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EAN : 9782203032941
155 pages
Casterman (15/05/2010)
3.74/5   47 notes
Résumé :
Guy Montag exerce le métier de pompier depuis dix ans. Un soir en quittant son service, il rencontre une jeune fille très intrigante, Clarisse Mc Clellan, avec laquelle il sympathise. La jeune fille a des goûts étranges – marcher dans les bois, regarder la lune, déambuler sous la pluie –, et raconte des choses saugrenues mais troublantes, comme cette curieuse histoire selon laquelle autrefois, les pompiers éteignaient les incendies au lieu de les allumer. Car dans c... >Voir plus
Que lire après Fahrenheit 451 (BD)Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Cette adaptation graphique du célèbre roman de Ray Bradbury n'étant plus à la vente, il ne m'a pas été aisé de me le procurer. Ayant pour principe de n'acheter un livre d'occasion jamais plus cher que son prix d'origine, celui-là se sera donc fait désirer. Mais comme dit le dicton, tout vient à point à qui sait attendre. Et pour attendre, j'aurais attendu, mais me voilà maintenant en sa possession.

Fahrenheit 451, c'est l'histoire d'un pompier qui, au lieu d'éteindre les incendies, les allume. La littérature et tous les livres en général étant prohibés, le rôle de Guy Montag et de ses collègues est d'y mettre le feu dès que l'alarme de la caserne résonne. Un soir qu'il marche dans la rue, il rencontre sa nouvelle voisine, qui va l'amener à une prise de conscience le conduisant à sauver le peu de livres qu'il peut avoir en sa possession.

Ce livre débute avec une préface de Ray Bradbury lui-même, nous expliquant comment le roman d'origine est né. Et si j'ai bien compris, il a travaillé au scénario de cette adaptation, alors que Tim Hamilton s'est chargé des graphismes.

Ça fait quand même un moment que j'ai lu le roman, je n'en garde pas de mauvais souvenirs mais je sais que ce n'est pas un livre qui m'avait tant marquée que ça. Et pour preuve, j'en avais oublié le nom du personnage principal. Et j'avais beau me creuser la tête, pas moyen de me souvenir de la fin. Cette adaptation graphique a été un bon rappel, la plupart des événements me sont revenus au fil des pages. Sauf la fin décidément, que j'ai par conséquent découverte comme si c'était la première fois.

Si je me base sur mes propres souvenirs, relativement flous donc, l'adaptation graphique est bien fidèle au roman, et le fait que l'auteur y ait participé me porte à le croire également.

Les dessins, bien que colorés, sont sobres, voire sombres la plupart du temps, peu détaillés également, souvent flous. On ne distingue les personnages, et donc les visages et leurs expressions, que dans l'ombre. le tout reflète bien l'atmosphère que dégage l'histoire, oppressante, brûlante, sombre. J'aurais aimé pouvoir m'attarder dessus un peu plus, mais il me faut reconnaître que l'ensemble est bien rendu.

Globalement, je suis ravie d'avoir redécouvert cette oeuvre, que j'espère désormais garder en mémoire un peu plus longtemps. Roman graphique oblige, on tourne assez rapidement les pages, d'autant que le scénario est facile à lire : le déroulement des événements est bien retranscrit et exprime avec clarté tous les ressentis de Montag. Il y manque quand même un peu de précision quant à l'utilisation excessive des écrans géants et sur les raisons pour lesquelles Beatty cite énormément de passages littéraires alors qu'il est un fervent défenseur des "flammes". Mais l'ambiance sous tension, tantôt sombre, brûlante ou angoissante, est palpable, et le personnage de Montag abouti.

Dans l'ensemble, c'est une bonne adaptation.
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Quel plaisir de redécouvrir ce grand classique de science-fiction de Ray Bradbury en bande-dessinée (j-ai d'autant plus appréciée que je sais que cette adaptation s'est faite en accord avec l'auteur puisque celui-ci en a fait la préface).
Livre lu alors que je n'étais encore qu'au lycée, j'ai pris un immense plaisir en (re) découvrant cette histoire qui, qui, si elle paraissait ne pouvoir jamais advenir, l'on se rend compte qu'en réalité Ray Bradbury n'était alors qu'un grand précurseur, très en avance sur son temps qui ne décrivait, dans un sens pessimiste que ce qui allait alors arriver. Si je dis pessimiste, j'ose employer le nom de réaliste même si évidemment, l'on en est encore loin du point de vue du rôle attribué aux pompiers qui est encore aujourd'hui et bien heureusement d'éteindre les feux et non pas d'en allumer. Cependant, réaliste dans le sens où les jeunes d'aujourd'hui (et là encore, pas nous mais malheureusement, ce phénomène ne touche pas que les jeunes et c'est là où cela en devient dramatique) passent de plus en plus de temps devant leurs écrans, ne prennent plus la peine de se pencher sur nos philosophes ou nos grands écrivains et ne se posent pas trop de questions sur le sens de la vie. Attention, comme je dis, il ne faut absolument pas généraliser mais ayant pu constater ce phénomène récurent autour de moi, je ne peux que le déplorer.

Guy Montag est un jeune pompier qui se soit de défoncer les portes dès qu'une sirène retentit et ce, non pas pour sauver la vie des gens mais parce qu'ils sont en situation irrégulière et qu'ils ont commis le pire délit qui soit : posséder des livres et peut-être pire encore, oser les lire ! Vous vous imaginez ? Montag voudrait au contraire lui connaître ce fameux pouvoir que l'on accordait aux livres, ce qui faisait frémir ou pleurer les gens dans un passé lointain lorsqu'ils les découvrait et dévoraient ces pages mais il n'y a rien à faire : il ne comprend pas et ne voit pas apparaître tous ces protagonistes comme si ils étaient vivants. Il a beau essayer avec sa compagne de comprendre, il sait qu'il doit se le faire expliquer par un homme plus émérite que lui qui l(aidera peut-être dans sa quête folle ; non pas seulement sauver des livres encore existants lais en imprimer de nouveaux ! Pure folie qui ne peut qu'irrémédiablement le conduire à sa perte mais Montag n'en a cure : il se doit d'essayer !

Un ouvrage toujours aussi puissant et admirablement illustré par Tim Hamilton avec des dessins qui ne font que plonger un peu plus le lecteur dans cette horreur: la destruction par le feu de tous les livres imprimés. Gros travail sur le scénario également et Tim Hamilton rend ainsi vraiment hommage à ce génie qu'est Ray Bradbury ! Un ouvrage à lire et à relire et surtout à faire découvrir !
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Livre lu dans le cadre de la pioche de Mars 2016.

Je remercie Maelys pour cette pioche qui m'a permis de découvrir l'adaptation du roman éponyme, qui est étonnant. Comme il est relativement connu, je m'en étais fait une toute autre idée et la découverte n'en a été que plus grande.

L'histoire se fait principalement grâce aux graphismes, clairs et précis, pas de détails superflus. Les personnages sont néanmoins très bien dessinés, pas caricaturaux, et souvent très expressifs. Les décors sont ajoutés quand il y en a besoin mais sans être excessifs. Les cases sont souvent utilisées mais c'est souvent la page ou le fond qui est une case en elle-même. le blanc est donc rarement utilisé même pour les commentaires ou les bulles de dialogues. Celles-ci sont d'ailleurs colorées malgré un univers très noir où le rouge du feu prédomine.

Le personnage principal est pompier de formation mais pas celui qu'on connaît. Son rôle à lui est d'aller défoncer des portes de maisons pour brûler les livres qui y sont car ils sont interdits par le gouvernement : source de problèmes, paraît-il... Jusqu'au jour où une mamie s'immolera devant lui car elle préfère mourir avec ses livres. Cela déclenchera chez lui une certaine prise de conscience sur le monde qui l'entoure mais il n'a pas toutes les clés pour le comprendre... S'en suivra une semaine de différents évènements l'aidant à comprendre et à mieux savoir ce qu'il veut, dorénavant, faire de sa vie...

Comme vous l'aurez compris, cette BD a été une bonne découverte et me donne ainsi envie de lire le roman d'origine. Je vous conseille donc de découvrir cette BD si comme moi, vous hésitez encore à lire le roman éponyme. Pour ma part, j'achèterais celui-ci dès que ma PAL aura un peu diminuée.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Après avoir lu le roman, j'ai vu le film. En empruntant la bande dessinée, je doutais qu'elle puisse apporter quelque chose de nouveau. Et bien si! Cet ouvrage apporte un nouveau regard sur cette fascinante histoire, et en particulier au film qui parait du coup bien fade côté scénario.
Donc, n'ayez pas peur de lire la BD. Elle n'enlève rien au chef d'oeuvre qu'est le roman.
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Brûler des livres pour éteindre des consciences, remettre en cause les libertés de chacun, être sous contrôle au point de rendre stériles les échanges, est-ce réellement dystopique?
Le passé et l'actualité nous disent tout le contraire.

Ray Bradbury en auteur éclairé et engagé dans « Fahrenheit 451 » nous dépeint une société contemporaine formatée , abrutissante et terrifiante qui ne laisse aucune place à l'éveil et à la contemplation. Être libre de penser, c'est être fou ou pire dissident. Il écorne avec violence l'image des pompiers telle qu'on l'a connaît. Il n'y a que dans un monde chaotique et obscur que ces hommes vertueux peuvent sauver des âmes en incendiant des maisons. Pour son héros, une rencontre et l'omniprésence de la mort seront révélateurs de son apocalyptique mission. La prise de conscience sera brutale.

La froideur d'une vie monotone, la violence des flammes, des personnages sombres, l'alternance de couleurs et les traits collent admirablement au récit original.
Fahrenheit 451, une oeuvre toujours aussi glaçante!
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critiques presse (3)
9emeArt
08 septembre 2023
L’adaptation retranscrit efficacement ce côté visionnaire, en modernisant visuellement certaines idées de Bradbury, tout en conservant la touche “années 50” inhérente à son œuvre.
Lire la critique sur le site : 9emeArt
ActuaBD
06 février 2023
Montag est un pompier du futur d'un genre particulier, membre d'un corps spécial où il est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Jusqu'au jour où il se met à en lire, devenant dès lors un dangereux criminel...
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest
03 février 2023
Cette adaptation, précédemment publiée chez Casterman et adoubée par Bradbury lui-même, se révèle une bonne surprise. Son traitement graphique classique et sobre, permet une vision dépouillée, presque datée. Ce parti-pris renforce l'intemporalité du sujet. L'essentiel est de saisir la dimension prophétique de ce classique absolu.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants, de créateurs, le mot "intellectuel" est, bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être.
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Nous ne naissons pas libres et égaux comme le prétend la constitution mais nous nous rendons égaux. Chaque homme doit être à l'image de son prochain et tout le monde est content. Bref ! Un livre est comme une arme chargée. Il faut la neutraliser. Laissez le coup partir, et qui sait quelles seront les victimes de l'homme lettré ?
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"_[...] Ce ne sont pas les livres qui vous manquent, mais ce qu'il y avait autrefois dans les livres. Cherchez-le donc dans la nature, cherchez-le en vous. Les livres n'étaient qu'un type de réceptacle parmi d'autres, destiné à recevoir tout ce que nous avions peur d'oublier. Ils n'avaient rien de magique. La magie réside dans ce que disent les livres, dans la façon dont ils assemblent les morceaux de l'univers pour nous en faire un habit."
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Les livres n'étaient qu'un type de réceptacle parmi d'autres, destiné à recevoir tout ce que nous avions peur d'oublier. Ils n'avaient rien de magique.

La magie réside dans ce que disent les livres, dans la façon dont ils assemblent les morceaux de l'univers pour nous en faire un habit.
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Qu'est-ce que le feu ? C'est un mystère. Sa réelle beauté tient au fait qu'il anéantit toute responsabilité et toute conséquence. Quand un problème devient trop encombrant, le feu s'en charge.
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