHarioutz   15 décembre 2018
" En temps de paix, les fils ensevelissent leurs pères; en temps de guerre, les père ensevelissent leurs fils ..."
Hérodote
Commenter  J’apprécie          110

Videos de Jean-Pierre Guéno (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Guéno
Ecrivain, historien, ancien élève de l'école normale supérieur, ancien directeur de la Culture des Musées des Lettres et Manuscrits de Paris et de Bruxelles, Jean-Pierre Guéno est un "passeur de mémoire" qui aime retrouver les manuscrits, les sources, et les partager.
Retrouvez ici sa présentation des correspondances de Guillaume Apollinaire pendant la Première Guerre Mondiale.
autres livres classés : témoignageVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

La Grande Guerre

Combien de soldats français se sont engagés

6 millions
2 millions
9 millions
8 millions

3 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Paroles de poilus. Lettres de la Grande Guerre de Jean-Pierre GuénoCréer un quiz sur ce livre