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EAN : 9782221190357
486 pages
Éditeur : R-jeunes adultes (17/09/2015)
2.84/5   58 notes
Résumé :
Lorsque Quin Kincaid aura prêté serment, elle deviendra ce pour quoi elle s'est entraînée toute sa vie : une Seeker. Dernière de son clan, elle se doit de perpétuer la légende. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux plus proches compagnons, Shinobu et John, pour défendre le pauvre et l'opprimé. Ensemble, ils porteront la lumière au coeur des ténèbres. Mais au cours de la nuit tant attendue de l'initiation, tout bascule. Les masques tombent et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
2,84

sur 58 notes

April-the-seven
  19 mai 2016
Je remercie Cécile Ruelle ainsi que les éditions Robert Laffont pour cette lecture ! Comme j'ai entendu parler de cette saga ! Sérieusement, vous avez vu cette couverture ? Une pure merveille qui promet de belles aventures dans un décor verdoyant. Fidèle à mes vieilles habitudes, je n'ai pas lu le résumé (ou alors un tout petit chouya, histoire de me mettre dans l'ambiance). Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment.
Les Clans Seekers, c'est l'histoire de trois adolescents qui poursuivent le même but. Quin, Shinobu et John s'entraînent depuis longtemps pour intégrer les rangs prestigieux des Seekers, un clan mystérieux dont le rôle est de… de maintenir l'ordre, je dirais (même après lecture, je ne suis pas encore tout à fait rodée sur leurs fonctions). Quin est la fille du chef de clan, un homme dur et intraitable, qui oscille entre ses rêves d'accomplissement et les sentiments qu'elle éprouve à l'égard de John. John, lui, est également tiraillé, entre ses racines et ses désirs, et se trouve face à des choix douloureux. Quant à Shinobu, cousin éloigné de Quin, c'est faire le bien qui importe avant tout. Lorsque Quin et Shinobu prêtent serment, ils s'aperçoivent que l'idée qu'ils se faisaient des Seekers est totalement erronée. En réalité, ils viennent de mettre les pieds dans un engrenage qui les changera à tout jamais.
En voyant la couverture, j'ignore pourquoi, j'ai tout de suite pensé à un livre de fantasy. Après lecture de ce premier opus, je suis bien en peine de caser cette histoire dans un genre littéraire, car dès le début, je me suis sentie patauger. Je dois bien l'admettre, les premiers chapitres ont été particulièrement laborieux. L'auteur ne nous fournit aucun repère spatio-temporel. Je savais que l'histoire prenait place en Écosse (un monde alternatif ?), mais impossible de dire si c'était en pleine époque médiévale, dans le futur ou le présent. le monde est nébuleux, ses contours sont peu définis.
La trame est un peu comme une créature indomptable. Il faut s'entêter pour l'apprivoiser et pour en saisir le sens. L'auteur ne joue pas la transparence et c'est déstabilisant. du coup, la progression est étrange, et c'est difficile de lâcher prise au début, de lire sans se poser de questions.
Tout semble couler de source pour les personnages, et les explications cruciales destinées à introduire le contexte tardent à arriver. Je ne comprenais pas toute la mécanique de cette intrigue et j'avais la sensation que les héros me cachaient des informations déterminantes. Pourtant, je sentais cet univers à portée de main, riche et passionnant vu de l'extérieur, mais je n'arrivais pas à l'atteindre.
Heureusement, mes efforts ont fini par être récompensés : j'ai commencé à comprendre ce qui se jouait au bout de 150 pages, environ. Les Clans Seekers est tout de même une sacrée histoire, complexe à souhait et élaborée avec soin. Arwen Elys Dayton maîtrise son univers sur le bout des doigts et évolue dedans avec une aisance que je n'ai pas cessé d'admirer. Elle a un don pour nous faire douter, trembler, hésiter, et croyez-moi, passée une centaine de pages, la magie opère !
Chaque nouveau chapitre est une surprise. Les ellipses permettent de saisir l'étendue de son imagination et la métamorphose – souvent radicale – de son trio de tête. Puis quelle créativité ! La qualité se retrouve dans les petits détails, comme les morphofouets, ces armes uniques qui peuvent prendre la forme désirée par le porteur. Arwen Elys Dayton a su mêler des purs produits de l'inspiration à notre monde à nous. Alors bien sûr, je ne me situe toujours pas dans l'histoire, mais ce qui importe ici, c'est le lâcher-prise. Il n'y a que de cette manière qu'il est possible d'admirer l'étendue de l'histoire.
Puis un point qui m'a énormément plu : l'histoire se passe en Écosse, puis par la suite à Hong-Kong. Ouf, on sort un peu des sentiers battus américains pour filer dans des coins peu exploités dans la littérature young-adult. Ça, c'est nouveau, et ça ajoute une petite touche de fraîcheur.
Évidemment, on n'échappe pas au fameux triangle amoureux. D'habitude, ces schémas me sortent par les yeux. Mais là, c'était complètement différent. Mon coeur en a fait des loopings ! le lecteur assiste à un amour impossible, presque maudit, qui éloigne les concernés autant qu'il les attire l'un vers l'autre. Car comme John le dit si bien : « Beaucoup d'obstacles se dresseront en travers de ta route. La haine en est un, l'amour en est un autre ». En fait, lui et Quin partagent des moments doux, mais parfois tout s'effondre comme un château de cartes, et on se dit que John est toxique pour la jeune fille. Ça laisse un arrière-goût d'interdit, de danger.
Le vécu des personnages est assez lourd et triste. Celle qui m'a le plus touché, c'est incontestablement Maud. Son parcours, ses embûches et ses espoirs… Elle est très émouvante, dans son genre. Mais avec ces personnages, rien n'est jamais fixe. Arwen Elys Dayton bouleverse nos certitudes, s'amuse à nous plonger dans le désarroi avec des revirements inattendus. L'évolution est constante, les rapports de force s'inversent, rien n'est figé, tout peut changer.
Les héros sont des victimes malgré eux. Ils se retrouvent ballotés en tout sens. Leur quotidien vire au chaos, infecté par les erreurs passées et les ambitions de leurs aînés. Ils constituent des dommages collatéraux et n'ont pas d'autre choix que de prendre des décisions difficiles pour sauver leur peau. L'auteur nous montre que la flamme vengeresse consume la vie et le bonheur. Elle s'empare de tout et ne laisse derrière elle que des cendres.
En résumé, Les Clans Seekers est une découverte pour le moins intéressante. L'univers est extrêmement riche, les personnages diversifiés, et l'intrigue bien pensée. le style d'Arwen Elys Dayton ne manque pas de panache et son imagination sans limites nous entraîne dans des contrées encore inexplorées. Cela dit, je déplore un début particulièrement laborieux, où l'auteur nous lance dans le bain sans bouteille d'oxygène.

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CLcdidieuze
  23 novembre 2015
Pour commencer, je dois bien entendu vous expliquez que cette critique sera principalement SUBJETIVE. Ce seront mes ressentis vis-à-vis du livre que j'expliquerais ici. Mais le mieux est que, bien sûr, vous lisiez le livre et vous forgiez votre propre critique.
Je me tiens de commencer ma critique en disant, bien sûr, que j'en attendais beaucoup de ce livre. le trône de fer (de George R. R. Martin) et Hunger Games (de Suzanne Collins) sont deux énormes franchises, que j'apprécie énormément, et je m'attendais vraiment à retrouver nombres des petits détails de ces livres qui me les ont fait apprécier, comme on peut s'y attendre avec la quatrième de couverture.
Mais j'ai vraiment était déçue. Je m'explique : l'histoire est globalement correcte, et le synopsis paraissait vraiment bien, voire presque alléchant. Sauf que voilà : l'écriture est bien trop vague et floue. Pour moi, ce n'est pas de l'écriture destiné à un best-seller. C'est beaucoup trop simple, en tout point. Descriptions pauvres, vocabulaire manquant, histoire pas (assez) développée, et j'en passe. Il n'y a aucun rythme, et manque cruellement de poésie. Bien sûr, on ne s'attend pas à du Hugo pour ce genre de livre, mais j'ai vraiment eu l'impression de lire un livre pour enfant où l'on passait à travers pleins de petits éléments pour raccourcir le tout.
L'histoire semble être une espèce de « guerre » entre ce que l'on appelle des Seekers, et des assassins. Nous suivons trois jeunes, Quin, John et Shinobu, qui souhaitent plus que tous devenir Seekers. L'histoire va tour à tour nous plonger dans une Ecosse presque romanesque et moyenne-âgeuse à une Chine futuriste.
Dit comme ça, ça donne envie. L'histoire à l'air fluide, intéressante, etc. Mais vraiment, ne vous attendez pas à ce que l'univers soit détaillé. Tout les éléments sont « balancés » à la suite, sans réelle logique, et sans détails. On est très vite perdus, et l'on doit souvent s'arrêter dans sa lecture ou même relire certains passages pour que, enfin, cela prenne un minimum de sens. Les personnages sont assez clichés (et très stéréotypés, pour les « étrangers »), trop parfaits (erreur presque banale pour les premiers romans, mais qui, j'espère, saura être corrigée), et trop peu développés. L'intrigue elle-même semble parfois mise de côté. de plus, il y a de nombreuses inconsistances et j'ai même trouvé certains passages presque fait à la va-vite.
Et en toute honnêteté, et en temps que grande fan de la série le trône de fer, rien ne m'a fait pensé à cette dernière. La seule chose que l'on pourrait apparenté aux livres de Martin serait peut-être des animaux des maisons, bien que dans le Clan des Seekers, ils n'aient absolument aucune utilité de tout le roman, et pourquoi pas, la (pseudo) guerre gardiens (Seekers)/assassins. J'ai bien dit « pseudo », parce que… tout simplement parce que nous ne croisons presque aucun Seeker durant les 450 pages du livre et on en sait que très très peu sur eux (voir absolument rien). Et vraiment, rien ne s'apparente non plus à Hunger Games.
En résumé, j'ai vraiment détesté la plume, et de la manière dont l'histoire est raconté, en plus des personnages et de leurs relations. La lecture est laborieuse, et j'ai même du sauté quelques passages pour garder une once de passion pour le lire. L'univers avait tout pour plaire, vraiment, mais les aspects négatifs ont été supérieurs aux aspects positifs. Mais le premier livre ne fait pas un auteur, et j'espère vraiment pour l'auteure, que celle-ci va s'améliorer au niveau de la narration et du développement de son univers/de ses personnages. Je le déconseille, mais ça peut être une expérience. le livre plaira certainement d'avantage aux plus jeunes que moi et à un public spécifique que je ne suis visiblement pas.
#Elisa
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pititecali
  14 octobre 2015
Entre Arwen et moi, ça n'a pas franchement collé !

La Collection R, qu'on n'a plus besoin de présenter, offre vraiment des lectures variées pour tous les goûts. du coup, forcément, toutes leurs parutions ne peuvent pas être au mien, de goût...
De manière générale, j'aime beaucoup ce qu'ils publient et les (bonnes) surprises que ces lectures nous offrent, mes notes sont souvent de 3/5 ou 4/5. Parfois même, on va jusqu'au coup de coeur (La 5e vague, Phobos, les titres les moins girly/romance, et plus portés sur l'action en fait). Plus exceptionnellement, la sauce ne prend pas du tout (Parallon 2 par exemple).
Bon eh bien, clairement Les clans Seekers va appartenir à cette dernière catégorie. Bizarre autant qu'étrange, parce qu'à priori, il avait tout pour me plaire. Pas de romance, ou à peine évoquée, de l'action, du combat pour l'honneur, de l'écosse, une jolie couverture... Je suis la première surprise par ma déception, croyez-moi !
Simplement, à aucun moment, dans ces 476 pages, je ne me suis sentie embarquée par l'univers des Seekers. Ma lecture a été très hachée, sans aucune précipitation pour connaître la suite, indice évident de ma non implication dans cette lecture, et je n'ai ressenti aucune émotion, ni attachement pour les personnages, ni inquiétude pour leur sort.
Partant de là, le succès de ma lecture allait être plus que compromis, forcément.
J'avais vu avant même de le commencer que les premiers avis semblaient déjà mitigés, ce qui est plutôt rare pour les chroniqueurs de la Collection R, qui en général sont plutôt très enthousiastes à chaque parution. C'est donc un peu inquiète mais néanmoins impatiente de me faire mon propre avis, que j'ai lu ce roman. Et malheureusement, je me suis assez vite sentie déçue et frustrée.
Le pire dans tout ça, c'est que je ne sais même pas mettre le doigt sur ce qui m'a tant gênée. A vrai dire, dans l'idée, l'histoire ne paraît pas mal, l'idée est là et elle est plutôt bonne. L'écriture non plus ne semble pas m'avoir rebutée. Elle est fluide, simple mais pas trop. Peut-être est-ce dû aux changements de points de vue ? En effet, on enchaîne les points de vue de 4 personnages (Quin, John, Shinobu et Maud.) ce qui fait déjà du monde, en tout cas plus que dans la majorité des livres qui utilisent cette technique de l'alternance, et, les chapitres étant très courts, on les enchaîne très vite. Ce qui fait que peut-être, on n'arrive pas à s'attacher, on n'en a pas le temps.
Ou alors je n'ai juste pas eu le feeling avec l'auteure, tout simplement.
Tout ce que je sais, c'est que je n'ai rien ressenti. Je me suis même un peu ennuyée par moment. J'ai marché sur le quai à côté du train, quoi, sans jamais réussir à monter dedans.
Au début de l'histoire, on est dans un mélange assez bizarre entre Rebelle (Disney/Pixar) et highlander. Oui, ça paraît peu probable, et pourtant !
Quin, Shinobu et John sont trois jeunes adultes (l'adolescence tout juste passée quoi) qui se sont entraînés toute leur vie pour prêter le serment des Seekers, et poursuivre la tradition de leurs lignées. Ils veulent faire le bien, sauver des vies, aider les gens, comme le leur ont appris leurs parents. La mission des Seekers telle qu'on leur a décrite. Mais le jour où ils sont enfin prêts, et achèvent leur serment puis se mettent en route pour leur première mission, la vérité va les pulvériser comme un buldozer. Les mensonges, la trahison, l'horreur. Et il va leur falloir aller jusqu'au bout désormais.
J'avoue que durant cette lecture, j'ai souvent eu l'impression d'avoir manqué un paragraphe ou deux. Que l'ensemble manquait de cohésion, de ciment. Que la continuité des différentes histoires n'était pas assurée. Peut-être encore la faute des chapitres trop courts ? C'est possible, même si j'ai déjà lu plein de livres à chapitres courts qui ne m'ont pas laissé cette impression.
Bref, même si l'histoire avait du potentiel, j'ai trouvé que c'étais assez mal exploité au final. On n'approfondit rien, en fait. Ni la mission supposée des Seekers (du coup, difficile d'adhérer aux croyances, aux traditions et à la culture de nos personnages), ni à ce qu'ils ont réellement affronté une fois leur serment prêté. Et le livre passe un peu trop vite de l'Ecosse traditionnelle à l'ambiance Londonnienne, le navire flottant, ou à Hong-Kong. On se sent un peu perdu dans un univers emprunté à la réalité, mais sans assise solide. A force de passer d'un paysage à l'autre, un peu comme le fait d'enchaîner les points de vue de perso, on ne se pose jamais assez longtemps pour apprécier ce qu'on découvre.
Et au final, on obtient une lecture qui ne nous passionne pas, à laquelle on a même l'impression de ne pas tout comprendre, et qui ne restera pas longtemps en mémoire.
Quel dommage !
J'ai hâte de pouvoir lire un autre titre de la collection (il m'en reste quelques uns "anciens" dans la bibliothèque il me semble !) pour ne pas rester sur cette désagréable impression. Ben oui, j'aime bien cette collection et ce n'est jamais agréable de se sentir déçu. Je suis sûre que le prochain me fera vite oublier cela :)
Cali
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minisolene2000
  04 novembre 2015
Beaucoup de chouettes éléments sont à souligner dans ce premier tome. La galerie de personnages « secondaires » tout d'abord, entre les familles de chacun, la place discrète mais forte des mères, les Effraies, ceux que nos héros croisent sur leur route… Ils m'ont presque plus accroché que le trio principal (exception faite de Shinobu, mais j'y reviendrai). Cette chevalerie des temps modernes, entre magie, technologie évoluée et âme de Robin des Bois, était aussi vraiment sympa ; le mélange fonctionne étrangement et donne envie de savoir l'origine des artefacts des Seekers. le rythme, enfin, m'a bien plu. J'ai ouvert le livre sans savoir à quoi m'attendre (pas de résumé sur mon exemplaire presse, ce qui est cool en fait) et la découpe des parties m'a agréablement surprise. Plutôt qu'une quête linéaire, l'auteur a tranché en trois étapes pour ce premier tome, permettant un développement original des personnages.
Bon, parlons du trio infernal. Là il y a du bon et du moins bon (voire très maladroit). Déjà il est dit à peu près en ces mots que « Quin est belle », « John est beau » et « Shinobu est d'une beauté parfaite ». Hem… Que Quin trouve John beau et inversement passe, car ils sont en couple (no spoil, c'est l'ouverture du livre, chose que je trouve chouette d'ailleurs (qu'ils démarrent ensemble)). Même si bon, on apprécierait que ce soit plus subtil. En ce qui concerne Shinobu, sachant qu'il est japonnais et roux (combinaison parfaite de ses deux parents) il y avait de quoi accentuer sur cette originalité plutôt que sa perfection. Dommage donc.
Restons sur Shinobu tiens, je l'ai beaucoup aimé, de très loin, et pourtant il partait mal. le livre commence et on guette les trois points de vue équitablement répartis entre Quin, John et Shinobu. En fait on lira surtout John et Quin sur toute la partie 1, jetant Shinobu dans la case « le type qui n'a pas eu la fille et a les nerfs ». Hmmm Sachant que ce personnage a passé son enfance ENTIERE avec Quin et quand même plusieurs années aux côtés de John on aurait aimé avoir un peu plus à se mettre sous la dent. C'est vraiment dommage et maladroit. Franchement, il se sauve plus tard, mais l'absence totale de relation entre John et Shinobu m'a beaucoup gêné.
Pris séparément Quin et John sont sympathiques. John surtout parce que son background est accrochant. Quin est plus classique en un sens, mais ça aurait pu passer si elle ne se retrouvait pas en permanence au centre de préoccupations amoureuses.
Le livre parle de choses assez dures, quand même. de morts, de trahisons, de magie, de mystères… je vous jure qu'on s'en fiche royalement de leurs papillons dans le ventre (surtout quand ça sort de nulle part…)
Dernier point négatif, moins fort mais tout de même : il manque un contexte. On ne connait ni l'époque, ni la dimension. Est-ce un univers alternatif ? Est-ce dans le futur ? La technologie est-elle juste celle des Seekers ? Pourtant on parle d'ambulance, il est donc assez surprenant qu'aucun n'ait un téléphone portable, par exemple. Il manque vraiment un gros morceau pour nous situer, ce qui m'a souvent perdue quand on sortait de l'action.
MAIS ça reste une lecture sympathique (Shinobu, vous dis-je, est vraiment un personnage plaisant, qui se détache de ses pairs dans ce bouquin. Maud est aussi très originale), et je mettrai avec plaisir la main sur le tome 2 pour voir où ça nous mène.
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Keikana
  06 mai 2016
J'ai reçu ce livre grâce à l'opération Masse Critique! Un grand merci à Babélio et aux éditions Robert Laffont (collection R) pour ce partenariat!!
Mes sentiments à propos de cette lecture sont bien mitigés!
En effet, il y a de très bonnes idées dans ce livre mais il y a aussi de terribles choses! Dans l'ensemble, je le trouve assez maladroit.
Premièrement, l'auteure nous laisse dans le flou la plupart du temps. Pendant la majorité de la lecture, on ne comprend pas à quelle époque on est ou encore si le monde dans lequel les personnages évoluent est le même que le notre. On ne comprend pas non plus quels sont les enjeux: on sait que Quin veut devenir Seekers mais qu'on ne lui dit pas tout sur cette activité; on se doute qu'elle va regretter sa décision mais c'est tout. On comprend aussi que la jeune fille à été traumatisé par des événements horribles arrivés juste après qu'elle ait prêté serment mais on ne nous dit pas exactement quoi. Cette façon de gérer l'information n'est pas idéale car le lecteur ne s'attache pas au récit s'il ne discerne pas les objectifs ou s'il manque de repère. Or ici, clairement, jusqu'à la moitié du livre, on ne comprend quasiment rien et c'est très frustrant!
De plus, l'histoire prend un virage à 180° au milieu du livre et j'ai trouvé cela assez mal amené: le peu d'informations auxquelles on s'accrochait avec désespoir nous file entre les doigts et on repart de presque zéro. Spoile: Et cette perte de mémoire! Ça rallonge le texte, certes, mais ça appauvri tellement le contenu! On a perdu un an et demi, mais on reprend exactement au même point une fois que la mémoire revient! Inutile!
Il y a pas mal de redites (presque au mot près) ce qui n'est pas très agréable et sur des événements qui ne nécessitent aucunement qu'on les explique plusieurs fois. On retrouve aussi ce schéma répétitif tout au long de l'aventure, dans les dialogues, quand le méchant demande à Quin de l'aider et qu'elle dit non, qu'il redemande de l'aider dix pages plus tard et qu'elle dit non, qu'il recommence après cinquante pages et qu'elle dit non, par exemple. J'avoue, j'ai levé les yeux au ciel quelques fois.
On trouve aussi de petites facilités de-ci de-là comme lorsque l'auteure nous apprend qu'un des personnages a fait un truc bien utile et décisif en amont de la scène actuelle (comme recopier des informations hyper importantes contenues dans un carnet secret par exemple) alors que pourtant, on était avec lui tout du long et qu'on ne l'a pas vu faire!
Et puis il y a des maladresses dans l'écriture. Je me suis demandée si c'était la traduction qui était malheureuse (ça arrive parfois) ou si c'était le texte original alors je suis allée lire quelques pages en V.O. et je pense que les fautes sont partagées:
"Quin réalisa qu'il s'agissait d'un garçon, si on pouvait appeler garçon un grand type de son âge avec des vêtements flippants."
Tu es un grand type avec des vêtements flippant? tu n'es sûrement pas un garçon alors! ^^
ou encore
"Il avait tellement maigri au cours des douze derniers mois que l'on pouvait voir ses côtes, même à travers l'épaisse combinaison."
Et pourquoi pas à travers une armure, pendant qu'on y est?
Mais ceci:
"Des eaux dans lesquelles elle pouvait aisément s'imaginer se perdre."
«... aisément imaginer se perdre » eut été suffisant.
ainsi qu'orthographier Quin « Quinn » (ce n'est que le personnage principal, après tout) sont des petites erreurs bien françaises!
Je vous entends crier depuis derrière votre écran » Faribole! ce ne sont que des détails! ». Mais que serait la vie sans détails?
Parlons maintenant des personnages. Ils sont ambiguës, ce qui est à double tranchant; cela fonctionne pour John (même s'il est insupportable) mais Quin est une tête à claque inutile. Elle ne prend aucune vraie décision courageuse, n'ose rien faire. Seul Shinobu vaut le coup à mes yeux bien que ses relations avec les autres évoluent trop rapidement. Et leur triangle amoureux (ce n'est même pas un spoile) est très mal fait, ce qui n'arrange rien.
Je n'ai pas bien compris la place des Effraies. Ce sont trois personnages mystérieux, impassibles et violents mais qui ne sont ni bons ni mauvais à priori. le fait de consacrer des chapitres entiers à Maud (la Jeune Effraie) m'a agacé au plus au point. Mais j'ai aimé la façon dont ils manipulent le Temps, j'ai trouvé ça bien joué de la part de Dayton et assez bien rendu. Sinon, j'ai beaucoup aimé l'idée des Athamés, aussi bien l'objet que le principe et le fonctionnement.
En fait, je pense que le résumé et la couverture du livre produisent un effet particulier sur le lecteur qui s'attend à tout autre chose que ce qu'il y a de contenu dans les pages. Cela pourrait être la source d'étonnements et de bonnes surprises mais, ici, la déception prime malheureusement.
Je ne dis pas que je ne lirai jamais le second tome mais je ne me jetterai pas dessus en tout cas et je ne trépigne pas d'impatience en apprenant que ce livre sera « bientôt adapté au cinéma par Sony Pictures ».
Merci encore à Babélio et aux éditions Robert Laffont pour cette découverte!
Lien : https://thebmuffin.wordpress..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Carole94pCarole94p   27 septembre 2015
P. 30

"Quand tu aimes profondément, tu te plantes toi-même cette dague dans le coeur." L'amour n'avait pas sa place dans ses projets. Mais comment aurait-il pu prévoir ça ?
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MariloupMariloup   03 avril 2016
"Quand une personne qu'on aime nous est enlevée, on prend conscience de ce qui est vraiment essentiel, murmura-t-il. On ne veut pas que quelqu'un d'autre décide qui vit et qui meurt. Sans quoi, on ne sera jamais en sécurité."
# John
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bunnyembunnyem   08 novembre 2015
Quand tu aimes, c'est comme si tu pointais une dague sur ton propre cœur. Quand tu aimes profondément, tu te plantes toi-même cette dague dans le cœur.
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bunnyembunnyem   08 novembre 2015
Tout d'abord, ce pardon lui avait apporté une formidable sensation de bien-être. Il n'avait alors pas compris que se pardonner lui-même serait autrement plus difficile.
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bunnyembunnyem   08 novembre 2015
Les clans Seekers étaient constitués de rares élus, lesquels avaient la possibilité d'aller dans l'Entretemps pour changer les choses.
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Videos de Arwen Elys Dayton (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arwen Elys Dayton
J'ai commencé beaucoup de séries littéraires, mais j'ai décidé d'en abandonner certaines. Retrouvez mes chroniques de ces livres ici : http://wp.me/p5BGEC-My
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