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EAN : 9782290342886
188 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/05/2004)
3.7/5   30 notes
Résumé :
« C'est lorsque l'on est dedans que l'on se rend compte à quel point la prison est injuste. Avant d'y être moi-même confronté, cela ne m'avait même pas effleuré... Que dois je faire? Attendre, me dit-on. Demain sera meilleur. La vie recommence dans quelques mois. Quand tu auras payé, plus Léger tu seras. Mais je sais maintenant, le boulet détaché, les marques resteront. » - Sébastien

Deux ans après Paroles de poilus, de nombreux malheurs ont à nouveau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
araucaria
  09 juillet 2020
Deux ans après Paroles de poilus, un appel était lancé sur Radio France, dans le but de diffuser des textes écrits en détention. Ce nouvel ouvrage a été constitué sous la direction de Jean-Pierre Guéno.
On y trouve des détenus politiques et des prisonniers de droit commun, des anonymes, des gens connus... Parmi ces textes, certains sont extraits d'ouvrages qui ont été édités avec succès. Ils s'articulent autour des jours de la semaine, inscrits dans "la marelle de l'oubli" avec une "Terre" et un "Ciel" et chacun de ces chapitres est précédé d'une introduction rédigée par Jean-Pierre Guéno
Un livre très enrichissant. Je l'ai beaucoup apprécié.
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lutinielle
  23 octobre 2012
Pour bien réfléchir il faut pouvoir voir plusieurs versant d'une montagne. Or, en matière d'emprisonnement, l'on n'entend jamais que les politiques: les détenus et les matons et policiers étant tenus au silence, social ou (et ?) contractuel... La prison est un outil de notre société, pas le vide-ordures du code pénal. C'est à nous d'y réfléchir, et le mieux possible. Ces récits de vie m'ont permis d'y réfléchir un petit peu mieux.
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cicou45
  05 septembre 2011
Livre poignant constitué de lettres retraçant le parcours de détenus et les sentiments qu'ils ont ressenti lors de leur période de détention.
Dans certaines d'entres elles, le lecteur peut découvrit la tristesse, la révolte, la mélancolie d'un temps révolu ou encore le désespoir.
Livre très humain qui rend compte de faits inhumains.
Une chose est sûre, ce livre est une lecture dont vous ne ressortirez pas indemne. Cependant, même si vous êtes émus, touchés et révoltés par les dires de ces détenus, comme le dit Sébastien, l'un des détenus, "c'est lorsque l'on est dedans que l'on se rend compte à quel point la prison est injuste." Superbe ouvrage. A lire !
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Khat
  14 septembre 2013
Un recueil de témoignages touchant.
Peu importe ce que les personnes ont fait pour se retrouver enfermées, ce qui compte ici ce qu'elles ont à dire sur les conditions de détention. À travers ces nombreuses lettres, j'ai découvert la face cachée des prisons françaises.
Une lecture qui fait réfléchir.
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Eclaireur
  08 février 2016
Petit recueil de messages de détenus, qu'ils soient anonymes ou célèbres. Cette petite oeuvre laisse entrevoir ce qu'on peut vivre lorsqu'on est derrière les barreaux, véhiculant tour à tour l'espoir ou l'envie d'en finir.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   09 juillet 2020
Pendant des mois à Paris, et des années ailleurs, j'ai joui comme on se tue, j'ai poursuivi le fric parce qu'il donne l'illusion de posséder quelque chose, j'ai fait tout le mal que j'ai pu parce qu'il faut détruire rageusement ce qui vous rend jaloux. (...) J'ai piétiné tous les espoirs à la traîne, j'ai brisé ce que j'aurais adoré.
Tout ça, c'était raté. Je pouvais me contracter des heures entières, passer enfin pour la dure salope, la perdue, l'irrécupérable. j'ai à mon actif toutes les vacheries, toutes les débauches. Mais comment, toi, n'as-tu pas senti que, tout au fond, c'était raté? que mon coeur crevait d'amour et fondait à la moindre étincelle de beauté? que toute haine tournait en moi à l'indifférence et qu'en fin de compte je jouais ma dernière chance sur l'amour? Et que je ne pourrai jamais passer en marche arrière? N'importe. Je veux croire, jusqu'au bout.
Albertine Sarrazin - Lettres à Julien
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araucariaaraucaria   09 juillet 2020
Dans la cellule ou derrière les pieux de la palissade, on est seul en effet contre tous les autres, seul et séparé par un mur de cette immense grouillement d'hommes dont on a été brutalement retranché, de cette humanité remuante et libre qui semble vous avoir abandonné, vit sans vous, s'organise et agit sans vous, prenant tout entière figure d'adversaire. Son poids formidable pèse sur le toit de la prison comme sur un couvercle qu'elle ne laissera point soulever. Il faudra donc, pour résister, composer un monde à soi seul, retrouver en soi et cultiver toutes les sensations, toutes les satisfactions que vous procuraient naguère "les autres". Ces "autres" égoïstes et lointains, c'est à vous maintenant de les abandonner, de leur prouver que vous pouvez vous passer d'eux et que vous les avez condamnés plus sévèrement qu'ils vous ont frappé.
Jean Zay - Souvenirs et solitude
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cicou45cicou45   05 septembre 2011
La justice est le grain de beauté de la haine. Ce grain a été tracé, maquillé par la main de l'homme de pouvoir. Même ici où, normalement, on devrait redresser l'homme, c'est le contraire. Rien ne va avec la vie de l'homme de conscience. Tout est administré, c'est-à-dire imposé, et cela tue la responsabilité de l'individu. C'est là le négatif de la prison.

Michel
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araucariaaraucaria   09 juillet 2020
Un grand sommeil noir
Tombe sur ma vie :
Dormez, tout espoir,
Dormez, toute envie!

Je ne vois plus rien,
Je perds la mémoire
Du mal et du bien...
O la triste histoire!

Je suis un berceau
Qu'une main balance
Au creux d'un caveau :
Silence, silence!

Paul Verlaine - Sagesse
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KhatKhat   11 septembre 2013
Tu sais, j'ai 25 ans et je suis tombé en prison à 20 ans. Et depuis j'attends et je rêve de liberté. Ce qu'ils m'ont fait à Mende, on ne le fait pas à un chien dehors, sinon ça ferait un scandale. Nous, on nous frappe, on nous insulte, on nous fait boire de la pisse. Les gens, dehors, trouve ça normal. [ ... ] Il faut que je te dise, je ne suis pas croyant. J'ai perdu la foi vers l'âge de 17 ans quand, pour me nourrir, moi et ma famille, j'ai été voler des pommes de terre, des carottes, des choux. Une fois, je m'étais fait prendre et on m'avait frappé pour un peu de victuailles. Depuis cet âge, je me suis dit qu'il y avait un bon Dieu pour les riches mais pas pour les pauvres. Si ma vie terrestre doit être un martyre, je dis non. Je vis donc j'existe. Oui mais pour quoi faire?

Carman
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Vidéo de Jean-Pierre Guéno
Ecrivain, historien, ancien élève de l'école normale supérieur, ancien directeur de la Culture des Musées des Lettres et Manuscrits de Paris et de Bruxelles, Jean-Pierre Guéno est un "passeur de mémoire" qui aime retrouver les manuscrits, les sources, et les partager.
Retrouvez ici sa présentation des correspondances de Guillaume Apollinaire pendant la Première Guerre Mondiale.
>Sciences sociales>Problèmes et services sociaux. Associations>Etablissements pénitentiaires (54)
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