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Madeleine Nasalik (Traducteur)
ISBN : 2221188934
Éditeur : Robert Laffont (21/04/2016)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 73 notes)
Résumé :
A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue... Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c'est sans compter sur son premier amour... Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le coeur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  23 juin 2016
L'âge des Dieux est en train de prendre fin.
Un changement d'époque, une période de transition et de bouleversements propices aux exploits hors du commun…
Alexandre n'est encore qu'un gamin. le dauphin raillé du roi Philippe de Macédoine. Un gosse balloté entre un père bestial et une mère possessive et artificieuse. Il rêve D Ailleurs et de Grands Espaces. Il rêve de revanches, de grandeur et de flamboyance. Aidé d'Héphestion, son ami de toujours, il veut bousculer les règles, toutes les règles. Il ne pense qu'à cela. Alexandre va connaître ses premières épreuves : son premier revers, son premier doute, son premier émoi du coeur, sa première grande désillusion, sa première bataille. Sa première victoire.
Une ribambelle de personnages gravite autour de lui. Tous ont son âge et sont beaux comme des Dieux. Leur destin tortueux, bouillonnant, s'entrecroise, s'entremêle, se sépare. Mais tous sont liés à celui qui est en train de découvrir son destin de conquérant.
La magie, bonne ou mauvaise, fait partie du quotidien des hommes dans cet univers où les manifestations de la nature sont craintes et respectées.
Et puis, dans ce roman, il y a le reste, nettement moins folichon… Pauvreté de style, dialogues doucereux… On suit les tribulations d'une bande d'ados bien sages, bien proprets qui se reniflent, s'amourachent, s'acoquinent, se chamaillent, boudichonnent, se rabibochent…. 450 pages quand même ! Quant aux vieux, virer dans la pochardise, la perversité ou l'imbécilité crasse !!! Cerise sur le gâteau : l'emploi éhonté des diminutifs ! Alex, Heph, Zo, etc…. C'est parfois drôle, parfois horripilant… C'est peut-être du young adult, ce qui n'est plus mon cas depuis une bonne paire d'années, mais enfin quand même ! Ou alors, j'ai encore rien compris au truc….
J'ai, malgré bon nombre de passages poussifs ou crispants, pris du plaisir à lire ce livre. En revanche, pour le tome 2, je me tâte encore. Je ne vais pas me précipiter dessus.
Un grand et sincère merci à Babélio (pardon Babe !) et à Robert Laffont (pardon Rob !) pour m'avoir offert ce livre.
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Sando
  27 juin 2016
Il fût un temps où les dieux régnaient sur Terre mais, désireux de s'élever vers un royaume plus grand et plus inaccessible, à leur image, ils l'ont abandonnée aux hommes, laissant derrière eux les vestiges d'un monde où la magie et les créatures fantastiques vivaient en parfaite harmonie. Mais les siècles ont passé et, au IVème siècle avant J-C, à l'époque où le futur Alexandre le Grand n'est encore qu'un adolescent plein de fougue et d'ambition, la magie a presque disparu, traquée sans relâche par les impitoyables seigneurs Esariens. Quelques traces subsistent néanmoins, encore endormies chez certains hommes ou servant des desseins bien souvent sombres chez d'autres…
Pour Katerina, jeune orpheline ayant grandi dans un petit village de Macédoine, la magie semble appartenir à un autre temps, celui des contes et des légendes. Seul compte à ses yeux son désir de vengeance et pour cela il lui faut assassiner celle qui a tué sa mère : la reine Olympias. C'est dans cet unique but qu'elle décide de se rendre à Pella, la cité royale, aux côtés de Jacob, son ami de toujours, choisi pour affronter dans l'arène les meilleurs combattants du pays. le hasard, ou le destin, va mettre sur sa route Alexandre, le fils de Philippe II. Une rencontre inattendue qui va ouvrir à la jeune fille les portes du royaume et ainsi lui permettre d'approcher un peu plus de son objectif… C'est sans compter sur les jalousies et les intrigues qui se jouent au coeur du palais. Katerina va devoir faire preuve de ruse et de prudence si elle veut espérer approcher la reine, car certaines forces obscures sont à l'oeuvre et risquent de mettre à mal ses projets…
Avec « le sang des dieux et des rois », Eleanor Herman nous offre le premier tome d'une tétralogie sur fond de fantasy-historique destinée en premier lieu aux adolescents et aux « young adults ». Elle prend le temps de poser le décor, soignant tout particulièrement ses descriptions des us et coutumes de l'époque, des armes et des vêtements afin de nous plonger avec plus de justesse et de réalisme dans l'antiquité. Elle s'attache à nous présenter les personnages clés de l'histoire, au nombre de sept et à tisser les liens qui vont les unir les uns aux autres. L'indomptable Katerine, le maladroit Jacob, le stratège Alexandre, Héphestion, son garde du corps, Cynané, sa demi-soeur, Olympias, sa mère ainsi que Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre, sont autant de narrateurs qui se succèdent et se dévoilent avec plus ou moins de résistance. Chacun est animé par une quête secrète et fait montre d'une rage féroce pour parvenir à ses fins, ce qui donne lieu à de nombreux rebondissements et crée chez le lecteur une impatience et un désir d'en découvrir plus…
Un roman prenant et dynamique donc, porté par des personnages plutôt attachants, que l'on prend plaisir à retrouver. le style de l'écriture, sans être particulièrement recherché, est plaisant et facile mais souffre d'un langage trop familier, qui se veut jeune et d'actualité, peut-être pour plaire à un public plus large, mais qui dénote dans ce contexte historique marqué par la grandeur de son personnage principal... La part de magie et de fantastique est encore plutôt ténue et n'empiète pas tellement sur la part plus « réaliste », mais la fin du roman laisse imaginer que la tendance pourrait s'inverser dans les tomes suivant ce qui, si l'auteur dose bien, pourrait apporter une part d'imaginaire tout à fait plaisante.
Bref, malgré certaines réactions quelque peu puériles et parfois mièvres des personnages (en même temps ce sont des ados ! :P) et une intrigue parfois prévisible, je dois dire que j'ai pris du plaisir à la lecture du « Sang des dieux et des hommes ». Un roman idéal pour se changer les idées et passer un bon moment, surtout quand on aime l'histoire et la mythologie !
Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat !
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bran_601
  21 juin 2016
Avec le sang des dieux et des rois, Eléanor Hermann s'essaie à la fantasy historique et le résultat n'est pas spécialement emballant.
Au-delà des incongruités historiques, du manque de présence des personnages, d'un langage anachronique, de facilités scénaristiques et d'un déficit d'éléments fantasy, l'histoire en elle-même n'avance pas beaucoup et c'est le moins que l'on puisse dire.
A l'exception d'un personnage feminin, on n'est d'ailleurs pas loin du huis clos historique ici avec quasiment une unité de lieu et de temps, avec une intrigue qui cantonne nos pauvres personnages dans le palais royal de Pella, la capitale de Macédoine.
Alors que Philippe II est parti guerroyé et qu'il a laissé les rênes du pouvoir à son fils Alexandre encore sous tutelle de ses ministres et surtout sous l'influence d'une mère pas très nette, certains en profitent pour mettre en oeuvre des projets muris de longue date...
Ce premier tome de cycle constitue un très long prologue où l'auteur se donne le temps de mettre en place ses multiples personnages dans un récit qui malheureusement s'apparente plus à de la romance historique qu'à de la fantasy historique, on est bien loin de David Gemmell et de son lion de Macédoine.
D'ailleurs dans ce roman qui met en scène à tour de rôle plusieurs personnages à la sortie de l'adolescence, malgré certains antagonistes et des origines diverses, on a un peu l'impression que tout ce petit monde développe avec le temps plus ou moins des attirances envers tout le monde et que cela va finir par opposer certains personnages mâles entre autres.
Je n'ai pas eu le sentiment que l'auteur réussissait vraiment à nous embarquer dans cette époque, en général je ne suis pas spécialement fan des passages d'exposition d'autant plus quand ils prennent la forme de grosses digressions en étirant trop le récit quitte à en perdre le lecteur dans un ennui profond, mais pour le coup dans le cas présent c'est le désert, les événements pourraient se situer en Gaule qu'on n'y verrait pas la différence, seul le contexte historique fait écho et encore.
Avec cette sombre machination occulte et ce mystère qui entoure Olympias la mère d'Alexandre, on a semble-t-il le fil conducteur à notre cycle qui pour l'heure ronronne bien sagement.
Avec comme toile de fond la jeunesse d'Alexandre le grand, le sang des Dieux et des Rois est un roman qui plaira avant tout aux amoureuses de romances contrariées.
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Nyfa-Mars
  17 juin 2017
"Un soap opéra antique"
➽ Note : 11/20
Le sang des Dieux et des Rois est le premier tome d'une saga littéraire qui se base sur l'histoire d'un personnage mythique : Alexandre le Grand. Mes leçons d'Histoire étant trop lointaines, j'ai décidée d'aller relire un peu la biographie de ce cher Alexandre III de Macédoine.
Le sang des Dieux et des Rois est un roman hybride pour le genre, un roman qui mêle Histoire et Fantasy. Sur le papier, je trouvais l'idée formidable, le fait de s'inspirer de la vie d'un personnage réel pour inclure de la Fantasy.
Dans ce premier tome du sang des Dieux et des Rois, nous suivons le destin des 7 personnages que voici :
- Katerina, une jeune paysanne, qui possède un fort caractère et cherche à se rapprocher du Palais Royal dans un but bien précis : tuer la Reine Olympias.
- Jacob, l'ami d'enfance (et potentiel amoureux) de Katerina, rêve de devenir un guerrier et de conquérir le coeur de sa belle.
- Alexandre, qui malgré son infirmité voudrait devenir un bon roi et rêve de découvrir la Fontaine de Jouvence.
- Héphestion, le plus cher ami d'Alexandre souhaiterait soutenir son ami et remporter la victoire face aux autres guerriers du tournoi du sang.
- Cynané, la princesse royale et soeur d'Alexandre, aimerait combattre auprès des soldats et diriger à la place de son frère.
- Zophia, une princesse Perse promise à Alexandre, rêve du beau Cosmas et fera tout pour retrouver son bien-aimé.
- Olympias, Reine et mère d'Alexandre, dont les intentions semblent sombres.
Alexandre, Zofia, Katerina, Cynané, Jacob, Héphestion ou Olympias ont tous un but, un rôle à jouer dans L Histoire et chacun est prêt à faire des sacrifices.
J'ai aimé suivre plusieurs personnages, plusieurs histoires, intrigues. Chacun à un rôle à jouer et le suspens est au rendez-vous. Évidemment on ne peut pas aimer tout le monde et certains personnages ne m'ont pas spécialement plu, voir pas du tout. Eleanor Herman est presque arrivée à me convaincre, oui presque. le gros bémol est que certains personnages sont carrément laissé de côté à plusieurs reprises alors qu'ils auraient mérités une meilleure place dans ce roman (par exemple Jacob).
Tant de personnages au coeur d'une intrigue...
Le second bémol que j'ai rencontré est le nombre de personnages. La multiplicité des personnages m'a fait m'accrocher à ce roman, pas dans le bon sens du terme, puisqu'en plus de multiples narrateurs, de nouveaux personnages se rajoutent avec eux (ne parlons pas des mariages polygames et de l'adultère), j'ai vite été perdue. Ce fut un bon entraînement pour le cerveau, car à chaque fois j'ai sans cesse dû fouiller ma mémoire pour remettre dans le contexte les personnages, les villes, les personnages secondaires autour de chaque narrateur,etc... Un casse-tête quand on ne prend pas de notes -j'ai une mémoire de poisson rouge-.
J'ai eu l'impression de courir un marathon, en version lecture, ce fut une mauvaise idée. J'aurais aimé avoir un Glossaire des personnages et des lieux dès ce premier tome par exemple. Tout compte fait je ne pense pas me plonger dans les romans de Game of Thrones dans l'immédiat.
Un livre très (trop) bien documenté et une écriture un peu lourde.
Ce premier tome est écrit au présent l'indicatif ; ce qui m'a franchement déroutée au départ, puis au fil des pages et des nouveaux personnages que l'on rencontre, ce choix d'écriture m'a permis de me plonger au coeur de la vie de ces personnages dans différentes scènes.
L'écriture très descriptive dès le départ, ne m'a pas vraiment plu. Je ne suis pas une grande fanatique des descriptions à rallonge à la base, pourtant je ne boude pas un livre dont les descriptions nous plongent au coeur d'un univers, un univers immersif. Dans ce cas, j'ai trouvé que les descriptions donnaient un aspect assez lourd au texte. Très sincèrement je me suis forcée pour terminer ce livre.
Heureusement, j'ai trouvé que l'écriture était un peu fluide vers la fin. Pour résumer je dirais que ce premier tome est un prologue un peu trop long, un premier tome qui se traîne malheureusement en longueur, car l'action n'est pas forcément au rendez-vous.
Le roman possède pourtant de superbes descriptions très étayées, Eleanor Herman maîtrise son sujet étant une spécialiste de l'histoire, pourtant l'ensemble du roman aurait presque un côté scolaire. Eleanor Herman nous livre des descriptions de villes, des cités, des décors, des plats de l'époque, de fruits ou légumes... C'est un peu trop! Clairement, je raffole des documentaires d'histoire d'Arte, cependant l'expérience du sang des Dieux et des Rois a été calamiteuse. Tout est trop décrit. Parce qu'en plus de multiples personnages, les lieux diffèrent assez régulièrement, de la Grèce à la Perse. Un changement de décor plutôt appréciable, puisque les descriptions sont très détaillées et personnellement je suis une fanatique de beaux décors et beaux costumes.
Le roman prend part majoritairement au coeur de la Grèce, à Pella, en 340 avant J.C. Les faits historiques sont nombreux, la géopolitique de l'époque est bien restituée, le tout est appuyé par des batailles historiques ( dont une référence aux fameux spartiates).
Mystères, intrigues de cour et romances adolescentes.
Voici un autre point sur lequel je dois avouer mon désappointement : les personnages. J'ai été sincèrement dérouté par le fait qu'on puisse donner des surnoms aux personnages et littéralement couper leurs prénoms ainsi. Je m'explique, au début chaque personnage est présenté avec son prénom : Alexandre, Hephestion, Cynané, Zophia, Katerina, Jacob, Olympias. Et puis d'un seul coup une fois que l'on connaît leur identité en entier ils deviennent : Alex, Heph, Cyn, Zo ou bien Kat (Jacob et Olympias n'ont pas eu le droit au raccourci). Ces surnoms sont présents dans absolument tous les chapitre, ce qui m'a grandement tapé sur les nerfs. le but était peut-être de rendre les personnages plus accessibles, plus jeunes (ce sont des ados). Raté. Encore plus dommage car j'ai trouvé que ces surnoms discréditaient les personnages, nous sommes quand même face à des personnages historiques charismatiques.
Le Young Adult ressors malheureusement dans les intrigue, les triangles amoureux mielleux et les hormones échauffés de nos personnages. Rappelons que Alexandre, du haut de ses 16 ans n'était pas un grand "chaud lapin" durant son adolescence et qu'il aurait été bisexuel. Il avait une relation ambiguë avec son meilleur ami Hephestion (qui aurait pu être consommé). Alexandre dans le roman ne semble qu'attirer par les jeunes femmes et la relation Alexandre/Hephestion est finalement très masculine et fraternel. Je trouve cela dommage de ne pas avoir développé un peu plus l'ambiguïté autour d'Alexandre. le seul point positif est que toutes ces relations donnent du suspens à l'histoire.
Histoire ou Fantasy ? Aucun des deux.
Malheureusement je trouve la romance trop présente et celle-ci prend le pas sur le reste. le livre semblait pleins de promesses concernant la Fantasy, promesses qui ne sont pas tenues dans ce premier tome. Où est passé la Fantasy? Durant 454 pages, j'ai attendu avec impatience qu'on me donne une vraie mythologie, une vraie définition des pouvoirs comme les sangs-serpents par exemple. Alors, oui des créatures mythologiques sont présentes, mais sur un roman de plus de 400 pages, la Fantasy n'est présente que dans 1/4 du livre. Rappelons aussi que le résumé disait "Imaginez une époque ou les dieux s'amusent des souffrances des hommes." et bien, j'attends toujours de voir ces dieux jouer avec le destin de nos héros. L'Histoire, si elle est bien reconstituée dans les décors, le langage lui est beaucoup trop jeune pour l'époque. Et ne parlons pas des erreurs historiques présentent, du combat dans l'arène qui ressemble un peu trop aux Hunger Games à mon goût ou des raccourcis dans l'intrigue qui m'ont fait lever les yeux. Bref, je pense que ce livre n'était pas vraiment pour moi et qu'il saura trouver un public plus à même d'apprécier les intrigues de coeur et de cour.
~*~
Les points positifs :
- La reconstitution historique des lieux, des décors, etc.
- Un univers qui s'inspire de l'Histoire
- La mythologie et les créatures fantastiques
- Les mystères, la magie présente
Les points négatifs :
- Des personnages de fiction loin des vrais personnages historiques
- La romance : beaucoup de clichés, de situations convenues, des triangles amoureux
- Où es-tu Fantasy?

Bilan : Autant dire que j'étais heureuse de me plonger dans ce premier tome, le sang des dieux et des rois n'a malheureusement pas tenu ses promesses. Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, entre l'écriture lourde et des chapitres pas toujours très intéressants. Heureusement, j'ai trouvé que l'écriture était un peu plus fluide vers la fin et le personnage d'Olympias a permis d'apporter un peu plus de corps à l'histoire.
La romance prend trop le pas sur le reste, laissant le côté les deux autres genres. L'ensemble m'a donné l'impression d'un soap opera, où les personnages placent leurs petits problèmes de coeur bien trop au centre de l'intrigue, alors que l'univers regorge d'un énorme potentiel mal exploité.
Pour résumer je dirais que ce premier tome est un prologue un peu trop long, un premier tome qui se traîne malheureusement en longueur, car l'action n'est pas forcément au rendez-vous. Je m'attendais à un premier tome plus épique. A l'arrivée mon enthousiasme est retombé comme un soufflé. Ce livre est une assez grande déception et je ne sais pas si je vais continuer cette saga, même si apparemment la Fantasy est beaucoup plus présente dans les prochains tomes.

Lien : http://wp.me/p5d1xg-Lq
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steppe
  22 juin 2016
Reçu dans le cadre d'une masse critique spéciale, le sang des dieux et des rois m'a vraiment posé problème.
A la lecture d'abord qui m'a parue interminable. Puis à l'écriture de cette chronique que je remets depuis un petit moment déjà, rechignant toujours à malmener une oeuvre quelle qu'elle soit par respect pour le travail et l'implication de l'auteur.
Mais, honnêteté oblige, impossible de partager l'enthousiasme constaté ici et là.
J'ai hésité entre une notation à deux ou trois étoiles pour, au final, me décider à l'indulgence.
Peut-être n'étant plus tout à fait "young adult" suis-je passée à côté de quelque chose ?
Si je devais résumer l'impression générale que m'a laissée ce livre, je parlerais des "feux de l'amour dans l'Antiquité". On suit le destin de quelques adolescents aux prises avec des jeux de pouvoir qui les dépassent, des envies de vengeance qui les dirigent et surtout les tourments d'amour et d'amitié qui les malmènent. Tout cela aurait pu être passionnant si le traitement
n'était pas aussi transparent ni l'écriture si dénuée de finesse ou de profondeur.
Sans être complètement indigente, j'ai trouvée cette dernière d'une banalité propice à l'ennui . Aucune richesse de vocabulaire sauf dans les descriptions de la vie dans l'Antiquité .
Pour ce qui est hélas de la peinture des évènements ou des émotions, le tout est plutôt inconsistant.
Quelques citations d'Aristote ou Hérodote viennent émailler le récit sans vraiment l'enrichir, posées généralement en début de chapitre. Parce qu'on parle d'Antiquité, on cite les auteurs de l'époque. L'impression d'une obligation plutôt que d'une réelle pertinence.
Sur le fond de l'histoire, je n'ai pas réussi à me passionner pour les aventures de ces jeunes gens jetés dans la tourmente et s'il ne s'était agi d'une opération masse critique, j'aurais abandonné ma lecture dès le premier tiers du récit. Non pas que l'ensemble soit dénué de tout intérêt, ni les personnages insipides mais il m'a vraiment manqué une certaine richesse dans la vision de l'auteur. Un nuancier plus chatoyant ,une palette d'émotions plus colorée.
Alors oui, on parle bien de littérature "young adult" et je suis loin d'être une spécialiste aussi je me garderais bien de faire une généralité mais le genre n'exclut certainement pas richesse et profondeur. L'idée de proposer un roman de fantasy en nous plongeant dans la jeunesse d'Alexandre le Grand est ici, à mon goût, aussi alléchante que mal exploitée.
On a certes droit à de bonnes descriptions de la vie quotidienne de l'époque, et il semble que la réalité historique soit respectée mais on reste en surface et l'ennui pointe son nez assez rapidement.
Par exemple, pourquoi se priver de nous raconter un peu plus en détails l'apprentissage d'Alexandre aux côtés d'Aristote ? Voilà qui aurait pu apporter à l'ouvrage un peu de cette épaisseur qui lui manque.
Alors, et pour finir sur une note positive, heureusement que magie et mystère viennent envelopper le récit d'un voile sombre et inquiétant, me délivrant pour un peu de ma lassitude.
Pas suffisant toutefois pour que j'ai envie de poursuivre la lecture des tomes à venir.
Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m'auront au moins donné envie de m'atteler enfin à la biographie d'Alexandre le Grand en trois tomes qui traîne depuis longtemps déjà dans ma bibliothèque !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   06 juin 2016
Le fracas des armes le rappelle dans la lice, où il suit du regard la danse des seigneurs, toute en feintes et en ruses. Il pourrait apprendre à ses hommes à se battre de la même manière. Mal à l'aise, il observe les deux hommes qui font étalage de leur supériorité physique et technique. Des alliés, à en croire Philippe. Alliés, vraiment ? Après avoir étudié l'histoire auprès d'Aristote, Alexandre sait que les alliés changent de camp à une fréquence alarmante. La plupart des proches de Philippe ont été assassinés - pas par des ennemis avoués, mais par des amis intimes. Le pouvoir, semble t'il, ne reconnaît pas la droiture et se nourrit de l'intérêt personnel. Seuls ceux qui ont juré loyauté - qu'on considère comme des appuis - peuvent s'approcher assez pour enfoncer une lame entre deux côtes.
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MariloupMariloup   06 août 2016
Zo sera bientôt débarrassée de lui, et elle s'en réjouit. Elle va le faire cavaler après une race de créatures qui s'est éteinte il y a des siècles, dans une région sortie tout droit de son imagination, et dès qu'il aura le dos tourné, elle s'enfuira comme si l'un de ces pégases lui avait prêté ses ailes."
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MissMymooMissMymoo   21 avril 2016
Après avoir étudié l’Histoire auprès d’Aristote, Alex sait que les alliés changent de camp à une fréquence alarmante. La plupart des proches de Philippe ont été assassinés – pas par des ennemis avoués, mais par des amis intimes. Le pouvoir, semble-t-il, ne reconnaît pas la droiture et se nourrit de l’intérêt personnel. Seuls ceux qui ont juré loyauté – qu’on considère comme des appuis – peuvent s’approcher assez pour enfoncer une lame entre deux côtes.
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ClioInoClioIno   19 février 2018
Des chuchotements résonnent autour d'elle, des mots, des bribes de phrases dont elle n'arrive pas à saisir le sens. Tous dévorés... le mal s'est réveillé... lorsque le guerrier véritable se présentera... les mots fusent, semblent s'incruster dans son esprit. Prise de panique, elle plaque ses mains sur ses oreilles ; elle doit résister à l'envie de se rouler en boule, de rebrousser chemin.
Mais elle ne renonce pas. Elle ne peut pas se permettre d'abandonner, pas maintenant, alors que les réponses à ses questions se trouvent peut-être à portée de main. Que les voiles de certains mystères seront levés. Et qu'elle va découvrir, enfin, quelle voie emprunter.
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MissMymooMissMymoo   21 avril 2016
Philippe se laisse tomber comme une masse sur sa chaise et repose sur la table, avec un grand bruit, sa chope préférée – le crâne du guerrier qui l’a éborgné. Quelques mois après avoir perdu son oeil, le roi a retrouvé le coupable pour se venger : il lui a coupé la tête, lui a ouvert la boîte crânienne et a plongé le crâne dans de l’eau bouillante pour en retirer la peau et la cervelle et, ainsi nettoyé, le faire plaquer d’argent. Des améthystes enchâssées dans les orbites brillent de façon menaçante.
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Vidéo de Eleanor Herman
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